🇱🇹 Fiscalité · Lituanie

La fiscalité Lituanie pour un expatrié français

La fiscalité lituanienne est modérée et lisible. L'impôt sur le revenu des personnes physiques (GPM) est progressif à quelques tranches, avec un taux d'entrée de 20 % qui couvre la grande majorité des salaires. Les dividendes sont taxés séparément à 15 %. L'impôt sur les sociétés est parmi les plus bas de l'UE. Une convention fiscale lie la France et la Lituanie et évite la double imposition. Il n'y a pas d'impôt sur la fortune. Pour le cadre général de la résidence fiscale, commun à toutes les destinations, voyez notre guide complet de la résidence fiscale.

GPM à 20 %, dividendes à 15 % et impôt sur les sociétés parmi les plus bas de l'UE

La fiscalité lituanienne se caractérise par sa modération et sa lisibilité. Pour la très grande majorité des salariés et indépendants, l'impôt sur le revenu (GPM) s'applique au taux d'entrée de 20 %, les tranches supérieures (25 % puis 32 % selon la réforme applicable dès 2026) ne concernant que les revenus élevés, au-delà d'environ 83 000 € annuels. Les dividendes échappent au barème et sont taxés séparément au taux forfaitaire de 15 %, ce qui est avantageux pour les dirigeants qui se rémunèrent en partie en dividendes.

L'impôt sur les sociétés lituanien est l'un des plus bas de l'Union européenne (autour de 16 % en 2025, avec des taux réduits, voire une exonération temporaire, pour les petites entreprises en démarrage). Combiné à un droit des sociétés souple et à l'écosystème fintech de Vilnius, cela fait de la Lituanie une base d'implantation crédible pour les entrepreneurs européens, à condition de bien piloter la question de la résidence fiscale du dirigeant.

La Lituanie ne prélève pas d'impôt sur la fortune. Elle applique une taxe foncière municipale modérée sur les biens de valeur élevée, au-delà d'un seuil d'exonération, et des droits de succession faibles largement exonérés en ligne directe. Pour un patrimoine familial classique, la pression fiscale sur le stock de patrimoine est donc faible comparée à la France.

Le cadre bilatéral repose sur la convention fiscale France-Lituanie de 1997 (série BOFIP BOI-INT-CVB-LTU), modernisée par la convention multilatérale BEPS (MLI). Elle évite la double imposition selon le modèle OCDE avec un crédit d'impôt côté français, et se combine aux directives européennes. Comme toujours, la validation par un fiscaliste maîtrisant les deux systèmes est indispensable avant tout transfert de résidence.

Convention fiscale bilatérale

Une convention France-Lituanie existe. Convention fiscale France-Lituanie signée à Paris le 7 juillet 1997, en vigueur depuis le 1er mai 2001 (BOFIP : BOI-INT-CVB-LTU), modernisée par l'application de la convention multilatérale BEPS (MLI). Elle évite la double imposition selon le modèle OCDE, avec méthode du crédit d'impôt côté français. La Lituanie étant membre de l'UE, les directives européennes (mère-fille, intérêts-redevances) s'appliquent également.

Risque de double imposition

Risque encadré par la convention franco-lituanienne et les directives européennes. Méthode du crédit d'impôt côté français pour les revenus de source lituanienne. Le point de vigilance classique reste la détermination de la résidence fiscale : il faut rompre effectivement les liens avec la France (foyer, centre des intérêts économiques) pour être pleinement résident lituanien.

Plus-values et patrimoine

Mobilier : Plus-values mobilières imposées au GPM (généralement 15 % à 20 % selon la nature et le montant), avec un abattement annuel pour les cessions de valeurs mobilières sous conditions. Les dividendes relèvent du taux forfaitaire de 15 %. Immobilier : Plus-values immobilières imposées au GPM. Exonération sous conditions pour la résidence principale détenue et occupée depuis une durée minimale (généralement 2 ans), ou en cas de réinvestissement dans un nouveau logement dans les délais prévus. PAS D'IMPÔT SUR LA FORTUNE en Lituanie. Il existe une taxe foncière sur les biens immobiliers de valeur élevée (au-delà d'un seuil d'exonération), à des taux modérés fixés par les municipalités. Le patrimoine mobilier n'est pas taxé annuellement. Droits de succession modérés en Lituanie. Les transmissions au conjoint et aux enfants bénéficient d'exonérations larges. Au-delà des exonérations familiales, le taux est faible (de l'ordre de 5 % à 10 % selon la valeur transmise). La convention et le droit international privé déterminent la juridiction compétente selon la localisation des biens.

Exit tax au départ de France

L'exit tax française s'applique au moment du transfert du domicile fiscal hors de France si vous détenez plus de 800 000 € de participations ou plus de 50 % d'une société. La Lituanie étant membre de l'UE, le sursis de paiement est AUTOMATIQUE et sans constitution de garanties, ce qui constitue un avantage structurel pour les dirigeants français détenteurs de participations.

À titre indicatif. La fiscalité lituanienne évolue par les lois de finances annuelles, notamment les seuils du barème GPM indexés sur le salaire moyen. Toute décision doit être validée par un fiscaliste maîtrisant les deux systèmes. Sources retenues : Ministère des finances lituanien, VMI (administration fiscale lituanienne), convention fiscale France-Lituanie, CLEISS, règlement UE 883/2004. Méthode et sources sur notre page Notre méthode.