Japon
Données vérifiées en Asie · Asie de l'Est

Japon

L'excellence opérationnelle et la sécurité absolue pour ceux qui veulent conjuguer carrière internationale et art de vivre unique

Capitale
Tokyo
Population
125 M
Devise
JPY
Langue principale
Japonais

En un coup d'œil

6 indicateurs clés notés de 1 à 10

Coût de la vie6/10
Fiscalité3/10
Qualité de vie9/10
Facilité d'installation4/10
Sécurité10/10
Présence française4/10
02Visa & titre de séjour

Quel visa pour s'installer dans ce pays ?

Le Japon ne dispose pas d'un visa unique pour les expatriés : chaque situation (salarié, entrepreneur, digital nomad, retraité) correspond à un statut de résidence distinct, octroyé par le ministère de la Justice. La procédure requiert invariablement un sponsor japonais ou une justification solide de revenus. Depuis avril 2024, le visa Digital Nomad officialise le séjour des télétravailleurs étrangers pour 6 mois.

Salarié

Ingénieur / Spécialiste en Humanités / Services Internationaux

Durée

12 mois

  • Offre d'emploi signée d'une entreprise japonaise
  • Diplôme universitaire Bac+3 minimum (ou 10 ans d'expérience dans le domaine)
  • Adéquation entre le poste et la spécialité du diplôme
  • Certificat d'éligibilité (Certificate of Eligibility) obtenu par l'employeur auprès du Bureau de l'Immigration
  • Casier judiciaire vierge
Délai estimé
30–90 jours
Coût total
200–600 €

Les frais de visa (environ 3 000 ¥) et de Certificat d'Éligibilité sont généralement pris en charge par l'employeur japonais. Renouvelable tous les 1, 3 ou 5 ans selon le profil.

Digital Nomad

Visa Digital Nomad (Activités désignées – Télétravail)

Durée

6 mois

  • Revenus annuels minimum de 10 000 000 ¥ (~62 000 €)
  • Contrat de travail avec un employeur étranger (hors Japon) ou statut de freelance avec clients étrangers exclusivement
  • Assurance santé privée couvrant au minimum 10 000 000 ¥ de frais médicaux
  • Être ressortissant d'un des 50 pays éligibles (dont la France)
Délai estimé
14–45 jours
Coût total
150–400 €

Non renouvelable directement : vous devez quitter le Japon à l'issue des 6 mois et reposer une demande. Ce statut n'ouvre pas droit à la carte de résident ni au compte bancaire japonais classique.

Indépendant

Business Manager Visa (Gérant d'entreprise)

Durée

12 mois

  • Création d'une entreprise japonaise (Kabushiki Kaisha ou GK) avec capital minimum de 5 000 000 ¥
  • Bureau physique au Japon (bail signé requis)
  • Plan d'affaires viable soumis à l'immigration
  • Au moins 2 employés locaux OU investissement minimum de 5 000 000 ¥
Délai estimé
60–120 jours
Coût total
3000–8000 €

Le visa Business Manager est la voie privilégiée pour les entrepreneurs. Renouvelable sur 1, 3 ou 5 ans selon le bilan. Attention : un Business Manager n'a pas le droit de travailler pour une autre entreprise que la sienne.

Retraité

Long-Term Resident (Résidence de longue durée – cas discrétionnaire)

Durée

60 mois

  • Aucun visa retraité dédié n'existe au Japon
  • Voie principale : avoir un conjoint ou enfant résident japonais (visa Famille)
  • Sinon : demande de Long-Term Resident au cas par cas, nécessite des revenus suffisants documentés
  • Résidence permanente accessible après 10 ans de résidence continue (ou 5 ans pour les Highly Skilled)
Délai estimé
90–180 jours
Coût total
500–1500 €

Le Japon ne dispose pas de visa retraité. Les retraités isolés ont très peu d'options légales de résidence à long terme sans lien familial ou activité économique. Consulter un avocat spécialisé en immigration japonaise est indispensable.

