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Coucher de soleil sur les reliefs du désert, en Israël. Vivre en Israël : notre fiche expatriation.
Données vérifiées en Asie · Proche-Orient (Levant)

S'expatrier en Israël

Aliyah, exonération 10 ans sur les revenus étrangers et Tel Aviv hub tech mondial

Capitale
Jérusalem
Population
10 M
Devise
ILS
Langue principale
Hébreu

En un coup d'œil

6 indicateurs clés notés de 1 à 10

Coût de la vie3/10
Fiscalité4/10
Qualité de vie7/10
Facilité d'installation7/10
Sécurité5/10
Présence française10/10
02Pour qui, et à quel prix

Partir en Israël : pour qui, avantages et inconvénients

Israël occupe une place unique dans l'expatriation française : la loi du retour de 1950 ouvre la citoyenneté immédiate à toute personne ayant au moins un grand-parent juif, et le statut de nouvel immigrant exonère d'impôt les revenus étrangers pendant dix ans. C'est le dispositif le plus généreux du monde, mais il ne concerne qu'une partie des candidats, et la situation sécuritaire doit être évaluée sérieusement.

Ça marche bien pour

  • Vous êtes d'ascendance juive jusqu'au grand-parent : l'Aliyah donne la citoyenneté sans visa préalable et ouvre le statut de nouvel immigrant.
  • Vous disposez de revenus ou d'un patrimoine à l'étranger : le statut de nouvel immigrant exonère d'impôt israélien les revenus de source étrangère pendant dix ans.
  • Vous travaillez dans les technologies : Tel Aviv est l'un des écosystèmes de start-up les plus denses au monde par habitant.
  • Vous voulez rejoindre l'une des plus grandes communautés françaises du monde : 75 000 inscrits au registre consulaire en 2025.
  • Vous prenez la mesure du contexte sécuritaire et régional, et vous consultez les conseils aux voyageurs avant toute décision.

À réfléchir à deux fois si

  • Vous n'êtes pas éligible à la loi du retour : dans ce cas, il faut un visa de travail sponsorisé, beaucoup plus difficile à obtenir et bien moins avantageux.
  • Vous cherchez un coût de la vie modéré : Israël figure parmi les pays les plus chers du monde pour l'alimentation et le logement, en particulier à Tel Aviv.
  • Vous voulez éviter tout service militaire : les enfants de nouveaux immigrants peuvent être concernés par les obligations militaires selon leur âge à l'arrivée.
  • Vous sous-estimez le contexte sécuritaire : la situation régionale est un facteur de décision, pas une note de bas de page.
  • Vous cherchez une fiscalité légère sur les revenus locaux : le barème israélien monte à 50 %, et l'exonération ne porte que sur les revenus de source étrangère.

Les avantages

Une citoyenneté immédiate pour les éligibles

La loi du retour de 1950 permet à toute personne ayant au moins un grand-parent juif d'obtenir la citoyenneté israélienne, sans visa préalable et sans quota.

Dix ans d'exonération sur les revenus étrangers

Le statut de nouvel immigrant exonère d'impôt israélien les revenus de source étrangère pendant dix ans, avec en outre une dispense de déclaration sur ces revenus pendant la même période.

Un écosystème technologique de premier plan

Tel Aviv concentre une densité de start-up et de centres de recherche-développement sans équivalent à cette échelle, avec des salaires nettement supérieurs à la moyenne nationale.

Un revenu par habitant élevé

56 180 USD de revenu national brut par habitant en 2025, au-dessus du niveau français, avec un chômage de 3,5 %.

Une communauté française massive

75 000 Français inscrits au registre consulaire en 2025, avec des villes comme Netanya où le français est parlé quotidiennement dans les commerces.

Les inconvénients

Le contexte sécuritaire

La situation régionale expose à des périodes de tension et à des dispositifs de sécurité civils qui font partie du quotidien. Consultez les conseils aux voyageurs du ministère avant et pendant votre projet.

Un coût de la vie très élevé

Alimentation, logement et automobile comptent parmi les plus chers au monde. Le salaire local ne suit pas toujours, hors secteur technologique.

Une exonération limitée aux revenus étrangers

Le statut de nouvel immigrant ne change rien à l'imposition des revenus de source israélienne, soumis à un barème progressif qui atteint 50 %.

Les obligations militaires

Selon l'âge à l'arrivée et la situation familiale, les enfants de nouveaux immigrants peuvent être soumis au service militaire. C'est un élément déterminant pour une famille avec adolescents.

Le logement à Tel Aviv

Les prix de l'immobilier et les loyers de la région de Tel Aviv sont hors de proportion avec les revenus moyens, ce qui pousse beaucoup de familles vers la périphérie ou vers d'autres villes.

SourcesBanque mondiale, taux de chômage, estimation modélisée de l'OIT, 2025Banque mondiale, revenu national brut par habitant, méthode Atlas, 2025Israel Tax AuthorityMinistère israélien de l'Aliyah et de l'IntégrationMinistère de l'Europe et des Affaires étrangères, registre des Français établis hors de France, 2025Conseils aux voyageurs du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères

03Le calendrier

Les étapes pour s'installer en Israël, dans l'ordre

Pour un candidat éligible, l'Aliyah est une procédure encadrée qui se prépare depuis la France, souvent sur une année. Pour les autres, la voie est celle d'un visa de travail sponsorisé, sensiblement plus étroite.

  1. 12 mois avant

    Vérifier l'éligibilité et réunir les preuves

    La loi du retour suppose de documenter l'ascendance juive jusqu'au grand-parent. Actes d'état civil, documents communautaires et attestations doivent être rassemblés et validés, ce qui prend souvent plusieurs mois.

  2. 9 mois avant

    Évaluer le contexte sécuritaire et familial

    Consultez les conseils aux voyageurs du ministère, informez-vous sur les obligations militaires selon l'âge de vos enfants, et faites le point en famille. Ce sont des éléments de décision à part entière.

  3. 6 mois avant

    Préparer le volet fiscal

    L'exonération de dix ans sur les revenus étrangers est puissante, mais elle doit s'articuler avec vos obligations françaises et avec la convention fiscale entre les deux pays. Un conseil spécialisé évite des erreurs coûteuses.

  4. 4 mois avant

    Anticiper la langue et la reconnaissance professionnelle

    Les cours intensifs d'hébreu font partie du parcours d'intégration. Pour les professions réglementées, en particulier la santé, la reconnaissance du diplôme relève du ministère compétent et prend du temps.

  5. 2 mois avant

    Clore le dossier français

    Déclaration de changement d'adresse aux impôts, inscription au registre des Français établis hors de France, et vérification de vos droits sociaux au regard de la convention franco-israélienne.

  6. Arrivée

    Statut de nouvel immigrant

    Le statut ouvre des droits d'intégration : cours d'hébreu, aides financières temporaires, avantages douaniers à l'importation et accompagnement administratif.

  7. Premier mois

    Assurance nationale et santé

    L'affiliation à l'institut national d'assurance et le choix d'une caisse de santé conditionnent l'accès aux soins. Le système est universel et de bonne qualité pour les citoyens.

  8. Première année

    Fiscalité et logement

    Tenez une comptabilité claire de vos revenus de source étrangère pour bénéficier sereinement de l'exonération. Pour le logement, louez avant d'acheter : les écarts de prix entre régions sont considérables.

SourcesMinistère israélien de l'Aliyah et de l'IntégrationIsrael Tax AuthorityBituah Leumi, institut national d'assurance israélienCLEISS, conventions de sécurité sociale conclues par la France

04Visa & titre de séjour

Quel visa pour s'installer en Israël ?

