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Plage de sable et cocotiers penchés sur la côte du Costa Rica. Vivre au Costa Rica : notre fiche expatriation.
Données vérifiées en Amérique · Amérique centrale

S'expatrier au Costa Rica

La pura vida : fiscalité territoriale, forêts tropicales et qualité de vie à l'américaine centrale

Capitale
San José
Population
5 M
Devise
CRC
Langue principale
Espagnol

En un coup d'œil

6 indicateurs clés notés de 1 à 10

Coût de la vie7/10
Fiscalité8/10
Qualité de vie7/10
Facilité d'installation7/10
Sécurité5/10
Présence française4/10
02Pour qui, et à quel prix

Partir au Costa Rica : pour qui, avantages et inconvénients

Le Costa Rica applique une fiscalité strictement territoriale : vos revenus étrangers, pension française comprise, ne sont pas imposés localement. Avec une armée supprimée depuis 1949 et une stabilité démocratique remarquable en Amérique centrale, c'est la destination la plus sûre de la région. En contrepartie, le coût de la vie n'a rien de centraméricain.

Ça marche bien pour

  • Vous êtes retraité : la pension française n'est pas imposée au Costa Rica du fait du principe territorial, et un visa dédié existe.
  • Vous télétravaillez : le pays dispose d'un visa pour travailleurs à distance, avec des revenus étrangers à justifier.
  • Vous cherchez la stabilité en Amérique centrale : démocratie continue, pas d'armée depuis 1949, institutions solides.
  • Vous voulez une nature exceptionnelle : environ un quart du territoire est protégé, avec une biodiversité parmi les plus riches du monde.
  • Vous acceptez un coût de la vie supérieur à celui de ses voisins, et des produits importés chers.

À réfléchir à deux fois si

  • Vous cherchez le pays le moins cher d'Amérique centrale : le Costa Rica est nettement plus cher que le Nicaragua, le Guatemala ou le Panama sur beaucoup de postes.
  • Vous comptez travailler localement : le marché est petit, les salaires modestes, et le permis de travail difficile à obtenir.
  • Vous voulez éviter l'humidité : la saison des pluies dure de mai à novembre, et les régions côtières sont chaudes et humides toute l'année.
  • Vous voulez une grande ville : San José est une capitale de taille modeste, avec une offre culturelle limitée.
  • Vous voulez conduire vite : le réseau routier est lent et les distances prennent plus de temps qu'il n'y paraît sur une carte.

Les avantages

Une fiscalité strictement territoriale

Seuls les revenus de source costaricienne sont imposés. Pension française, dividendes de sociétés étrangères et loyers hors du pays restent en dehors de l'assiette locale.

La stabilité la plus forte d'Amérique centrale

Démocratie ininterrompue et armée supprimée depuis 1949. Dans une région marquée par l'instabilité, c'est une différence considérable.

Des visas adaptés aux revenus étrangers

Visa pour retraités, visa pour rentiers, visa pour travailleurs à distance et visa d'investisseur : toutes les voies reposent sur des ressources d'origine extérieure.

Un système de santé public réputé

La caisse de sécurité sociale costaricienne offre une couverture universelle, accessible aux résidents moyennant cotisation, avec un niveau reconnu dans la région.

Une nature protégée exceptionnelle

Une part importante du territoire est en aires protégées, avec une biodiversité de premier plan mondial et une politique environnementale volontariste.

Les inconvénients

Un coût de la vie élevé pour la région

Les produits importés, l'automobile et l'électronique sont chers du fait des droits de douane. Le budget d'un expatrié est plus proche de celui du Panama que de celui du Nicaragua.

Un marché du travail fermé

6,8 % de chômage en 2025 et un revenu national brut par habitant de 17 930 USD. Le permis de travail suppose que l'employeur démontre qu'aucun Costaricien ne convient.

La cotisation obligatoire à la sécurité sociale

Les résidents doivent cotiser à la caisse publique, sur la base de leurs revenus déclarés. C'est une charge mensuelle à intégrer au budget, même si les revenus sont étrangers.

Le climat et les infrastructures

Saison des pluies longue, humidité importante sur les côtes, et un réseau routier lent qui rend les déplacements plus longs que prévu.

Une communauté française réduite

2 706 Français inscrits au registre consulaire en 2025, sans lycée français de grande taille comparable à ceux du Mexique ou du Brésil.

SourcesBanque mondiale, taux de chômage, estimation modélisée de l'OIT, 2025Banque mondiale, revenu national brut par habitant, méthode Atlas, 2025Ministère costaricien des FinancesDirection générale des migrations du Costa RicaMinistère de l'Europe et des Affaires étrangères, registre des Français établis hors de France, 2025

03Le calendrier

Les étapes pour s'installer au Costa Rica, dans l'ordre

Au Costa Rica, la fiscalité est simple mais l'obtention de la résidence demande de la patience. Le point le plus souvent négligé est la cotisation obligatoire à la caisse publique.

  1. 4 à 6 mois avant

    Choisir la catégorie de résidence

    Retraité, rentier, investisseur ou travailleur à distance : chaque catégorie repose sur un seuil de revenus ou d'investissement différent, et sur des justificatifs propres.

  2. 3 mois avant

    Préparer et légaliser les documents

    Actes de naissance, de mariage et casier judiciaire doivent être apostillés et traduits par un traducteur officiel costaricien. Leur durée de validité est limitée : ne les obtenez pas trop tôt.

  3. 2 à 3 mois avant

    Chiffrer le budget réel

    Intégrez la cotisation obligatoire à la caisse de sécurité sociale, le coût des produits importés et celui de l'automobile, fortement taxée. Le budget costaricien surprend souvent à la hausse.

  4. 2 mois avant

    Choisir la région

    Vallée centrale pour le climat tempéré et les services, Guanacaste pour la saison sèche marquée, côte caraïbe pour l'humidité et le calme. Ces trois options sont très différentes au quotidien.

  5. 1 mois avant

    Clore le dossier français

    Déclaration de changement d'adresse aux impôts, inscription au registre des Français établis hors de France, et arbitrage sur la CFE et la cotisation retraite volontaire.

