🇨🇷 Fiscalité · Costa Rica

La fiscalité Costa Rica pour un expatrié français

Le Costa Rica applique un système fiscal strictement territorial : seuls les revenus de source costaricienne sont soumis à l'impôt sur le revenu. Les revenus étrangers, salaires d'un employeur hors Costa Rica, dividendes de sociétés étrangères, pensions françaises, loyers de biens en France, sont intégralement exonérés d'impôt costaricien pour les résidents. C'est l'avantage fiscal majeur du pays pour les digital nomads, retraités et rentiers internationaux. Attention : la France ne dispose d'aucune convention bilatérale pour éviter la double imposition avec le Costa Rica. Pour le cadre général de la résidence fiscale, commun à toutes les destinations, voyez notre guide complet de la résidence fiscale.

Fiscalité territoriale, mais attention à l'absence de traité

Le Costa Rica applique une fiscalité territoriale : seuls les revenus de source costaricienne sont imposés. Les revenus de source étrangère, pensions, loyers français, dividendes, ne sont en principe pas imposés au Costa Rica. C'est l'atout fiscal central de la destination.

Mais il existe un point de vigilance majeur, souvent passé sous silence : il n'y a pas de convention fiscale bilatérale entre la France et le Costa Rica. Sans traité, la France peut continuer à vous imposer sur vos revenus mondiaux si elle vous considère encore comme résident fiscal français, et le risque de double imposition n'est pas neutralisé par un mécanisme conventionnel.

Concrètement, l'avantage territorial costaricien ne se concrétise pleinement que si la résidence fiscale française a été réellement et proprement quittée selon les critères français. Ce point est plus délicat qu'avec une destination couverte par un traité et doit impérativement être validé par un conseil avant le départ.

Convention fiscale bilatérale

Pas de convention bilatérale France-Costa Rica. Aucune convention fiscale bilatérale entre la France et le Costa Rica n'est en vigueur. Un accord d'échange de renseignements fiscaux a été signé le 16 décembre 2010 (en vigueur le 14 décembre 2011, décret n° 2012-55), mais il ne traite que la transparence fiscale et ne prévoit aucun mécanisme d'élimination de la double imposition. En l'absence de traité, un expatrié français dont la résidence fiscale n'est pas clairement rompue risque d'être imposé en France sur ses revenus mondiaux ET au Costa Rica sur ses revenus locaux.

Risque de double imposition

Risque élevé en l'absence de convention. La France peut continuer à imposer un expatrié sur ses revenus mondiaux si sa résidence fiscale n'est pas clairement rompue (foyer en France, conjoint resté en France, activité partiellement française, séjours > 183 jours/an en France). Le Costa Rica imposera de son côté ses revenus locaux. La rupture documentée et effective du domicile fiscal français est indispensable avant toute installation.

Plus-values et patrimoine

Mobilier : Aucune taxe sur les plus-values de cession de valeurs mobilières (actions, parts de fonds) de source étrangère. Les gains sur valeurs costariciennes sont soumis à une retenue à la source de 15 %. Immobilier : Plus-values immobilières taxées à 15 % pour les propriétés acquises après le 1er juillet 2019. Pour les propriétés plus anciennes, option entre 15 % sur la plus-value réelle ou forfait de 2,25 % sur le prix de vente total (souvent plus avantageux). Le droit de mutation (traspaso) est de 3,5 % à la charge de l'acheteur. Aucun impôt sur la fortune au Costa Rica. Le seul impôt récurrent sur le patrimoine est la taxe municipale sur les biens immobiliers (Impuesto sobre Bienes Inmuebles) : 0,25 % de la valeur cadastrale annuellement, très faible. Aucun droit de succession au Costa Rica. Les transmissions de patrimoine par héritage sont exemptées d'impôt, sous réserve du paiement des droits de registre et du traspaso. La transmission de société (actions) peut être avantageuse vs transfert immobilier direct.

Exit tax au départ de France

L'exit tax française (article 167 bis du CGI) s'applique si vous transférez votre domicile fiscal hors de France et détenez plus de 800 000 € de participations ou plus de 50 % d'une société. Le Costa Rica étant hors UE/EEE, aucun sursis automatique sans garantie n'est accordé. Deux options : paiement immédiat de la taxe sur les plus-values latentes, ou constitution d'une garantie bancaire équivalente. À anticiper impérativement 12 mois avant le départ.

À titre indicatif. Ces informations sont fournies à titre indicatif au 16 mai 2026. La fiscalité costaricienne évolue régulièrement (taux ajustés annuellement). En l'absence de convention fiscale France-Costa Rica, la situation personnelle de chaque expatrié est particulièrement complexe, consultez un avocat fiscaliste franco-costaricien avant tout départ. Méthode et sources sur notre page Notre méthode.