Chine
Données vérifiées en Asie · Asie de l'Est

Chine

Puissance économique, Shanghai et Pékin pour cadres et entrepreneurs

Capitale
Pékin
Population
1 410 M
Devise
CNY
Langue principale
Mandarin

En un coup d'œil

6 indicateurs clés notés de 1 à 10

Coût de la vie6/10
Fiscalité5/10
Qualité de vie6/10
Facilité d'installation4/10
Sécurité8/10
Présence française7/10
02Visa & titre de séjour

Quel visa pour s'installer dans ce pays ?

La Chine n'a pas de libre circulation ni de visa retraite ou digital nomad. Pour s'y installer, un Français passe presque toujours par le visa Z (travail), assorti d'un permis de travail et d'un permis de résidence. Les autres voies sont le visa Q (regroupement familial avec un résident chinois) et le visa X (études). L'installation suppose donc un projet professionnel structuré et un employeur ou une entreprise locale.

Salarié

Visa Z (travail) + permis de travail + permis de résidence

Durée

12 mois

  • Offre d'emploi d'un employeur chinois agréé pour embaucher des étrangers
  • Work Permit Notification puis Foreigner's Work Permit (système à points A/B/C)
  • Diplôme et expérience professionnelle vérifiés et légalisés
  • Examen médical en Chine, casier judiciaire apostillé
  • Conversion du visa Z en permis de résidence dans les 30 jours suivant l'arrivée
Délai estimé
30–90 jours
Coût total
300–800 €

La voie principale pour s'installer en Chine. Le permis de travail est classé A (talents de haut niveau), B (professionnels qualifiés) ou C (travailleurs ordinaires, quota). La majorité des cadres expatriés français relèvent de la catégorie B. Le permis est lié à l'employeur : changer d'entreprise impose une nouvelle procédure.

Investisseur

Permis de résidence pour dirigeants et investisseurs

Durée

12 mois

  • Création ou direction d'une société à capitaux étrangers (WFOE) en Chine
  • Représentant légal ou cadre dirigeant de la structure
  • Documentation d'investissement et enregistrement auprès des autorités locales
  • Examen médical et casier judiciaire apostillé
Délai estimé
60–120 jours
Coût total
500–2000 €

Voie pour les entrepreneurs qui montent une structure en Chine (WFOE, Wholly Foreign-Owned Enterprise). Suppose un vrai projet économique et un accompagnement juridique local. La Chine a aussi un permis de résidence permanente (la fameuse green card chinoise) mais il reste difficile à obtenir.

Étudiant

Visa X (études)

Durée

12 mois

  • Admission dans une université ou un établissement chinois agréé
  • Visa X1 (plus de 180 jours) ou X2 (moins de 180 jours)
  • Justificatif de ressources et de logement
  • Examen médical pour les longs séjours
Délai estimé
15–45 jours
Coût total
150–400 €

Voie d'entrée fréquente pour apprendre le mandarin avant de basculer vers un visa de travail. De nombreux Français passent par une année universitaire ou linguistique avant de s'installer professionnellement.

Ambassade en France

Ambassade de la République populaire de Chine en France

20 rue Monsieur, 75007 Paris

Site officiel +33 1 49 52 19 50

Registre des Français à l'étranger

Recommandé

Inscription au registre des Français établis hors de France facultative mais fortement recommandée en Chine, auprès du Consulat général de France compétent (Pékin, Shanghai, Canton, Wuhan, Chengdu, Shenyang).

  • Carte consulaire et accès aux services consulaires dans un pays vaste
  • Vote aux élections françaises depuis l'étranger
  • Bourses scolaires pour les lycées français (Shanghai, Pékin notamment)
  • Alerte du consulat en cas de crise sanitaire ou politique
Procédure officielle

Visa Z et permis de travail : la seule vraie porte d'entrée

La Chine ne connaît ni libre circulation, ni visa retraite, ni visa digital nomad. Pour un Français, l'installation passe presque toujours par le visa Z, le visa de travail, adossé à un permis de travail et à un permis de résidence. C'est une différence majeure avec les destinations européennes ou latino-américaines : sans projet professionnel structuré et sans employeur ou société locale, il n'existe pas de voie simple pour s'installer durablement.

La procédure est séquencée. L'employeur chinois doit d'abord obtenir une autorisation d'embauche d'étranger et une Work Permit Notification. Le futur résident demande ensuite le visa Z auprès du consulat de Chine en France, entre en Chine, passe un examen médical, obtient son Foreigner's Work Permit, puis convertit son visa en permis de résidence dans les 30 jours suivant l'arrivée. L'ensemble prend généralement un à trois mois.

Le permis de travail est classé selon un système à points : catégorie A pour les talents de haut niveau (salaires élevés, profils stratégiques), catégorie B pour les professionnels qualifiés (la majorité des cadres expatriés français), catégorie C pour les travailleurs ordinaires soumis à quota. La catégorie conditionne la facilité d'obtention et de renouvellement. Diplômes et expérience doivent être légalisés et parfois traduits par un organisme agréé.

