🇮🇱 Retraite · Israël
Prendre sa retraite Israël en tant que Français
Cette page réunit ce qui décide d'un projet de retraite Israël : le versement de votre pension française, la fiscalité applicable, la coordination des droits et la couverture santé. Pour le cadre général commun à toutes les destinations, voyez notre guide complet de la retraite à l'étranger.
Retraite en Israël : Aliyah Oleh Hadash, exonération 10 ans et convention 1965
L'Aliyah est l'une des combinaisons les plus avantageuses au monde pour un retraité français d'ascendance juive disposant d'un patrimoine financier significatif. Trois piliers se renforcent : le statut Oleh Hadash exonère totalement les revenus de source étrangère (pensions françaises, dividendes, intérêts, loyers à l'étranger) pendant 10 ans après l'Aliyah ; la convention de sécurité sociale de 1965 permet la totalisation Bituach Leumi/CNAV (l'une des plus anciennes conventions bilatérales) ; l'absence de droits de succession depuis 1981 sécurise la transmission patrimoniale aux enfants.
Concrètement, pour un retraité français avec une pension CNAV de 30 000 € par an, une assurance-vie générant 20 000 € de revenus, des loyers locatifs en France de 25 000 € par an, soit 75 000 € de revenus annuels de source étrangère, l'économie d'impôt israélien sur 10 ans peut atteindre plusieurs centaines de milliers d'euros par rapport au régime fiscal israélien classique. C'est l'un des dispositifs fiscaux les plus puissants au monde, encadré par la Section 14 du code des impôts israélien (réforme 2008).
Côté santé, l'affiliation à une Kupat Holim est automatique dès l'arrivée pour les Olim Hadashim, sans période de carence. Le système de santé israélien est l'un des meilleurs au monde (Sheba, Hadassah, Tel Aviv Sourasky), particulièrement en cancérologie et cardiologie. La CFE reste recommandée pour les retours en France et le confort de gestion, mais n'est pas strictement nécessaire grâce à la convention bilatérale.
Pour les pôles retraite, Netanya (front de mer, 'Petite France', communauté massive de juifs francophones séfarades) et Ashdod (plus accessible financièrement) sont les destinations les plus populaires. Certains quartiers de Jérusalem (Givat Mordehaï, Rehavia) et de Tel Aviv (Florentin) accueillent également des communautés de retraités français. Le défi à intégrer est le contexte sécuritaire géopolitique structurel d'Israël, particulièrement marqué depuis octobre 2023.
Convention de totalisation
Une convention existe : Convention de sécurité sociale France-Israël signée le 17 décembre 1965, en vigueur (CLEISS). C'est l'une des plus anciennes conventions bilatérales de sécurité sociale de la France. Totalisation des périodes d'assurance accomplies en France (CNAV) et en Israël (Bituach Leumi) pour la retraite. Aucune année cotisée n'est perdue.
Système de retraite local
Régime israélien à 2 piliers : pension publique de base (Kitsbat Zikna) versée par la Bituach Leumi à partir de l'âge légal (67 ans hommes, 64-67 ans femmes selon la cohorte), et pension professionnelle obligatoire (Pensia Tsumat) à capitalisation, avec contribution salarié 6 % + employeur 6,5 % + provision sécurité sociale. Les Olim Hadashim retraités bénéficient de l'exonération 10 ans sur les revenus étrangers (y compris pensions françaises), ce qui rend l'Aliyah extrêmement avantageuse fiscalement pour les retraités français d'ascendance juive.
Impact fiscal sur la pension
Convention de sécurité sociale France-Israël signée le 17 décembre 1965, en vigueur (CLEISS). C'est l'une des plus anciennes conventions bilatérales de sécurité sociale de la France. Totalisation des périodes d'assurance accomplies en France (CNAV) et en Israël (Bituach Leumi) pour la retraite. Pour les Olim Hadashim retraités, la pension française est exonérée d'impôt israélien pendant 10 ans (avantage Oleh Hadash). La CFE reste recommandée pour la couverture santé internationale et les évacuations sanitaires.
Chiffrez votre situation