Quel visa pour s'installer dans ce pays ?
Le Costa Rica propose des filières de résidence parmi les plus accessibles d'Amérique centrale pour les Français. Cinq voies principales coexistent : digital nomad, pensionado (retraité), rentista (revenus passifs), inversionista (investisseur) et salarié local. Les demandes de résidence doivent être déposées auprès de la DGME (Dirección General de Migración y Extranjería). Les touristes français bénéficient de 90 jours de séjour sans visa.
Visa Digital Nomad (Télétravailleur)
Durée
12 mois
- Revenus mensuels de sources étrangères minimum 3 000 USD/mois (4 000 USD/mois pour une famille)
- 12 mois de relevés bancaires confirmant les revenus
- Assurance santé couvrant l'intégralité du séjour avec garantie minimum 50 000 USD
- Passeport valide au moins 1 an
- Frais de dossier : 100 USD payables à la Banco de Costa Rica
- Délai estimé
- 15–30 jours
- Coût total
- 300–600 €
Renouvelable une fois pour 12 mois supplémentaires si présence de 180+ jours lors de la première année. Les titulaires ne paient aucun impôt costaricien sur leurs revenus étrangers et peuvent ouvrir un compte bancaire local. Le temps passé sous ce visa ne compte PAS pour la résidence permanente.
Visa Pensionado (Retraité)
Durée
24 mois
- Pension viagère minimum 1 000 USD/mois prouvée par document officiel (CNAV, AGIRC-ARRCO, fonctionnaire...)
- Casier judiciaire vierge (apostillé par le Ministère des Affaires étrangères)
- Certificat de naissance apostillé
- Photos d'identité, formulaires DGME
- Délai estimé
- 60–180 jours
- Coût total
- 800–2000 €
Visa temporaire renouvelable tous les 2 ans. Après 3 ans de résidence légale continue, accès à la résidence permanente. Avantages : DIMEX, droit d'ouvrir un compte bancaire, accès à la CCSS, 20 % de réduction sur nombreux services (hôtels, restaurants, spectacles, transports). Obligation légale de cotiser à la CCSS (décision Sala Constitucional 2024).
Visa Rentista (Revenus passifs)
Durée
24 mois
- Revenus passifs certifiés minimum 2 500 USD/mois (loyers, dividendes, intérêts, rente) OU dépôt bancaire de 60 000 USD
- Attestation de revenus passifs apostillée
- Casier judiciaire vierge apostillé
- Certificat de naissance apostillé
- Délai estimé
- 60–180 jours
- Coût total
- 800–2000 €
Idéal pour les propriétaires bailleurs ou investisseurs avec revenus passifs élevés. Le dépôt bancaire de 60 000 USD doit rester sur un compte costaricien pendant 2 ans. Accès à la résidence permanente après 3 ans.
Visa Inversionista (Investisseur)
Durée
24 mois
- Investissement minimum 150 000 USD dans des actifs au Costa Rica (immobilier, entreprise, fonds approuvés)
- Preuve d'investissement notariée et certifiée
- Casier judiciaire apostillé
- Registre des Investisseurs CINDE ou MEIC
- Délai estimé
- 60–180 jours
- Coût total
- 1000–3000 €
L'investissement immobilier est la voie la plus courante. Le seuil de 150 000 USD s'applique à la valeur enregistrée au Registro Nacional. Chemin vers la résidence permanente après 3 ans.
Permis de travail salarié
Durée
24 mois
- Contrat de travail avec employeur costaricien
- L'employeur doit prouver qu'aucun Costaricien qualifié n'est disponible pour le poste
- Dossier déposé par l'employeur auprès du Ministerio de Trabajo
- Casier judiciaire apostillé, diplômes apostillés
- Délai estimé
- 60–120 jours
- Coût total
- 500–1500 €
Quota de 90 % de salariés costariciens applicable pour les entreprises : maximum 10 % d'employés étrangers dans la plupart des secteurs. Délais administratifs souvent longs. Cotisation obligatoire à la CCSS.
Ambassade en France
Ambassade du Costa Rica en France
78 avenue Emile Zola, 75015 Paris
Registre des Français à l'étranger
RecommandéL'inscription au registre des Français établis hors de France (consulat de France à San José) est facultative mais fortement recommandée. Elle donne accès à tous les services consulaires et maintient vos droits civiques français.
