Quel visa pour s'installer dans ce pays ?
Israël occupe une place unique dans le paysage de l'expatriation française : la Loi du retour de 1950 permet à toute personne d'ascendance juive (jusqu'à un grand-parent) de devenir citoyen israélien (Aliyah) sans visa préalable, avec des avantages fiscaux et administratifs majeurs. Pour les non-Juifs, plusieurs visas existent (B-1 travail, B-2 tourisme, A-5 résidence temporaire), mais la voie principale d'expatriation française reste l'Aliyah. Israël abrite l'une des plus grandes communautés françaises au monde.
Aliyah (Loi du retour 1950) + statut Oleh Hadash
Durée
Permanent
- Démonstration de l'ascendance juive (un grand-parent juif suffit, ou conversion reconnue)
- Dossier auprès de l'Agence Juive (Sokhnut HaYehudit) en France ou via Israël
- Entretien et validation par les autorités israéliennes
- Statut Oleh Hadash (nouveau immigrant) délivré à l'arrivée, avec citoyenneté israélienne
- Avantages fiscaux et administratifs majeurs (voir bloc Fiscalité)
- Délai estimé
- 90–365 jours
- Coût total
- 0–500 €
L'Aliyah est gratuite (l'État d'Israël et l'Agence Juive prennent en charge la majeure partie des frais : billet d'avion, premiers mois d'allocation, cours d'hébreu Ulpan). Elle confère la citoyenneté israélienne complète et de manière immédiate. Pour les Français, c'est de loin la voie la plus avantageuse fiscalement et administrativement. Les vagues d'Alyah française ont été particulièrement importantes après 2014-2015 (attentats, montée de l'antisémitisme) et restent significatives malgré la situation géopolitique post-octobre 2023.
Visa B-1 (travail) pour les non-Juifs
Durée
12 mois
- Offre d'emploi d'une entreprise israélienne
- Demande de visa B-1 par l'employeur auprès du Ministère de l'Intérieur israélien
- Quotas par secteur, particulièrement ouverts pour la tech (Hi-Tech visa)
- Casier judiciaire et tests médicaux
- Délai estimé
- 60–180 jours
- Coût total
- 200–1000 €
Le visa B-1 est lié à l'employeur sponsor. Le programme Hi-Tech Visa, instauré pour attirer les talents tech internationaux, permet une procédure accélérée pour les cadres et ingénieurs des secteurs technologiques. La plupart des expatriations entreprise françaises non-Juives en Israël passent par ce canal, particulièrement chez les acteurs tech (filiales de groupes français, entrepreneurs internationaux dans la cybersécurité).
Aliyah pour retraités
Durée
Permanent
- Démonstration de l'ascendance juive (un grand-parent juif suffit)
- Aucune condition d'âge maximum
- Ressources documentées (pension ou patrimoine)
- Programme Oleh Hadash applicable de la même manière qu'aux actifs
- Délai estimé
- 90–365 jours
- Coût total
- 0–500 €
Les retraités français qui font leur Alyah bénéficient des mêmes avantages fiscaux que les actifs : exonération de 10 ans sur les revenus étrangers (pensions françaises notamment), pas d'obligation de déclaration des revenus étrangers pendant 10 ans, accès aux soins via le système Kupot Holim. Les pôles retraite français sont particulièrement Netanya, Ashdod et certains quartiers de Jérusalem (Givat Mordehaï, Rehavia).
Ambassade en France
Ambassade d'Israël en France
3 rue Rabelais, 75008 Paris
Registre des Français à l'étranger
RecommandéInscription au registre des Français établis hors de France facultative mais TRÈS recommandée vu les tensions régionales, auprès du Consulat général de France à Tel Aviv ou à Jérusalem.
- Carte consulaire et accès aux services consulaires
- Vote aux élections françaises depuis l'étranger
- Bourses scolaires pour les Lycées français (Marc-Chagall Tel-Aviv, Lycée Français de Jérusalem)
- Inscription au dispositif d'alerte Ariane (INDISPENSABLE vu les tensions régionales)
Aliyah et statut Oleh Hadash : la voie royale pour les Français d'ascendance juive
L'Aliyah (montée vers Israël en hébreu) est encadrée par la Loi du retour de 1950, qui permet à toute personne d'ascendance juive (jusqu'à un grand-parent juif inclus, ou conversion reconnue) de devenir citoyen israélien immédiatement. C'est l'un des dispositifs d'immigration les plus généreux au monde, qui distingue radicalement Israël des autres destinations. Pour les Français d'ascendance juive, c'est de loin la voie d'expatriation la plus simple et la plus avantageuse fiscalement.
La procédure passe par l'Agence Juive (Sokhnut HaYehudit) en France, avec antennes à Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Nice. Le dossier comprend la démonstration de l'ascendance juive (actes de naissance, mariage religieux, certificats rabbiniques), un entretien et une validation par les autorités israéliennes. Le délai total est généralement de 3 à 12 mois selon la complexité du dossier. L'Aliyah est gratuite : billet d'avion, premiers mois d'allocation (Sal Klitah, panier d'absorption), cours d'hébreu intensifs (Ulpan), avantages douaniers (importation d'un véhicule, électroménager).
Une fois l'Aliyah effectuée, le statut Oleh Hadash (nouveau immigrant) confère des avantages fiscaux MAJEURS sur 10 ans : exonération totale des revenus de source étrangère (pensions, dividendes, intérêts, loyers à l'étranger), pas d'obligation de déclaration de ces revenus étrangers, exonération de la Bituach Leumi sur certains revenus. Ces avantages sont parmi les plus généreux au monde, comparables au régime NHR portugais (supprimé en 2024) mais avec une stabilité de 10 ans garantie par la loi.