Point structurant : le permis est lié à l'employeur. Changer d'entreprise impose une nouvelle procédure complète, ce qui réduit la mobilité professionnelle des expatriés. La résidence permanente chinoise, la green card, existe mais reste réputée difficile à obtenir, réservée à des profils très spécifiques (investisseurs majeurs, conjoints de citoyens chinois de longue date, talents exceptionnels).

03Fiscalité

Fiscalité personnelle dans ce pays

La fiscalité chinoise des expatriés repose sur deux piliers à connaître absolument : la règle des six ans, qui détermine quand les revenus mondiaux deviennent imposables en Chine, et les avantages en nature exonérés (logement, scolarité, etc.) prolongés jusqu'au 31 décembre 2027. La convention fiscale France-Chine de 2013 encadre l'ensemble et évite la double imposition.

Avertissement fiscal

La fiscalité chinoise des étrangers est technique et évolue (la prolongation des avantages exonérés jusqu'en 2027 en est un exemple). Le contrôle des changes complique par ailleurs la sortie de capitaux. Toute décision doit être validée par un fiscaliste maîtrisant le droit chinois (State Taxation Administration) et le droit français. Sources retenues : BOFIP BOI-INT-CVB-CHN, State Taxation Administration, China Briefing, CLEISS.

Convention bilatérale France / Chine

Convention existante

Convention fiscale France-Chine signée à Pékin le 26 novembre 2013, en vigueur depuis le 28 décembre 2014 et applicable au 1er janvier 2015 (elle remplace la convention de 1984). Elle évite la double imposition selon le modèle OCDE et organise les règles de résidence, l'imposition des salaires, pensions, dividendes, intérêts, redevances et plus-values.

Texte officiel (impots.gouv.fr)

Impôt sur le revenu

Impôt sur le revenu des personnes physiques (IIT) progressif de 3 % à 45 % sur les revenus du travail. Abattement standard de 60 000 CNY par an (environ 7 800 €). Règle des six ans : un expatrié non-domicilié n'est imposé sur ses revenus mondiaux qu'après six années consécutives de résidence fiscale (plus de 183 jours par an). Avant ce seuil, seuls les revenus de source chinoise et les revenus étrangers payés par une entité chinoise sont imposés.

Tranche jusqu'àTaux
4 700 €3 %
18 700 €10 %
39 000 €20 %
54 600 €25 %
85 800 €30 %
124 800 €35 %
Au-delà45 %

Plus-values mobilières

Plus-values mobilières imposées à 20 % en règle générale pour les résidents fiscaux. Exonération sur les plus-values d'actions cotées aux bourses chinoises (Shanghai, Shenzhen) sous conditions, dans le cadre de mesures de soutien aux marchés.

Plus-values immobilières

Plus-values immobilières imposées soit à 20 % de la plus-value nette, soit à 1 à 2 % du prix de cession selon la documentation disponible. La propriété immobilière par les étrangers est encadrée : en général un seul bien à usage de résidence, après une période de résidence.

Impôt sur la fortune

Pas d'impôt sur la fortune en Chine au sens de l'IFI français. Aucune taxe annuelle généralisée sur le patrimoine, même si des taxes immobilières locales pilotes existent dans certaines villes (Shanghai, Chongqing).

Droits de succession

Pas de droits de succession en Chine à ce jour. Le pays n'a pas instauré d'impôt sur les successions, ce qui constitue un avantage patrimonial, à nuancer par la complexité de transférer des actifs hors de Chine en raison du contrôle des changes.

Exit tax

Applicable

L'exit tax française s'applique au moment du transfert de domicile fiscal hors de France si vous détenez plus de 800 000 € de participations ou plus de 50 % d'une société. La Chine étant hors UE et hors EEE, le sursis automatique ne joue pas : il faut le demander expressément et constituer des garanties (nantissement, caution bancaire) à hauteur de l'impôt dû. Sans garanties, l'exit tax est exigible immédiatement au départ.

Impact retraite

Un accord de sécurité sociale France-Chine existe (signé en 2016, en vigueur depuis 2017) mais il vise principalement l'exemption de double cotisation pour les travailleurs détachés sur l'assurance vieillesse de base et l'assurance chômage. Ce n'est pas une convention de totalisation des trimestres : les périodes cotisées en Chine ne s'additionnent pas avec les trimestres CNAV pour le calcul de la retraite française. La cotisation à la CFE reste donc recommandée pour préserver les droits retraite.

Risque de double imposition

Risque encadré par la convention de 2013. Méthode retenue : crédit d'impôt côté français, l'impôt chinois payé sur les revenus de source chinoise donne droit à un crédit d'impôt imputable sur l'impôt français correspondant. Les revenus de source française (loyers, plus-values immobilières françaises) restent imposables en France selon la convention.