- Renouvellement de passeport et carte nationale d'identité depuis San José
- Droit de vote aux élections françaises (présidentielle, législatives, européennes)
- Bourses scolaires pour enfants scolarisés au Lycée franco-costaricien (AEFE)
- Alertes sécurité et assistance consulaire en situation de crise
Fiscalité personnelle dans ce pays
Le Costa Rica applique un système fiscal strictement territorial : seuls les revenus de source costaricienne sont soumis à l'impôt sur le revenu. Les revenus étrangers, salaires d'un employeur hors Costa Rica, dividendes de sociétés étrangères, pensions françaises, loyers de biens en France, sont intégralement exonérés d'impôt costaricien pour les résidents. C'est l'avantage fiscal majeur du pays pour les digital nomads, retraités et rentiers internationaux. Attention : la France ne dispose d'aucune convention bilatérale pour éviter la double imposition avec le Costa Rica.
Avertissement fiscal
Convention bilatérale France / Costa Rica
Aucune convention
Aucune convention fiscale bilatérale entre la France et le Costa Rica n'est en vigueur. Un accord d'échange de renseignements fiscaux a été signé le 16 décembre 2010 (en vigueur le 14 décembre 2011, décret n° 2012-55), mais il ne traite que la transparence fiscale et ne prévoit aucun mécanisme d'élimination de la double imposition. En l'absence de traité, un expatrié français dont la résidence fiscale n'est pas clairement rompue risque d'être imposé en France sur ses revenus mondiaux ET au Costa Rica sur ses revenus locaux.
Impôt sur le revenu
Impôt territorial progressif 2025-2026 sur les revenus de source costaricienne uniquement. Barème mensuel converti en annuel : 0 % jusqu'à environ 19 500 €/an, 10 % de 19 500 à 28 600 €, 15 % de 28 600 à 50 000 €, 20 % de 50 000 à 100 000 €, 25 % au-delà. Les revenus de sources étrangères (télétravail, pensions françaises, dividendes étrangers) sont intégralement exonérés. Le taux effectif est donc de 0 % pour les digital nomads et retraités vivant de revenus étrangers.
| Tranche jusqu'à | Taux |
|---|---|
| 19 500 € | 0 % |
| 28 600 € | 10 % |
| 50 000 € | 15 % |
| 100 000 € | 20 % |
| Au-delà | 25 % |
Plus-values mobilières
Aucune taxe sur les plus-values de cession de valeurs mobilières (actions, parts de fonds) de source étrangère. Les gains sur valeurs costariciennes sont soumis à une retenue à la source de 15 %.
Plus-values immobilières
Plus-values immobilières taxées à 15 % pour les propriétés acquises après le 1er juillet 2019. Pour les propriétés plus anciennes, option entre 15 % sur la plus-value réelle ou forfait de 2,25 % sur le prix de vente total (souvent plus avantageux). Le droit de mutation (traspaso) est de 3,5 % à la charge de l'acheteur.
Impôt sur la fortune
Aucun impôt sur la fortune au Costa Rica. Le seul impôt récurrent sur le patrimoine est la taxe municipale sur les biens immobiliers (Impuesto sobre Bienes Inmuebles) : 0,25 % de la valeur cadastrale annuellement, très faible.
Droits de succession
Aucun droit de succession au Costa Rica. Les transmissions de patrimoine par héritage sont exemptées d'impôt, sous réserve du paiement des droits de registre et du traspaso. La transmission de société (actions) peut être avantageuse vs transfert immobilier direct.
Exit tax
ApplicableL'exit tax française (article 167 bis du CGI) s'applique si vous transférez votre domicile fiscal hors de France et détenez plus de 800 000 € de participations ou plus de 50 % d'une société. Le Costa Rica étant hors UE/EEE, aucun sursis automatique sans garantie n'est accordé. Deux options : paiement immédiat de la taxe sur les plus-values latentes, ou constitution d'une garantie bancaire équivalente. À anticiper impérativement 12 mois avant le départ.