Pour les Français non-Juifs, l'expatriation passe par les visas classiques (B-1 travail, Hi-Tech visa, étudiant). Le programme Hi-Tech Visa, instauré pour attirer les talents tech internationaux, est devenu la voie principale pour les cadres et ingénieurs non-Juifs dans le secteur tech israélien. Le marché de l'emploi tech israélien (Start-Up Nation) est l'un des plus dynamiques au monde.
Fiscalité personnelle dans ce pays
La fiscalité israélienne est gérée par la Israel Tax Authority. L'impôt sur le revenu (Mas Hachnasah) est progressif sur 7 tranches de 10 % à 50 %. Mais l'atout unique d'Israël pour les Français d'ascendance juive est le statut Oleh Hadash : exonération totale des revenus de source étrangère pendant 10 ans après l'Aliyah. C'est l'un des dispositifs fiscaux les plus avantageux au monde, encadré par la Loi du retour et le code des impôts israélien (Section 14).
Avertissement fiscal
Convention bilatérale France / Israël
Convention existante
Convention fiscale France-Israël signée à Jérusalem le 31 juillet 1995, en vigueur depuis le 18 juillet 1996 (BOFIP : BOI-INT-CVB-ISR). Elle évite la double imposition selon le modèle OCDE, méthode du crédit d'impôt côté français. Modernisée par l'application de la convention multilatérale BEPS (MLI) signée en 2017.
Texte officiel (impots.gouv.fr)Impôt sur le revenu
Mas Hachnasah (impôt sur le revenu) progressif sur 7 tranches de 10 % à 50 %, prélevé à la source par l'employeur (Tlush Maskoret). Tranche d'entrée à 10 % jusqu'à environ 84 120 ILS/an (~21 000 €), montée progressive jusqu'à 50 % au-delà de 721 560 ILS/an (~180 000 €). Contribution supplémentaire de 3 % (Mas Yatzaf) pour les très hauts revenus. STATUT OLEH HADASH : exonération totale de Mas Hachnasah sur les revenus de source étrangère pendant 10 ans après l'Aliyah (Section 14 du code des impôts israélien).
| Tranche jusqu'à | Taux |
|---|---|
| 21 000 € | 10 % |
| 30 000 € | 14 % |
| 48 000 € | 20 % |
| 67 000 € | 31 % |
| 140 000 € | 35 % |
| 180 000 € | 47 % |
| Au-delà | 50 % |
Plus-values mobilières
Plus-values mobilières (Mas Revah Hon) taxées à 25 % flat pour les particuliers (30 % pour les actionnaires significatifs détenant plus de 10 %). Pour les Olim Hadashim, EXONÉRATION TOTALE des plus-values mobilières de source étrangère pendant 10 ans après l'Aliyah. Avantage fiscal majeur du statut Oleh Hadash.
Plus-values immobilières
Plus-values immobilières (Mas Shevach) : taux de 25 % pour les biens israéliens. Exonération pour la résidence principale détenue depuis 18 mois ou plus, sous conditions. Les Olim Hadashim bénéficient également d'exonérations spécifiques.
Impôt sur la fortune
PAS D'IMPÔT SUR LA FORTUNE en Israël. Subsistent des taxes municipales (Arnona) sur les biens immobiliers, à des taux modérés et progressifs selon la surface.
Droits de succession
PAS DE DROITS DE SUCCESSION en Israël depuis 1981 (Estate Duty Law abolie). C'est un atout patrimonial majeur, particulièrement comparé à la France où les droits peuvent atteindre 45 % en ligne directe au-delà des abattements.
Exit tax
ApplicableL'exit tax française s'applique au moment du transfert du domicile fiscal hors de France si vous détenez plus de 800 000 € de participations ou plus de 50 % d'une société. Israël étant hors UE et hors EEE, aucun sursis automatique sans garantie n'est possible : l'impôt est exigible immédiatement ou nécessite la constitution de garanties (nantissement, caution bancaire). Pour les Olim Hadashim détenteurs de participations significatives, anticiper avec un fiscaliste maîtrisant les deux systèmes avant l'Aliyah est indispensable.
Impact retraite
Convention de sécurité sociale France-Israël signée le 17 décembre 1965, en vigueur (CLEISS). C'est l'une des plus anciennes conventions bilatérales de sécurité sociale de la France. Totalisation des périodes d'assurance accomplies en France (CNAV) et en Israël (Bituach Leumi) pour la retraite. Pour les Olim Hadashim retraités, la pension française est exonérée d'impôt israélien pendant 10 ans (avantage Oleh Hadash). La CFE reste recommandée pour la couverture santé internationale et les évacuations sanitaires.
Risque de double imposition
Statut Oleh Hadash : exonération 10 ans sur les revenus étrangers, l'un des régimes les plus avantageux au monde
Le statut d'Oleh Hadash (nouveau immigrant) est l'un des dispositifs fiscaux les plus généreux au monde, accordé automatiquement à toute personne effectuant son Aliyah (immigration vers Israël au titre de la Loi du retour de 1950). Pendant 10 ans à compter de l'arrivée en Israël, l'Oleh Hadash bénéficie d'une exonération totale d'impôt israélien sur l'ensemble de ses revenus de source étrangère : pensions, dividendes de sociétés étrangères, intérêts d'obligations internationales, loyers d'immeubles à l'étranger, plus-values mobilières.
Particularité majeure : pendant ces 10 ans, l'Oleh Hadash n'a même pas l'obligation de déclarer ses revenus de source étrangère à l'administration fiscale israélienne. Combiné à l'absence de droits de succession depuis 1981 et à l'absence d'impôt sur la fortune, c'est l'un des cadres fiscaux les plus puissants au monde pour les profils disposant d'un patrimoine financier significatif. Le dispositif est encadré par la Section 14 du code des impôts israélien (Pkudat HaMas) issue de la réforme de 2008.