  6. Arrivée

    Dépôt du dossier de résidence

    La demande se dépose auprès de la direction générale des migrations. Les délais d'instruction peuvent être longs : prévoyez une couverture santé privée pendant cette période.

  7. Premiers mois

    Affiliation à la caisse publique

    L'obtention de la résidence s'accompagne de l'obligation de cotiser à la caisse de sécurité sociale, qui ouvre l'accès au système de santé public.

  8. Première année

    Fiscalité et renouvellements

    Vérifiez que vos revenus restent bien de source étrangère au sens du droit costaricien, et tenez le calendrier des renouvellements de résidence, qui obéissent à des délais stricts.

SourcesDirection générale des migrations du Costa RicaCaisse costaricienne de sécurité socialeMinistère costaricien des Finances

04Visa & titre de séjour

Quel visa pour s'installer au Costa Rica ?

Le Costa Rica propose des filières de résidence parmi les plus accessibles d'Amérique centrale pour les Français. Cinq voies principales coexistent : digital nomad, pensionado (retraité), rentista (revenus passifs), inversionista (investisseur) et salarié local. Les demandes de résidence doivent être déposées auprès de la DGME (Dirección General de Migración y Extranjería). Les touristes français bénéficient de 90 jours de séjour sans visa.

Digital Nomad

Visa Digital Nomad (Télétravailleur)

Durée

1 an

  • Revenus mensuels de sources étrangères minimum 3 000 USD/mois (4 000 USD/mois pour une famille)
  • 12 mois de relevés bancaires confirmant les revenus
  • Assurance santé couvrant l'intégralité du séjour avec garantie minimum 50 000 USD
  • Passeport valide au moins 1 an
  • Frais de dossier : 100 USD payables à la Banco de Costa Rica
Délai estimé
15 j à 30 j
Coût total
300 à 600 €

Renouvelable une fois pour 12 mois supplémentaires si présence de 180+ jours lors de la première année. Les titulaires ne paient aucun impôt costaricien sur leurs revenus étrangers et peuvent ouvrir un compte bancaire local. Le temps passé sous ce visa ne compte PAS pour la résidence permanente.

Retraité

Visa Pensionado (Retraité)

Durée

2 ans

  • Pension viagère minimum 1 000 USD/mois prouvée par document officiel (CNAV, AGIRC-ARRCO, fonctionnaire...)
  • Casier judiciaire vierge (apostillé par le Ministère des Affaires étrangères)
  • Certificat de naissance apostillé
  • Photos d'identité, formulaires DGME
Délai estimé
60 j à 180 j
Coût total
800 à 2 000 €

Visa temporaire renouvelable tous les 2 ans. Après 3 ans de résidence légale continue, accès à la résidence permanente. Avantages : DIMEX, droit d'ouvrir un compte bancaire, accès à la CCSS, 20 % de réduction sur nombreux services (hôtels, restaurants, spectacles, transports). Obligation légale de cotiser à la CCSS (décision Sala Constitucional 2024).

Indépendant

Visa Rentista (Revenus passifs)

Durée

2 ans

  • Revenus passifs certifiés minimum 2 500 USD/mois (loyers, dividendes, intérêts, rente) OU dépôt bancaire de 60 000 USD
  • Attestation de revenus passifs apostillée
  • Casier judiciaire vierge apostillé
  • Certificat de naissance apostillé
Délai estimé
60 j à 180 j
Coût total
800 à 2 000 €

Idéal pour les propriétaires bailleurs ou investisseurs avec revenus passifs élevés. Le dépôt bancaire de 60 000 USD doit rester sur un compte costaricien pendant 2 ans. Accès à la résidence permanente après 3 ans.

Investisseur

Visa Inversionista (Investisseur)

Durée

2 ans

  • Investissement minimum 150 000 USD dans des actifs au Costa Rica (immobilier, entreprise, fonds approuvés)
  • Preuve d'investissement notariée et certifiée
  • Casier judiciaire apostillé
  • Registre des Investisseurs CINDE ou MEIC
Délai estimé
60 j à 180 j
Coût total
1 000 à 3 000 €

L'investissement immobilier est la voie la plus courante. Le seuil de 150 000 USD s'applique à la valeur enregistrée au Registro Nacional. Chemin vers la résidence permanente après 3 ans.

Salarié

Permis de travail salarié

Durée

2 ans

  • Contrat de travail avec employeur costaricien
  • L'employeur doit prouver qu'aucun Costaricien qualifié n'est disponible pour le poste
  • Dossier déposé par l'employeur auprès du Ministerio de Trabajo
  • Casier judiciaire apostillé, diplômes apostillés
Délai estimé
60 j à 120 j
Coût total
500 à 1 500 €

Quota de 90 % de salariés costariciens applicable pour les entreprises : maximum 10 % d'employés étrangers dans la plupart des secteurs. Délais administratifs souvent longs. Cotisation obligatoire à la CCSS.

Ambassade en France

Ambassade du Costa Rica en France

78 avenue Emile Zola, 75015 Paris

Site officiel +33 1 45 78 96 96

Registre des Français à l'étranger

Recommandé

L'inscription au registre des Français établis hors de France (consulat de France à San José) est facultative mais fortement recommandée. Elle donne accès à tous les services consulaires et maintient vos droits civiques français.

  • Renouvellement de passeport et carte nationale d'identité depuis San José
  • Droit de vote aux élections françaises (présidentielle, législatives, européennes)
  • Bourses scolaires pour enfants scolarisés au Lycée franco-costaricien (AEFE)
  • Alertes sécurité et assistance consulaire en situation de crise
Procédure officielle

Hors UE : Pensionado, Rentista et résidence

Le Costa Rica n'est pas dans l'Union européenne. Pour une installation durable, deux visas sont emblématiques. Le visa Pensionado s'adresse aux retraités justifiant d'une pension d'au moins 1 000 dollars par mois. Le visa Rentista vise les rentiers avec un revenu régulier plus élevé, de l'ordre de 2 500 dollars mensuels.