Impact retraite
Le Costa Rica ne dispose d'aucune convention de totalisation des droits à retraite avec la France (confirmé CLEISS). Vos années au Costa Rica ne valident aucun trimestre pour la retraite française. La cotisation volontaire à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger) est la seule façon de préserver vos droits retraite CNAV pendant votre expatriation. Le système IVM costaricien est accessible aux salariés locaux, mais les droits accumulés sont difficiles à exporter.
Risque de double imposition

Banque, devises et coût de la vie dans ce pays
Le système bancaire costaricien est composé de banques d'État (plus accessibles pour les non-résidents) et de banques privées (meilleures offres digitales, mais exigent souvent la résidence légale). L'ouverture d'un compte nécessite la carte DIMEX pour les résidents, mais les banques d'État acceptent les touristes avec certaines limitations.
Ouvrir un compte local
≈ 14 jours
Documents requis
- Passeport original valide
- Carte DIMEX (pour résidents) ou justificatif de séjour légal
- Justificatif de domicile au Costa Rica (bail, facture de service)
- Formulaire KYC (Know Your Customer) sur la provenance des fonds
- Relevés bancaires récents prouvant l'origine des revenus (3-6 mois)
Banques locales recommandées
BAC Credomatic
Meilleure banque privée pour les expatriés, application mobile en anglais et espagnol, large réseau d'ATM, cartes visa internationales, service client de qualité.
Banco de Costa Rica (BCR)
Banque d'État la plus accessible aux non-résidents. Permet d'ouvrir un compte basique sans DIMEX (avec limitations mensuelles). Garantie d'État.
Banco Nacional de Costa Rica
Plus grand réseau du pays, présent dans tout le territoire national, tarifs compétitifs, compte en USD disponible.
Banque française : à conserver ou fermer ?
Transferts d'argent EUR ↔ CRC
Wise
Wise est la solution la moins chère pour les virements EUR↔CRC ou EUR↔USD. Taux de change quasi-interbancaire, frais 0,5-1,2 %, délai 1-2 jours ouvrés. Interface disponible en français.
Revolut
Revolut fonctionne bien pour les paiements courants et voyages en Amérique centrale. Utile pour les retraits d'espèces en USD (monnaie courante au Costa Rica pour les expats). Limites de transfert à vérifier.
Banque classique
Les banques costariciennes facturent 2 à 4 % de frais sur les changes EUR/USD et les virements entrants internationaux. Les transferts SWIFT depuis la France (via banques traditionnelles) coûtent 25 à 60 € plus la marge de change. À éviter pour les gros montants réguliers.
Coût de la vie · San José
Indice Paris = 100 · Ici : 62Loyer studio centre
436 000 CRC/mois
Loyer T2
560 000 CRC/mois
Loyer T3 familial
804 000 CRC/mois
Loyer T2, Escazú / Santa Ana
450 000 CRC/mois
Courses mensuelles
160 000 CRC
Transports mensuels
30 000 CRC
Repas midi
5 000 CRC
Dîner restaurant
15 000 CRC
Devise : Colón costaricien (CRC) · 1 EUR ≈ 568 CRC
Quelle couverture santé dans ce pays ?
Le Costa Rica dispose d'un système de santé public parmi les meilleurs d'Amérique latine. La CCSS (Caja Costarricense de Seguro Social) gère 29 hôpitaux publics et 250 cliniques. En parallèle, le secteur privé à San José (CIMA Hospital, Clínica Bíblica, Hospital La Católica) offre un niveau équivalent aux standards européens. Il n'existe aucune convention de sécurité sociale entre la France et le Costa Rica.
Accord de sécurité sociale
Non
Aucune convention de sécurité sociale entre la France et le Costa Rica. L'Assurance Maladie française ne rembourse pas les soins engagés au Costa Rica. Les résidents légaux ont l'obligation légale de cotiser à la CCSS (décision Sala Constitucional 2024 confirmant l'obligation pour tous les visa holders). La CFE ou une assurance santé internationale est indispensable pour la couverture des soins urgents et le maintien des droits français.