La règle des six ans : le mécanisme central pour les expatriés

La règle des six ans est le concept fiscal le plus important à comprendre pour un Français en Chine. Un expatrié considéré comme non-domicilié en Chine n'est imposé sur ses revenus mondiaux qu'après six années consécutives de résidence fiscale, c'est-à-dire six années pendant lesquelles il a passé plus de 183 jours par an en Chine. Avant d'atteindre ce seuil, seuls ses revenus de source chinoise et les revenus étrangers payés ou supportés par une entité chinoise sont imposables en Chine.

Ce mécanisme offre une fenêtre d'optimisation importante. Tant que le compteur des six ans n'est pas atteint, les revenus de source étrangère non payés par une entité chinoise (dividendes français, loyers, revenus d'une activité hors Chine) échappent à l'IIT chinois. Le compteur peut par ailleurs être remis à zéro : une absence de plus de 30 jours consécutifs hors de Chine au cours d'une année interrompt la continuité et réinitialise le décompte. De nombreux expatriés organisent ainsi leur présence pour ne jamais basculer sur l'imposition mondiale.

L'impôt sur le revenu (IIT) est progressif de 3 % à 45 %, avec un abattement standard de 60 000 yuans par an, soit environ 7 800 euros. Le taux marginal de 45 % s'applique au-delà d'environ 960 000 yuans annuels (environ 125 000 euros). Le barème est appliqué sur une base annualisée pour les revenus du travail global, avec des prélèvements mensuels ajustés.

La convention France-Chine de 2013, en vigueur depuis 2015, encadre l'ensemble et évite la double imposition par la méthode du crédit d'impôt. Comme toujours, le visa et la résidence administrative ne suffisent pas à éteindre la résidence fiscale française : tant que les critères de l'article 4 B du CGI sont remplis en France, l'administration française peut maintenir l'imposition mondiale, et c'est la convention qui départage.

Avantages en nature exonérés jusqu'en 2027 : un levier majeur

Le second pilier de la fiscalité expatriée chinoise est le régime des avantages en nature exonérés. Les expatriés non-domiciliés résidant plus de 183 jours par an peuvent bénéficier de l'exonération d'IIT sur huit catégories d'avantages versés par l'employeur : loyer du logement, frais de scolarité des enfants, frais de formation linguistique, frais de repas, frais de blanchisserie, frais de déménagement, frais de voyages d'affaires, et frais de voyage retour au pays d'origine (home leave, jusqu'à deux voyages par an).

Ce dispositif, qui devait expirer fin 2023, a été prolongé jusqu'au 31 décembre 2027 par une annonce conjointe du ministère du Commerce et de la State Taxation Administration. C'est un avantage substantiel : pour un cadre expatrié dont l'employeur prend en charge le logement et la scolarité des enfants dans un lycée international (souvent plusieurs dizaines de milliers d'euros par an), l'exonération réduit fortement l'assiette imposable.

La contrepartie est documentaire et plafonnée. Chaque avantage doit correspondre à une dépense réelle, justifiée par une facture (fapiao) ou un justificatif de paiement, et d'un montant jugé raisonnable par l'administration. En pratique, une proportion inférieure à 30 à 35 % du salaire mensuel est considérée comme raisonnable pour ces avantages cumulés. Une structuration soignée du package de rémunération, négociée avec l'employeur, est donc déterminante pour optimiser la fiscalité.

Ce régime renforce l'attractivité de la Chine pour les cadres en mission, mais il est temporaire : son maintien au-delà de 2027 n'est pas garanti et dépendra des arbitrages du gouvernement chinois. Tout projet d'expatriation de moyen terme doit intégrer l'hypothèse d'une fin du dispositif, qui ferait nettement remonter l'imposition effective des packages expatriés.

Chine
04Banque & argent

Banque, devises et coût de la vie dans ce pays

La Chine est l'économie la plus avancée au monde en matière de paiement mobile : WeChat Pay et Alipay sont omniprésents, le cash et la carte bancaire occidentale étant marginalisés. L'ouverture d'un compte local est nécessaire et conditionnée à un permis de résidence. Le contrôle des changes encadre strictement les mouvements de capitaux vers l'étranger.

Ouvrir un compte local

Modérée

3 jours

Documents requis

  • Passeport en cours de validité
  • Permis de résidence (résidence permit) lié au visa Z
  • Numéro de téléphone chinois (indispensable pour WeChat Pay / Alipay)
  • Justificatif de domicile et parfois contrat de travail
  • Présence physique en agence obligatoire

Banques locales recommandées

  • Bank of China (BOC)

    Banque la plus habituée aux étrangers, services en anglais dans les grandes villes, large réseau international.

  • ICBC

    Plus grande banque du monde par les actifs, réseau dense et application mobile complète.

  • China Merchants Bank (CMB)

    Banque privée réputée pour la qualité de son service et son application, appréciée des urbains et expatriés.

  • HSBC Chine

    Filiale internationale, utile pour les profils ayant déjà une relation HSBC ailleurs et pour les transferts internationaux.

Banque française : à conserver ou fermer ?

Conserver un compte français est indispensable, notamment en raison du contrôle des changes chinois qui complique la sortie de capitaux. Les revenus français (loyers, placements) se gèrent depuis la France. Vérifier la politique de votre banque sur les non-résidents en Asie. Déclarer le compte chinois via le formulaire 3916. Un numéro de téléphone chinois est requis pour activer WeChat Pay et Alipay, eux-mêmes indispensables au quotidien.

