🇲🇺 Fiscalité · Île Maurice

La fiscalité Île Maurice pour un expatrié français

Maurice offre l'une des fiscalités les plus attractives du monde pour les particuliers : IR progressif de 0 % à 20 % (depuis juillet 2025), aucun impôt sur les plus-values, aucun impôt sur la fortune, aucun droit de succession. Les charges sociales sont infimes (1,5 à 3 % pour les salariés). Une convention fiscale bilatérale avec la France est en vigueur depuis 1982. Le pays bénéficie également d'un réseau dense de conventions fiscales (50+ pays) via son rôle de plateforme financière Afrique-Asie. Pour le cadre général de la résidence fiscale, commun à toutes les destinations, voyez notre guide complet de la résidence fiscale.

Système territorial et flat tax 15 %

Maurice applique un taux d'imposition globalement réduit, de l'ordre de 15 %, pas d'imposition des plus-values et pas de droits de succession. L'élément déterminant pour un expatrié est le caractère territorial du système : seuls les revenus de source mauricienne sont imposables pour les résidents.

Concrètement, les revenus de source étrangère, loyers en France, dividendes français, pensions étrangères, ne sont en principe pas imposables à Maurice tant qu'ils ne sont pas rapatriés sur l'île. Cette logique territoriale est l'atout patrimonial central de la destination, à condition de bien maîtriser la notion de rapatriement.

La convention fiscale franco-mauricienne encadre la répartition et le risque de double imposition. Comme toujours, l'avantage ne se concrétise que si la résidence fiscale française a été correctement quittée : un dossier fragile côté français annule le bénéfice. Ces points se valident avec un conseil.

Convention fiscale bilatérale

Une convention France-Île Maurice existe. Convention tendant à éviter les doubles impositions en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune, signée le 11 décembre 1980 à Port-Louis, entrée en vigueur le 17 septembre 1982 (loi n° 82-483 du 10 juin 1982, décret n° 82-912 du 14 octobre 1982). Un avenant a été signé le 23 juin 2011 (en vigueur le 1er mai 2012) renforçant l'échange de renseignements entre administrations fiscales. Mécanisme : crédit d'impôt, l'impôt mauricien ouvre droit à un crédit imputable sur l'impôt français correspondant. Retenues à la source sur dividendes : 5 % si l'actionnaire détient ≥ 10 %, 10 % sinon. Intérêts : 10 %. Redevances : 15 %. Avantage spécifique : les dividendes distribués par une société mauricienne bénéficient d'un crédit d'impôt théorique de 25 % (système d'imputation mauricien), réduisant significativement la charge fiscale effective en France.

Risque de double imposition

Risque faible grâce à la convention de 1982 et à son mécanisme de crédit d'impôt. Point de vigilance : les revenus étrangers remittés à Maurice (virements depuis la France, loyers étrangers, dividendes) sont imposables à l'IR mauricien, ne pas rapatrier des revenus étrangers à Maurice si vous souhaitez maintenir le régime territorial. La rupture effective de la résidence fiscale française est impérative : famille déplacée, bail signé, comptes bancaires principaux à Maurice, radiation auprès du centre des impôts français.

Plus-values et patrimoine

Mobilier : Aucune taxe sur les plus-values mobilières (actions, parts de fonds, crypto) à Maurice. Les dividendes reçus sont exonérés d'IR à Maurice, ils restent imposables en France si vous conservez votre résidence fiscale française. Immobilier : Aucun impôt général sur les plus-values immobilières à Maurice. Droits d'enregistrement / Land Transfer Tax lors d'une cession : 5 % actuellement, passage prévu à 10 % pour les acquéreurs non-citoyens à partir du 1er juillet 2026. Pas de taxe annuelle sur la détention immobilière. Aucun impôt sur la fortune (wealth tax, ISF ou IFI équivalent) à Maurice. Aucun droit de succession à Maurice. La France taxera cependant la succession sur les biens français (immobilier, comptes bancaires français) selon son propre droit, en l'absence de convention successorale franco-mauricienne.

Exit tax au départ de France

L'exit tax française s'applique au départ vers Maurice pour les contribuables détenant un patrimoine financier supérieur à 800 000 € ou plus de 50 % d'une société. Maurice étant hors UE/EEE, aucun sursis automatique sans garantie n'est accordé, prévoir soit le paiement immédiat de l'exit tax, soit la constitution d'une garantie bancaire auprès du Trésor public français avant le départ.

À titre indicatif. Informations à titre indicatif, basées sur la législation en vigueur au 15 mai 2026. Consultez un fiscaliste franco-mauricien pour votre situation personnelle. Méthode et sources sur notre page Notre méthode.