Caisse des Français de l'Étranger (CFE)
Pertinente
150–450 €/ mois
- Maintien du lien avec la Sécurité sociale française
- Option retraite : validation de trimestres CNAV pendant l'expatriation
- Couverture lors des retours temporaires en France
- Remboursements partiels des frais médicaux selon le contrat souscrit
- Complémentaire possible via mutuelle expatriée partenaire
Système de santé local
Consultation : ≈ 65 €
Accès au système public via cotisation CCSS (obligatoire pour les résidents légaux). Délais d'attente longs dans le public pour les spécialistes. Le secteur privé à San José (CIMA, Bíblica, La Católica) offre une médecine de niveau international avec des médecins souvent formés aux États-Unis, Europe. Consultations en espagnol principalement, quelques médecins francophones disponibles.
Numéros d'urgence
- Police (OIJ)800-8000-645
- Ambulance (Cruz Roja)128
- Pompiers (Bomberos)118
- Urgences générales911
- Ambassade de France à San José+506 2234-4167
Assurances santé recommandées
April International Expat
Couverture monde entier, hospitalisation premium, rapatriement, service client francophone. Complète la CCSS pour les soins privés.
Henner
Spécialiste expatriés français, prises en charge directes avec hôpitaux privés costariciens, garanties famille disponibles.
INS (Instituto Nacional de Seguros) Costa Rica
Assureur d'État costaricien : accident de travail obligatoire (INS-RT), assurance véhicule obligatoire, couverture soins d'urgence locale abordable.
Vaccins recommandés
- Vaccins de routine (DTP, ROR, hépatite B) à jour
- Hépatite A recommandée (eau et nourriture)
- Fièvre typhoïde recommandée
- Rage : pré-exposition recommandée pour longs séjours en zone rurale
- Dengue : vigilance (pas de vaccin systématique, protection anti-moustiques)
- Aucun vaccin obligatoire pour entrer au Costa Rica
Au quotidien dans ce pays
Logement, transport, langue, climat, sécurité et connectivité : le détail du quotidien.
Logement
San José centre : studio ₡400 000–500 000/mois (~€700-880), T2 ₡500 000–700 000 (~€880-1 230). Escazú / Santa Ana (banlieue ouest, très expat) : T2 ₡400 000–600 000 (~€700-1 060). Zones côtières (Tamarindo, Manuel Antonio, Nosara) : T2 ₡500 000–900 000 (~€880-1 585), premium touristique. Dépôt de garantie : 1 mois de loyer.
Plateformes
Caution : 1 mois de loyer en caution standard. La plupart des baux sont en USD ou indexés sur le dollar, même si libellés en CRC. Bail minimum 3 mois, généralement 12 mois. La Ley de Arrendamientos Urbanos protège les locataires, résiliation avec préavis de 1 à 3 mois.
Transport
Permis : Le permis de conduire français est valide au Costa Rica pendant 3 mois pour les touristes. Les titulaires de résidence légale (DIMEX) peuvent utiliser leur permis étranger durant la validité de leur visa. Pour la résidence permanente, conversion conseillée auprès du COSEVI (Consejo de Seguridad Vial). L'assurance automobile obligatoire (SOAT) doit être souscrite auprès de l'INS.
Langue
Communauté française d'environ 3 000 personnes, concentrée à San José (quartiers Escazú, Los Yoses, Curridabat) et sur les côtes (Tamarindo, Manuel Antonio, Nosara). L'espagnol est indispensable pour s'intégrer et gérer les démarches administratives. L'anglais est parlé dans les zones touristiques et les entreprises internationales mais peu répandu dans la vie quotidienne.
Climat
Climat tropical avec deux saisons bien distinctes. La Vallée centrale (San José, altitude 1 100 m) bénéficie d'un climat printanier permanent (18-26°C toute l'année) sans chaleur excessive ni froid. La saison sèche (verano) dure de décembre à avril : journées ensoleillées, nuits fraîches. La saison des pluies (invierno) de mai à novembre apporte des averses quotidiennes l'après-midi, laissant des matinées souvent dégagées. Les côtes (Guanacaste, Pacifique) sont plus chaudes (28-35°C). Les Caraïbes restent humides toute l'année.
San José : Janvier 19°C (sec) / Avril 25°C (chaud-sec) / Juillet 20°C (saison des pluies) / Décembre 19°C. Températures très stables grâce à l'altitude. Humidité modérée en Vallée centrale vs élevée sur les côtes. Saisons sèche (déc-avr) et humide (mai-nov).