Ces statuts ouvrent la résidence et, dans le cas du Pensionado, des réductions sur de nombreux services. Après plusieurs années de résidence temporaire, la résidence permanente devient accessible.

Le dossier repose sur la preuve de revenus réguliers et stables. Les démarches sont accessibles mais demandent rigueur documentaire et anticipation.

Guide complet : le télétravail au Costa RicaConditions du visa, seuil des 183 jours, décalage horaire avec Paris, connexion et budget mensuel.
Toucan perché sur une branche dans la forêt costaricienne
05Travailler sur place

Trouver un emploi au Costa Rica

Le Costa Rica a bâti son économie sur le tourisme, les dispositifs médicaux, les services externalisés et l'agriculture. Les indicateurs ci-dessous viennent de la Banque mondiale.

Chômage, 2025
6,8 %
Revenu national brut par habitant
17 930 USD
Principe d'imposition
territorial
Français inscrits au registre
2 706

Diplômes et professions réglementées

Pour une profession réglementée, l'inscription auprès du collège professionnel costaricien compétent est obligatoire, avec reconnaissance préalable du diplôme par une université publique. Pour un emploi salarié, l'employeur doit démontrer qu'aucun candidat national ne convient, ce qui rend le permis de travail difficile à obtenir. Pour un retraité, un rentier ou un travailleur à distance, aucune reconnaissance n'est nécessaire, mais ces statuts n'autorisent pas à travailler pour des employeurs costariciens.

Salaires de référence

Métier ou repèreSalaire brut annuelPrécision
Revenu national brut par habitant17 930 USDBanque mondiale, méthode Atlas, 2025 ; 48 630 USD en France

Le Costa Rica se conçoit avec des revenus étrangers, que la fiscalité territoriale laisse intacts. Mais l'avantage fiscal est en partie compensé par un coût de la vie supérieur à celui de ses voisins et par la cotisation obligatoire à la caisse publique.

Où chercher

  • Les services externalisés et les centres partagés installés dans la vallée centrale.
  • L'industrie des dispositifs médicaux, très implantée au Costa Rica.
  • Le tourisme et l'écotourisme, principaux employeurs saisonniers.
  • Les entreprises créées par des résidents étrangers, notamment dans l'immobilier et l'hôtellerie.
  • LinkedIn et les plateformes locales pour les rares postes ouverts aux étrangers.

SourcesBanque mondiale, taux de chômage, estimation modélisée de l'OIT, 2025Banque mondiale, revenu national brut par habitant, méthode Atlas, 2025Direction générale des migrations du Costa RicaMinistère costaricien des Finances

06Où s'installer

Dans quelle ville ou région s'installer au Costa Rica ?

Le Costa Rica tient dans un territoire modeste, mais les microclimats y sont très marqués : altitude, versant pacifique et versant caraïbe donnent trois pays différents.

San José et la vallée centrale

Emplois, administration, santé et écoles : le cœur du pays, à environ 1 200 mètres d'altitude.

  • Climat tempéré toute l'année grâce à l'altitude
  • Meilleures infrastructures de santé et d'éducation
  • Aéroport international principal
  • Circulation dense et urbanisme peu attrayant
  • Vigilance nécessaire dans certains secteurs
  • Loyers plus élevés que sur les côtes rurales

Escazú et Santa Ana

Communauté internationale et familles expatriées, à l'ouest de la capitale.

  • Quartiers résidentiels bien équipés
  • Écoles internationales et cliniques privées
  • Proximité de San José
  • Les prix les plus élevés du pays
  • Vie en partie en vase clos
  • Embouteillages vers la capitale

Guanacaste et Tamarindo

Tourisme, surf et résidents étrangers, sur la côte pacifique nord.

  • Saison sèche marquée, la plus ensoleillée du pays
  • Forte communauté internationale
  • Immobilier de loisir développé
  • Chaleur intense en saison sèche
  • Économie entièrement touristique
  • Ressources en eau sous tension

Manuel Antonio et le Pacifique central

Écotourisme et cadre de vie entre forêt et océan.

  • Parc national et biodiversité remarquable
  • Activité touristique soutenue
  • Accès relativement rapide à San José
  • Humidité élevée toute l'année
  • Prix tirés par le tourisme
  • Services médicaux limités

La côte caraïbe, Puerto Viejo

Ceux qui cherchent une ambiance afro-caribéenne et des prix plus bas.

  • Coût de la vie inférieur au Pacifique
  • Culture caribéenne distincte
  • Nature préservée
  • Pluies abondantes une grande partie de l'année
  • Infrastructures plus limitées
  • Éloignement de la capitale

Atenas, Grecia et les villes de la vallée

Retraités cherchant un climat doux et un coût du logement raisonnable, hors de la capitale.

  • Climats réputés parmi les plus agréables du pays
  • Communautés d'expatriés installées
  • Prix inférieurs à Escazú
  • Services médicaux spécialisés à San José
  • Vie sociale plus limitée
  • Voiture indispensable

SourcesMinistère de l'Europe et des Affaires étrangères, registre des Français établis hors de France, 2025Conseils aux voyageurs du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères

07Banque & argent

Banque, devises et coût de la vie au Costa Rica

Le système bancaire costaricien est composé de banques d'État (plus accessibles pour les non-résidents) et de banques privées (meilleures offres digitales, mais exigent souvent la résidence légale). L'ouverture d'un compte nécessite la carte DIMEX pour les résidents, mais les banques d'État acceptent les touristes avec certaines limitations.

Ouvrir un compte local

Modérée

≈ 14 jours

Documents requis

  • Passeport original valide
  • Carte DIMEX (pour résidents) ou justificatif de séjour légal
  • Justificatif de domicile au Costa Rica (bail, facture de service)
  • Formulaire KYC (Know Your Customer) sur la provenance des fonds
  • Relevés bancaires récents prouvant l'origine des revenus (3-6 mois)

Banques locales recommandées

  • BAC Credomatic

    Meilleure banque privée pour les expatriés, application mobile en anglais et espagnol, large réseau d'ATM, cartes visa internationales, service client de qualité.