Investisseur

Highly Skilled Professional Visa (Système à points)

Durée

60 mois

  • Score de 70 points ou plus sur la grille du Ministère de la Justice (diplôme, expérience, salaire, âge, brevets, publications)
  • Salaire annuel minimum 3 000 000 ¥ (~19 000 €)
  • Poste dans l'académique, la R&D, le management ou l'investissement
Délai estimé
30–90 jours
Coût total
300–800 €

Voie rapide vers la résidence permanente (3 ans si 70 points, 1 an si 80 points). Permet de faire venir conjoint et parents à charge. Idéal pour les cadres supérieurs, chercheurs et dirigeants d'entreprise.

Étudiant

Visa Étudiant / Programme Vacances-Travail (PVT)

Durée

12 mois

  • Admission dans un établissement d'enseignement japonais agréé (université, école de langue, école professionnelle)
  • PVT : 18-30 ans inclus, passeport français valide, fonds suffisants (~200 000 ¥), sans casier judiciaire
  • PVT : aucune offre d'emploi préalable requise
Délai estimé
15–60 jours
Coût total
100–300 €

Le PVT France-Japon est populaire pour découvrir le pays et tester une installation. Il permet de travailler jusqu'à 28h/semaine. À l'issue, convertissable en visa salarié si une offre d'emploi japonaise est obtenue.

Ambassade en France

Ambassade du Japon en France

7 avenue Hoche, 75008 Paris

Site officiel +33 1 48 88 62 00

Registre des Français à l'étranger

Recommandé

L'inscription au registre des Français établis hors de France est facultative mais fortement recommandée. Le Consulat général de France à Tokyo organise des tournées consulaires dans 7 villes : Sapporo, Sendai, Nagoya, Kyoto, Osaka, Fukuoka et Naha.

  • Carte consulaire et accès simplifié aux démarches d'état civil
  • Vote aux élections présidentielles, législatives et européennes
  • Alertes de sécurité du consulat en cas d'urgence (typhons, séismes)
  • Accès aux bourses scolaires pour enfants au lycée français
Procédure officielle
03Fiscalité

Fiscalité personnelle dans ce pays

La fiscalité japonaise est parmi les plus progressives des pays développés : le taux marginal combiné (impôt national + taxe de résidence locale de 10%) peut atteindre 55%. Cependant, une convention fiscale bilatérale France-Japon en vigueur depuis 1996 protège les expatriés français de la double imposition. Point clé : pendant les 5 premières années, les 'résidents non-permanents' ne sont imposés au Japon que sur leurs revenus de source japonaise, un statut fiscalement avantageux pour les travailleurs en début d'expatriation.

Avertissement fiscal

Ces informations sont fournies à titre indicatif au 14 mai 2026. La fiscalité japonaise est complexe, notamment pour les résidents non-permanents. Consultez un fiscaliste spécialisé en mobilité France-Japon avant tout départ ou changement de statut.

Convention bilatérale France / Japon

Convention existante

Convention France-Japon signée le 3 mars 1995, en vigueur depuis le 24 mars 1996, modifiée par avenant du 11 janvier 2007 et par la Convention multilatérale OCDE (BEPS) en 2017. Elle répartit le droit d'imposition entre les deux États selon la source des revenus et le statut de résidence. Les revenus de source française (loyers, dividendes français) restent imposables en France même pour un résident fiscal japonais.

Texte officiel (impots.gouv.fr)

Impôt sur le revenu

IR national progressif de 5 à 45 % + surtaxe reconstruction 2.1% (valable jusqu'en 2037) + taxe de résidence locale de 10 % flat = taux effectifs combinés de ~15 à ~56 %. Le statut de 'résident non-permanent' (< 5 ans de résidence) exonère des revenus de source étrangère non rapatriés au Japon.

Tranche jusqu'àTaux
12 037 €15 %
20 370 €20 %
42 901 €30 %
55 556 €33 %
111 111 €43 %
246 914 €50 %
Au-delà55 %

Plus-values mobilières

Plus-values sur actions et fonds : imposition séparée à 20,315 % (15,315 % national + 5 % local) sur les gains réalisés au Japon. Les titres étrangers non rapatriés au Japon sont hors champ pour les résidents non-permanents.