Pour les Français d'ascendance juive (jusqu'à un grand-parent suffit), l'Aliyah ouvre l'accès immédiat à ce statut. Le calcul est souvent décisif : un cadre français rémunéré 200 000 €/an en revenus partiellement étrangers (dividendes d'une société européenne, par exemple) peut économiser plusieurs dizaines de milliers d'euros par an pendant 10 ans, à comparer à la fiscalité française. Au-delà des 10 ans, le contribuable bascule sur le régime fiscal israélien classique (Mas Hachnasah progressif jusqu'à 50 %).
Convention fiscale 1995 et convention sécurité sociale 1965 : un cadre bilatéral mature
Le cadre bilatéral franco-israélien est l'un des plus matures pour les expatriés. La convention fiscale signée à Jérusalem le 31 juillet 1995 et en vigueur depuis le 18 juillet 1996 (BOFIP : BOI-INT-CVB-ISR) évite la double imposition selon le modèle OCDE, par la méthode du crédit d'impôt côté français. Elle a été modernisée par l'application de la convention multilatérale BEPS (MLI) signée en 2017, qui renforce les clauses anti-abus.
La convention de sécurité sociale franco-israélienne du 17 décembre 1965 (CLEISS) est l'une des plus anciennes conventions bilatérales de sécurité sociale de la France, antérieure à plusieurs conventions européennes. Elle prévoit la totalisation des périodes cotisées à la CNAV française et au Bituach Leumi israélien, ce qui sécurise les droits à pension pour les expatriés à carrière mixte.
Concrètement, pour un retraité français qui fait son Aliyah : la pension française est versée sans difficulté par virement international, exonérée d'impôt israélien pendant 10 ans grâce au statut Oleh Hadash, et la fiscalité française dépend de la nature de la pension (publique imposable en France, privée en règle générale imposable dans l'État de résidence sous réserve des stipulations conventionnelles). Le statut Oleh Hadash combiné à l'absence de droits de succession en Israël fait de l'Aliyah l'un des projets d'expatriation patrimoniaux les plus structurés possibles pour les retraités français d'ascendance juive.

Banque, devises et coût de la vie dans ce pays
Le secteur bancaire israélien est solide et bien régulé, dominé par Bank Hapoalim, Bank Leumi, Mizrahi Tefahot et Discount Bank. Pour les Olim Hadashim, l'ouverture d'un compte est facilitée par l'Agence Juive et les programmes d'accompagnement. Le shekel (ILS) est convertible et la gestion patrimoniale entre la France et Israël est mature. Plusieurs banques disposent d'antennes ou de desks spécifiquement français pour accompagner la communauté d'Olim français.
Ouvrir un compte local
≈ 7 jours
Documents requis
- Passeport ou téoudat zéhout (carte d'identité israélienne)
- Téoudat Olé (certificat de nouveau immigrant) si Aliyah
- Justificatif de domicile en Israël
- Numéro fiscal israélien (Mispar Hachnasah)
- Justificatif de revenus ou d'origine des fonds
Banques locales recommandées
Bank Leumi
Plus grande banque israélienne, desk francophone à Tel Aviv et Jérusalem pour accompagner la communauté française.
Bank Hapoalim
Deuxième banque israélienne, services internationaux et bonne couverture nationale.
Mizrahi Tefahot Bank
Troisième banque israélienne, traditionnellement positionnée sur la clientèle religieuse et la diaspora, services en français disponibles.
Discount Bank
Banque israélienne historique avec une forte présence internationale (notamment via IDB New York, IDB Suisse).
Banque française : à conserver ou fermer ?
Transferts d'argent EUR ↔ ILS
Wise
Wise permet d'envoyer des EUR vers Israël à des frais réduits ; le bénéficiaire doit avoir un compte bancaire local.
Revolut
Revolut est très populaire dans la communauté française d'Israël, particulièrement à Tel Aviv et Netanya.
Banque classique
Les virements SWIFT depuis la France via banques traditionnelles restent la voie classique, avec des frais modérés. Le shekel est convertible, pas de contrôle des changes strict, libre circulation des capitaux.
Coût de la vie · Tel Aviv
Indice Paris = 100 · Ici : 110Loyer studio centre
1 100 ₪/mois
Loyer T2
1 700 ₪/mois
Loyer T3 familial
2 400 ₪/mois
Loyer T2, Jérusalem
1 300 ₪/mois
Courses mensuelles
500 ₪
Transports mensuels
60 ₪
Repas midi
18 ₪
Dîner restaurant
50 ₪
Devise : Nouveau shekel israélien (ILS) · 1 EUR ≈ 0.25 ILS
Bank Leumi, Bank Hapoalim et desks français : un secteur bancaire accueillant pour les Olim
Le secteur bancaire israélien est l'un des plus solides du Moyen-Orient, dominé par cinq grandes banques : Bank Leumi (plus grande banque par actifs), Bank Hapoalim (longtemps première), Mizrahi Tefahot, Discount Bank et First International Bank of Israel. Pour les Olim Hadashim français, plusieurs banques (notamment Bank Leumi et Mizrahi Tefahot) disposent de desks francophones à Tel Aviv, Jérusalem et Netanya, qui accompagnent spécifiquement la communauté française.