  • Banco de Costa Rica (BCR)

    Banque d'État la plus accessible aux non-résidents. Permet d'ouvrir un compte basique sans DIMEX (avec limitations mensuelles). Garantie d'État.

  • Banco Nacional de Costa Rica

    Plus grand réseau du pays, présent dans tout le territoire national, tarifs compétitifs, compte en USD disponible.

Banque française : à conserver ou fermer ?

Conservez impérativement un compte bancaire français pour les revenus de source française (pension, loyers, dividendes). Les banques en ligne françaises (Boursorama, Fortuneo, N26) sont indispensables pour les virements internationaux. Wise est recommandé pour les transferts EUR↔CRC ou EUR↔USD, les banques costariciennes imposent des frais de change élevés. Attention : tout compte bancaire étranger doit être déclaré annuellement en France via le formulaire 3916.

Transferts d'argent EUR ↔ CRC

Wise

Wise est la solution la moins chère pour les virements EUR↔CRC ou EUR↔USD. Taux de change quasi-interbancaire, frais 0,5-1,2 %, délai 1-2 jours ouvrés. Interface disponible en français.

Revolut

Revolut fonctionne bien pour les paiements courants et voyages en Amérique centrale. Utile pour les retraits d'espèces en USD (monnaie courante au Costa Rica pour les expats). Limites de transfert à vérifier.

Banque classique

Les banques costariciennes facturent 2 à 4 % de frais sur les changes EUR/USD et les virements entrants internationaux. Les transferts SWIFT depuis la France (via banques traditionnelles) coûtent 25 à 60 € plus la marge de change. À éviter pour les gros montants réguliers.

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Coût de la vie · San José

Indice Paris = 100 · Ici : 62

Loyer studio centre

829 €/mois

≈ 436 054 CRC

Loyer T2

1 065 €/mois

≈ 560 190 CRC

Loyer T3 familial

1 529 €/mois

≈ 804 254 CRC

Loyer T2, Escazú / Santa Ana

856 €/mois

≈ 450 256 CRC

Courses mensuelles

304 €

≈ 159 904 CRC

Transports mensuels

57 €

≈ 29 982 CRC

Repas midi

10 €

≈ 4 997 CRC

Dîner restaurant

29 €

≈ 15 254 CRC

Montants en euros, convertis pour information en Colón costaricien (CRC) au taux de 1 EUR ≈ 526 CRC. Les loyers correspondent au centre de San José.

Compte local et transferts en dollars

L'ouverture d'un compte bancaire costaricien est facilitée par le statut de résident. Le dollar américain est très largement utilisé en parallèle du colón, ce qui structure la gestion quotidienne.

Le Costa Rica étant hors zone euro, le rapatriement de pension implique un change, souvent via le dollar. Les solutions de change économiques limitent les frais, et beaucoup d'expatriés conservent un compte français pour leurs revenus et attaches en France.

Tracer proprement l'origine des fonds est utile compte tenu de la logique territoriale et de l'absence de traité avec la France.

08Santé & protection sociale

Quelle couverture santé au Costa Rica ?

Le Costa Rica dispose d'un système de santé public parmi les meilleurs d'Amérique latine. La CCSS (Caja Costarricense de Seguro Social) gère 29 hôpitaux publics et 250 cliniques. En parallèle, le secteur privé à San José (CIMA Hospital, Clínica Bíblica, Hospital La Católica) offre un niveau équivalent aux standards européens. Il n'existe aucune convention de sécurité sociale entre la France et le Costa Rica.

Accord de sécurité sociale

Non

Aucune convention de sécurité sociale entre la France et le Costa Rica. L'Assurance Maladie française ne rembourse pas les soins engagés au Costa Rica. Les résidents légaux ont l'obligation légale de cotiser à la CCSS (décision Sala Constitucional 2024 confirmant l'obligation pour tous les visa holders). La CFE ou une assurance santé internationale est indispensable pour la couverture des soins urgents et le maintien des droits français.

Caisse des Français de l'Étranger (CFE)

Pertinente

150–450 €/ mois

  • Maintien du lien avec la Sécurité sociale française
  • Option retraite : validation de trimestres CNAV pendant l'expatriation
  • Couverture lors des retours temporaires en France
  • Remboursements partiels des frais médicaux selon le contrat souscrit
  • Complémentaire possible via mutuelle expatriée partenaire

Système de santé local

8/10

Consultation : ≈ 65 €

Accès au système public via cotisation CCSS (obligatoire pour les résidents légaux). Délais d'attente longs dans le public pour les spécialistes. Le secteur privé à San José (CIMA, Bíblica, La Católica) offre une médecine de niveau international avec des médecins souvent formés aux États-Unis, Europe. Consultations en espagnol principalement, quelques médecins francophones disponibles.

Numéros d'urgence

  • Police (OIJ)800-8000-645
  • Ambulance (Cruz Roja)128
  • Pompiers (Bomberos)118
  • Urgences générales911
  • Ambassade de France à San José+506 2234-4167

Assurances santé recommandées

April International Expat

Couverture monde entier, hospitalisation premium, rapatriement, service client francophone. Complète la CCSS pour les soins privés.

Henner

Spécialiste expatriés français, prises en charge directes avec hôpitaux privés costariciens, garanties famille disponibles.

INS (Instituto Nacional de Seguros) Costa Rica

Assureur d'État costaricien : accident de travail obligatoire (INS-RT), assurance véhicule obligatoire, couverture soins d'urgence locale abordable.

Vaccins recommandés

  • Vaccins de routine (DTP, ROR, hépatite B) à jour
  • Hépatite A recommandée (eau et nourriture)
  • Fièvre typhoïde recommandée
  • Rage : pré-exposition recommandée pour longs séjours en zone rurale
  • Dengue : vigilance (pas de vaccin systématique, protection anti-moustiques)
  • Aucun vaccin obligatoire pour entrer au Costa Rica

La Caja : un système public accessible aux résidents

Le Costa Rica dispose d'un système public de santé, la Caja Costarricense de Seguro Social, réputé et bien classé internationalement. Les résidents sous visa Pensionado ou Rentista peuvent s'y affilier volontairement, pour une cotisation mensuelle généralement comprise entre 100 et 200 dollars selon les revenus déclarés.