Plus-values immobilières

Plus-values immobilières : imposées en tant que revenus distincts. Taux de 39,63 % si le bien est détenu moins de 5 ans, 20,315 % au-delà. Les biens situés en France restent soumis à la fiscalité française.

Impôt sur la fortune

Aucun impôt sur la fortune au Japon. Les actifs détenus en dehors du Japon ne sont pas déclarables pour les résidents non-permanents (moins de 5 ans).

Droits de succession

Droits de succession japonais très élevés : taux progressif de 10 à 55 % selon l'actif net hérité. S'applique aux biens mondiaux du défunt résident japonais et aux héritiers résidant au Japon depuis plus de 10 ans. Vigilance particulière pour les familles mixtes franco-japonaises.

Exit tax

Applicable

L'exit tax française (art. 167 bis CGI) s'applique aux résidents français qui transfèrent leur domicile fiscal hors de France avec plus de 800 000 € de participations ou plus de 50 % d'une société. Aucun sursis automatique vers le Japon (non-UE) : une garantie auprès du Trésor est exigée. À anticiper 12 à 18 mois avant le départ.

Impact retraite

Une convention franco-japonaise de totalisation des droits à la retraite est en vigueur depuis 2018. Les trimestres cotisés au Japon (Kōsei Nenkin ou Kokumin Nenkin) peuvent être totalisés avec les trimestres français pour atteindre le seuil d'ouverture des droits. La CFE permet de maintenir une couverture retraite française volontaire pendant l'expatriation.

Risque de double imposition

Risque modéré, bien encadré par la convention bilatérale. Le risque principal concerne les 'résidents non-permanents' qui rapatrient des revenus étrangers au Japon : ces montants deviennent imposables à Tokyo. Vigilance aussi sur les loyers et dividendes français : ils restent imposables en France et peuvent générer un crédit d'impôt complexe à calculer.
Japon
04Banque & argent

Banque, devises et coût de la vie dans ce pays

L'ouverture d'un compte bancaire au Japon est l'un des obstacles les plus cités par les nouveaux expatriés : impossible avant d'avoir la Zairyu Card (carte de résident étranger), et certaines banques exigent 6 mois de résidence légale. La Japan Post Bank (JP Bank) et les néo-banques comme Rakuten Bank sont les portes d'entrée les plus accessibles.

Ouvrir un compte local

Complexe

14 jours

Documents requis

  • Zairyu Card (carte de résident étranger) avec adresse tamponnée au dos
  • Passeport valide
  • Numéro de téléphone japonais (actif)
  • Justificatif d'adresse au Japon (carte de résident suffit)
  • Dépôt initial de 1 000 ¥ minimum
  • Hanko (sceau personnel), requis dans certaines banques traditionnelles

Banques locales recommandées

  • Japan Post Bank (JP Bank)

    Banque la plus accessible pour les étrangers : accepte les non-résidents dès la Zairyu Card, agences dans tout le pays, démarches simplifiées en anglais.

  • Rakuten Bank

    Néo-banque 100 % en ligne, interface en anglais disponible, ouverture rapide, zéro frais de tenue de compte, compatible avec les virements internationaux.

  • SMBC (Sumitomo Mitsui Banking Corporation)

    Grande banque traditionnelle, large réseau de DAB au Japon, service international pour expatriés cadres, compatible avec les transferts SWIFT vers l'Europe.

Banque française : à conserver ou fermer ?

Conservez impérativement un compte en France pour les revenus de source française, les remboursements de sécurité sociale (si CFE) et les dépenses récurrentes lors de vos retours. Les banques en ligne françaises sans frais (Boursorama, Fortuneo) sont idéales. Pensez à déclarer chaque année vos comptes japonais via le formulaire 3916 (amende de 1 500 €/compte non déclaré). Wise est la solution la moins coûteuse pour les transferts EUR/JPY.

Transferts d'argent EUR ↔ JPY

Wise

Wise est le choix optimal pour les transferts EUR ↔ JPY : taux quasi-interbancaire, frais de 0,4 à 0,8 %, délai de 1 à 2 jours ouvrés. Incontournable pour l'envoi de salaire ou loyers français vers le Japon.

