🇲🇽 Fiscalité · Mexique
La fiscalité Mexique pour un expatrié français
Le système fiscal mexicain repose sur l'ISR (Impuesto Sobre la Renta), un impôt progressif de 1,92 % à 35 % sur les revenus mondiaux des résidents fiscaux. La convention fiscale France-Mexique de 1992 protège les expatriés français de la double imposition. Avantage notable pour les indépendants et micro-entrepreneurs : le régime RESICO offre un taux simplifié de 1 à 2,5 % sur le chiffre d'affaires jusqu'à ~170 000 €/an. En revanche, il n'existe aucune convention de sécurité sociale ni de totalisation des droits à la retraite entre les deux pays. Pour le cadre général de la résidence fiscale, commun à toutes les destinations, voyez notre guide complet de la résidence fiscale.
Convention franco-mexicaine et imposition des pensions
Le Mexique applique un impôt sur le revenu progressif aux résidents fiscaux. Le point clé pour un retraité français est l'existence d'une convention fiscale bilatérale entre la France et le Mexique, qui répartit les droits d'imposition et évite la double imposition.
En pratique, les pensions françaises restent en principe imposables en France selon cette convention et ne sont pas taxées une seconde fois au Mexique. C'est une différence importante avec des destinations à fiscalité territoriale mais sans traité, où la situation est plus délicate.
Comme partout, se croire automatiquement non-résident français dès l'arrivée est une erreur tant que les critères français de résidence sont remplis. La nature de la pension, privée ou publique, peut modifier le traitement. Ces points se valident avec un conseil.
Convention fiscale bilatérale
Une convention France-Mexique existe. Convention France-Mexique signée le 7 novembre 1991 à Mexico, entrée en vigueur le 31 décembre 1992. Mise à jour par la Convention multilatérale de l'OCDE (MLI/BEPS), en vigueur pour le Mexique depuis le 1er juillet 2023. Elle évite la double imposition via des crédits d'impôt et répartit le droit d'imposition selon la source des revenus. Les pensions publiques françaises (fonctionnaires) restent exclusivement imposables en France.
Risque de double imposition
Risque modéré, encadré par la convention de 1992. Le principal point de vigilance concerne les revenus mixtes (salaire mexicain + dividendes français + loyers français) qui peuvent générer des calculs de crédit d'impôt complexes. La réforme MLI de 2023 a renforcé les clauses anti-abus, attention aux structures de holding franco-mexicaines. Les retraités percevant une pension publique française restent exclusivement imposés en France sur ce revenu, même résidents fiscaux mexicains.
Plus-values et patrimoine
Mobilier : Plus-values sur titres et actions : incluses dans les revenus ordinaires, imposées à l'ISR progressif (jusqu'à 35 %). Les gains réalisés sur des bourses étrangères par un résident fiscal mexicain entrent dans la base imposable mexicaine. La convention France-Mexique prévoit un crédit d'impôt pour éviter la double imposition sur les dividendes et plus-values de source française. Immobilier : Plus-values immobilières : les résidents fiscaux mexicains peuvent choisir entre 25 % sur le prix de cession brut ou le taux progressif ISR sur la plus-value nette (avec déduction du prix d'acquisition, des investissements et des frais notariaux). Exonération partielle pour résidence principale : jusqu'à ~5,5 M MXN de gain (~268 000 €) tous les 3 ans avec RFC et résidence prouvée. Les biens situés en France restent soumis à la fiscalité française avec crédit d'impôt côté mexicain. Aucun impôt sur la fortune au Mexique. Le Mexique n'applique pas d'équivalent à l'ISF ou à l'IFI français. C'est l'un des avantages fiscaux patrimoniaux du pays pour les expatriés français qui ont vendu ou conservé des actifs immobiliers ou financiers. Aucun droit de succession au Mexique. Les héritages et donations sont reçus sans imposition à l'échelle fédérale. Certains États peuvent appliquer une taxe d'acquisition (impuesto de adquisición de inmuebles) lors du transfert de biens immobiliers, généralement entre 2 et 4 % de la valeur cadastrale.
Exit tax au départ de France
L'exit tax française (art. 167 bis CGI) s'applique aux résidents français qui transfèrent leur domicile fiscal hors de l'UE/EEE, ce qui inclut le Mexique. Pour des participations dépassant 800 000 € ou 50 % d'une société, un sursis de paiement est possible mais requiert une garantie auprès du Trésor français. À anticiper 12 à 18 mois avant le départ avec un fiscaliste spécialisé en mobilité internationale.
À titre indicatif. Ces informations sont fournies à titre indicatif au 15 mai 2026. La fiscalité mexicaine est complexe, notamment pour les travailleurs indépendants (obligations CFDI, TVA/IVA, déclarations mensuelles). Consultez un contador público (expert-comptable) mexicain dès votre installation, ainsi qu'un fiscaliste franco-mexicain si vous avez des revenus dans les deux pays. Méthode et sources sur notre page Notre méthode.
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