C'est une particularité favorable parmi les destinations hors UE : l'accès à un système public de qualité est possible, là où d'autres pays imposent une assurance privée intégrale. Beaucoup complètent malgré tout la Caja par une assurance privée pour les délais et le confort.

Le Costa Rica n'étant pas dans l'UE, il n'y a pas d'équivalent du formulaire S1, mais l'affiliation à la Caja en tient lieu en pratique pour les résidents. La CFE reste une option selon le profil.

Pont suspendu au-dessus de la canopée, dans la forêt tropicale du Costa Rica
09Fiscalité

Fiscalité personnelle au Costa Rica

Le Costa Rica applique un système fiscal strictement territorial : seuls les revenus de source costaricienne sont soumis à l'impôt sur le revenu. Les revenus étrangers, salaires d'un employeur hors Costa Rica, dividendes de sociétés étrangères, pensions françaises, loyers de biens en France, sont intégralement exonérés d'impôt costaricien pour les résidents. C'est l'avantage fiscal majeur du pays pour les digital nomads, retraités et rentiers internationaux. Attention : la France ne dispose d'aucune convention bilatérale pour éviter la double imposition avec le Costa Rica.

Avertissement fiscal

Ces informations sont fournies à titre indicatif au 16 mai 2026. La fiscalité costaricienne évolue régulièrement (taux ajustés annuellement). En l'absence de convention fiscale France-Costa Rica, la situation personnelle de chaque expatrié est particulièrement complexe, consultez un avocat fiscaliste franco-costaricien avant tout départ.

Convention bilatérale France / Costa Rica

Aucune convention

Aucune convention fiscale bilatérale entre la France et le Costa Rica n'est en vigueur. Un accord d'échange de renseignements fiscaux a été signé le 16 décembre 2010 (en vigueur le 14 décembre 2011, décret n° 2012-55), mais il ne traite que la transparence fiscale et ne prévoit aucun mécanisme d'élimination de la double imposition. En l'absence de traité, un expatrié français dont la résidence fiscale n'est pas clairement rompue risque d'être imposé en France sur ses revenus mondiaux ET au Costa Rica sur ses revenus locaux.

Impôt sur le revenu

Impôt territorial progressif 2025-2026 sur les revenus de source costaricienne uniquement. Barème mensuel converti en annuel : 0 % jusqu'à environ 19 500 €/an, 10 % de 19 500 à 28 600 €, 15 % de 28 600 à 50 000 €, 20 % de 50 000 à 100 000 €, 25 % au-delà. Les revenus de sources étrangères (télétravail, pensions françaises, dividendes étrangers) sont intégralement exonérés. Le taux effectif est donc de 0 % pour les digital nomads et retraités vivant de revenus étrangers.

Tranche jusqu'àTaux
19 500 €0 %
28 600 €10 %
50 000 €15 %
100 000 €20 %
Au-delà25 %

Plus-values mobilières

Aucune taxe sur les plus-values de cession de valeurs mobilières (actions, parts de fonds) de source étrangère. Les gains sur valeurs costariciennes sont soumis à une retenue à la source de 15 %.

Plus-values immobilières

Plus-values immobilières taxées à 15 % pour les propriétés acquises après le 1er juillet 2019. Pour les propriétés plus anciennes, option entre 15 % sur la plus-value réelle ou forfait de 2,25 % sur le prix de vente total (souvent plus avantageux). Le droit de mutation (traspaso) est de 3,5 % à la charge de l'acheteur.

Impôt sur la fortune

Aucun impôt sur la fortune au Costa Rica. Le seul impôt récurrent sur le patrimoine est la taxe municipale sur les biens immobiliers (Impuesto sobre Bienes Inmuebles) : 0,25 % de la valeur cadastrale annuellement, très faible.

Droits de succession

Aucun droit de succession au Costa Rica. Les transmissions de patrimoine par héritage sont exemptées d'impôt, sous réserve du paiement des droits de registre et du traspaso. La transmission de société (actions) peut être avantageuse vs transfert immobilier direct.

Exit tax

Applicable

L'exit tax française (article 167 bis du CGI) s'applique si vous transférez votre domicile fiscal hors de France et détenez plus de 800 000 € de participations ou plus de 50 % d'une société. Le Costa Rica étant hors UE/EEE, aucun sursis automatique sans garantie n'est accordé. Deux options : paiement immédiat de la taxe sur les plus-values latentes, ou constitution d'une garantie bancaire équivalente. À anticiper impérativement 12 mois avant le départ.

Impact retraite

Le Costa Rica ne dispose d'aucune convention de totalisation des droits à retraite avec la France (confirmé CLEISS). Vos années au Costa Rica ne valident aucun trimestre pour la retraite française. La cotisation volontaire à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger) est la seule façon de préserver vos droits retraite CNAV pendant votre expatriation. Le système IVM costaricien est accessible aux salariés locaux, mais les droits accumulés sont difficiles à exporter.

Risque de double imposition

Risque élevé en l'absence de convention. La France peut continuer à imposer un expatrié sur ses revenus mondiaux si sa résidence fiscale n'est pas clairement rompue (foyer en France, conjoint resté en France, activité partiellement française, séjours > 183 jours/an en France). Le Costa Rica imposera de son côté ses revenus locaux. La rupture documentée et effective du domicile fiscal français est indispensable avant toute installation.

Fiscalité territoriale, mais attention à l'absence de traité

Le Costa Rica applique une fiscalité territoriale : seuls les revenus de source costaricienne sont imposés. Les revenus de source étrangère, pensions, loyers français, dividendes, ne sont en principe pas imposés au Costa Rica. C'est l'atout fiscal central de la destination.