Israël occupe une place unique dans le paysage de l'expatriation française : la Loi du retour de 1950 permet à toute personne d'ascendance juive (jusqu'à un grand-parent) de devenir citoyen israélien (Aliyah) sans visa préalable, avec des avantages fiscaux et administratifs majeurs. Pour les non-Juifs, plusieurs visas existent (B-1 travail, B-2 tourisme, A-5 résidence temporaire), mais la voie principale d'expatriation française reste l'Aliyah. Israël abrite l'une des plus grandes communautés françaises au monde.

Salarié

Aliyah (Loi du retour 1950) + statut Oleh Hadash

Durée

Permanent

  • Démonstration de l'ascendance juive (un grand-parent juif suffit, ou conversion reconnue)
  • Dossier auprès de l'Agence Juive (Sokhnut HaYehudit) en France ou via Israël
  • Entretien et validation par les autorités israéliennes
  • Statut Oleh Hadash (nouveau immigrant) délivré à l'arrivée, avec citoyenneté israélienne
  • Avantages fiscaux et administratifs majeurs (voir bloc Fiscalité)
Délai estimé
90 j à 1 an
Coût total
0 à 500 €

L'Aliyah est gratuite (l'État d'Israël et l'Agence Juive prennent en charge la majeure partie des frais : billet d'avion, premiers mois d'allocation, cours d'hébreu Ulpan). Elle confère la citoyenneté israélienne complète et de manière immédiate. Pour les Français, c'est de loin la voie la plus avantageuse fiscalement et administrativement. Les vagues d'Alyah française ont été particulièrement importantes après 2014-2015 (attentats, montée de l'antisémitisme) et restent significatives malgré la situation géopolitique post-octobre 2023.

salarie-non-juif

Visa B-1 (travail) pour les non-Juifs

Durée

1 an

  • Offre d'emploi d'une entreprise israélienne
  • Demande de visa B-1 par l'employeur auprès du Ministère de l'Intérieur israélien
  • Quotas par secteur, particulièrement ouverts pour la tech (Hi-Tech visa)
  • Casier judiciaire et tests médicaux
Délai estimé
60 j à 180 j
Coût total
200 à 1 000 €

Le visa B-1 est lié à l'employeur sponsor. Le programme Hi-Tech Visa, instauré pour attirer les talents tech internationaux, permet une procédure accélérée pour les cadres et ingénieurs des secteurs technologiques. La plupart des expatriations entreprise françaises non-Juives en Israël passent par ce canal, particulièrement chez les acteurs tech (filiales de groupes français, entrepreneurs internationaux dans la cybersécurité).

Retraité

Aliyah pour retraités

Durée

Permanent

  • Démonstration de l'ascendance juive (un grand-parent juif suffit)
  • Aucune condition d'âge maximum
  • Ressources documentées (pension ou patrimoine)
  • Programme Oleh Hadash applicable de la même manière qu'aux actifs
Délai estimé
90 j à 1 an
Coût total
0 à 500 €

Les retraités français qui font leur Alyah bénéficient des mêmes avantages fiscaux que les actifs : exonération de 10 ans sur les revenus étrangers (pensions françaises notamment), pas d'obligation de déclaration des revenus étrangers pendant 10 ans, accès aux soins via le système Kupot Holim. Les pôles retraite français sont particulièrement Netanya, Ashdod et certains quartiers de Jérusalem (Givat Mordehaï, Rehavia).

Ambassade en France

Ambassade d'Israël en France

3 rue Rabelais, 75008 Paris

Site officiel +33 1 40 76 55 00

Registre des Français à l'étranger

Recommandé

Inscription au registre des Français établis hors de France facultative mais TRÈS recommandée vu les tensions régionales, auprès du Consulat général de France à Tel Aviv ou à Jérusalem.

  • Carte consulaire et accès aux services consulaires
  • Vote aux élections françaises depuis l'étranger
  • Bourses scolaires pour les Lycées français (Marc-Chagall Tel-Aviv, Lycée Français de Jérusalem)
  • Inscription au dispositif d'alerte Ariane (INDISPENSABLE vu les tensions régionales)
Procédure officielle

Aliyah et statut Oleh Hadash : la voie royale pour les Français d'ascendance juive

L'Aliyah (montée vers Israël en hébreu) est encadrée par la Loi du retour de 1950, qui permet à toute personne d'ascendance juive (jusqu'à un grand-parent juif inclus, ou conversion reconnue) de devenir citoyen israélien immédiatement. C'est l'un des dispositifs d'immigration les plus généreux au monde, qui distingue radicalement Israël des autres destinations. Pour les Français d'ascendance juive, c'est de loin la voie d'expatriation la plus simple et la plus avantageuse fiscalement.

La procédure passe par l'Agence Juive (Sokhnut HaYehudit) en France, avec antennes à Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Nice. Le dossier comprend la démonstration de l'ascendance juive (actes de naissance, mariage religieux, certificats rabbiniques), un entretien et une validation par les autorités israéliennes. Le délai total est généralement de 3 à 12 mois selon la complexité du dossier. L'Aliyah est gratuite : billet d'avion, premiers mois d'allocation (Sal Klitah, panier d'absorption), cours d'hébreu intensifs (Ulpan), avantages douaniers (importation d'un véhicule, électroménager).

Une fois l'Aliyah effectuée, le statut Oleh Hadash (nouveau immigrant) confère des avantages fiscaux MAJEURS sur 10 ans : exonération totale des revenus de source étrangère (pensions, dividendes, intérêts, loyers à l'étranger), pas d'obligation de déclaration de ces revenus étrangers, exonération de la Bituach Leumi sur certains revenus. Ces avantages sont parmi les plus généreux au monde, comparables au régime NHR portugais (supprimé en 2024) mais avec une stabilité de 10 ans garantie par la loi.

Pour les Français non-Juifs, l'expatriation passe par les visas classiques (B-1 travail, Hi-Tech visa, étudiant). Le programme Hi-Tech Visa, instauré pour attirer les talents tech internationaux, est devenu la voie principale pour les cadres et ingénieurs non-Juifs dans le secteur tech israélien. Le marché de l'emploi tech israélien (Start-Up Nation) est l'un des plus dynamiques au monde.

Le vieux Jaffa et la skyline de Tel-Aviv, en Israël
05Travailler sur place

Trouver un emploi en Israël

Le marché israélien est très polarisé entre un secteur technologique extrêmement bien rémunéré et le reste de l'économie. Les indicateurs ci-dessous viennent de la Banque mondiale.

Chômage, 2025
3,5 %
Revenu national brut par habitant
56 180 USD
Exonération des revenus étrangers
10 ans
Français inscrits au registre
75 000

Diplômes et professions réglementées

Pour les professions réglementées, en particulier la santé, le droit et l'enseignement, la reconnaissance du diplôme relève du ministère israélien compétent, avec examens et exigence d'hébreu. Ces procédures sont longues et doivent être engagées très tôt, idéalement depuis la France. Dans le secteur technologique et dans les entreprises internationales, l'anglais suffit largement et c'est le portefeuille de réalisations qui est évalué, pas l'équivalence formelle du diplôme.

Salaires de référence

Métier ou repèreSalaire brut annuelPrécision
Revenu national brut par habitant56 180 USDBanque mondiale, méthode Atlas, 2025 ; 48 630 USD en France
Barème d'impôt sur le revenu10 % à 50 %sur les revenus de source israélienne ; les revenus étrangers d'un nouvel immigrant sont exonérés pendant dix ans

Le secteur technologique israélien paie très au-dessus du reste de l'économie, ce qui explique une bonne partie du niveau de revenu national. Hors de ce secteur, les salaires sont plus proches de la moyenne européenne alors que le coût de la vie, lui, est parmi les plus élevés du monde.