Revolut

Revolut fonctionne au Japon (compatible JPY), pratique pour les petites dépenses du quotidien et les voyages en Asie. Limites de transfert basses sur les formules gratuites.

Banque classique

Les banques traditionnelles japonaises prélèvent 2 000 à 4 000 ¥ par virement international sortant + une marge de change défavorable. À réserver aux gros montants exceptionnels.

Coût de la vie · Tokyo

Indice Paris = 100 · Ici : 68

Loyer studio centre

1 200 JPY/mois

Loyer T2

860 JPY/mois

Loyer T3 familial

2 100 JPY/mois

Loyer T2, Osaka

620 JPY/mois

Courses mensuelles

350 JPY

Transports mensuels

75 JPY

Repas midi

8 JPY

Dîner restaurant

25 JPY

Devise : Yen japonais (JPY) · 1 EUR ≈ 162 JPY

05Santé & protection sociale

Quelle couverture santé dans ce pays ?

Le Japon dispose d'un système de santé universel de très haute qualité, régulièrement classé parmi les meilleurs au monde. Tout résident étranger (avec Zairyu Card) est obligatoirement affilié à l'assurance maladie nationale. La couverture prend en charge 70 % des frais, le reste est à la charge du patient, un ticket modérateur bien inférieur aux standards européens pour les soins courants.

Accord de sécurité sociale

Oui

Accord de sécurité sociale France-Japon signé le 25 février 2005, en vigueur depuis le 1er juin 2007 pour la branche maladie et depuis 2018 pour la branche retraite (totalisation). Il évite la double cotisation pour les salariés détachés et permet la totalisation des droits à pension entre les deux systèmes.

Caisse des Français de l'Étranger (CFE)

Pertinente

80280/ mois

  • Maintien d'un lien avec la Sécurité sociale française
  • Validation optionnelle de trimestres retraite supplémentaires
  • Couverture complémentaire en cas de rapatriement ou retour temporaire en France
  • Remboursements partiels si soins effectués en France

Système de santé local

9/10

Consultation : ≈ 15 €

Accès universel pour les résidents légaux via le Kokumin Kenko Hoken (NHI). Participation personnelle de 30 % après remboursement national. Nombreux hôpitaux universitaires de haut niveau à Tokyo et Osaka. Médecins anglophones disponibles dans les grandes villes (cliniques internationales). Barrière linguistique notable dans les cliniques de quartier.

Numéros d'urgence

  • Police110
  • Ambulance & Pompiers119
  • Urgences médicales English Helpline03-5285-8181
  • Consulat de France à Tokyo+81 3-5798-6000

Assurances santé recommandées

April International Expat

Couverture complémentaire au NHI japonais, prise en charge du ticket modérateur à 30 %, dentaire et optique inclus selon formule, service client francophone.

Allianz Care

Large réseau de soins direct au Japon, zéro avance de frais pour l'hospitalisation dans les cliniques partenaires, garanties adaptées aux familles expatriées.

Henner

Spécialiste de l'expatriation française, formules modulables, gestion simplifiée des remboursements franco-japonais.

Vaccins recommandés

  • Vaccins de routine à jour (DTP, ROR, coqueluche)
  • Hépatite A et B recommandées
  • Encéphalite japonaise recommandée pour les séjours ruraux prolongés
  • Aucun vaccin obligatoire pour entrer au Japon
06Vie pratique

Au quotidien dans ce pays

Logement, transport, langue, climat, sécurité et connectivité : le détail du quotidien.

Logement

Tokyo : studio 80 000-150 000 ¥/mois, T2 110 000-180 000 ¥, T3 200 000-350 000 ¥. Osaka : 10-25 % moins cher. Kyoto légèrement plus cher que la moyenne. Les plateformes GaijinPot et Sakura House proposent des logements meublés sans key money, idéaux pour les nouveaux arrivants.

Plateformes

Caution : Frais d'entrée : Shikikin (caution 1-2 mois) + Reikin (key money, 1-2 mois non remboursables) + honoraires d'agence (1 mois) + premier loyer = 3 à 6 mois de loyer à débourser avant d'emménager. Certains appartements modernes n'exigent plus de Reikin.

