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Résidence fiscale
Suis-je encore résident fiscal français après mon départ à l'étranger ? Le simulateur analyse votre situation selon les 4 critères de l'Article 4B CGI et les conventions fiscales OCDE applicables à votre pays de destination.
Comment fonctionne ce simulateur ?
6 questions, 2 minutes. Le simulateur évalue votre situation selon les 4 critères de l'Article 4B du CGI (droit français) et les règles de départage des conventions fiscales OCDE bilatérales.
Foyer familial, où réside votre famille
Séjour principal, seuil des 183 jours
Activité professionnelle principale
Centre des intérêts économiques
Important : Ce simulateur est un outil d'orientation et ne constitue pas un avis fiscal. Pour les situations complexes, consultez un avocat fiscaliste spécialisé en mobilité internationale.
Comprendre
Résidence fiscale française : comment ça marche vraiment
Partir vivre à l'étranger ne suffit pas à cesser d'être résident fiscal français. C'est l'erreur la plus coûteuse des nouveaux expatriés. Tant que vous restez résident fiscal de France, vous y êtes imposable sur l'ensemble de vos revenus mondiaux. Voici les règles exactes qui déterminent votre statut, et les pièges concrets.
Les 4 critères de l'article 4 B du CGI
L'administration française considère que vous avez votre domicile fiscal en France dès qu'un seul de ces critères est rempli. Il ne faut pas les cumuler : un seul suffit à vous rattacher.
1. Le foyer ou le lieu de séjour principal
Le foyer est le lieu où vivent normalement votre conjoint et vos enfants, à titre permanent. C'est le critère le plus redoutable : si votre famille reste en France pendant que vous travaillez à l'étranger, votre foyer est en France, même si vous y passez moins de 183 jours par an. À défaut de foyer, l'administration retient le lieu de séjour principal, apprécié comme un faisceau d'indices et non sur le seul décompte des jours.
2. L'activité professionnelle
Vous êtes rattaché si vous exercez en France une activité professionnelle, salariée ou non, à moins qu'elle ne soit exercée à titre accessoire. Un mandat social rémunéré dans une société française, par exemple, peut suffire à vous maintenir résident.
3. Le centre des intérêts économiques
La France est votre centre des intérêts économiques si c'est là que se trouvent vos principaux investissements, le siège de vos affaires, ou la source de la majeure partie de vos revenus. Un patrimoine immobilier locatif important resté en France pèse lourd dans cette appréciation.
4. Le critère des agents de l'État
Les agents de l'État qui exercent leurs fonctions à l'étranger et ne sont pas soumis à un impôt sur l'ensemble de leurs revenus dans le pays d'accueil restent domiciliés fiscalement en France.
Quand une convention fiscale change la donne
Vous pouvez être considéré comme résident par la France etpar votre pays d'accueil en même temps. C'est là qu'intervient la convention fiscale bilatérale. Calquées sur le modèle OCDE, ces conventions départagent la double résidence par une série de critères appliqués en cascade : le foyer d'habitation permanent, puis le centre des intérêts vitaux, puis le lieu de séjour habituel, puis la nationalité, et en dernier recours un accord amiable entre les deux États. La convention prime sur le droit interne : elle peut vous attribuer la résidence à l'étranger même si l'article 4 B vous rattachait à la France.
Trois cas pratiques fréquents
Le cadre parti seul à Dubaï, famille restée en France
Il travaille à Dubaï onze mois par an, mais sa femme et ses enfants vivent à Lyon. Son foyer est en France. Il reste résident fiscal français et doit y déclarer ses revenus mondiaux, malgré le 0 % d'impôt local. C'est le scénario qui finit le plus souvent en redressement.
Le retraité qui partage l'année entre Portugal et France
Cinq mois au Portugal, sept mois en France, sans activité. Son lieu de séjour principal reste la France. Pour devenir résident portugais, il devra réellement déplacer son centre de vie, pas seulement passer un hiver au soleil.
Le célibataire installé pour de bon à l'étranger
Pas de famille en France, il vit et travaille sur place toute l'année, a clôturé l'essentiel de ses attaches économiques françaises. Aucun des quatre critères ne joue : il est non-résident. C'est le profil le plus net, mais aussi le plus rare.
Cet outil est une aide à la compréhension, pas un conseil fiscal. La résidence fiscale s'apprécie au cas par cas. Pour une situation engageante, faites valider votre cas par un avocat fiscaliste ou un expert-comptable.
Sources : article 4 B du Code général des impôts, doctrine BOFIP, impots.gouv.fr et conventions fiscales bilatérales publiées au BOFIP. Méthode de vérification détaillée sur notre page Notre méthode. Contenu vérifié en mai 2026.