Où chercher

  • L'écosystème technologique de Tel Aviv, très ouvert aux profils internationaux et anglophones.
  • LinkedIn, canal dominant du recrutement qualifié en Israël.
  • Les entreprises françaises implantées en Israël et la Chambre de commerce France-Israël.
  • Les services d'accompagnement à l'emploi destinés aux nouveaux immigrants.
  • Les postes tournés vers le marché francophone, nombreux compte tenu de la taille de la communauté.

SourcesBanque mondiale, taux de chômage, estimation modélisée de l'OIT, 2025Banque mondiale, revenu national brut par habitant, méthode Atlas, 2025Israel Tax AuthorityMinistère israélien de l'Aliyah et de l'Intégration

06Où s'installer

Dans quelle ville ou région s'installer en Israël ?

Israël est un petit pays où les écarts de prix et d'ambiance entre villes sont considérables. Les effectifs français viennent du registre consulaire 2025, qui compte 75 000 inscrits.

Tel Aviv et sa région

Technologies, finance, création : le moteur économique du pays et la plus grande concentration d'emplois qualifiés.

  • Le plus grand nombre d'emplois technologiques et internationaux
  • Ville ouverte, bord de mer, vie culturelle intense
  • Anglais très largement pratiqué
  • Le coût du logement le plus élevé du pays
  • Circulation et stationnement difficiles
  • Prix de l'alimentation et des services très élevés

Netanya

La ville française par excellence : commerces, services et vie associative largement francophones.

  • Français parlé au quotidien dans de nombreux commerces
  • Bord de mer et cadre résidentiel
  • Communauté francophone très structurée
  • Marché de l'emploi local limité
  • Trajets vers Tel Aviv aux heures de pointe
  • Prix tirés par la demande francophone

Jérusalem

Administration, université, recherche, institutions religieuses et associations.

  • Emplois publics et universitaires
  • Patrimoine et vie communautaire dense
  • Logements plus grands qu'à Tel Aviv à budget égal
  • Marché de l'emploi privé plus étroit
  • Tensions et dispositifs de sécurité plus visibles
  • Climat plus contrasté et ville en altitude

Ashdod et Ashkelon

Familles cherchant le bord de mer avec un coût du logement inférieur, dans le sud du pays.

  • Loyers nettement inférieurs à Tel Aviv
  • Communauté francophone importante
  • Port et industrie comme employeurs locaux
  • Proximité de zones exposées aux tensions
  • Moins d'emplois qualifiés
  • Trajets longs vers le centre économique

Haïfa et le Nord

Industrie, recherche, technologies et port, dans une ville réputée pour sa mixité.

  • Coût de la vie inférieur au centre du pays
  • Pôle universitaire et technologique reconnu
  • Cadre naturel entre mer et mont Carmel
  • Marché de l'emploi moins dense qu'à Tel Aviv
  • Communauté française plus réduite
  • Éloignement du centre économique

Le Néguev et Beer-Sheva

Recherche, cybersécurité et projets publics, dans la région où les prix sont les plus bas.

  • Les prix immobiliers les plus accessibles
  • Pôle universitaire et de cybersécurité en développement
  • Politique publique de soutien à l'installation
  • Climat désertique très chaud
  • Éloignement des grandes villes
  • Communauté francophone limitée

SourcesMinistère de l'Europe et des Affaires étrangères, registre des Français établis hors de France, 2025Conseils aux voyageurs du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères

07Banque & argent

Banque, devises et coût de la vie en Israël

Le secteur bancaire israélien est solide et bien régulé, dominé par Bank Hapoalim, Bank Leumi, Mizrahi Tefahot et Discount Bank. Pour les Olim Hadashim, l'ouverture d'un compte est facilitée par l'Agence Juive et les programmes d'accompagnement. Le shekel (ILS) est convertible et la gestion patrimoniale entre la France et Israël est mature. Plusieurs banques disposent d'antennes ou de desks spécifiquement français pour accompagner la communauté d'Olim français.

Ouvrir un compte local

Facile

≈ 7 jours

Documents requis

  • Passeport ou téoudat zéhout (carte d'identité israélienne)
  • Téoudat Olé (certificat de nouveau immigrant) si Aliyah
  • Justificatif de domicile en Israël
  • Numéro fiscal israélien (Mispar Hachnasah)
  • Justificatif de revenus ou d'origine des fonds

Banques locales recommandées

  • Bank Leumi

    Plus grande banque israélienne, desk francophone à Tel Aviv et Jérusalem pour accompagner la communauté française.

  • Bank Hapoalim

    Deuxième banque israélienne, services internationaux et bonne couverture nationale.

  • Mizrahi Tefahot Bank

    Troisième banque israélienne, traditionnellement positionnée sur la clientèle religieuse et la diaspora, services en français disponibles.

  • Discount Bank

    Banque israélienne historique avec une forte présence internationale (notamment via IDB New York, IDB Suisse).

Banque française : à conserver ou fermer ?

Conserver un compte français reste utile pour les pensions, virements familiaux et liens patrimoniaux. Pour les Olim Hadashim bénéficiant de l'exonération 10 ans sur les revenus étrangers, beaucoup choisissent de conserver le gros de l'épargne sur les enveloppes françaises (assurance-vie, PEA, PER) pendant la période d'exonération. Wise et Revolut sont très utilisés par la communauté française en Israël. Le shekel étant convertible, les transferts internationaux sont fluides. Déclarer le compte israélien via le formulaire 3916 auprès de l'administration fiscale française si vous restez résident fiscal français.

Transferts d'argent EUR ↔ ILS

Wise

Wise permet d'envoyer des EUR vers Israël à des frais réduits ; le bénéficiaire doit avoir un compte bancaire local.

Revolut

Revolut est très populaire dans la communauté française d'Israël, particulièrement à Tel Aviv et Netanya.

Banque classique

Les virements SWIFT depuis la France via banques traditionnelles restent la voie classique, avec des frais modérés. Le shekel est convertible, pas de contrôle des changes strict, libre circulation des capitaux.

Logo WisePartenaire

Compte multi-devises et virements internationaux au taux de change réel, sans frais cachés. Pratique pour jongler entre euros et monnaie locale une fois installé.

Ouvrir un compte Wise

Lien partenaire : nous pouvons percevoir une commission, sans aucun surcoût pour vous.

Coût de la vie · Tel Aviv

Indice Paris = 100 · Ici : 110

Loyer studio centre

1 100 €/mois

≈ 3 845 ILS

Loyer T2

1 700 €/mois

≈ 5 942 ILS

Loyer T3 familial

2 400 €/mois

≈ 8 388 ILS

Loyer T2, Jérusalem

1 300 €/mois

≈ 4 544 ILS

Courses mensuelles

500 €

≈ 1 748 ILS

Transports mensuels

60 €

≈ 210 ILS

Repas midi

18 €

≈ 63 ILS

Dîner restaurant

50 €

≈ 175 ILS

Montants en euros, convertis pour information en Nouveau shekel israélien (ILS) au taux de 1 EUR ≈ 3,495 ILS. Les loyers correspondent au centre de Tel Aviv.

Bank Leumi, Bank Hapoalim et desks français : un secteur bancaire accueillant pour les Olim

Le secteur bancaire israélien est l'un des plus solides du Moyen-Orient, dominé par cinq grandes banques : Bank Leumi (plus grande banque par actifs), Bank Hapoalim (longtemps première), Mizrahi Tefahot, Discount Bank et First International Bank of Israel. Pour les Olim Hadashim français, plusieurs banques (notamment Bank Leumi et Mizrahi Tefahot) disposent de desks francophones à Tel Aviv, Jérusalem et Netanya, qui accompagnent spécifiquement la communauté française.