Transferts d'argent EUR ↔ CNY

Wise

Wise fonctionne de manière limitée avec la Chine en raison du contrôle des changes. Les transferts entrants sont possibles mais les sorties de fonds depuis la Chine sont strictement encadrées par la SAFE (State Administration of Foreign Exchange).

Revolut

Revolut est utile comme carte multidevise pour les voyages, mais ne remplace pas un compte chinois et les wallets WeChat Pay / Alipay pour la vie quotidienne.

Banque classique

Les transferts sortants de Chine sont soumis à un plafond annuel de conversion de devises (environ 50 000 USD par personne et par an) et à une justification stricte. C'est l'une des contraintes majeures de l'expatriation en Chine : anticiper la remontée des revenus vers la France est essentiel.

Coût de la vie · Shanghai

Indice Paris = 100 · Ici : 70

Loyer studio centre

900 CNY/mois

Loyer T2

1 500 CNY/mois

Loyer T3 familial

2 200 CNY/mois

Loyer T2, Pékin

1 400 CNY/mois

Courses mensuelles

350 CNY

Transports mensuels

30 CNY

Repas midi

6 CNY

Dîner restaurant

18 CNY

Devise : Yuan renminbi (CNY) · 1 EUR ≈ 0.13 CNY

Paiement mobile, compte local et contrôle des changes

La Chine est l'économie la plus dématérialisée au monde sur les paiements. WeChat Pay (Weixin) et Alipay règlent quasiment tout : restaurants, taxis, marchés, services publics, distributeurs automatiques. Le cash est marginalisé et les cartes bancaires occidentales sont souvent refusées hors hôtels et grands magasins. La première priorité d'un expatrié est donc d'obtenir un numéro de téléphone chinois, puis d'ouvrir un compte local pour alimenter ces wallets, devenus indispensables au quotidien.

L'ouverture d'un compte bancaire est relativement rapide une fois le permis de résidence obtenu. Bank of China, ICBC, China Merchants Bank et HSBC Chine sont les acteurs les plus habitués aux étrangers, avec des services en anglais dans les grandes villes. La présence physique en agence est obligatoire, et un justificatif de domicile et le permis de résidence sont systématiquement demandés.

Le point le plus contraignant est le contrôle des changes. La sortie de fonds depuis la Chine est strictement encadrée par la SAFE (State Administration of Foreign Exchange) : un plafond annuel de conversion de devises d'environ 50 000 dollars par personne s'applique, avec justification de l'origine et de la destination des fonds. Pour un expatrié qui veut rapatrier ses économies vers la France, c'est une contrainte majeure à anticiper, parfois bien plus structurante que le niveau d'imposition.

Conserver un compte français est donc indispensable, à la fois pour gérer les revenus de source française et pour disposer d'une base financière hors de Chine. Beaucoup d'expatriés organisent leur rémunération en partie en Chine (pour la vie locale) et en partie hors de Chine (pour l'épargne), ce qui suppose une négociation avec l'employeur et un conseil sur la structuration du package.

05Santé & protection sociale

Quelle couverture santé dans ce pays ?

La Chine dispose d'un système de santé public à plusieurs vitesses et d'un secteur privé international de très bon niveau dans les grandes villes, mais coûteux. Les expatriés s'appuient quasi systématiquement sur une assurance santé internationale donnant accès aux cliniques privées (United Family, ParkwayHealth, Raffles) où l'on est soigné en anglais.

Accord de sécurité sociale

Oui

Accord de sécurité sociale France-Chine signé le 31 octobre 2016, en vigueur depuis le 1er novembre 2017. Il vise principalement l'exemption de double cotisation pour les travailleurs détachés, sur l'assurance vieillesse de base et l'assurance chômage. Ce n'est pas une convention de totalisation des périodes : les trimestres cotisés en Chine ne s'additionnent pas avec ceux de la CNAV. La CFE reste donc pertinente pour la retraite.

Caisse des Français de l'Étranger (CFE)

Pertinente

250600/ mois

  • Maintien du rattachement à la Sécurité sociale française
  • Validation de trimestres retraite via l'option dédiée, l'accord 2016 ne totalisant pas les périodes
  • Couverture utile pour les soins lors des retours en France
  • Complément à une assurance santé internationale pour les soins en Chine

Système de santé local

6/10

Consultation : ≈ 60 €

Les salariés étrangers cotisent au système de sécurité sociale chinois (assurance maladie incluse), mais l'accès aux hôpitaux publics se heurte à la barrière de la langue, à la surfréquentation et à des standards variables. La quasi-totalité des expatriés souscrit une assurance santé internationale donnant accès aux cliniques privées internationales (Beijing United Family, ParkwayHealth à Shanghai, Raffles Medical), où l'on est soigné en anglais avec des standards occidentaux. Coût des consultations privées internationales : 60 à 150 € en moyenne.