L'ouverture d'un compte bancaire est facilitée pour les Olim Hadashim : la Téoudat Olé (certificat de nouveau immigrant) délivrée à l'arrivée donne accès à des conditions préférentielles et à un accompagnement dédié. La procédure standard prend une semaine en moyenne. Les banques demandent les justificatifs habituels : passeport ou téoudat zéhout (carte d'identité israélienne), numéro fiscal Mispar Hachnasah, justificatif de domicile, justificatif de revenus.
Pour les Olim Hadashim bénéficiant de l'exonération 10 ans sur les revenus étrangers, la stratégie patrimoniale standard consiste à maintenir le gros de l'épargne sur les enveloppes françaises (assurance-vie, PEA, PER) pendant la période d'exonération, et à transférer progressivement vers Israël selon les besoins quotidiens. Wise et Revolut sont devenus des outils standards pour les transferts internationaux à frais réduits.
Le shekel est une monnaie convertible et stable depuis la stabilisation des années 1980-1990. Pas de contrôle des changes strict, libre circulation des capitaux. Le risque de change EUR/ILS est modéré mais existe : conserver une partie de l'épargne en EUR ou USD est une pratique courante de la communauté française en Israël. Plusieurs banques israéliennes proposent des comptes multidevises (ILS, USD, EUR), pratique pour la communauté internationale.
Quelle couverture santé dans ce pays ?
Israël dispose d'un système de santé universel parmi les meilleurs au monde, financé par la Bituach Leumi (sécurité sociale nationale) et géré par quatre caisses de santé (Kupot Holim) en concurrence régulée : Clalit, Maccabi, Meuhedet et Leumit. L'affiliation est obligatoire pour tous les résidents, y compris les Olim Hadashim dès l'arrivée. La qualité des hôpitaux israéliens (Sheba, Hadassah, Tel HaShomer) est de réputation mondiale.
Accord de sécurité sociale
Oui
Convention de sécurité sociale France-Israël signée le 17 décembre 1965, en vigueur (CLEISS). C'est l'une des plus anciennes conventions bilatérales de sécurité sociale de la France. Totalisation des périodes d'assurance accomplies en France (CNAV) et en Israël (Bituach Leumi) pour la retraite. La coordination pour la branche maladie est partielle, la CFE reste recommandée pour le confort de gestion.
Caisse des Français de l'Étranger (CFE)
Pertinente
80–250 €/ mois
- Maintien des droits à la sécurité sociale française pour vous et votre famille
- Remboursement des soins en France lors des retours
- Validation des trimestres pour la retraite française (complément à la convention de 1965)
- Couverture en cas d'évacuation sanitaire vers la France
- Utile en complément du système Kupot Holim israélien pour les retours en France
Système de santé local
Consultation : ≈ gratuite (résidents)
L'affiliation à une Kupat Holim (caisse de santé) est obligatoire pour tous les résidents. Cotisation comprise dans la Bituach Leumi (3,1 % à 5 % du salaire selon le niveau de revenu, plafonnée). Le choix entre les 4 caisses (Clalit, Maccabi, Meuhedet, Leumit) est libre et peut être modifié chaque année. La majorité des consultations sont gratuites au point d'usage. Les hôpitaux israéliens (Sheba Tel HaShomer, Hadassah Jérusalem, Tel Aviv Sourasky/Ichilov, Rambam Haïfa) sont de réputation mondiale, particulièrement en cancérologie, cardiologie, neurochirurgie et pédiatrie. Les Olim Hadashim sont affiliés gratuitement dès leur arrivée.
Numéros d'urgence
- Magen David Adom (Croix Rouge israélienne, ambulances)101
- Police100
- Pompiers102
- Ambassade de France à Tel Aviv+972 3 520 8300
Assurances santé recommandées
Kupat Holim (Clalit, Maccabi, Meuhedet, Leumit)
Affiliation obligatoire et couverture de base de référence pour tous les résidents.
Assurance complémentaire Kupat Holim
Chaque Kupat Holim propose des suppléments (Mashlim, Zahav, Platinum) qui étendent la couverture aux soins privés, dentaire, etc. Tarifs modérés.
CFE (Caisse des Français de l'Étranger)
Maintien des droits français, utile pour les retours en France et la couverture pendant les périodes hors Israël.
Vaccins recommandés
- Mise à jour DT-Polio, ROR, hépatites A et B
- Aucun vaccin obligatoire spécifique à l'entrée
- Vaccin contre la fièvre jaune si arrivée en provenance d'un pays à transmission
Sheba, Hadassah, Kupot Holim : un système de santé de niveau mondial
Le système de santé israélien est régulièrement classé parmi les meilleurs au monde par l'OMS, l'OCDE et The Lancet. Il combine une couverture universelle obligatoire financée par la Bituach Leumi (sécurité sociale nationale) avec quatre caisses de santé (Kupot Holim) en concurrence régulée : Clalit (la plus grande, environ 50 % de la population), Maccabi (plus orientée jeunes urbains), Meuhedet et Leumit. Les Olim Hadashim sont automatiquement couverts dès leur arrivée, sans période de carence.
Les hôpitaux universitaires israéliens sont de réputation mondiale dans plusieurs spécialités. Sheba Medical Center (Tel HaShomer) est régulièrement classé parmi les 10 meilleurs hôpitaux au monde par Newsweek. Hadassah Medical Center à Jérusalem est un centre de référence international, notamment en cancérologie et chirurgie pédiatrique. Tel Aviv Sourasky (Ichilov), Rambam à Haïfa et Rabin Medical Center à Petah Tikva complètent ce réseau d'excellence.
La culture médicale israélienne est marquée par l'innovation : le pays figure parmi les leaders mondiaux en biotech, dispositifs médicaux et e-santé. Plusieurs technologies médicales utilisées dans le monde entier ont été développées en Israël (capsule endoscopique de Given Imaging, ReWalk pour la mobilité des paraplégiques, plusieurs traitements oncologiques). Pour les patients étrangers en quête de soins spécialisés, Israël est aussi une destination de tourisme médical reconnue.