L'ouverture d'un compte bancaire est facilitée pour les Olim Hadashim : la Téoudat Olé (certificat de nouveau immigrant) délivrée à l'arrivée donne accès à des conditions préférentielles et à un accompagnement dédié. La procédure standard prend une semaine en moyenne. Les banques demandent les justificatifs habituels : passeport ou téoudat zéhout (carte d'identité israélienne), numéro fiscal Mispar Hachnasah, justificatif de domicile, justificatif de revenus.

Pour les Olim Hadashim bénéficiant de l'exonération 10 ans sur les revenus étrangers, la stratégie patrimoniale standard consiste à maintenir le gros de l'épargne sur les enveloppes françaises (assurance-vie, PEA, PER) pendant la période d'exonération, et à transférer progressivement vers Israël selon les besoins quotidiens. Wise et Revolut sont devenus des outils standards pour les transferts internationaux à frais réduits.

Le shekel est une monnaie convertible et stable depuis la stabilisation des années 1980-1990. Pas de contrôle des changes strict, libre circulation des capitaux. Le risque de change EUR/ILS est modéré mais existe : conserver une partie de l'épargne en EUR ou USD est une pratique courante de la communauté française en Israël. Plusieurs banques israéliennes proposent des comptes multidevises (ILS, USD, EUR), pratique pour la communauté internationale.

08Santé & protection sociale

Quelle couverture santé en Israël ?

Israël dispose d'un système de santé universel parmi les meilleurs au monde, financé par la Bituach Leumi (sécurité sociale nationale) et géré par quatre caisses de santé (Kupot Holim) en concurrence régulée : Clalit, Maccabi, Meuhedet et Leumit. L'affiliation est obligatoire pour tous les résidents, y compris les Olim Hadashim dès l'arrivée. La qualité des hôpitaux israéliens (Sheba, Hadassah, Tel HaShomer) est de réputation mondiale.

Accord de sécurité sociale

Oui

Convention de sécurité sociale France-Israël signée le 17 décembre 1965, en vigueur (CLEISS). C'est l'une des plus anciennes conventions bilatérales de sécurité sociale de la France. Totalisation des périodes d'assurance accomplies en France (CNAV) et en Israël (Bituach Leumi) pour la retraite. La coordination pour la branche maladie est partielle, la CFE reste recommandée pour le confort de gestion.

Caisse des Français de l'Étranger (CFE)

Pertinente

80–250 €/ mois

  • Maintien des droits à la sécurité sociale française pour vous et votre famille
  • Remboursement des soins en France lors des retours
  • Validation des trimestres pour la retraite française (complément à la convention de 1965)
  • Couverture en cas d'évacuation sanitaire vers la France
  • Utile en complément du système Kupot Holim israélien pour les retours en France

Système de santé local

9/10

Consultation : ≈ gratuite (résidents)

L'affiliation à une Kupat Holim (caisse de santé) est obligatoire pour tous les résidents. Cotisation comprise dans la Bituach Leumi (3,1 % à 5 % du salaire selon le niveau de revenu, plafonnée). Le choix entre les 4 caisses (Clalit, Maccabi, Meuhedet, Leumit) est libre et peut être modifié chaque année. La majorité des consultations sont gratuites au point d'usage. Les hôpitaux israéliens (Sheba Tel HaShomer, Hadassah Jérusalem, Tel Aviv Sourasky/Ichilov, Rambam Haïfa) sont de réputation mondiale, particulièrement en cancérologie, cardiologie, neurochirurgie et pédiatrie. Les Olim Hadashim sont affiliés gratuitement dès leur arrivée.

Numéros d'urgence

  • Magen David Adom (Croix Rouge israélienne, ambulances)101
  • Police100
  • Pompiers102
  • Ambassade de France à Tel Aviv+972 3 520 8300

Assurances santé recommandées

Kupat Holim (Clalit, Maccabi, Meuhedet, Leumit)

Affiliation obligatoire et couverture de base de référence pour tous les résidents.

Assurance complémentaire Kupat Holim

Chaque Kupat Holim propose des suppléments (Mashlim, Zahav, Platinum) qui étendent la couverture aux soins privés, dentaire, etc. Tarifs modérés.

CFE (Caisse des Français de l'Étranger)

Maintien des droits français, utile pour les retours en France et la couverture pendant les périodes hors Israël.

Vaccins recommandés

  • Mise à jour DT-Polio, ROR, hépatites A et B
  • Aucun vaccin obligatoire spécifique à l'entrée
  • Vaccin contre la fièvre jaune si arrivée en provenance d'un pays à transmission

Sheba, Hadassah, Kupot Holim : un système de santé de niveau mondial

Le système de santé israélien est régulièrement classé parmi les meilleurs au monde par l'OMS, l'OCDE et The Lancet. Il combine une couverture universelle obligatoire financée par la Bituach Leumi (sécurité sociale nationale) avec quatre caisses de santé (Kupot Holim) en concurrence régulée : Clalit (la plus grande, environ 50 % de la population), Maccabi (plus orientée jeunes urbains), Meuhedet et Leumit. Les Olim Hadashim sont automatiquement couverts dès leur arrivée, sans période de carence.

Les hôpitaux universitaires israéliens sont de réputation mondiale dans plusieurs spécialités. Sheba Medical Center (Tel HaShomer) est régulièrement classé parmi les 10 meilleurs hôpitaux au monde par Newsweek. Hadassah Medical Center à Jérusalem est un centre de référence international, notamment en cancérologie et chirurgie pédiatrique. Tel Aviv Sourasky (Ichilov), Rambam à Haïfa et Rabin Medical Center à Petah Tikva complètent ce réseau d'excellence.

La culture médicale israélienne est marquée par l'innovation : le pays figure parmi les leaders mondiaux en biotech, dispositifs médicaux et e-santé. Plusieurs technologies médicales utilisées dans le monde entier ont été développées en Israël (capsule endoscopique de Given Imaging, ReWalk pour la mobilité des paraplégiques, plusieurs traitements oncologiques). Pour les patients étrangers en quête de soins spécialisés, Israël est aussi une destination de tourisme médical reconnue.

Pour les Français installés en Israël, l'affiliation à une Kupat Holim est obligatoire. Le choix entre les 4 caisses est libre et peut être modifié une fois par an. Une assurance complémentaire (Mashlim, Zahav, Platinum selon les Kupot) est très répandue pour étendre la couverture aux soins privés, choix du médecin, dentaire et confort hospitalier. La CFE reste recommandée pour les retours en France et la couverture des trimestres retraite en complément de la convention de 1965.

Le dôme du Rocher au cœur de la vieille ville de Jérusalem
09Fiscalité

Fiscalité personnelle en Israël

La fiscalité israélienne est gérée par la Israel Tax Authority. L'impôt sur le revenu (Mas Hachnasah) est progressif sur 7 tranches de 10 % à 50 %. Mais l'atout unique d'Israël pour les Français d'ascendance juive est le statut Oleh Hadash : exonération totale des revenus de source étrangère pendant 10 ans après l'Aliyah. C'est l'un des dispositifs fiscaux les plus avantageux au monde, encadré par la Loi du retour et le code des impôts israélien (Section 14).