Sécurité
- Ne jamais sortir avec un sac à dos à l'arrière ou un téléphone visible dans la rue à San José
- Préférer les taxis Uber (officiels et traçables) aux taxis rouges dans la capitale
- Les zones résidentielles expat (Escazú, Santa Ana, Rohrmoser) sont nettement plus sûres que le centre-ville
- Les côtes sont globalement plus sûres que San José en termes de criminalité violente
- Toujours faire des photocopies de passeport et DIMEX, ne jamais transporter l'original en déplacement
Internet & télécoms
Opérateurs recommandés
Kolbi (ICE, opérateur d'État) · Claro Costa Rica · Movistar Costa Rica

Les Français dans ce pays
Chiffres officiels du registre consulaire, villes les plus prisées, associations et écoles françaises.
Inscrits au registre (source MAE, 2024)
3 000
Communauté réelle estimée 30 à 60 % supérieure (non-inscrits).
- San José (Escazú, Los Yoses, Rohrmoser)1 800
- Tamarindo / Guanacaste400
- Manuel Antonio / Quepos300
- Nosara / Sámara200
Associations & réseaux
Cours de langue (français, espagnol), événements culturels, médiathèque, réseau francophone actif. Principal point de rencontre de la communauté française à San José.
Réseau d'entraide et de représentation politique des Français expatriés au Costa Rica.
Chambre Franco-Costaricienne de Commerce et d'Industrie
Réseau des entrepreneurs et chefs d'entreprise franco-costariciens, événements professionnels.
Groupes & forums
- Français au Costa Rica (Facebook)Facebook
- Expats in Costa Rica (anglophone actif)Facebook
- Costa Rica Expats and Retirees (Facebook)Facebook
- r/CostaRica (anglophone, très actif)Reddit
Écoles françaises
Lycée Franco-Costaricien (AEFE / binational)
Curridabat, San José
Retraite, chômage et droits sociaux dans ce pays
L'expatriation a des conséquences directes sur vos droits français. Voici ce qu'il faut savoir.
Convention de totalisation
Aucune
Aucune convention de sécurité sociale ni de totalisation des droits à la retraite entre la France et le Costa Rica (confirmé CLEISS). Vos années au Costa Rica ne valident aucun trimestre pour la retraite française CNAV. Le système IVM costaricien (Invalidez, Vejez y Muerte) est accessible aux salariés locaux mais les droits sont très difficilement exportables au départ. La cotisation volontaire à la CFE (option retraite) est la seule protection disponible pour préserver vos droits CNAV pendant l'expatriation.
Système de retraite local
IVM (Invalidez, Vejez y Muerte) géré par la CCSS : cotisations salarié 4,33 % + employeur 5,58 % (taux 2026). Retraite à partir de 65 ans (hommes) ou 62 ans (femmes) avec 240 mois de cotisation. Pension très faible pour les expatriés ayant peu cotisé localement. ROP (Régime Obligatoire de Pensiones Complementarias) : 4,25 % salarié sur un compte individuel de capitalisation, capital récupérable au départ.
Impact assurance chômage
Aucun système d'assurance chômage formel au Costa Rica. Le Fondo de Capitalización Laboral (FCL) permet à l'employeur de verser 3 % du salaire dans un fond individuel restituable en cas de licenciement ou de départ volontaire. Les droits à l'ARE (Pôle Emploi) français sont suspendus pendant l'expatriation. Si vous revenez en France dans les 3 ans suivant votre départ et retrouvez un emploi avant de le perdre, vos droits ARE reprennent.
Congés maternité / paternité
Congé maternité légal au Costa Rica : 4 mois (1 mois avant + 3 mois après), indemnisé à 100 % par la CCSS. Congé paternité : 10 jours. Les ressortissants français cotisant à la CCSS bénéficient de ces droits. À comparer aux 16 semaines de la France, prestations similaires sur la durée. Les droits au RQAP ou congé parental français sont perdus pendant l'expatriation hors France.
Préserver ses droits français
- Cotiser à la CFE (option retraite) dès l'installation pour chaque année passée au Costa Rica
- Conserver et alimenter son PEA et son assurance-vie française, le Costa Rica ne taxe pas les revenus de ces placements
- Garder une trace documentée des années de cotisation CCSS costaricienne, demander un état de compte IVM annuel
- Vérifier annuellement son relevé de carrière CNAV via info-retraite.fr
- Anticiper l'exit tax si actifs > 800 000 €, consulter un fiscaliste 12 mois avant le départ
Les pièges à éviter dans ce pays
Les erreurs les plus fréquentes commises par les Français qui s'installent, directement issues de témoignages et retours d'expatriés.
