🇹🇿 Fiscalité · Tanzanie
La fiscalité Tanzanie pour un expatrié français
La Tanzanie applique un impôt sur le revenu progressif (PAYE) de 0 % à 30 %, avec un taux maximal qui s'applique dès environ 4 000 EUR de revenu annuel, ce qui signifie qu'un expatrié français à revenus moyens sera très vite taxé à 30 %. Il n'existe aucune convention fiscale bilatérale entre la France et la Tanzanie, exposant potentiellement les expatriés à une double imposition. La rupture franche des liens fiscaux avec la France est donc indispensable. Pour le cadre général de la résidence fiscale, commun à toutes les destinations, voyez notre guide complet de la résidence fiscale.
Imposition locale et prudence conventionnelle
La Tanzanie impose les revenus selon son barème local pour les résidents fiscaux. L'existence et le contenu d'une convention fiscale avec la France doivent être vérifiés précisément, ce type d'accord étant moins systématique en Afrique de l'Est.
En l'absence de traité, le risque de double imposition n'est pas neutralisé conventionnellement, ce qui rend l'analyse plus délicate. C'est un point à clarifier impérativement avec un conseil avant tout projet.
Comme partout, se croire automatiquement non-résident français dès l'arrivée est une erreur tant que les critères français de résidence sont remplis.
Convention fiscale bilatérale
Pas de convention bilatérale France-Tanzanie. Aucune convention fiscale bilatérale entre la France et la Tanzanie (confirmé par la liste des conventions publiées par la DGFiP/BOFIP, Tanzanie absente de la liste des accords en vigueur au 30 juin 2024). En l'absence de traité, un résident fiscal tanzanien d'origine française peut théoriquement être imposé dans les deux pays sur ses revenus mondiaux. La rupture effective et prouvée des liens fiscaux avec la France est indispensable avant l'expatriation. Consultez un expert en fiscalité internationale franco-africaine.
Risque de double imposition
Risque élevé en l'absence de convention fiscale bilatérale France-Tanzanie. Si vous maintenez un foyer en France, des intérêts économiques, ou si votre rupture de résidence n'est pas complète et documentée, l'administration fiscale française pourra vous maintenir résident fiscal français et imposer vos revenus mondiaux. La double imposition effective, France ET Tanzanie, est donc une réalité pour les expatriés dont la situation est ambiguë.
Plus-values et patrimoine
Mobilier : Les plus-values sur cession d'actions et valeurs mobilières sont généralement exonérées d'impôt pour les particuliers non-résidents. Les résidents tanzaniens peuvent être imposés sur les gains en capital au taux de 10 % à 30 % selon la nature de l'actif. Immobilier : Les gains sur cession de biens immobiliers tanzaniens sont soumis à une taxe sur les plus-values (Capital Gains Tax) calculée sur la différence entre le prix de vente et le coût d'acquisition. Les non-résidents vendant un bien en Tanzanie acquittent une retenue à la source de 10 % sur le prix brut de cession. Aucun impôt sur la fortune en Tanzanie. Pas d'équivalent de l'IFI français. Les actifs immobiliers et mobiliers détenus en Tanzanie ne font l'objet d'aucune taxation annuelle sur leur valeur. Aucun droit de succession en Tanzanie. Les actifs transmis par héritage ne sont pas imposés par l'État tanzanien, quelle que soit leur valeur ou la résidence des héritiers.
Exit tax au départ de France
L'exit tax française (art. 167 bis CGI) s'applique si vous transférez votre domicile hors France en détenant plus de 800 000 € de participations ou plus de 50 % du capital d'une société. La Tanzanie étant hors UE/EEE et sans convention fiscale avec la France, aucun sursis automatique n'est applicable : une garantie bancaire auprès des services fiscaux français ou le paiement immédiat est requis avant le départ.
À titre indicatif. Ces informations sont fournies à titre indicatif au 16 mai 2026. La fiscalité tanzanienne peut évoluer rapidement (réformes SHA 2024, révision des tranches PAYE). Pour votre situation personnelle, consultez un expert-comptable spécialisé en mobilité internationale franco-africaine et vérifiez votre statut de résident fiscal français auprès de la DGFiP avant le départ. Méthode et sources sur notre page Notre méthode.
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