Mais il existe un point de vigilance majeur, souvent passé sous silence : il n'y a pas de convention fiscale bilatérale entre la France et le Costa Rica. Sans traité, la France peut continuer à vous imposer sur vos revenus mondiaux si elle vous considère encore comme résident fiscal français, et le risque de double imposition n'est pas neutralisé par un mécanisme conventionnel.

En pratique, l'avantage territorial costaricien ne se concrétise pleinement que si la résidence fiscale française a été réellement et proprement quittée selon les critères français. Ce point est plus délicat qu'avec une destination couverte par un traité et doit impérativement être validé par un conseil avant le départ.

Guide complet : la fiscalité au Costa RicaBarème de l'impôt sur le revenu, convention bilatérale, plus-values et exit tax, réunis sur une seule page.
10Vie pratique

Au quotidien au Costa Rica

Logement, transport, langue, climat, sécurité et connectivité : le détail du quotidien.

Logement

San José centre : studio ₡400 000–500 000/mois (~€700-880), T2 ₡500 000–700 000 (~€880-1 230). Escazú / Santa Ana (banlieue ouest, très expat) : T2 ₡400 000–600 000 (~€700-1 060). Zones côtières (Tamarindo, Manuel Antonio, Nosara) : T2 ₡500 000–900 000 (~€880-1 585), premium touristique. Dépôt de garantie : 1 mois de loyer.

Plateformes

Caution : 1 mois de loyer en caution standard. La plupart des baux sont en USD ou indexés sur le dollar, même si libellés en CRC. Bail minimum 3 mois, généralement 12 mois. La Ley de Arrendamientos Urbanos protège les locataires, résiliation avec préavis de 1 à 3 mois.

Transport

Voiture conseilléeTransports en commun : 5/10

Permis : Le permis de conduire français est valide au Costa Rica pendant 3 mois pour les touristes. Les titulaires de résidence légale (DIMEX) peuvent utiliser leur permis étranger durant la validité de leur visa. Pour la résidence permanente, conversion conseillée auprès du COSEVI (Consejo de Seguridad Vial). L'assurance automobile obligatoire (SOAT) doit être souscrite auprès de l'INS.

Langue

Anglais : 6/10

2 706 Français inscrits au registre consulaire fin 2025, concentrés à San José (quartiers Escazú, Los Yoses, Curridabat) et sur les côtes (Tamarindo, Manuel Antonio, Nosara). L'espagnol est indispensable pour s'intégrer et gérer les démarches administratives. L'anglais est parlé dans les zones touristiques et les entreprises internationales mais peu répandu dans la vie quotidienne.

Climat

Climat tropical avec deux saisons bien distinctes. La Vallée centrale (San José, altitude 1 100 m) bénéficie d'un climat printanier permanent (18-26°C toute l'année) sans chaleur excessive ni froid. La saison sèche (verano) dure de décembre à avril : journées ensoleillées, nuits fraîches. La saison des pluies (invierno) de mai à novembre apporte des averses quotidiennes l'après-midi, laissant des matinées souvent dégagées. Les côtes (Guanacaste, Pacifique) sont plus chaudes (28-35°C). Les Caraïbes restent humides toute l'année.

San José : Janvier 19°C (sec) / Avril 25°C (chaud-sec) / Juillet 20°C (saison des pluies) / Décembre 19°C. Températures très stables grâce à l'altitude. Humidité modérée en Vallée centrale vs élevée sur les côtes. Saisons sèche (déc-avr) et humide (mai-nov).

Sécurité

Indice : 5/10
  • Ne jamais sortir avec un sac à dos à l'arrière ou un téléphone visible dans la rue à San José
  • Préférer les taxis Uber (officiels et traçables) aux taxis rouges dans la capitale
  • Les zones résidentielles expat (Escazú, Santa Ana, Rohrmoser) sont nettement plus sûres que le centre-ville
  • Les côtes sont globalement plus sûres que San José en termes de criminalité violente
  • Toujours faire des photocopies de passeport et DIMEX, ne jamais transporter l'original en déplacement

Internet & télécoms

Qualité : 7/10eSIM disponible

Opérateurs recommandés

Kolbi (ICE, opérateur d'État) · Claro Costa Rica · Movistar Costa Rica

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Coût de la vie et Pura Vida

Le coût de la vie est sensiblement inférieur à celui de la France : la vie à San José est globalement 40 à 50 % moins chère qu'à Paris. Les loyers varient selon les zones, de l'ordre de 800 à 1 500 dollars dans les quartiers résidentiels prisés des expatriés comme Escazú ou Santa Ana.

Le cadre naturel, la stabilité démocratique et la philosophie Pura Vida sont des atouts forts qui attirent familles et retraités en quête de nature et d'équilibre. L'éloignement de la France et le coût des billets d'avion sont le revers à intégrer.

L'espagnol est utile au quotidien et pour l'administration. Le climat et la biodiversité sont exceptionnels, avec des différences marquées entre vallée centrale et zones côtières.

11Communauté française

Les Français au Costa Rica

Chiffres officiels du registre consulaire, villes les plus prisées, associations et écoles françaises.

Inscrits au registre (source MAE, 2025)

2 706

Communauté réelle estimée 30 à 60 % supérieure (non-inscrits).

Français estimés par ville, inscrits et non-inscrits

  • San José (Escazú, Los Yoses, Rohrmoser)1 800
  • Tamarindo / Guanacaste400
  • Manuel Antonio / Quepos300
  • Nosara / Sámara200

Associations & réseaux

  • Alliance Française de San José

    Cours de langue (français, espagnol), événements culturels, médiathèque, réseau francophone actif. Principal point de rencontre de la communauté française à San José.

  • UFE Costa Rica (Union des Français de l'Étranger)

    Réseau d'entraide et de représentation politique des Français expatriés au Costa Rica.

  • Chambre Franco-Costaricienne de Commerce et d'Industrie

    Réseau des entrepreneurs et chefs d'entreprise franco-costariciens, événements professionnels.