Avertissement fiscal

La fiscalité israélienne évolue par les lois annuelles. Le statut Oleh Hadash et ses avantages fiscaux 10 ans sont stables depuis la réforme de 2008. Toute décision doit être validée par un fiscaliste maîtrisant les deux systèmes. Sources retenues : BOFIP BOI-INT-CVB-ISR, Israel Tax Authority, CLEISS, Section 14 du code des impôts israélien, Bituach Leumi.

Convention bilatérale France / Israël

Convention existante

Convention fiscale France-Israël signée à Jérusalem le 31 juillet 1995, en vigueur depuis le 18 juillet 1996 (BOFIP : BOI-INT-CVB-ISR). Elle évite la double imposition selon le modèle OCDE, méthode du crédit d'impôt côté français. Modernisée par l'application de la convention multilatérale BEPS (MLI) signée en 2017.

Texte officiel (impots.gouv.fr)

Impôt sur le revenu

Mas Hachnasah (impôt sur le revenu) progressif sur 7 tranches de 10 % à 50 %, prélevé à la source par l'employeur (Tlush Maskoret). Tranche d'entrée à 10 % jusqu'à environ 84 120 ILS/an (~21 000 €), montée progressive jusqu'à 50 % au-delà de 721 560 ILS/an (~180 000 €). Contribution supplémentaire de 3 % (Mas Yatzaf) pour les très hauts revenus. STATUT OLEH HADASH : exonération totale de Mas Hachnasah sur les revenus de source étrangère pendant 10 ans après l'Aliyah (Section 14 du code des impôts israélien).

Tranche jusqu'àTaux
21 000 €10 %
30 000 €14 %
48 000 €20 %
67 000 €31 %
140 000 €35 %
180 000 €47 %
Au-delà50 %

Plus-values mobilières

Plus-values mobilières (Mas Revah Hon) taxées à 25 % flat pour les particuliers (30 % pour les actionnaires significatifs détenant plus de 10 %). Pour les Olim Hadashim, EXONÉRATION TOTALE des plus-values mobilières de source étrangère pendant 10 ans après l'Aliyah. Avantage fiscal majeur du statut Oleh Hadash.

Plus-values immobilières

Plus-values immobilières (Mas Shevach) : taux de 25 % pour les biens israéliens. Exonération pour la résidence principale détenue depuis 18 mois ou plus, sous conditions. Les Olim Hadashim bénéficient également d'exonérations spécifiques.

Impôt sur la fortune

PAS D'IMPÔT SUR LA FORTUNE en Israël. Subsistent des taxes municipales (Arnona) sur les biens immobiliers, à des taux modérés et progressifs selon la surface.

Droits de succession

PAS DE DROITS DE SUCCESSION en Israël depuis 1981 (Estate Duty Law abolie). C'est un atout patrimonial majeur, particulièrement comparé à la France où les droits peuvent atteindre 45 % en ligne directe au-delà des abattements.

Exit tax

Applicable

L'exit tax française s'applique au moment du transfert du domicile fiscal hors de France si vous détenez plus de 800 000 € de participations ou plus de 50 % d'une société. Israël étant hors UE et hors EEE, aucun sursis automatique sans garantie n'est possible : l'impôt est exigible immédiatement ou nécessite la constitution de garanties (nantissement, caution bancaire). Pour les Olim Hadashim détenteurs de participations significatives, anticiper avec un fiscaliste maîtrisant les deux systèmes avant l'Aliyah est indispensable.

Impact retraite

Convention de sécurité sociale France-Israël signée le 17 décembre 1965, en vigueur (CLEISS). C'est l'une des plus anciennes conventions bilatérales de sécurité sociale de la France. Totalisation des périodes d'assurance accomplies en France (CNAV) et en Israël (Bituach Leumi) pour la retraite. Pour les Olim Hadashim retraités, la pension française est exonérée d'impôt israélien pendant 10 ans (avantage Oleh Hadash). La CFE reste recommandée pour la couverture santé internationale et les évacuations sanitaires.

Risque de double imposition

Risque encadré par la convention de 1995. Méthode du crédit d'impôt côté français pour les revenus de source israélienne. Pour les Olim Hadashim, les revenus de source étrangère ne sont pas imposés en Israël pendant 10 ans, mais peuvent rester partiellement imposés en France selon la convention (retenues à la source sur les dividendes français, par exemple).

Statut Oleh Hadash : exonération 10 ans sur les revenus étrangers, l'un des régimes les plus avantageux au monde

Le statut d'Oleh Hadash (nouveau immigrant) est l'un des dispositifs fiscaux les plus généreux au monde, accordé automatiquement à toute personne effectuant son Aliyah (immigration vers Israël au titre de la Loi du retour de 1950). Pendant 10 ans à compter de l'arrivée en Israël, l'Oleh Hadash bénéficie d'une exonération totale d'impôt israélien sur l'ensemble de ses revenus de source étrangère : pensions, dividendes de sociétés étrangères, intérêts d'obligations internationales, loyers d'immeubles à l'étranger, plus-values mobilières.

Particularité majeure : pendant ces 10 ans, l'Oleh Hadash n'a même pas l'obligation de déclarer ses revenus de source étrangère à l'administration fiscale israélienne. Combiné à l'absence de droits de succession depuis 1981 et à l'absence d'impôt sur la fortune, c'est l'un des cadres fiscaux les plus puissants au monde pour les profils disposant d'un patrimoine financier significatif. Le dispositif est encadré par la Section 14 du code des impôts israélien (Pkudat HaMas) issue de la réforme de 2008.

Pour les Français d'ascendance juive (jusqu'à un grand-parent suffit), l'Aliyah ouvre l'accès immédiat à ce statut. Le calcul est souvent décisif : un cadre français rémunéré 200 000 €/an en revenus partiellement étrangers (dividendes d'une société européenne, par exemple) peut économiser plusieurs dizaines de milliers d'euros par an pendant 10 ans, à comparer à la fiscalité française. Au-delà des 10 ans, le contribuable bascule sur le régime fiscal israélien classique (Mas Hachnasah progressif jusqu'à 50 %).

Convention fiscale 1995 et convention sécurité sociale 1965 : un cadre bilatéral mature

Le cadre bilatéral franco-israélien est l'un des plus matures pour les expatriés. La convention fiscale signée à Jérusalem le 31 juillet 1995 et en vigueur depuis le 18 juillet 1996 (BOFIP : BOI-INT-CVB-ISR) évite la double imposition selon le modèle OCDE, par la méthode du crédit d'impôt côté français. Elle a été modernisée par l'application de la convention multilatérale BEPS (MLI) signée en 2017, qui renforce les clauses anti-abus.

La convention de sécurité sociale franco-israélienne du 17 décembre 1965 (CLEISS) est l'une des plus anciennes conventions bilatérales de sécurité sociale de la France, antérieure à plusieurs conventions européennes. Elle prévoit la totalisation des périodes cotisées à la CNAV française et au Bituach Leumi israélien, ce qui sécurise les droits à pension pour les expatriés à carrière mixte.

Prenons un cas : pour un retraité français qui fait son Aliyah : la pension française est versée sans difficulté par virement international, exonérée d'impôt israélien pendant 10 ans grâce au statut Oleh Hadash, et la fiscalité française dépend de la nature de la pension (publique imposable en France, privée en règle générale imposable dans l'État de résidence sous réserve des stipulations conventionnelles). Le statut Oleh Hadash combiné à l'absence de droits de succession en Israël fait de l'Aliyah l'un des projets d'expatriation patrimoniaux les plus structurés possibles pour les retraités français d'ascendance juive.