Numéros d'urgence

  • Police110
  • Ambulance120
  • Pompiers119
  • Consulat général de France (Shanghai)+86 21 6103 2200

Assurances santé recommandées

Assurance santé internationale (Cigna, April International, Allianz Care)

Accès aux cliniques privées internationales (United Family, ParkwayHealth), soins en anglais, indispensable pour la plupart des expatriés.

CFE complétée

Maintien du rattachement français et validation des trimestres retraite, à coupler avec une assurance locale ou internationale.

Assurance maladie chinoise (pour les salariés cotisants)

Couverture de base via les cotisations sociales, utile en complément mais insuffisante seule pour un standard international.

Vaccins recommandés

  • Vaccins de routine à jour (DT-Polio, ROR, hépatites A et B)
  • Encéphalite japonaise et rage recommandées pour certains séjours ruraux ou prolongés
  • Aucun vaccin obligatoire à l'entrée en règle générale

Cliniques internationales, assurance et accord limité de 2016

Le système de santé chinois fonctionne à plusieurs vitesses. Les hôpitaux publics offrent des soins à coût modéré, mais l'expérience est souvent difficile pour un étranger : barrière de la langue, files d'attente, surfréquentation, et standards de qualité très variables d'un établissement à l'autre. C'est pourquoi la quasi-totalité des expatriés français s'appuie sur le secteur privé international.

Les grandes villes disposent de cliniques internationales de très bon niveau : Beijing United Family Hospital, ParkwayHealth et Jiahui à Shanghai, Raffles Medical, où l'on est soigné en anglais avec des standards occidentaux. Le revers est le coût : une consultation y revient à 60 à 150 euros, une hospitalisation peut atteindre des montants très élevés. Une assurance santé internationale (Cigna, April International, Allianz Care) est donc une nécessité, pas une option, pour accéder à ces structures sans se ruiner.

Les salariés étrangers cotisent au système de sécurité sociale chinois, qui inclut une assurance maladie de base. Cette couverture est utile mais insuffisante pour un standard international : elle oriente vers les hôpitaux publics et ne couvre pas les cliniques internationales. La combinaison la plus courante est donc cotisation locale obligatoire plus assurance internationale privée.

Sur la retraite et la sécurité sociale, l'accord France-Chine de 2016 (en vigueur depuis 2017) est souvent mal compris. Il évite la double cotisation des travailleurs détachés sur l'assurance vieillesse de base et l'assurance chômage, mais il ne totalise pas les périodes : les années cotisées en Chine ne comptent pas pour la retraite française. La Caisse des Français de l'Étranger reste donc l'outil pertinent pour valider des trimestres et préserver les droits retraite pendant l'expatriation chinoise.

06Vie pratique

Au quotidien dans ce pays

Logement, transport, langue, climat, sécurité et connectivité : le détail du quotidien.

Logement

Studio Shanghai/Pékin centre : 700-1 100 €. T2 Shanghai (ex-concession française, Jing'an) : 1 200-2 000 €. T2 Pékin (Chaoyang, Sanlitun) : 1 100-1 800 €. T2 villes secondaires (Chengdu, Wuhan, Hangzhou) : 500-900 €. Marché variable selon les quartiers d'affaires et la proximité des écoles internationales.

Plateformes

Caution : Caution généralement de trois mois de loyer, paiement souvent trimestriel d'avance. Passer par une agence est la norme, avec une commission équivalente à environ un mois de loyer.

Transport

Sans voiture possibleTransports en commun : 9/10

Permis : Le permis français n'est pas reconnu en Chine. Conduire exige l'obtention d'un permis chinois, via un examen théorique (possible en français ou en anglais dans certaines villes). En pratique, peu d'expatriés conduisent : les métros, taxis (via DiDi) et VTC sont excellents et bon marché dans les grandes villes.

Langue

Anglais : 3/10

Présence française importante et ancienne, surtout à Shanghai (ex-concession française) et Pékin. Le Lycée français de Shanghai est l'un des plus grands établissements français du monde hors de France. L'anglais reste limité hors des milieux internationaux et de la jeunesse urbaine éduquée : le mandarin est indispensable pour la vie quotidienne hors des bulles expatriées.

Climat

Climat extrêmement varié selon les régions. Pékin : continental, étés chauds et humides, hivers froids et secs, épisodes de pollution. Shanghai : subtropical humide, étés chauds et lourds, hivers doux et humides. Sud (Canton, Shenzhen) : subtropical à tropical, chaud et humide une grande partie de l'année.

Pékin : Janvier -3°C / Avril 14°C / Juillet 27°C / Octobre 13°C. Shanghai : Janvier 5°C / Avril 15°C / Juillet 28°C / Octobre 19°C. Qualité de l'air variable selon les villes et les saisons.