Pour les Français installés en Israël, l'affiliation à une Kupat Holim est obligatoire. Le choix entre les 4 caisses est libre et peut être modifié une fois par an. Une assurance complémentaire (Mashlim, Zahav, Platinum selon les Kupot) est très répandue pour étendre la couverture aux soins privés, choix du médecin, dentaire et confort hospitalier. La CFE reste recommandée pour les retours en France et la couverture des trimestres retraite en complément de la convention de 1965.
Au quotidien dans ce pays
Logement, transport, langue, climat, sécurité et connectivité : le détail du quotidien.
Logement
Studio à Tel Aviv (centre, Florentin, Rothschild) : 1 100-1 700 €. T2 à Tel Aviv : 1 700-2 500 €. T2 à Jérusalem (Rehavia, German Colony) : 1 100-1 800 €. T2 à Netanya (pôle français historique) : 1 000-1 500 €. T2 à Ashdod (pôle français aussi) : 700-1 200 €. Le marché immobilier israélien, et particulièrement à Tel Aviv, est l'un des plus tendus au monde par rapport au salaire moyen. Ashkelon et Beer-Sheva offrent des alternatives plus accessibles.
Plateformes
Caution : Caution de 1 à 3 mois généralement. Bail souvent annuel renouvelable. Les loyers à Tel Aviv sont parmi les plus élevés au monde par rapport au revenu médian, ce qui est l'un des défis structurels d'expatriation pour les Français non-Olim sans avantage fiscal.
Transport
Permis : Le permis français est valable un an après l'Aliyah. Conversion en permis israélien obligatoire ensuite (procédure simplifiée). Le réseau de bus est dense (Egged, Dan, Metropoline). Tel Aviv a inauguré sa première ligne de métro léger (Red Line) en 2023, avec d'autres lignes en construction. Trains nationaux Israel Railways reliant les grandes villes. À Tel Aviv et Jérusalem, vivre sans voiture est tout à fait possible. Particularité religieuse : transports en commun très réduits du vendredi soir au samedi soir (Shabbat), sauf à Haïfa et dans certaines lignes spécifiques.
Langue
L'hébreu (Ivrit) est la langue officielle unique depuis la Loi-État-nation de 2018 (l'arabe a perdu son statut officiel mais conserve un statut spécial). L'apprentissage de l'hébreu est INDISPENSABLE pour l'intégration sociale et administrative en Israël. Les Olim Hadashim bénéficient de cours d'hébreu intensifs gratuits (Ulpan) pendant les premiers mois. L'ANGLAIS est très bien parlé à Tel Aviv, Jérusalem et dans le secteur tech (niveau quasi natif). Le FRANÇAIS est extrêmement présent grâce à la communauté française massive (~150 000 Français) : à Netanya, Ashdod et certains quartiers de Tel Aviv (Florentin, Neve Tzedek) et Jérusalem (Givat Mordehaï), on peut presque vivre en français au quotidien.
Climat
Climat méditerranéen sur la côte (Tel Aviv, Netanya, Ashdod, Haïfa) : étés chauds et humides (28-32 °C, parfois 35 °C avec humidité élevée), hivers doux et pluvieux (12-18 °C). Climat semi-aride à désertique à Jérusalem (altitude 800 m, étés secs, hivers froids avec neige occasionnelle, -2 à 5 °C en janvier). Climat désertique très chaud à Eilat (sud, Mer Rouge) et dans le Néguev. Lumière intense quasiment toute l'année, plus de 300 jours de soleil.
Tel Aviv : Janvier 14°C / Avril 19°C / Juillet 27°C (humidité élevée) / Octobre 24°C. Jérusalem : Janvier 8°C (avec neige occasionnelle) / Avril 16°C / Juillet 24°C / Octobre 20°C.
Sécurité
- La criminalité de droit commun est très faible en Israël (l'un des pays les plus sûrs au monde sur ce critère)
- Le DÉFI sécuritaire est géopolitique : conflit chronique avec le Hamas (Gaza), Hezbollah (Liban), Iran (missiles balistiques). Escalades périodiques.
- Système Iron Dome très efficace pour intercepter les roquettes (taux d'interception >90 %)
- Application Red Color Alert (Tzeva Adom) à installer pour les alertes en temps réel
- Localisation des abris (Mamad) dans chaque immeuble et établissement public
- Inscription Ariane INDISPENSABLE
- Le contexte post-octobre 2023 (attaque du Hamas, guerre à Gaza) a profondément modifié le ressenti sécuritaire, à intégrer dans toute décision d'Alyah
Internet & télécoms
Opérateurs recommandés
Bezeq (opérateur historique) · Cellcom · Partner · Pelephone
Tel Aviv tech, Netanya 'Petite France' et défi sécuritaire post-octobre 2023
Israël offre une grande diversité de cadres de vie selon la ville choisie. Tel Aviv (et son aire métropolitaine : Givatayim, Ramat Gan, Herzliya) est la capitale économique, tech (Start-Up Nation), culturelle et nocturne. Ville cosmopolite, jeune, internationale, avec un secteur tech israélien classé 3e ou 4e mondial. C'est aussi l'une des villes les plus chères au monde par rapport au salaire moyen. Pour les Français non-Olim travaillant dans la tech, c'est la destination naturelle.
Jérusalem est la capitale politique, culturelle et religieuse, divisée historiquement entre les communautés juives, arabes et chrétiennes. Climat semi-aride d'altitude, atmosphère plus traditionnelle et religieuse, plus calme que Tel Aviv. Les quartiers Rehavia, German Colony, Baka et Givat Mordehaï attirent une importante communauté française francophone et anglophone.