Guide complet : la fiscalité en IsraëlBarème de l'impôt sur le revenu, convention bilatérale, plus-values et exit tax, réunis sur une seule page.
10Vie pratique

Au quotidien en Israël

Logement, transport, langue, climat, sécurité et connectivité : le détail du quotidien.

Logement

Studio à Tel Aviv (centre, Florentin, Rothschild) : 1 100-1 700 €. T2 à Tel Aviv : 1 700-2 500 €. T2 à Jérusalem (Rehavia, German Colony) : 1 100-1 800 €. T2 à Netanya (pôle français historique) : 1 000-1 500 €. T2 à Ashdod (pôle français aussi) : 700-1 200 €. Le marché immobilier israélien, et particulièrement à Tel Aviv, est l'un des plus tendus au monde par rapport au salaire moyen. Ashkelon et Beer-Sheva offrent des alternatives plus accessibles.

Plateformes

Caution : Caution de 1 à 3 mois généralement. Bail souvent annuel renouvelable. Les loyers à Tel Aviv sont parmi les plus élevés au monde par rapport au revenu médian, ce qui est l'un des défis structurels d'expatriation pour les Français non-Olim sans avantage fiscal.

Transport

Sans voiture possibleTransports en commun : 7/10

Permis : Le permis français est valable un an après l'Aliyah. Conversion en permis israélien obligatoire ensuite (procédure simplifiée). Le réseau de bus est dense (Egged, Dan, Metropoline). Tel Aviv a inauguré sa première ligne de métro léger (Red Line) en 2023, avec d'autres lignes en construction. Trains nationaux Israel Railways reliant les grandes villes. À Tel Aviv et Jérusalem, vivre sans voiture est tout à fait possible. Particularité religieuse : transports en commun très réduits du vendredi soir au samedi soir (Shabbat), sauf à Haïfa et dans certaines lignes spécifiques.

Langue

Anglais : 8/10

L'hébreu (Ivrit) est la langue officielle unique depuis la Loi-État-nation de 2018 (l'arabe a perdu son statut officiel mais conserve un statut spécial). L'apprentissage de l'hébreu est INDISPENSABLE pour l'intégration sociale et administrative en Israël. Les Olim Hadashim bénéficient de cours d'hébreu intensifs gratuits (Ulpan) pendant les premiers mois. L'ANGLAIS est très bien parlé à Tel Aviv, Jérusalem et dans le secteur tech (niveau quasi natif). Le FRANÇAIS est extrêmement présent grâce à une communauté française très nombreuse (75 000 inscrits en Israël et 22 365 dans la circonscription de Jérusalem fin 2025) : à Netanya, Ashdod et certains quartiers de Tel Aviv (Florentin, Neve Tzedek) et Jérusalem (Givat Mordehaï), on peut presque vivre en français au quotidien.

Climat

Climat méditerranéen sur la côte (Tel Aviv, Netanya, Ashdod, Haïfa) : étés chauds et humides (28-32 °C, parfois 35 °C avec humidité élevée), hivers doux et pluvieux (12-18 °C). Climat semi-aride à désertique à Jérusalem (altitude 800 m, étés secs, hivers froids avec neige occasionnelle, -2 à 5 °C en janvier). Climat désertique très chaud à Eilat (sud, Mer Rouge) et dans le Néguev. Lumière intense quasiment toute l'année, plus de 300 jours de soleil.

Tel Aviv : Janvier 14°C / Avril 19°C / Juillet 27°C (humidité élevée) / Octobre 24°C. Jérusalem : Janvier 8°C (avec neige occasionnelle) / Avril 16°C / Juillet 24°C / Octobre 20°C.

Sécurité

Indice : 6/10
  • La criminalité de droit commun est très faible en Israël (l'un des pays les plus sûrs au monde sur ce critère)
  • Le DÉFI sécuritaire est géopolitique : conflit chronique avec le Hamas (Gaza), Hezbollah (Liban), Iran (missiles balistiques). Escalades périodiques.
  • Système Iron Dome très efficace pour intercepter les roquettes (taux d'interception >90 %)
  • Application Red Color Alert (Tzeva Adom) à installer pour les alertes en temps réel
  • Localisation des abris (Mamad) dans chaque immeuble et établissement public
  • Inscription Ariane INDISPENSABLE
  • Le contexte post-octobre 2023 (attaque du Hamas, guerre à Gaza) a profondément modifié le ressenti sécuritaire, à intégrer dans toute décision d'Alyah

Internet & télécoms

Qualité : 9/10eSIM disponible

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Tel Aviv tech, Netanya 'Petite France' et défi sécuritaire post-octobre 2023

Israël offre une grande diversité de cadres de vie selon la ville choisie. Tel Aviv (et son aire métropolitaine : Givatayim, Ramat Gan, Herzliya) est la capitale économique, tech (Start-Up Nation), culturelle et nocturne. Ville cosmopolite, jeune, internationale, avec un secteur tech israélien classé 3e ou 4e mondial. C'est aussi l'une des villes les plus chères au monde par rapport au salaire moyen. Pour les Français non-Olim travaillant dans la tech, c'est la destination naturelle.

Jérusalem est la capitale politique, culturelle et religieuse, divisée historiquement entre les communautés juives, arabes et chrétiennes. Climat semi-aride d'altitude, atmosphère plus traditionnelle et religieuse, plus calme que Tel Aviv. Les quartiers Rehavia, German Colony, Baka et Givat Mordehaï attirent une importante communauté française francophone et anglophone.

Netanya est surnommée la 'Petite France' d'Israël : sur les 230 000 habitants, on estime à plusieurs dizaines de milliers le nombre de francophones (Français et juifs marocains, tunisiens, algériens parlant français). Les boulangeries, restaurants kasher français, écoles francophones et services en français sont partout. C'est l'une des destinations Aliyah les plus populaires pour les familles francophones traditionnelles. Ashdod, sur la côte sud, présente un profil similaire mais plus accessible financièrement, avec une importante communauté française également.

Le défi structurel de l'expatriation en Israël est le contexte sécuritaire. Le pays vit dans une tension géopolitique permanente : conflit chronique avec le Hamas (Gaza), Hezbollah (Liban), Iran. Les escalades sont périodiques. L'attaque du Hamas du 7 octobre 2023 et la guerre à Gaza qui a suivi ont profondément modifié le ressenti sécuritaire intérieur et le rapport au risque. Le système Iron Dome reste très efficace pour intercepter les roquettes (taux d'interception >90 %), des abris (Mamad) équipent tous les immeubles, l'application Red Color Alert (Tzeva Adom) alerte en temps réel. Mais le contexte impose une vigilance permanente et une inscription Ariane indispensable. Toute décision d'Alyah doit intégrer ce paramètre en pleine connaissance.

11Communauté française

Les Français en Israël

Chiffres officiels du registre consulaire, villes les plus prisées, associations et écoles françaises.

Inscrits au registre (source MAE, 2025)

75 000

Communauté réelle estimée 30 à 60 % supérieure (non-inscrits).

Français estimés par ville, inscrits et non-inscrits

  • Tel Aviv et région (Givatayim, Ramat Gan, Herzliya)26 000
  • Netanya (Petite France d'Israël)19 500
  • Ashdod13 000
  • Jérusalem16 300
  • Raanana, Herzliya et autres pôles familiaux9 800
  • Reste du pays13 000

Associations & réseaux

  • UFE Israël (Union des Français de l'Étranger)

    Section israélienne très active, événements réguliers, accompagnement des Olim et expatriés.

  • Chambre de Commerce France-Israël (CCFI)

    Réseau d'affaires franco-israélien, accompagnement des entreprises françaises présentes en Israël.

