🇨🇳 Retraite · Chine

Prendre sa retraite Chine en tant que Français

Cette page réunit ce qui décide d'un projet de retraite Chine : le versement de votre pension française, la fiscalité applicable, la coordination des droits et la couverture santé. Pour le cadre général commun à toutes les destinations, voyez notre guide complet de la retraite à l'étranger.

Retraite en Chine : un accord limité et le piège du change

L'accord de sécurité sociale France-Chine signé en 2016 et en vigueur depuis 2017 est souvent surinterprété. Il s'agit d'un accord d'exemption de double cotisation pour les travailleurs détachés, portant sur l'assurance vieillesse de base et l'assurance chômage. Il évite qu'un détaché cotise simultanément dans les deux pays sur ces branches. Mais il ne s'agit pas d'une convention de totalisation des périodes comme le règlement européen 883/2004.

La conséquence est directe : les années cotisées en Chine ne s'additionnent pas avec les trimestres CNAV pour atteindre le taux plein de la retraite française. Pour un actif qui passe plusieurs années en Chine, ces années peuvent donc être perdues pour la retraite française si rien n'est fait. La Caisse des Français de l'Étranger reste l'outil de référence pour valider des trimestres via son option vieillesse, à enclencher dès le départ.

Les droits à la retraite accumulés localement par les salariés étrangers en Chine sont par ailleurs difficiles à mobiliser. Le remboursement des cotisations sociales au moment du départ définitif est possible dans certaines villes mais complexe, variable et soumis à des règles locales changeantes. Compter sur la retraite chinoise pour un expatrié de passage est rarement une stratégie fiable.

Pour les retraités déjà à la retraite, la pension française se perçoit en Chine, mais le contrôle des changes complique la gestion : le plafond annuel de conversion de devises et les justifications requises rendent le rapatriement et l'usage des fonds moins fluides qu'ailleurs. La Chine est plus une destination d'expatriation active (cadres, entrepreneurs) qu'une destination de retraite, et le projet retraite y est nettement moins courant que sur la côte ibérique ou en Asie du Sud-Est.

Convention de totalisation

Pas de convention de totalisation : L'accord de sécurité sociale France-Chine de 2016 (en vigueur depuis 2017) n'est pas une convention de totalisation des périodes. Il vise l'exemption de double cotisation pour les travailleurs détachés sur l'assurance vieillesse de base et l'assurance chômage. Les périodes cotisées en Chine ne s'additionnent donc pas avec les trimestres CNAV pour le calcul de la retraite française. La cotisation à la CFE reste recommandée pour valider des trimestres.

Système de retraite local

Système de retraite chinois fragmenté entre régimes urbains des salariés, régimes ruraux et résidentiels. Les salariés étrangers cotisent en principe à l'assurance vieillesse de base. Cotisation salarié d'environ 8 % du salaire (plafonné selon la ville). Les droits accumulés sont difficilement exportables et le remboursement des cotisations au départ définitif est complexe et variable selon les villes.

Impact fiscal sur la pension

Un accord de sécurité sociale France-Chine existe (signé en 2016, en vigueur depuis 2017) mais il vise principalement l'exemption de double cotisation pour les travailleurs détachés sur l'assurance vieillesse de base et l'assurance chômage. Ce n'est pas une convention de totalisation des trimestres : les périodes cotisées en Chine ne s'additionnent pas avec les trimestres CNAV pour le calcul de la retraite française. La cotisation à la CFE reste donc recommandée pour préserver les droits retraite.