Netanya est surnommée la 'Petite France' d'Israël : sur les 230 000 habitants, on estime à plusieurs dizaines de milliers le nombre de francophones (Français et juifs marocains, tunisiens, algériens parlant français). Les boulangeries, restaurants kasher français, écoles francophones et services en français sont partout. C'est l'une des destinations Aliyah les plus populaires pour les familles francophones traditionnelles. Ashdod, sur la côte sud, présente un profil similaire mais plus accessible financièrement, avec une importante communauté française également.
Le défi structurel de l'expatriation en Israël est le contexte sécuritaire. Le pays vit dans une tension géopolitique permanente : conflit chronique avec le Hamas (Gaza), Hezbollah (Liban), Iran. Les escalades sont périodiques. L'attaque du Hamas du 7 octobre 2023 et la guerre à Gaza qui a suivi ont profondément modifié le ressenti sécuritaire intérieur et le rapport au risque. Le système Iron Dome reste très efficace pour intercepter les roquettes (taux d'interception >90 %), des abris (Mamad) équipent tous les immeubles, l'application Red Color Alert (Tzeva Adom) alerte en temps réel. Mais le contexte impose une vigilance permanente et une inscription Ariane indispensable. Toute décision d'Alyah doit intégrer ce paramètre en pleine connaissance.

Les Français dans ce pays
Chiffres officiels du registre consulaire, villes les plus prisées, associations et écoles françaises.
Inscrits au registre (source MAE, 2024)
150 000
Communauté réelle estimée 30 à 60 % supérieure (non-inscrits).
- Tel Aviv et région (Givatayim, Ramat Gan, Herzliya)40 000
- Netanya (Petite France d'Israël)30 000
- Ashdod20 000
- Jérusalem25 000
- Raanana, Herzliya et autres pôles familiaux15 000
- Reste du pays20 000
Associations & réseaux
Section israélienne très active, événements réguliers, accompagnement des Olim et expatriés.
Réseau d'affaires franco-israélien, accompagnement des entreprises françaises présentes en Israël.
Réseau culturel français très dense (Tel Aviv, Jérusalem, Haïfa, Nazareth), programmation artistique majeure.
Organisation centrale pour préparer l'Aliyah depuis la France, antennes à Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Nice.
Groupes & forums
- Français en IsraëlFacebook
- Olim de FranceFacebook / WhatsApp groupes Aliyah
- Mamy & Papy Israël (réseau famille)Facebook / forums dédiés
Écoles françaises
Lycée Français de Jérusalem
Jérusalem
École française internationale Marc-Chagall (Lycée Français de Tel-Aviv)
Tel Aviv
Réseau d'écoles francophones israéliennes (Mosaïque, ORT, etc.)
Tel Aviv, Netanya, Ashdod, Jérusalem
150 000 Français en Israël : l'une des plus grandes communautés françaises au monde
Israël abrite l'une des plus grandes communautés françaises au monde, estimée à environ 150 000 personnes inscrites au registre consulaire selon les données 2024 (avec des estimations plus larges allant jusqu'à 200 000 binationaux français-israéliens). C'est l'une des destinations majeures de la diaspora française, en concurrence avec les États-Unis, le Royaume-Uni, la Belgique et la Suisse en termes de volume. La communauté s'est particulièrement enrichie après 2014-2015 avec une vague d'Alyah liée aux attentats en France et à la montée de l'antisémitisme.
La communauté française se répartit sur plusieurs pôles aux profils très différents. Tel Aviv et son aire métropolitaine (Givatayim, Ramat Gan, Herzliya) concentrent les jeunes cadres tech, les binationaux internationaux et la communauté juive française laïque. Netanya, surnommée la 'Petite France' d'Israël, accueille une communauté massive de juifs français traditionnels et religieux modérés, particulièrement les juifs séfarades originaires du Maghreb francophone. Ashdod présente un profil similaire mais plus accessible financièrement.
Jérusalem accueille une communauté française importante, plus diversifiée religieusement (juifs orthodoxes, traditionalistes, laïcs), avec des quartiers spécifiques (Rehavia, German Colony, Baka, Givat Mordehaï). Raanana et Herzliya attirent les familles francophones de cadres tech et de professions libérales. Au total, c'est l'une des destinations expatriation française les plus structurées au monde, avec un tissu communautaire dense.
Le tissu institutionnel et associatif est exceptionnellement dense pour la taille de la communauté. L'UFE Israël, la Chambre de Commerce France-Israël (CCFI), l'Institut Français d'Israël (avec 4 antennes Tel Aviv, Jérusalem, Haïfa, Nazareth) et l'Agence Juive (Sokhnut) forment les piliers communautaires. Pour les familles, le Lycée Français de Jérusalem et l'École française internationale Marc-Chagall à Tel Aviv sont les établissements de référence du réseau AEFE, complétés par un large réseau d'écoles francophones israéliennes (Mosaïque, ORT).
Retraite, chômage et droits sociaux dans ce pays
L'expatriation a des conséquences directes sur vos droits français. Voici ce qu'il faut savoir.
Convention de totalisation
Existante
Convention de sécurité sociale France-Israël signée le 17 décembre 1965, en vigueur (CLEISS). C'est l'une des plus anciennes conventions bilatérales de sécurité sociale de la France. Totalisation des périodes d'assurance accomplies en France (CNAV) et en Israël (Bituach Leumi) pour la retraite. Aucune année cotisée n'est perdue.