  • Institut Français d'Israël

    Réseau culturel français très dense (Tel Aviv, Jérusalem, Haïfa, Nazareth), programmation artistique majeure.

  • Sokhnut HaYehudit (Agence Juive en France)

    Organisation centrale pour préparer l'Aliyah depuis la France, antennes à Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Nice.

Groupes & forums

  • Français en IsraëlFacebook
  • Olim de FranceFacebook / WhatsApp groupes Aliyah
  • Mamy & Papy Israël (réseau famille)Facebook / forums dédiés

Écoles françaises

Établissements recoupés avec l'arrêté du 19 juin 2026 fixant la liste des écoles françaises homologuées à l'étranger. Ceux qui n'y figurent pas le précisent dans leur intitulé.

  • Lycée Français de Jérusalem

    Jérusalem

  • École française internationale Marc-Chagall (Lycée Français de Tel-Aviv)

    Tel Aviv

  • Réseau d'écoles francophones israéliennes, dont le réseau ORT, non homologuées par la France

    Tel Aviv, Netanya, Ashdod, Jérusalem

Près de 100 000 Français inscrits : une des plus grandes communautés françaises à l'étranger

Israël abrite l'une des plus grandes communautés françaises à l'étranger : 75 000 Français étaient inscrits au registre fin 2025 auprès de l'ambassade, et 22 365 dans la circonscription du consulat général de Jérusalem, gérée à part. Avec les binationaux non inscrits, la communauté réelle est plus large. Israël se place au huitième rang des pays qui comptent le plus de Français inscrits, juste derrière l'Espagne. La communauté s'est particulièrement enrichie après 2014-2015 avec une vague d'Alyah liée aux attentats en France et à la montée de l'antisémitisme.

La communauté française se répartit sur plusieurs pôles aux profils très différents. Tel Aviv et son aire métropolitaine (Givatayim, Ramat Gan, Herzliya) concentrent les jeunes cadres tech, les binationaux internationaux et la communauté juive française laïque. Netanya, surnommée la 'Petite France' d'Israël, accueille une communauté massive de juifs français traditionnels et religieux modérés, particulièrement les juifs séfarades originaires du Maghreb francophone. Ashdod présente un profil similaire mais plus accessible financièrement.

Jérusalem accueille une communauté française importante, plus diversifiée religieusement (juifs orthodoxes, traditionalistes, laïcs), avec des quartiers spécifiques (Rehavia, German Colony, Baka, Givat Mordehaï). Raanana et Herzliya attirent les familles francophones de cadres tech et de professions libérales. Au total, c'est l'une des destinations expatriation française les plus structurées au monde, avec un tissu communautaire dense.

Le tissu institutionnel et associatif est exceptionnellement dense pour la taille de la communauté. L'UFE Israël, la Chambre de Commerce France-Israël (CCFI), l'Institut Français d'Israël (avec 4 antennes Tel Aviv, Jérusalem, Haïfa, Nazareth) et l'Agence Juive (Sokhnut) forment les piliers communautaires. Pour les familles, le Lycée Français de Jérusalem et l'École française internationale Marc-Chagall à Tel Aviv sont les établissements de référence du réseau AEFE, complétés par un large réseau d'écoles francophones israéliennes (Mosaïque, ORT).

12Retraite & droits sociaux

Retraite, chômage et droits sociaux en Israël

L'expatriation a des conséquences directes sur vos droits français. Voici ce qu'il faut savoir.

Convention de totalisation

Existante

Convention de sécurité sociale France-Israël signée le 17 décembre 1965, en vigueur (CLEISS). C'est l'une des plus anciennes conventions bilatérales de sécurité sociale de la France. Totalisation des périodes d'assurance accomplies en France (CNAV) et en Israël (Bituach Leumi) pour la retraite. Aucune année cotisée n'est perdue.

Système de retraite local

Régime israélien à 2 piliers : pension publique de base (Kitsbat Zikna) versée par la Bituach Leumi à partir de l'âge légal (67 ans hommes, 64-67 ans femmes selon la cohorte), et pension professionnelle obligatoire (Pensia Tsumat) à capitalisation, avec contribution salarié 6 % + employeur 6,5 % + provision sécurité sociale. Les Olim Hadashim retraités bénéficient de l'exonération 10 ans sur les revenus étrangers (y compris pensions françaises), ce qui rend l'Aliyah extrêmement avantageuse fiscalement pour les retraités français d'ascendance juive.

Impact assurance chômage

Régime d'assurance chômage israélien géré par la Bituach Leumi. Pour les expatriés français en Israël, les droits chômage français peuvent être transférés temporairement (formulaire E303 ou équivalent post-Brexit). Les Olim Hadashim bénéficient du Sal Klitah (panier d'absorption) pendant les premiers mois, qui couvre les besoins de base pendant l'apprentissage de l'hébreu et la recherche d'emploi.

Congés maternité / paternité

Congé maternité de 26 semaines, partiellement indemnisé via la Bituach Leumi (15 semaines à taux plein, 11 semaines complémentaires). Congé paternité limité. Système familial protecteur, complété par des allocations familiales (Kitsbat Yeladim) versées par la Bituach Leumi.

Préserver ses droits français

  • STATUT OLEH HADASH : exonération totale 10 ans sur les revenus étrangers (y compris pensions françaises). AVANTAGE FISCAL MAJEUR pour les retraités français d'ascendance juive faisant leur Aliyah
  • Convention de sécurité sociale de 1965 : les périodes Bituach Leumi sont totalisables avec la CNAV, l'une des plus anciennes conventions bilatérales
  • Maintenir le gros de l'épargne sur les enveloppes françaises (assurance-vie, PEA, PER) pendant la période d'exonération 10 ans
  • La pension française est versée sans difficulté par virement international, sous réserve du certificat de vie annuel
  • Pas de droits de succession en Israël depuis 1981 : avantage patrimonial structurel à long terme
  • Renvoyer chaque année le certificat de vie pour les retraités percevant une pension française

Retraite en Israël : Aliyah Oleh Hadash, exonération 10 ans et convention 1965

L'Aliyah est l'une des combinaisons les plus avantageuses au monde pour un retraité français d'ascendance juive disposant d'un patrimoine financier significatif. Trois piliers se renforcent : le statut Oleh Hadash exonère totalement les revenus de source étrangère (pensions françaises, dividendes, intérêts, loyers à l'étranger) pendant 10 ans après l'Aliyah ; la convention de sécurité sociale de 1965 permet la totalisation Bituach Leumi/CNAV (l'une des plus anciennes conventions bilatérales) ; l'absence de droits de succession depuis 1981 sécurise la transmission patrimoniale aux enfants.

Pour un retraité français avec une pension CNAV de 30 000 € par an, une assurance-vie générant 20 000 € de revenus, des loyers locatifs en France de 25 000 € par an, soit 75 000 € de revenus annuels de source étrangère, l'économie d'impôt israélien sur 10 ans peut atteindre plusieurs centaines de milliers d'euros par rapport au régime fiscal israélien classique. C'est l'un des dispositifs fiscaux les plus puissants au monde, encadré par la Section 14 du code des impôts israélien (réforme 2008).

Côté santé, l'affiliation à une Kupat Holim est automatique dès l'arrivée pour les Olim Hadashim, sans période de carence. Le système de santé israélien est l'un des meilleurs au monde (Sheba, Hadassah, Tel Aviv Sourasky), particulièrement en cancérologie et cardiologie. La CFE reste recommandée pour les retours en France et le confort de gestion, mais n'est pas strictement nécessaire grâce à la convention bilatérale.