- 01
Ne pas rompre sa résidence fiscale française
L'absence de convention fiscale France-Costa Rica est le piège le plus dangereux pour les Français au Costa Rica. Si votre résidence fiscale française n'est pas clairement rompue, la France peut imposer TOUS vos revenus mondiaux, y compris les revenus costariciens, en vertu du CGI (art. 4B).
Conséquence
Double imposition effective sur les revenus costariciens, redressement fiscal français possible sur 3 ans, pénalités et intérêts de retard.
Solution
Rompre officiellement le domicile fiscal (déclaration de départ, déménagement de la famille, transfert des intérêts économiques principaux). Conserver toutes preuves d'installation au Costa Rica (bail, DIMEX, relevés bancaires locaux, factures). Consulter un avocat fiscaliste franco-costaricien avant le départ.
- 02
Rester en séjour touristique sans obtenir de résidence légale
De nombreux Français s'installent au Costa Rica en renouvelant des séjours touristiques de 90 jours ("border run" au Panama ou Nicaragua). Cette pratique est tolérée mais juridiquement risquée et peut entraîner un refus d'entrée ou une interdiction de séjour.
Conséquence
Impossibilité d'ouvrir un compte bancaire local, pas d'accès à la CCSS, statut précaire, risque de refus d'entrée à terme.
Solution
Choisir la filière de résidence adaptée à son profil (digital nomad, pensionado, rentista) et entamer la demande de DIMEX dès l'installation. La résidence temporaire prend 2 à 6 mois à obtenir.
- 03
Négliger l'obligation de cotisation à la CCSS
La Sala Constitucional (Cour suprême) a confirmé en 2024 que tous les titulaires d'un visa de résidence (pensionado, rentista, inversionista) ont l'obligation légale de s'inscrire et cotiser à la CCSS, même sans revenu costaricien.
Conséquence
Infractions administratives, amendes, difficultés de renouvellement du visa de résidence, exclusion des soins publics.
Solution
S'inscrire à la CCSS dans les 3 mois suivant l'obtention du DIMEX. Le montant mensuel est calculé sur les revenus déclarés, minimum ~100-130 USD/mois pour un retraité avec la pension minimum.
- 04
Sous-estimer la criminalité urbaine à San José
Le Costa Rica est plus sûr que ses voisins d'Amérique centrale, mais San José reste une ville à risques : vols à l'arraché, pickpockets, vols de voiture, sont très fréquents dans le centre-ville et dans les zones mal éclairées.
Conséquence
Vol d'effets personnels, usurpation d'identité (documents volés), traumatisme, perte de temps avec la police et les démarches consulaires.
Solution
S'installer dans les quartiers expats sécurisés (Escazú, Rohrmoser, Los Yoses). Ne jamais sortir avec téléphone visible, ne pas mettre de sac à l'arrière, privilégier Uber aux taxis dans la capitale.
- 05
Sous-estimer la lenteur administrative costaricienne
La bureaucratie costaricienne (DIMEX, CCSS, permis de travail, ouverture de société) est connue pour sa lenteur, les délais annoncés sont souvent doublés en pratique. Les demandes incomplètes sont simplement retournées sans traitement.
Conséquence
Installation dans l'illégalité plus longtemps que prévu, stress, coûts d'avocat supplémentaires, délais de refus d'entrée.
Solution
Mandater un avocat d'immigration costaricien reconnu dès le départ. Prévoir 4 à 6 mois pour l'obtention du premier DIMEX et l'inscription CCSS. Ne jamais soumettre un dossier incomplet.
Toutes les sources et liens officiels
Pour aller plus loin et vérifier vos informations directement à la source.
Sources officielles
Ambassade de France au Costa Rica (San José)
Démarches consulaires, inscription au registre, sécurité, communauté française.
DGME, Immigration Costa Rica
Demandes de résidence, DIMEX, conditions visa et séjour.
