🇫🇮 Fiscalité · Finlande
La fiscalité Finlande pour un expatrié français
La fiscalité finlandaise est marquée par un impôt progressif sur le revenu combinant impôt d'État (valtionvero) et impôt communal (kunnallisvero). Le taux communal varie entre 4,7 % et 10,9 % selon la municipalité (moyenne nationale 7,54 % en 2025). Le taux marginal maximal combiné atteint environ 39 %, comparable à la France mais sans les prélèvements sociaux français supplémentaires. La Finlande ne dispose pas d'impôt sur la fortune. Pour le cadre général de la résidence fiscale, commun à toutes les destinations, voyez notre guide complet de la résidence fiscale.
Fiscalité finlandaise et services publics
La Finlande applique une fiscalité progressive élevée, la pression fiscale globale figurant parmi les plus fortes de l'OCDE. C'est, là encore, le modèle nordique : prélèvements importants en échange de services publics et d'un système éducatif réputés.
La convention fiscale franco-finlandaise évite la double imposition. Le raisonnement pertinent est le net après impôt et coût de la vie, sachant que les services publics réduisent fortement certaines dépenses des ménages.
Comme partout, se croire automatiquement non-résident français dès l'arrivée est une erreur tant que les critères français de résidence sont remplis.
Convention fiscale bilatérale
Une convention France-Finlande existe. Convention France-Finlande signée le 11 septembre 1970, modifiée par avenant du 9 octobre 1990. En vigueur depuis 1971. Elle suit le modèle OCDE et évite la double imposition : les revenus sont imposés principalement dans le pays de résidence fiscale. Les revenus de source française (loyers, dividendes, salaires français) restent soumis à imposition française. Une nouvelle convention a été signée le 4 avril 2023 mais n'était pas encore entrée en vigueur au 1er janvier 2026, la convention de 1970 reste applicable.
Risque de double imposition
Risque modéré si vous conservez des attaches fortes en France (conjoint en France, résidence secondaire, activité partiellement française). La convention de 1970 prévoit un mécanisme de résidence principale basé sur le foyer habituel. En cas de conflit, les critères subsidiaires (centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité) s'appliquent dans cet ordre.
Plus-values et patrimoine
Mobilier : Les plus-values mobilières (actions, parts de fonds) sont taxées comme revenus du capital : 30 % jusqu'à 30 000 € de gains annuels, 34 % au-delà. Aucune exonération pour durée de détention. Les dividendes de sociétés cotées sont taxés à 25,5 % (85 % du dividende imposé au taux 30 %). Immobilier : Les plus-values immobilières sont taxées comme revenus du capital : 30 % jusqu'à 30 000 €, 34 % au-delà. Exonération de la résidence principale si détenue et occupée au moins 2 ans sur les 5 dernières années. Aucun impôt sur la fortune en Finlande. La fortune personnelle, mobilière ou immobilière, n'est pas imposée directement. La Finlande dispose d'un impôt sur les successions (perintövero). Classe I (époux, descendants, ascendants directs) : 7 % à 19 % avec abattement de 20 000 € (30 000 € dès 2026). Classe II (autres héritiers) : 19 % à 33 %. Abattement conjoint : 90 000 €. Abattement enfant mineur : 60 000 €.
Exit tax au départ de France
L'exit tax française (article 167 bis du CGI) s'applique si vous transférez votre domicile fiscal hors de France et détenez plus de 800 000 € de participations ou plus de 50 % d'une société. Vers la Finlande (État UE), un sursis automatique de paiement est accordé sans garantie, la taxe n'est due qu'en cas de cession effective des titres.
À titre indicatif. Ces informations sont fournies à titre indicatif au 16 mai 2026. La nouvelle convention France-Finlande signée en 2023 n'est pas encore en vigueur, surveiller l'actualité BOFIP. Pour votre situation personnelle, consultez un fiscaliste spécialisé en mobilité internationale franco-finlandaise. Méthode et sources sur notre page Notre méthode.
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