Pour les pôles retraite, Netanya (front de mer, 'Petite France', communauté massive de juifs francophones séfarades) et Ashdod (plus accessible financièrement) sont les destinations les plus populaires. Certains quartiers de Jérusalem (Givat Mordehaï, Rehavia) et de Tel Aviv (Florentin) accueillent également des communautés de retraités français. Le défi à intégrer est le contexte sécuritaire géopolitique structurel d'Israël, particulièrement marqué depuis octobre 2023.

Guide complet : la retraite en IsraëlFiscalité de la pension, visa retraité, couverture santé et démarches, réunis sur une seule page.
13Erreurs à éviter

Les pièges à éviter en Israël

Les erreurs les plus fréquentes commises par les Français qui s'installent, directement issues de témoignages et retours d'expatriés.

  1. 01

    Sous-estimer l'apprentissage de l'hébreu

    Si l'anglais permet de s'en sortir à Tel Aviv et dans la tech, l'hébreu est INDISPENSABLE pour l'intégration administrative, sociale et professionnelle profonde. Sans hébreu, accès limité au marché de l'emploi non-tech et au tissu social local.

    Conséquence

    Sentiment d'isolement après quelques années, intégration limitée à la communauté française francophone, dépendance aux services en français.

    Solution

    Profiter intensivement de l'Ulpan (cours d'hébreu gratuits pour Olim Hadashim) dès l'arrivée. Continuer l'apprentissage les premières années. Choisir un Ulpan immersif (Ulpan Etzion à Jérusalem est une référence) pour accélérer l'acquisition.

  2. 02

    Ne pas anticiper l'exit tax française avant l'Aliyah

    Pour les dirigeants français détenteurs de plus de 800 000 € de participations ou 50 % d'une société, l'exit tax s'applique au transfert du domicile fiscal hors de France. Israël étant hors UE/EEE, aucun sursis automatique sans garantie.

    Conséquence

    Imposition immédiate au moment de l'Aliyah, montants parfois très significatifs, problème de trésorerie.

    Solution

    Anticiper avec un fiscaliste maîtrisant les deux systèmes AVANT le transfert effectif du domicile fiscal. Structurer la détention de participations, parfois via des holdings, pour optimiser le traitement de l'exit tax.

  3. 03

    Sous-estimer le coût de la vie à Tel Aviv

    Tel Aviv est l'une des villes les plus chères au monde par rapport au salaire moyen. Un T2 dans le centre coûte 1 700-2 500 €, les courses alimentaires sont chères, les restaurants au niveau parisien voire supérieur.

    Conséquence

    Pouvoir d'achat significativement entamé, particulièrement pour les non-Olim sans avantage fiscal.

    Solution

    Considérer les pôles français alternatifs (Netanya, Ashdod, Raanana) qui offrent un meilleur rapport coût-qualité de vie avec une communauté française dense. Pour Tel Aviv, négocier un salaire tech qui intègre le coût de la vie.

  4. 04

    Mal intégrer le contexte sécuritaire post-octobre 2023

    L'attaque du Hamas du 7 octobre 2023 et la guerre à Gaza qui a suivi ont profondément modifié le ressenti sécuritaire intérieur. Les escalades périodiques avec le Hezbollah, le Hamas et l'Iran continuent.

    Conséquence

    Décision d'Alyah prise sans intégration complète du paramètre géopolitique, retour précipité en France possible.

    Solution

    Faire un séjour de plusieurs mois (Programme MASA, séjour Ulpan, séjour exploratoire) avant l'Aliyah définitive pour vivre le contexte sécuritaire au quotidien. Avoir un plan B en France (assurance-vie, contacts professionnels). Inscription Ariane indispensable. Application Red Color Alert installée.

  5. 05

    Confondre le statut Oleh Hadash et la résidence fiscale française

    L'Aliyah confère la citoyenneté israélienne immédiatement, mais le passage du statut de résident fiscal français à résident fiscal israélien doit être réel et documenté. Conserver des liens forts en France (foyer, activité) peut faire requalifier la résidence fiscale.

    Conséquence

    Double imposition non gérée, requalification par l'administration française, perte des avantages Oleh Hadash.

    Solution

    Travailler avec un fiscaliste maîtrisant les deux systèmes (BOFIP BOI-INT-CVB-ISR et code israélien Section 14). Documenter rigoureusement la rupture de résidence fiscale française (vente du logement, déménagement effectif, transfert du centre des intérêts vitaux).

15Questions fréquentes

Foire aux questions

Les questions les plus posées par les Français qui envisagent l'expatriation. Toutes les réponses sont structurées pour Google (Schema.org FAQPage).

  • L'Aliyah est l'immigration en Israël au titre de la Loi du retour de 1950. Toute personne d'ascendance juive (jusqu'à un grand-parent juif inclus, ou conversion reconnue) peut faire son Aliyah et obtenir la citoyenneté israélienne immédiatement, avec des avantages fiscaux majeurs (statut Oleh Hadash). La procédure passe par l'Agence Juive (Sokhnut) en France.
  • Le statut Oleh Hadash (nouveau immigrant) est accordé automatiquement à toute personne faisant son Aliyah. Avantages majeurs sur 10 ans : EXONÉRATION TOTALE d'impôt israélien sur tous les revenus de source étrangère (pensions, dividendes, intérêts, loyers étrangers, plus-values mobilières), pas d'obligation de déclaration de ces revenus. Encadré par la Section 14 du code des impôts israélien.
  • Oui. La convention franco-israélienne signée à Jérusalem le 31 juillet 1995 est en vigueur depuis le 18 juillet 1996 (BOFIP : BOI-INT-CVB-ISR). Méthode du crédit d'impôt côté français. Une convention de sécurité sociale du 17 décembre 1965 (l'une des plus anciennes de la France) est également en vigueur (totalisation Bituach Leumi/CNAV).
  • 75 000 Français étaient inscrits au registre consulaire en Israël fin 2025, auxquels s'ajoutent 22 365 inscrits dans la circonscription du consulat général de Jérusalem. C'est l'une des plus grandes communautés françaises à l'étranger. Pôles principaux : Tel Aviv et région, Netanya (Petite France), Ashdod, Jérusalem.
  • NON. Les droits de succession (Estate Duty Law) ont été abolis en 1981. C'est un atout patrimonial majeur, particulièrement comparé à la France où les droits peuvent atteindre 45 % en ligne directe au-delà des abattements (100 000 € par parent par enfant).
  • Réponse nuancée. La criminalité de droit commun est très faible (l'un des pays les plus sûrs au monde sur ce critère). MAIS le contexte géopolitique est structurellement tendu : conflit avec le Hamas (Gaza), Hezbollah (Liban), Iran. Escalades périodiques. Le 7 octobre 2023 et la guerre à Gaza ont profondément modifié le ressenti sécuritaire. Iron Dome très efficace (>90 % d'interception), abris (Mamad) partout, inscription Ariane indispensable.
  • Mas Hachnasah progressif sur 7 tranches de 10 % à 50 %. Tranche d'entrée à 10 % jusqu'à ~21 000 €/an, taux marginal 50 % au-delà de ~180 000 €/an (+ contribution 3 % Mas Yatzaf pour très hauts revenus). Statut Oleh Hadash : EXONÉRATION 10 ANS des revenus de source étrangère.
  • OUI pour une intégration profonde. L'anglais permet de s'en sortir à Tel Aviv et dans la tech. Le français est très présent à Netanya, Ashdod et certains quartiers de Tel Aviv et Jérusalem (communauté française massive). Mais l'hébreu reste indispensable pour l'administration, l'emploi non-tech et l'intégration sociale. Cours gratuits Ulpan pour Olim Hadashim.

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