Système de retraite local
Régime israélien à 2 piliers : pension publique de base (Kitsbat Zikna) versée par la Bituach Leumi à partir de l'âge légal (67 ans hommes, 64-67 ans femmes selon la cohorte), et pension professionnelle obligatoire (Pensia Tsumat) à capitalisation, avec contribution salarié 6 % + employeur 6,5 % + provision sécurité sociale. Les Olim Hadashim retraités bénéficient de l'exonération 10 ans sur les revenus étrangers (y compris pensions françaises), ce qui rend l'Aliyah extrêmement avantageuse fiscalement pour les retraités français d'ascendance juive.
Impact assurance chômage
Régime d'assurance chômage israélien géré par la Bituach Leumi. Pour les expatriés français en Israël, les droits chômage français peuvent être transférés temporairement (formulaire E303 ou équivalent post-Brexit). Les Olim Hadashim bénéficient du Sal Klitah (panier d'absorption) pendant les premiers mois, qui couvre les besoins de base pendant l'apprentissage de l'hébreu et la recherche d'emploi.
Congés maternité / paternité
Congé maternité de 26 semaines, partiellement indemnisé via la Bituach Leumi (15 semaines à taux plein, 11 semaines complémentaires). Congé paternité limité. Système familial protecteur, complété par des allocations familiales (Kitsbat Yeladim) versées par la Bituach Leumi.
Préserver ses droits français
- STATUT OLEH HADASH : exonération totale 10 ans sur les revenus étrangers (y compris pensions françaises). AVANTAGE FISCAL MAJEUR pour les retraités français d'ascendance juive faisant leur Aliyah
- Convention de sécurité sociale de 1965 : les périodes Bituach Leumi sont totalisables avec la CNAV, l'une des plus anciennes conventions bilatérales
- Maintenir le gros de l'épargne sur les enveloppes françaises (assurance-vie, PEA, PER) pendant la période d'exonération 10 ans
- La pension française est versée sans difficulté par virement international, sous réserve du certificat de vie annuel
- Pas de droits de succession en Israël depuis 1981 : avantage patrimonial structurel à long terme
- Renvoyer chaque année le certificat de vie pour les retraités percevant une pension française
Retraite en Israël : Aliyah Oleh Hadash, exonération 10 ans et convention 1965
L'Aliyah est l'une des combinaisons les plus avantageuses au monde pour un retraité français d'ascendance juive disposant d'un patrimoine financier significatif. Trois piliers se renforcent : le statut Oleh Hadash exonère totalement les revenus de source étrangère (pensions françaises, dividendes, intérêts, loyers à l'étranger) pendant 10 ans après l'Aliyah ; la convention de sécurité sociale de 1965 permet la totalisation Bituach Leumi/CNAV (l'une des plus anciennes conventions bilatérales) ; l'absence de droits de succession depuis 1981 sécurise la transmission patrimoniale aux enfants.
Concrètement, pour un retraité français avec une pension CNAV de 30 000 € par an, une assurance-vie générant 20 000 € de revenus, des loyers locatifs en France de 25 000 € par an, soit 75 000 € de revenus annuels de source étrangère, l'économie d'impôt israélien sur 10 ans peut atteindre plusieurs centaines de milliers d'euros par rapport au régime fiscal israélien classique. C'est l'un des dispositifs fiscaux les plus puissants au monde, encadré par la Section 14 du code des impôts israélien (réforme 2008).
Côté santé, l'affiliation à une Kupat Holim est automatique dès l'arrivée pour les Olim Hadashim, sans période de carence. Le système de santé israélien est l'un des meilleurs au monde (Sheba, Hadassah, Tel Aviv Sourasky), particulièrement en cancérologie et cardiologie. La CFE reste recommandée pour les retours en France et le confort de gestion, mais n'est pas strictement nécessaire grâce à la convention bilatérale.
Pour les pôles retraite, Netanya (front de mer, 'Petite France', communauté massive de juifs francophones séfarades) et Ashdod (plus accessible financièrement) sont les destinations les plus populaires. Certains quartiers de Jérusalem (Givat Mordehaï, Rehavia) et de Tel Aviv (Florentin) accueillent également des communautés de retraités français. Le défi à intégrer est le contexte sécuritaire géopolitique structurel d'Israël, particulièrement marqué depuis octobre 2023.
Les pièges à éviter dans ce pays
Les erreurs les plus fréquentes commises par les Français qui s'installent, directement issues de témoignages et retours d'expatriés.
- 01
Sous-estimer l'apprentissage de l'hébreu
Si l'anglais permet de s'en sortir à Tel Aviv et dans la tech, l'hébreu est INDISPENSABLE pour l'intégration administrative, sociale et professionnelle profonde. Sans hébreu, accès limité au marché de l'emploi non-tech et au tissu social local.
Conséquence
Sentiment d'isolement après quelques années, intégration limitée à la communauté française francophone, dépendance aux services en français.
Solution
Profiter intensivement de l'Ulpan (cours d'hébreu gratuits pour Olim Hadashim) dès l'arrivée. Continuer l'apprentissage les premières années. Choisir un Ulpan immersif (Ulpan Etzion à Jérusalem est une référence) pour accélérer l'acquisition.
- 02
Ne pas anticiper l'exit tax française avant l'Aliyah
Pour les dirigeants français détenteurs de plus de 800 000 € de participations ou 50 % d'une société, l'exit tax s'applique au transfert du domicile fiscal hors de France. Israël étant hors UE/EEE, aucun sursis automatique sans garantie.
Conséquence
Imposition immédiate au moment de l'Aliyah, montants parfois très significatifs, problème de trésorerie.
Solution
Anticiper avec un fiscaliste maîtrisant les deux systèmes AVANT le transfert effectif du domicile fiscal. Structurer la détention de participations, parfois via des holdings, pour optimiser le traitement de l'exit tax.