Sécurité

Indice : 8/10
  • La criminalité de rue est très faible, la Chine est l'un des pays les plus sûrs au monde de ce point de vue
  • La surveillance est omniprésente (caméras, reconnaissance faciale) : le revers de cette sécurité
  • Un VPN est nécessaire pour accéder à Google, WhatsApp, Instagram, et la plupart des services occidentaux (Great Firewall)
  • Toujours avoir son passeport ou une copie : les contrôles d'identité sont fréquents
  • Respecter scrupuleusement les règles relatives au visa et à l'enregistrement de résidence au poste de police local

Internet & télécoms

Qualité : 6/10eSIM disponible

Opérateurs recommandés

China Mobile · China Unicom · China Telecom

Great Firewall, WeChat et vie quotidienne ultra-connectée

Vivre en Chine, c'est entrer dans un écosystème numérique parallèle. Le Great Firewall bloque l'accès à Google (moteur, Gmail, Maps), WhatsApp, Instagram, Facebook, et la plupart des services occidentaux. Un VPN est en pratique indispensable pour conserver l'accès à ces outils, bien que leur statut juridique soit ambigu. À l'inverse, l'écosystème chinois est d'une efficacité redoutable : WeChat sert à la fois de messagerie, de réseau social, de portefeuille de paiement, de plateforme de services et d'identité numérique.

Le paiement mobile via WeChat Pay et Alipay est omniprésent au point que le cash et les cartes étrangères sont marginalisés. Cette dématérialisation rend la vie quotidienne extrêmement fluide une fois le système maîtrisé, mais crée une dépendance forte au smartphone et à un numéro de téléphone chinois. Les transports urbains sont excellents : les métros de Shanghai, Pékin, Canton et Shenzhen comptent parmi les plus modernes et étendus au monde, et les VTC via DiDi sont bon marché.

La barrière de la langue est le principal défi d'intégration. L'anglais reste peu pratiqué hors des milieux internationaux, et le mandarin est indispensable pour la vie quotidienne, les démarches administratives et les relations de voisinage. Les applications de traduction instantanée (dont Pleco et les fonctions intégrées de WeChat) aident, mais un apprentissage minimal du mandarin transforme l'expérience d'expatriation.

La sécurité au sens criminel est excellente : la Chine est l'un des pays où l'on se sent le plus en sécurité dans l'espace public, de jour comme de nuit. Le revers est une surveillance omniprésente (caméras, reconnaissance faciale, contrôles d'identité fréquents) et un cadre strict sur la liberté d'expression, notamment sur les sujets politiques sensibles. C'est un environnement à comprendre et à accepter avant de s'installer.

Chine
07Communauté française

Les Français dans ce pays

Chiffres officiels du registre consulaire, villes les plus prisées, associations et écoles françaises.

Inscrits au registre (source MAE, 2024)

25 000

Communauté réelle estimée 30 à 60 % supérieure (non-inscrits).

  • Shanghai12 000
  • Pékin5 000
  • Canton / Shenzhen3 000
  • Chengdu / Wuhan / Hangzhou2 000

Associations & réseaux

  • UFE Chine

    Section chinoise de l'Union des Français de l'Étranger, événements et entraide à Shanghai et Pékin.

  • Chambre de Commerce et d'Industrie France Chine (CCI France Chine)

    Réseau professionnel franco-chinois très actif, accompagnement des entreprises et des cadres.

  • Alliance Française

    Réseau culturel et linguistique français présent dans de nombreuses villes chinoises.

Groupes & forums

  • Français à ShanghaiWeChat / Facebook
  • Français à PékinWeChat / Facebook
  • Bonjour Shanghai (communauté francophone)WeChat

Écoles françaises

  • Lycée Français de Shanghai (LFS)

    Shanghai

  • Lycée Français International de Pékin (LFIP)

    Pékin

  • École française de Canton et établissements partenaires

    Canton / Shenzhen

Une communauté française dense, structurée par l'entreprise et l'école

La Chine accueille l'une des plus importantes communautés françaises d'Asie, estimée à plusieurs dizaines de milliers de personnes selon les données consulaires 2024, concentrée surtout à Shanghai et Pékin. Shanghai, avec son ancienne concession française et son statut de capitale économique, abrite la plus grande communauté française du pays. Cette présence est ancienne et fortement structurée autour des grandes entreprises françaises implantées en Chine (luxe, automobile, agroalimentaire, énergie, aéronautique, finance).

Le réseau scolaire français est l'un des plus développés au monde. Le Lycée Français de Shanghai est l'un des plus grands établissements français hors de France, avec plusieurs milliers d'élèves, complété par le Lycée Français International de Pékin et des écoles à Canton et Shenzhen. Pour les familles, ce réseau est un facteur déterminant d'installation, à anticiper en raison de la demande et des frais de scolarité élevés (souvent pris en charge partiellement par l'employeur dans le cadre du package expatrié).

Le profil dominant de la communauté française en Chine est professionnel et familial : cadres en mission, entrepreneurs, ingénieurs, professionnels du commerce international. La Chambre de Commerce et d'Industrie France Chine (CCI France Chine) est très active et constitue un point d'entrée incontournable pour le réseautage professionnel. La vie sociale francophone s'organise largement via WeChat, l'application omniprésente en Chine, et autour de l'Alliance Française.