Groupes & forums

  • Français au Costa Rica (Facebook)Facebook
  • Expats in Costa Rica (anglophone actif)Facebook
  • Costa Rica Expats and Retirees (Facebook)Facebook
  • r/CostaRica (anglophone, très actif)Reddit

Écoles françaises

Établissements recoupés avec l'arrêté du 19 juin 2026 fixant la liste des écoles françaises homologuées à l'étranger. Ceux qui n'y figurent pas le précisent dans leur intitulé.

  • Lycée Franco-Costaricien (AEFE / binational)

    Curridabat, San José

Communauté française et francophone établie

Le Costa Rica accueille une communauté française et francophone établie, attirée par le cadre de vie et la stabilité, présente surtout dans la vallée centrale et sur certaines zones côtières.

Les groupes francophones sont actifs et précieux pour les retours concrets sur les visas et surtout sur la question fiscale sensible de la sortie de résidence française, à recouper avec un conseil.

L'offre scolaire française est présente. La communauté est une ressource d'entrée, complétée par l'espagnol pour s'intégrer.

12Retraite & droits sociaux

Retraite, chômage et droits sociaux au Costa Rica

L'expatriation a des conséquences directes sur vos droits français. Voici ce qu'il faut savoir.

Convention de totalisation

Aucune

Aucune convention de sécurité sociale ni de totalisation des droits à la retraite entre la France et le Costa Rica (confirmé CLEISS). Vos années au Costa Rica ne valident aucun trimestre pour la retraite française CNAV. Le système IVM costaricien (Invalidez, Vejez y Muerte) est accessible aux salariés locaux mais les droits sont très difficilement exportables au départ. La cotisation volontaire à la CFE (option retraite) est la seule protection disponible pour préserver vos droits CNAV pendant l'expatriation.

Système de retraite local

IVM (Invalidez, Vejez y Muerte) géré par la CCSS : cotisations salarié 4,33 % + employeur 5,58 % (taux 2026). Retraite à partir de 65 ans (hommes) ou 62 ans (femmes) avec 240 mois de cotisation. Pension très faible pour les expatriés ayant peu cotisé localement. ROP (Régime Obligatoire de Pensiones Complementarias) : 4,25 % salarié sur un compte individuel de capitalisation, capital récupérable au départ.

Impact assurance chômage

Aucun système d'assurance chômage formel au Costa Rica. Le Fondo de Capitalización Laboral (FCL) permet à l'employeur de verser 3 % du salaire dans un fond individuel restituable en cas de licenciement ou de départ volontaire. Les droits à l'ARE (Pôle Emploi) français sont suspendus pendant l'expatriation. Si vous revenez en France dans les 3 ans suivant votre départ et retrouvez un emploi avant de le perdre, vos droits ARE reprennent.

Congés maternité / paternité

Congé maternité légal au Costa Rica : 4 mois (1 mois avant + 3 mois après), indemnisé à 100 % par la CCSS. Congé paternité : 10 jours. Les ressortissants français cotisant à la CCSS bénéficient de ces droits. À comparer aux 16 semaines de la France, prestations similaires sur la durée. Les droits au RQAP ou congé parental français sont perdus pendant l'expatriation hors France.

Préserver ses droits français

  • Cotiser à la CFE (option retraite) dès l'installation pour chaque année passée au Costa Rica
  • Conserver et alimenter son PEA et son assurance-vie française, le Costa Rica ne taxe pas les revenus de ces placements
  • Garder une trace documentée des années de cotisation CCSS costaricienne, demander un état de compte IVM annuel
  • Vérifier annuellement son relevé de carrière CNAV via info-retraite.fr
  • Anticiper l'exit tax si actifs > 800 000 €, consulter un fiscaliste 12 mois avant le départ

Retraite au Costa Rica : cadre idéal, fiscalité à sécuriser

Le Costa Rica n'est pas dans la coordination européenne de sécurité sociale, mais une pension française se perçoit en y résidant avec le certificat de vie annuel. Le visa Pensionado est précisément conçu pour ce profil dès 1 000 dollars de pension.

L'attrait combine un cadre de vie exceptionnel, l'accès à la Caja et une fiscalité territoriale. La réserve majeure reste l'absence de traité fiscal France-Costa Rica : l'avantage ne tient que si la résidence fiscale française est correctement et quittée, sujet à valider impérativement avec un conseil.

C'est une destination retraite très cohérente sur la qualité de vie et la santé, à condition de sécuriser en amont le volet résidence fiscale, plus risqué que sur les destinations couvertes par une convention.

Guide complet : la retraite au Costa RicaFiscalité de la pension, visa retraité, couverture santé et démarches, réunis sur une seule page.
13Erreurs à éviter

Les pièges à éviter au Costa Rica

Les erreurs les plus fréquentes commises par les Français qui s'installent, directement issues de témoignages et retours d'expatriés.

  1. 01

    Ne pas rompre sa résidence fiscale française

    L'absence de convention fiscale France-Costa Rica est le piège le plus dangereux pour les Français au Costa Rica. Si votre résidence fiscale française n'est pas clairement rompue, la France peut imposer TOUS vos revenus mondiaux, y compris les revenus costariciens, en vertu du CGI (art. 4B).

    Conséquence

    Double imposition effective sur les revenus costariciens, redressement fiscal français possible sur 3 ans, pénalités et intérêts de retard.

    Solution

    Rompre officiellement le domicile fiscal (déclaration de départ, déménagement de la famille, transfert des intérêts économiques principaux). Conserver toutes preuves d'installation au Costa Rica (bail, DIMEX, relevés bancaires locaux, factures). Consulter un avocat fiscaliste franco-costaricien avant le départ.

  2. 02

    Rester en séjour touristique sans obtenir de résidence légale

    De nombreux Français s'installent au Costa Rica en renouvelant des séjours touristiques de 90 jours ("border run" au Panama ou Nicaragua). Cette pratique est tolérée mais juridiquement risquée et peut entraîner un refus d'entrée ou une interdiction de séjour.

    Conséquence

    Impossibilité d'ouvrir un compte bancaire local, pas d'accès à la CCSS, statut précaire, risque de refus d'entrée à terme.

    Solution

    Choisir la filière de résidence adaptée à son profil (digital nomad, pensionado, rentista) et entamer la demande de DIMEX dès l'installation. La résidence temporaire prend 2 à 6 mois à obtenir.