- 03
Sous-estimer le coût de la vie à Tel Aviv
Tel Aviv est l'une des villes les plus chères au monde par rapport au salaire moyen. Un T2 dans le centre coûte 1 700-2 500 €, les courses alimentaires sont chères, les restaurants au niveau parisien voire supérieur.
Conséquence
Pouvoir d'achat significativement entamé, particulièrement pour les non-Olim sans avantage fiscal.
Solution
Considérer les pôles français alternatifs (Netanya, Ashdod, Raanana) qui offrent un meilleur rapport coût-qualité de vie avec une communauté française dense. Pour Tel Aviv, négocier un salaire tech qui intègre le coût de la vie.
- 04
Mal intégrer le contexte sécuritaire post-octobre 2023
L'attaque du Hamas du 7 octobre 2023 et la guerre à Gaza qui a suivi ont profondément modifié le ressenti sécuritaire intérieur. Les escalades périodiques avec le Hezbollah, le Hamas et l'Iran continuent.
Conséquence
Décision d'Alyah prise sans intégration complète du paramètre géopolitique, retour précipité en France possible.
Solution
Faire un séjour de plusieurs mois (Programme MASA, séjour Ulpan, séjour exploratoire) avant l'Aliyah définitive pour vivre le contexte sécuritaire au quotidien. Avoir un plan B en France (assurance-vie, contacts professionnels). Inscription Ariane indispensable. Application Red Color Alert installée.
- 05
Confondre le statut Oleh Hadash et la résidence fiscale française
L'Aliyah confère la citoyenneté israélienne immédiatement, mais le passage du statut de résident fiscal français à résident fiscal israélien doit être réel et documenté. Conserver des liens forts en France (foyer, activité) peut faire requalifier la résidence fiscale.
Conséquence
Double imposition non gérée, requalification par l'administration française, perte des avantages Oleh Hadash.
Solution
Travailler avec un fiscaliste maîtrisant les deux systèmes (BOFIP BOI-INT-CVB-ISR et code israélien Section 14). Documenter rigoureusement la rupture de résidence fiscale française (vente du logement, déménagement effectif, transfert du centre des intérêts vitaux).
Toutes les sources et liens officiels
Pour aller plus loin et vérifier vos informations directement à la source.
Sources officielles
Communauté & réseaux
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Articles approfondis liés à Israël : guide complet, erreurs à éviter, comparatifs.
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Les questions les plus posées par les Français qui envisagent l'expatriation. Toutes les réponses sont structurées pour Google (Schema.org FAQPage).
- L'Aliyah est l'immigration en Israël au titre de la Loi du retour de 1950. Toute personne d'ascendance juive (jusqu'à un grand-parent juif inclus, ou conversion reconnue) peut faire son Aliyah et obtenir la citoyenneté israélienne immédiatement, avec des avantages fiscaux majeurs (statut Oleh Hadash). La procédure passe par l'Agence Juive (Sokhnut) en France.
- Le statut Oleh Hadash (nouveau immigrant) est accordé automatiquement à toute personne faisant son Aliyah. Avantages majeurs sur 10 ans : EXONÉRATION TOTALE d'impôt israélien sur tous les revenus de source étrangère (pensions, dividendes, intérêts, loyers étrangers, plus-values mobilières), pas d'obligation de déclaration de ces revenus. Encadré par la Section 14 du code des impôts israélien.
- Oui. La convention franco-israélienne signée à Jérusalem le 31 juillet 1995 est en vigueur depuis le 18 juillet 1996 (BOFIP : BOI-INT-CVB-ISR). Méthode du crédit d'impôt côté français. Une convention de sécurité sociale du 17 décembre 1965 (l'une des plus anciennes de la France) est également en vigueur (totalisation Bituach Leumi/CNAV).
- Environ 150 000 Français sont inscrits au registre consulaire selon les données 2024 (estimations plus larges jusqu'à 200 000 binationaux). C'est l'une des plus grandes communautés françaises au monde. Pôles principaux : Tel Aviv et région, Netanya (Petite France), Ashdod, Jérusalem.
- NON. Les droits de succession (Estate Duty Law) ont été abolis en 1981. C'est un atout patrimonial majeur, particulièrement comparé à la France où les droits peuvent atteindre 45 % en ligne directe au-delà des abattements (100 000 € par parent par enfant).
- Réponse nuancée. La criminalité de droit commun est très faible (l'un des pays les plus sûrs au monde sur ce critère). MAIS le contexte géopolitique est structurellement tendu : conflit avec le Hamas (Gaza), Hezbollah (Liban), Iran. Escalades périodiques. Le 7 octobre 2023 et la guerre à Gaza ont profondément modifié le ressenti sécuritaire. Iron Dome très efficace (>90 % d'interception), abris (Mamad) partout, inscription Ariane indispensable.
- Mas Hachnasah progressif sur 7 tranches de 10 % à 50 %. Tranche d'entrée à 10 % jusqu'à ~21 000 €/an, taux marginal 50 % au-delà de ~180 000 €/an (+ contribution 3 % Mas Yatzaf pour très hauts revenus). Statut Oleh Hadash : EXONÉRATION 10 ANS des revenus de source étrangère.
- OUI pour une intégration profonde. L'anglais permet de s'en sortir à Tel Aviv et dans la tech. Le français est très présent à Netanya, Ashdod et certains quartiers de Tel Aviv et Jérusalem (communauté française massive). Mais l'hébreu reste indispensable pour l'administration, l'emploi non-tech et l'intégration sociale. Cours gratuits Ulpan pour Olim Hadashim.