L'expatriation chinoise a connu des évolutions marquées : forte croissance dans les années 2000-2010, puis recul pendant la période des restrictions sanitaires strictes de 2020-2022, et stabilisation depuis la réouverture. La communauté est aujourd'hui plus resserrée mais reste l'une des plus dynamiques d'Asie, soutenue par l'importance des échanges économiques franco-chinois.

08Retraite & droits sociaux

Retraite, chômage et droits sociaux dans ce pays

L'expatriation a des conséquences directes sur vos droits français. Voici ce qu'il faut savoir.

Convention de totalisation

Aucune

L'accord de sécurité sociale France-Chine de 2016 (en vigueur depuis 2017) n'est pas une convention de totalisation des périodes. Il vise l'exemption de double cotisation pour les travailleurs détachés sur l'assurance vieillesse de base et l'assurance chômage. Les périodes cotisées en Chine ne s'additionnent donc pas avec les trimestres CNAV pour le calcul de la retraite française. La cotisation à la CFE reste recommandée pour valider des trimestres.

Système de retraite local

Système de retraite chinois fragmenté entre régimes urbains des salariés, régimes ruraux et résidentiels. Les salariés étrangers cotisent en principe à l'assurance vieillesse de base. Cotisation salarié d'environ 8 % du salaire (plafonné selon la ville). Les droits accumulés sont difficilement exportables et le remboursement des cotisations au départ définitif est complexe et variable selon les villes.

Impact assurance chômage

L'accord de 2016 couvre l'assurance chômage pour l'exemption de double cotisation des détachés. Les droits Pôle Emploi français ne sont pas transférables vers la Chine via le formulaire U2, ce mécanisme étant réservé à l'UE. Les salariés étrangers cotisent à l'assurance chômage chinoise mais les droits sont peu adaptés aux carrières d'expatriés.

Congés maternité / paternité

Congé maternité chinois variable selon les provinces (généralement 98 jours au minimum, étendu dans certaines régions). Pour un Français exerçant en Chine, le régime local s'applique sans coordination avec la France au-delà de l'accord d'exemption de cotisation.

Préserver ses droits français

  • Cotiser à la CFE pour la branche retraite : l'accord 2016 ne totalise pas les périodes, la CFE est le seul outil de validation des trimestres
  • Conserver le PEA, PER et assurance-vie en France, gérables à distance
  • Anticiper le contrôle des changes : rapatrier régulièrement l'épargne dans la limite du plafond annuel
  • Demander un relevé de carrière avant le départ et signaler le changement de pays à la CNAV
  • Renvoyer chaque année le certificat de vie pour les retraités déjà à la retraite percevant une pension française

Retraite en Chine : un accord limité et le piège du change

L'accord de sécurité sociale France-Chine signé en 2016 et en vigueur depuis 2017 est souvent surinterprété. Il s'agit d'un accord d'exemption de double cotisation pour les travailleurs détachés, portant sur l'assurance vieillesse de base et l'assurance chômage. Il évite qu'un détaché cotise simultanément dans les deux pays sur ces branches. Mais il ne s'agit pas d'une convention de totalisation des périodes comme le règlement européen 883/2004.

La conséquence est directe : les années cotisées en Chine ne s'additionnent pas avec les trimestres CNAV pour atteindre le taux plein de la retraite française. Pour un actif qui passe plusieurs années en Chine, ces années peuvent donc être perdues pour la retraite française si rien n'est fait. La Caisse des Français de l'Étranger reste l'outil de référence pour valider des trimestres via son option vieillesse, à enclencher dès le départ.

Les droits à la retraite accumulés localement par les salariés étrangers en Chine sont par ailleurs difficiles à mobiliser. Le remboursement des cotisations sociales au moment du départ définitif est possible dans certaines villes mais complexe, variable et soumis à des règles locales changeantes. Compter sur la retraite chinoise pour un expatrié de passage est rarement une stratégie fiable.

Pour les retraités déjà à la retraite, la pension française se perçoit en Chine, mais le contrôle des changes complique la gestion : le plafond annuel de conversion de devises et les justifications requises rendent le rapatriement et l'usage des fonds moins fluides qu'ailleurs. La Chine est plus une destination d'expatriation active (cadres, entrepreneurs) qu'une destination de retraite, et le projet retraite y est nettement moins courant que sur la côte ibérique ou en Asie du Sud-Est.

09Erreurs à éviter

Les pièges à éviter dans ce pays

Les erreurs les plus fréquentes commises par les Français qui s'installent, directement issues de témoignages et retours d'expatriés.

  1. 01

    Ignorer la règle des six ans et mal organiser sa présence

    Beaucoup d'expatriés ne connaissent pas la règle des six ans qui détermine quand les revenus mondiaux deviennent imposables en Chine, ni le fait qu'une absence de plus de 30 jours consécutifs réinitialise le compteur.

    Conséquence

    Basculement non anticipé vers l'imposition mondiale chinoise, fiscalité bien plus lourde que prévu sur les revenus étrangers.

