🇮🇸 Fiscalité · Islande
La fiscalité Islande pour un expatrié français
L'Islande applique un impôt sur le revenu parmi les plus élevés d'Europe, avec trois tranches combinées (État + commune) allant de 31,49 % à 46,29 %. Ce niveau de pression fiscale finance un État-providence de qualité exceptionnelle. Un crédit d'impôt personnel de 72 492 ISK/mois (≈ 490 €) réduit l'impôt effectif pour les revenus faibles et moyens. La convention bilatérale France-Islande (1990) prévient la double imposition. Pour le cadre général de la résidence fiscale, commun à toutes les destinations, voyez notre guide complet de la résidence fiscale.
Fiscalité islandaise progressive
L'Islande, membre de l'Espace économique européen, applique un impôt sur le revenu progressif à plusieurs tranches, atténué par un crédit d'impôt personnel. Le taux effectif est élevé mais le crédit personnel allège sensiblement la note sur les revenus modestes à moyens.
Au-delà de 183 jours, on devient résident fiscal islandais, imposable sur les revenus mondiaux. La convention fiscale franco-islandaise évite la double imposition via la méthode du crédit d'impôt.
Comme partout, se croire automatiquement non-résident français dès l'arrivée est une erreur tant que les critères français de résidence sont remplis.
Convention fiscale bilatérale
Une convention France-Islande existe. Convention signée le 29 août 1990 à Reykjavik, entrée en vigueur le 1er juin 1992. Elle couvre l'impôt sur le revenu des personnes physiques et morales. Méthode : crédit d'impôt, l'Islande accorde une déduction de l'impôt islandais d'un montant égal à l'impôt payé en France, dans la limite de l'impôt islandais. Les salaires sont imposables dans le pays d'exercice ; les pensions dans le pays de résidence.
Risque de double imposition
Minime grâce à la convention bilatérale de 1990. Les revenus de source islandaise sont imposés en Islande ; les revenus de source française (loyers, dividendes, retraite de base si vous restez résident français) restent imposables en France selon la répartition conventionnelle.
Plus-values et patrimoine
Mobilier : 22 % sur les plus-values mobilières (dividendes, intérêts, cessions d'actions). Pas d'abattement pour durée de détention. Immobilier : 22 % sur les plus-values immobilières. Exonération sur la résidence principale si occupée au moins 2 ans sur les 5 dernières années. Aucune taxe sur la fortune en Islande. L'impôt net sur le patrimoine a été supprimé. Droits de succession (erfðafjárskattur) au taux de 10 % au-delà d'un abattement d'environ 41 700 € par héritier. Le conjoint survivant est exonéré.
Exit tax au départ de France
L'exit tax française (article 167 bis CGI) s'applique au transfert de résidence fiscale hors France si vous détenez des participations substantielles (> 50 000 € de plus-values latentes ou > 1 % dans une société). L'Islande étant dans l'EEE/AELE, le paiement peut être différé jusqu'à la cession effective des titres, un avantage majeur par rapport aux destinations hors EEE.
À titre indicatif. Ces informations sont fournies à titre indicatif. Les taux islandais sont révisés chaque année par Skatturinn. Consultez un conseiller fiscal islandais agréé pour votre situation personnelle. Méthode et sources sur notre page Notre méthode.
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