  3. 03

    Négliger l'obligation de cotisation à la CCSS

    La Sala Constitucional (Cour suprême) a confirmé en 2024 que tous les titulaires d'un visa de résidence (pensionado, rentista, inversionista) ont l'obligation légale de s'inscrire et cotiser à la CCSS, même sans revenu costaricien.

    Conséquence

    Infractions administratives, amendes, difficultés de renouvellement du visa de résidence, exclusion des soins publics.

    Solution

    S'inscrire à la CCSS dans les 3 mois suivant l'obtention du DIMEX. Le montant mensuel est calculé sur les revenus déclarés, minimum ~100-130 USD/mois pour un retraité avec la pension minimum.

  4. 04

    Sous-estimer la criminalité urbaine à San José

    Le Costa Rica est plus sûr que ses voisins d'Amérique centrale, mais San José reste une ville à risques : vols à l'arraché, pickpockets, vols de voiture, sont très fréquents dans le centre-ville et dans les zones mal éclairées.

    Conséquence

    Vol d'effets personnels, usurpation d'identité (documents volés), traumatisme, perte de temps avec la police et les démarches consulaires.

    Solution

    S'installer dans les quartiers expats sécurisés (Escazú, Rohrmoser, Los Yoses). Ne jamais sortir avec téléphone visible, ne pas mettre de sac à l'arrière, privilégier Uber aux taxis dans la capitale.

  5. 05

    Sous-estimer la lenteur administrative costaricienne

    La bureaucratie costaricienne (DIMEX, CCSS, permis de travail, ouverture de société) est connue pour sa lenteur, les délais annoncés sont souvent doublés en pratique. Les demandes incomplètes sont simplement retournées sans traitement.

    Conséquence

    Installation dans l'illégalité plus longtemps que prévu, stress, coûts d'avocat supplémentaires, délais de refus d'entrée.

    Solution

    Mandater un avocat d'immigration costaricien reconnu dès le départ. Prévoir 4 à 6 mois pour l'obtention du premier DIMEX et l'inscription CCSS. Ne jamais soumettre un dossier incomplet.

15Questions fréquentes

Foire aux questions

Les questions les plus posées par les Français qui envisagent l'expatriation. Toutes les réponses sont structurées pour Google (Schema.org FAQPage).

  • En l'absence de convention fiscale France-Costa Rica, le risque de double imposition est réel. Le Costa Rica ne taxe que les revenus de source locale (revenus territoriaux), les revenus étrangers sont exonérés. Mais si votre résidence fiscale française n'est pas clairement rompue, la France peut vous imposer sur vos revenus mondiaux. La solution : rompre officiellement le domicile fiscal français (notifier le départ aux impôts, déménager la famille, transférer les intérêts économiques) et consulter un fiscaliste spécialisé avant le départ.
  • Cela dépend de votre situation : Visa Digital Nomad (revenus étrangers > 3 000 $/mois, 1 an renouvelable), Pensionado (pension minimum 1 000 $/mois, 2 ans renouvelable), Rentista (revenus passifs 2 500 $/mois ou dépôt 60 000 $, 2 ans), Inversionista (investissement 150 000 $ minimum). Tous les ressortissants français bénéficient de 90 jours de séjour touristique sans visa, mais ce statut ne permet pas d'ouvrir un compte bancaire ni d'accéder à la CCSS.
  • Oui, significativement. San José est environ 35-40 % moins cher que Paris au global. Un T2 en centre de San José coûte 880-1 230 €/mois vs 2 000+ € à Paris. La restauration, les loisirs et les transports sont nettement moins chers. En revanche, les produits importés (électronique, vêtements de marque, vins français) sont plus chers qu'en France. Les zones côtières touristiques (Tamarindo, Manuel Antonio) peuvent être aussi chères que les villes européennes moyennes.
  • La pension CNAV (retraite de base) peut être versée au Costa Rica, il suffit de transmettre un certificat de vie annuel au consulat. En revanche, chaque année passée au Costa Rica sans cotiser à la CFE est une année de trimestres CNAV définitivement perdue. Il n'existe aucune convention de totalisation France-Costa Rica. La CFE (option retraite) est la seule façon de préserver ses droits retraite pendant l'expatriation.
  • Non, le Costa Rica applique un système fiscal territorial strict. Les titulaires du Visa Digital Nomad qui travaillent pour des clients ou employeurs hors Costa Rica ne paient aucun impôt costaricien sur ces revenus. C'est explicitement prévu dans la loi du visa nomad. Attention côté français : si vous restez résident fiscal français (ou si vous ne rompez pas clairement votre domicile fiscal), la France peut continuer à imposer vos revenus mondiaux.
  • La CCSS (système public) est la meilleure d'Amérique centrale mais souffre de délais d'attente longs pour les spécialistes. Le secteur privé à San José (CIMA Hospital, Clínica Bíblica) est d'excellent niveau avec des médecins formés aux USA ou en Europe, à des tarifs très inférieurs aux standards européens (consultation 55-90 €). Une assurance santé internationale (April, Henner) est recommandée pour compléter la CCSS et garantir l'accès au privé.
  • Le Costa Rica est l'un des pays les plus stables et les plus sûrs d'Amérique centrale, mais la criminalité petite reste significative à San José : vols à l'arraché, pickpockets, vols de voiture sont fréquents dans le centre-ville. Les quartiers expats (Escazú, Santa Ana, Rohrmoser) et les zones côtières sont nettement plus tranquilles. Il faut éviter le centre de San José la nuit, ne jamais montrer son téléphone dans la rue et privilégier Uber aux taxis non officiels.
  • Oui, le Lycée Franco-Costaricien à Curridabat (banlieue est de San José) est un établissement binational homologué AEFE qui propose un enseignement de la maternelle à la terminale (baccalauréat français et costaricien). C'est l'unique école AEFE du Costa Rica. L'Alliance Française de San José propose en parallèle des cours de français pour adultes et enfants.

Étape suivante

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