🇦🇪 Fiscalité · Dubaï
La fiscalité Dubaï pour un expatrié français
La fiscalité personnelle aux Émirats arabes unis est l'une des plus avantageuses au monde : zéro impôt sur le revenu, zéro impôt sur la fortune, zéro impôt sur les successions pour les non-citoyens. Mais attention : tout dépend de votre statut de résident fiscal. Pour le cadre général de la résidence fiscale, commun à toutes les destinations, voyez notre guide complet de la résidence fiscale.
0 % d'impôt personnel : la réalité et les limites
Dubaï n'applique aucun impôt sur le revenu des personnes physiques. Les salaires, les dividendes perçus localement, les plus-values mobilières et immobilières ne sont pas imposés, et il n'existe pas d'impôt local sur la fortune. C'est l'attrait fiscal central de l'émirat, et il est réel pour qui devient effectivement résident fiscal des Émirats.
La nuance est venue de la fiscalité des entreprises. Un impôt sur les sociétés de 9 % s'applique au-delà d'un seuil de bénéfice, avec des allègements pour les petites structures et un taux de 0 % pour les activités qualifiées en zone franche sous conditions. Pour un entrepreneur, la structuration de l'activité détermine donc le résultat fiscal réel, ce n'est plus un 0 % automatique côté société.
La convention fiscale entre la France et les Émirats arabes unis encadre la résidence et évite la double imposition lorsque la situation est correctement établie. Mais tout repose sur la solidité de la résidence émiratie : un dossier fragile côté français annule l'avantage.
Enfin, l'exit tax française peut s'appliquer au moment du départ si vous détenez des plus-values latentes importantes au-delà des seuils prévus. C'est un point à anticiper avec un conseil avant le déménagement.
Convention fiscale bilatérale
Une convention France-Dubaï existe. Convention France-EAU signée en 1989 et révisée en 1993. Elle attribue principalement le droit d'imposer au pays de résidence fiscale. Les revenus de source française (loyers, dividendes, salaires français) restent imposables en France.
Risque de double imposition
Risque modéré. Si vous gardez des liens forts avec la France (foyer familial, activité professionnelle, intérêts économiques principaux), l'administration fiscale française peut considérer que vous êtes encore résident fiscal français, ce qui rendrait imposables en France TOUS vos revenus mondiaux, même perçus à Dubaï.
Plus-values et patrimoine
Mobilier : Aucune imposition sur les plus-values mobilières (actions, crypto, fonds). Immobilier : Aucune imposition sur les plus-values immobilières aux EAU. Frais de transfert de 4 % à payer au Dubai Land Department lors de la vente. Aucun impôt sur la fortune immobilière ou globale aux EAU. Aucun droit de succession aux EAU pour les non-musulmans qui ont enregistré un testament au DIFC Wills Service. Sans testament, la charia s'applique par défaut.
Exit tax au départ de France
L'exit tax française (article 167 bis du CGI) s'applique si vous transférez votre domicile fiscal hors de France ET détenez plus de 800 000 € de participations OU plus de 50 % d'une société. Sursis automatique de paiement vers les EAU avec garantie pendant 2 à 15 ans selon la nature des titres.
À titre indicatif. Ces informations sont fournies à titre indicatif au 15 janvier 2025. La fiscalité émiratie évolue (corporate tax récente). Pour votre situation personnelle, consultez un avocat fiscaliste spécialisé en mobilité internationale avant tout départ. Méthode et sources sur notre page Notre méthode.
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