    Solution

    Comprendre la règle des six ans avec un fiscaliste avant et pendant l'expatriation. Organiser sa présence et ses absences en connaissance de cause.

  2. 02

    Sous-estimer le contrôle des changes

    La sortie de fonds depuis la Chine est plafonnée à environ 50 000 USD par personne et par an, avec justification stricte. Les expatriés découvrent souvent tardivement cette contrainte au moment de rapatrier leur épargne.

    Conséquence

    Fonds bloqués en Chine, difficulté à transférer l'épargne accumulée vers la France, perte d'opportunités d'investissement.

    Solution

    Anticiper la remontée régulière des revenus dans la limite du plafond annuel. Structurer une partie de la rémunération hors de Chine avec l'employeur.

  3. 03

    Compter sur le système public de santé sans assurance internationale

    Les hôpitaux publics chinois sont peu adaptés aux étrangers (langue, files, standards variables). Les cliniques internationales sont excellentes mais très coûteuses sans assurance.

    Conséquence

    Soins difficiles d'accès ou factures très élevées en cas d'hospitalisation dans une clinique internationale.

    Solution

    Souscrire une assurance santé internationale (Cigna, April, Allianz Care) dès l'arrivée, donnant accès aux cliniques internationales.

  4. 04

    Croire que l'accord de 2016 protège la retraite française

    L'accord de sécurité sociale France-Chine n'est qu'un accord d'exemption de double cotisation, pas une convention de totalisation. Les années cotisées en Chine ne comptent pas pour la retraite française.

    Conséquence

    Trimestres perdus pour la retraite française, décote au moment de la liquidation.

    Solution

    Cotiser à la CFE option vieillesse dès le départ pour valider les trimestres. L'accord 2016 ne suffit pas.

  5. 05

    Négliger la barrière de la langue et l'écosystème numérique

    L'anglais est peu pratiqué hors des milieux internationaux, et la vie quotidienne dépend entièrement de WeChat, Alipay et d'un numéro de téléphone chinois. Sans VPN, l'accès aux services occidentaux est bloqué.

    Conséquence

    Isolement, démarches bloquées, dépendance totale aux collègues ou aux services payants.

    Solution

    Apprendre les bases du mandarin, obtenir un numéro chinois et configurer WeChat Pay / Alipay dès l'arrivée. Installer un VPN avant le départ.

10Ressources & liens utiles

Toutes les sources et liens officiels

Pour aller plus loin et vérifier vos informations directement à la source.

11Questions fréquentes

Foire aux questions

Les questions les plus posées par les Français qui envisagent l'expatriation. Toutes les réponses sont structurées pour Google (Schema.org FAQPage).

  • Oui. La Chine n'a ni libre circulation, ni visa retraite, ni visa digital nomad. L'installation passe presque toujours par le visa Z (travail) adossé à un permis de travail et un permis de résidence, ce qui suppose un employeur chinois. Les autres voies sont le visa Q (famille) et le visa X (études).
  • Un expatrié non-domicilié en Chine n'est imposé sur ses revenus mondiaux qu'après six années consécutives de résidence fiscale (plus de 183 jours par an). Avant, seuls les revenus de source chinoise et les revenus étrangers payés par une entité chinoise sont imposés. Une absence de plus de 30 jours consécutifs au cours d'une année réinitialise le compteur.
  • Oui, jusqu'au 31 décembre 2027. Huit catégories d'avantages versés par l'employeur (logement, scolarité des enfants, formation linguistique, repas, blanchisserie, déménagement, voyages d'affaires, voyage retour au pays) sont exonérées d'IIT pour les non-domiciliés résidant plus de 183 jours par an, sous réserve de justificatifs et d'un montant raisonnable.
  • Pas pour la totalisation. L'accord de 2016 évite la double cotisation des détachés sur l'assurance vieillesse de base et le chômage, mais il ne totalise pas les périodes : les années cotisées en Chine ne comptent pas pour la retraite française. La CFE reste recommandée pour valider des trimestres.
  • Non, c'est encadré. Le contrôle des changes limite la conversion de devises à environ 50 000 USD par personne et par an, avec justification stricte. C'est l'une des contraintes majeures de l'expatriation en Chine, souvent plus structurante que le niveau d'imposition. Anticiper la remontée régulière des fonds est essentiel.
  • Rarement. L'anglais est peu pratiqué hors des milieux internationaux et de la jeunesse urbaine éduquée. Le mandarin est indispensable pour la vie quotidienne, les démarches et les relations de voisinage. Les applications de traduction aident, mais un apprentissage minimal du mandarin transforme l'expérience d'expatriation.
  • Selon les données consulaires 2024, plusieurs dizaines de milliers de Français sont inscrits, principalement à Shanghai (la plus grande communauté), Pékin, Canton et Shenzhen. La communauté est essentiellement professionnelle et familiale, structurée autour des entreprises françaises et du réseau scolaire français.

Étape suivante

Passer aux outils interactifs pour Chine.

Calculez votre salaire net dans ce pays ou comparez Chineà d'autres destinations selon vos priorités personnelles.