Aller au contenu

🇦🇹 Retraite · Autriche

Prendre sa retraite en Autriche en tant que Français

Cette page réunit ce qui décide d'un projet de retraite en Autriche : le versement de votre pension française, la fiscalité applicable, la coordination des droits et la couverture santé. Pour le cadre général commun à toutes les destinations, voyez notre guide complet de la retraite à l'étranger.

Retraite en Autriche : PVA généreuse, totalisation UE et atout patrimonial (zéro droits de succession)

L'Autriche présente une combinaison attractive pour les retraités français disposant d'un patrimoine à transmettre. Sur le plan de la pension, la coordination UE est standard : le règlement 883/2004 prévoit la totalisation automatique des périodes cotisées à la CNAV française et à la PVA autrichienne (Pensionsversicherungsanstalt). Pour une carrière mixte France-Autriche, aucune année n'est perdue.

Le système autrichien lui-même (Pensionskonto introduit en 2005) calcule la pension sur l'ensemble de la carrière, avec un objectif de remplacement à 80 % du salaire moyen pour une carrière complète de 45 années. Les pensions autrichiennes sont parmi les plus généreuses d'Europe en valeur absolue, surtout pour les cadres ayant cotisé jusqu'au plafond de cotisation (~6 060 €/mois). Pour un cadre français ayant travaillé plusieurs années en Autriche, la part autrichienne de la pension peut représenter un complément significatif.

L'atout patrimonial unique de l'Autriche est l'absence totale de droits de succession depuis 2008. Un retraité français installé en Autriche peut transmettre son patrimoine à ses enfants sans aucun impôt sur le seul fait de la transmission (subsiste uniquement la Grunderwerbsteuer pour les immeubles, à des taux préférentiels en ligne directe). C'est un avantage rare en Europe, à comparer à la France où les droits de succession peuvent atteindre 45 % en ligne directe au-delà des abattements (100 000 € par parent par enfant).

Pour les retraités français qui choisissent l'Autriche, la pension française se perçoit sans difficulté par virement SEPA gratuit, sous réserve du certificat de vie annuel. La fiscalité de la pension dépend de la convention de 1993 : pensions privées en règle générale imposables dans l'État de résidence (Autriche), pensions publiques en France. La couverture santé est automatique via l'ÖGK ou via la coordination UE pour les retraités.

Convention de totalisation

Une convention existe : L'Autriche est membre de l'Union européenne depuis le 1er janvier 1995. Le règlement européen 883/2004 sur la coordination des systèmes de sécurité sociale s'applique automatiquement. Les périodes cotisées en France (CNAV) et en Autriche (PVA, Pensionsversicherungsanstalt) sont totalisées pour l'ouverture et le calcul des droits à pension dans les deux pays. Aucune année cotisée n'est perdue, pas besoin de CFE.

Système de retraite local

Régime autrichien géré par la PVA (Pensionsversicherungsanstalt) : système par répartition pour les salariés du secteur privé. Cotisations 10,25 % salarié + 12,55 % employeur sur le salaire brut (plafond ~6 060 €/mois). Âge légal de départ : 65 ans pour les hommes, 60 ans pour les femmes (en cours d'égalisation progressive vers 65 ans d'ici 2033 pour les femmes nées après 1964). Pensions calculées sur l'ensemble de la carrière (système Pensionskonto introduit en 2005) avec un objectif de remplacement à 80 % du salaire moyen après 45 années de carrière complète.

Impact fiscal sur la pension

L'Autriche est membre de l'UE, le règlement européen 883/2004 sur la coordination des systèmes de sécurité sociale s'applique automatiquement. Les périodes cotisées à la PVA (Pensionsversicherungsanstalt) autrichienne sont totalisées avec les trimestres CNAV français. Aucune année cotisée n'est perdue, et il n'est pas nécessaire de cotiser à la CFE pour préserver la retraite française.

Attention à la nature de votre pension : les pensions privées sont en principe imposables dans l'État de résidence, les pensions publiques dans l'État qui les verse. Un ancien fonctionnaire reste donc le plus souvent imposé en France. Voir la règle en détail.

Titre de séjour du retraité

Libre circulation UE (retraités)

  • Citoyenneté UE
  • Ressources suffisantes (pension ou patrimoine documenté)
  • Assurance maladie : coordination UE (règlement 883/2004) via la CPAM française ou affiliation locale
  • Anmeldebescheinigung à demander dans les 4 mois

Couverture santé du retraité

La Caisse des Français de l'Étranger présente peu d'intérêt dans ce pays. Elle rembourse sur la base des tarifs français, ce qui suppose une complémentaire là où les soins coûtent plus cher qu'en France. Comprendre le mécanisme.

  • Non indispensable : la coordination UE (règlement 883/2004) couvre la totalisation des droits et l'accès aux soins
  • L'affiliation à l'ÖGK est automatique pour tout cotisant (salarié ou indépendant)
  • Éventuellement utile pour les profils faisant de fréquents allers-retours avec la France

Préserver ses droits français

  • Profiter de la coordination UE (règlement 883/2004) : les périodes PVA sont totalisables automatiquement, pas besoin de CFE
  • Les pensions autrichiennes sont calculées sur l'ensemble de la carrière (Pensionskonto) avec un objectif de remplacement à 80 %
  • Pour les retraités français qui s'installent en Autriche, profiter de l'absence totale de droits de succession (abolis en 2008)
  • Conserver le PEA, PER et assurance-vie en France, gérables à distance sans contrainte de change (zone euro)
  • Renvoyer chaque année le certificat de vie pour les retraités percevant une pension française

Chômage et fin de carrière

L'Autriche étant membre de l'UE, les droits chômage français peuvent être transférés temporairement (formulaire U2) pendant la recherche d'emploi, dans la limite réglementaire. L'assurance chômage autrichienne (AMS, Arbeitsmarktservice) couvre les résidents cotisants. Régime de coordination UE standard.

Questions fréquentes

Faut-il cotiser à la CFE pour la retraite en Autriche ?

Non. L'Autriche étant dans l'UE, le règlement 883/2004 assure la totalisation automatique des périodes cotisées en France (CNAV) et en Autriche (PVA). La CFE n'est pas nécessaire. Les pensions autrichiennes sont parmi les plus généreuses d'Europe en valeur absolue.