🇰🇪 Fiscalité · Kenya
La fiscalité Kenya pour un expatrié français
Le Kenya dispose d'un impôt sur le revenu progressif de 10 % à 35 %, avec un taux maximal raisonnable comparé à la France. Une convention fiscale bilatérale avec la France est en vigueur depuis 2010, ce qui sécurise la situation des expatriés français. Le pays ne prélève aucune taxe sur la fortune ni droits de succession. Pour le cadre général de la résidence fiscale, commun à toutes les destinations, voyez notre guide complet de la résidence fiscale.
Résidence fiscale kényane et conventions
On est résident fiscal au Kenya en cas de présence d'au moins 183 jours sur une année, ou d'une présence régulière sur plusieurs années consécutives. Le résident est imposé selon le barème local.
Un allègement peut s'appliquer en présence d'une convention de double imposition entre le Kenya et le pays d'origine : l'existence et le contenu d'un accord avec la France doivent être vérifiés précisément avec un conseil avant tout projet.
Comme partout, se croire automatiquement non-résident français dès l'arrivée est une erreur tant que les critères français de résidence sont remplis.
Convention fiscale bilatérale
Une convention France-Kenya existe. Convention France-Kenya signée à Nairobi le 4 décembre 2007, entrée en vigueur le 1er novembre 2010 (décret n° 2010-1371). Elle évite la double imposition selon un mécanisme mixte : crédit d'impôt et exemption selon la nature des revenus. Les pensions publiques françaises (fonctionnaires) restent imposables en France. Elle contient une clause de la nation la plus favorisée (art. 28) applicable aux dividendes, intérêts et redevances.
Risque de double imposition
Risque modéré grâce à la convention de 2010. Si vous maintenez un foyer familial, une activité ou des intérêts économiques principaux en France, l'administration fiscale française peut contester votre départ et vous maintenir résident fiscal français. La rupture effective des liens avec la France est indispensable.
Plus-values et patrimoine
Mobilier : Aucun impôt sur les plus-values mobilières pour les transactions sur le Nairobi Securities Exchange (NSE). Les actions kenyanes cotées sont exonérées de CGT. Immobilier : CGT immobilière à 15 % sur le gain net (prix de vente moins coût d'acquisition). Exception : résidence principale détenue depuis plus de 3 ans. Les non-résidents vendant un bien kenyan acquittent une retenue à la source de 20 % sur le prix brut de cession. Aucun impôt sur la fortune au Kenya. Pas de wealth tax ni d'IFI équivalent. Aucun droit de succession au Kenya. Les actifs transmis par héritage ne sont pas imposés, quelle que soit leur valeur.
Exit tax au départ de France
L'exit tax française (art. 167 bis CGI) s'applique si vous transférez votre domicile hors France en détenant plus de 800 000 € de participations ou plus de 50 % du capital d'une société. Le Kenya étant hors UE/EEE, aucun sursis automatique sans garantie n'est possible : une garantie bancaire ou le paiement immédiat est requis avant le départ.
À titre indicatif. Ces informations sont fournies à titre indicatif au 16 mai 2026. La fiscalité kenyane a connu plusieurs réformes récentes (SHIF 2023, NSSF 2025). Pour votre situation personnelle, consultez un expert-comptable spécialisé en mobilité internationale franco-africaine. Méthode et sources sur notre page Notre méthode.
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