CCSS, Sécurité sociale costaricienne
Inscription, cotisations, accès aux soins, droits à pension IVM.
Administración Tributaria Virtual (TRIBU-CR)
Déclarations fiscales, TVA, plus-values immobilières, nouvelle plateforme TRIBU-CR.
Communauté & réseaux
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Articles approfondis liés à Costa Rica : guide complet, erreurs à éviter, comparatifs.
Voir les articles Costa RicaFoire aux questions
Les questions les plus posées par les Français qui envisagent l'expatriation. Toutes les réponses sont structurées pour Google (Schema.org FAQPage).
- En l'absence de convention fiscale France-Costa Rica, le risque de double imposition est réel. Le Costa Rica ne taxe que les revenus de source locale (revenus territoriaux), les revenus étrangers sont exonérés. Mais si votre résidence fiscale française n'est pas clairement rompue, la France peut vous imposer sur vos revenus mondiaux. La solution : rompre officiellement le domicile fiscal français (notifier le départ aux impôts, déménager la famille, transférer les intérêts économiques) et consulter un fiscaliste spécialisé avant le départ.
- Cela dépend de votre situation : Visa Digital Nomad (revenus étrangers > 3 000 $/mois, 1 an renouvelable), Pensionado (pension minimum 1 000 $/mois, 2 ans renouvelable), Rentista (revenus passifs 2 500 $/mois ou dépôt 60 000 $, 2 ans), Inversionista (investissement 150 000 $ minimum). Tous les ressortissants français bénéficient de 90 jours de séjour touristique sans visa, mais ce statut ne permet pas d'ouvrir un compte bancaire ni d'accéder à la CCSS.
- Oui, significativement. San José est environ 35-40 % moins cher que Paris au global. Un T2 en centre de San José coûte 880-1 230 €/mois vs 2 000+ € à Paris. La restauration, les loisirs et les transports sont nettement moins chers. En revanche, les produits importés (électronique, vêtements de marque, vins français) sont plus chers qu'en France. Les zones côtières touristiques (Tamarindo, Manuel Antonio) peuvent être aussi chères que les villes européennes moyennes.
- La pension CNAV (retraite de base) peut être versée au Costa Rica, il suffit de transmettre un certificat de vie annuel au consulat. En revanche, chaque année passée au Costa Rica sans cotiser à la CFE est une année de trimestres CNAV définitivement perdue. Il n'existe aucune convention de totalisation France-Costa Rica. La CFE (option retraite) est la seule façon de préserver ses droits retraite pendant l'expatriation.
- Non, le Costa Rica applique un système fiscal territorial strict. Les titulaires du Visa Digital Nomad qui travaillent pour des clients ou employeurs hors Costa Rica ne paient aucun impôt costaricien sur ces revenus. C'est explicitement prévu dans la loi du visa nomad. Attention côté français : si vous restez résident fiscal français (ou si vous ne rompez pas clairement votre domicile fiscal), la France peut continuer à imposer vos revenus mondiaux.
- La CCSS (système public) est la meilleure d'Amérique centrale mais souffre de délais d'attente longs pour les spécialistes. Le secteur privé à San José (CIMA Hospital, Clínica Bíblica) est d'excellent niveau avec des médecins formés aux USA ou en Europe, à des tarifs très inférieurs aux standards européens (consultation 55-90 €). Une assurance santé internationale (April, Henner) est recommandée pour compléter la CCSS et garantir l'accès au privé.
- Le Costa Rica est l'un des pays les plus stables et les plus sûrs d'Amérique centrale, mais la criminalité petite reste significative à San José : vols à l'arraché, pickpockets, vols de voiture sont fréquents dans le centre-ville. Les quartiers expats (Escazú, Santa Ana, Rohrmoser) et les zones côtières sont nettement plus tranquilles. Il faut éviter le centre de San José la nuit, ne jamais montrer son téléphone dans la rue et privilégier Uber aux taxis non officiels.
- Oui, le Lycée Franco-Costaricien à Curridabat (banlieue est de San José) est un établissement binational homologué AEFE qui propose un enseignement de la maternelle à la terminale (baccalauréat français et costaricien). C'est l'unique école AEFE du Costa Rica. L'Alliance Française de San José propose en parallèle des cours de français pour adultes et enfants.