Transport

Sans voiture possibleTransports en commun : 10/10

Permis : Permis français non reconnu directement au Japon. Conversion obligatoire : examen de conduite théorique (90 questions en japonais, traduction disponible) + contrôle vision + frais (~30 000 ¥). Délai : 1 à 3 mois. La voiture est peu utile dans les grandes villes japonaises, transports en commun parmi les meilleurs au monde.

Langue

Anglais : 5/10

Communauté française concentrée à Tokyo (Minato, Shibuya, Bunkyo-ku) et à Osaka. Le français est peu parlé en dehors des cercles diplomatiques et culturels. Le japonais est indispensable pour les démarches administratives quotidiennes.

Climat

Climat tempéré à quatre saisons marquées : hivers froids (0-10°C à Tokyo, neige possible), printemps doux et agréable (saison des cerisiers en mars-avril), étés chauds et humides (30-35°C, typhons de juillet à octobre), automnes magnifiques (15-25°C). Le Hokkaido au nord et Okinawa au sud ont des climats très différents.

Janvier 5°C / Mars 12°C / Mai 22°C / Juillet 30°C / Septembre 26°C / Novembre 15°C. Précipitations : ~1 500 mm/an à Tokyo avec une saison des pluies (tsuyu) en juin-juillet.

Sécurité

Indice : 10/10
  • Le Japon est l'un des pays les plus sûrs au monde : taux de criminalité extrêmement bas, objets perdus retrouvés et restitués régulièrement
  • Risques naturels : séismes fréquents (s'inscrire à l'alerte J-Alert), tsunamis sur les côtes, typhons en été
  • Alcool en public toléré contrairement à de nombreux pays, mais conduite en état d'ivresse sanctionnée très sévèrement
  • Comportements à respecter : ne pas manger en marchant, jeter ses déchets dans les bons bacs, parler doucement dans les transports

Internet & télécoms

Qualité : 9/10eSIM disponible

Opérateurs recommandés

NTT Docomo · SoftBank · Rakuten Mobile · IIJmio (MVNO économique)

Japon
07Communauté française

Les Français dans ce pays

Chiffres officiels du registre consulaire, villes les plus prisées, associations et écoles françaises.

Inscrits au registre (source MAE, 2016)

14 000

Communauté réelle estimée 30 à 60 % supérieure (non-inscrits).

  • Tokyo10 000
  • Osaka2 000
  • Kyoto800

Associations & réseaux

  • UFE Japon (Union des Français de l'Étranger)

    Réseau d'entraide, d'information et de défense des intérêts des Français résidant au Japon.

  • AFJ, Association des Français et Francophones du Japon

    Association communautaire organisant des activités sportives, culturelles et des ateliers de découverte du Japon pour les Francophones résidant à Tokyo.

Groupes & forums

  • Français au JaponFacebook
  • Expats in TokyoFacebook
  • r/movingtojapanReddit
  • r/japanlifeReddit

Écoles françaises

  • Lycée Français International de Tokyo (LFI Tokyo)

    Tokyo

  • École Internationale Franco-Japonaise (EIFJ)

    Tokyo

08Retraite & droits sociaux

Retraite, chômage et droits sociaux dans ce pays

L'expatriation a des conséquences directes sur vos droits français. Voici ce qu'il faut savoir.

Convention de totalisation

Existante

Convention de sécurité sociale France-Japon signée le 25 février 2005, en vigueur depuis juin 2007 (branche maladie) et étendue à la branche retraite en 2018. Elle permet la totalisation des périodes cotisées dans les deux pays pour l'ouverture du droit à pension : si vous avez cotisé 7 ans en France et 4 ans au Japon, les 11 ans combinés ouvrent vos droits dans les deux régimes. La pension est ensuite proratisée selon les seules périodes nationales.

Système de retraite local

Le Japon dispose de deux régimes obligatoires : le Kokumin Nenkin (pension nationale de base, cotisation fixe mensuelle ~16 980 ¥) pour tous les résidents, et le Kōsei Nenkin Hoken (pension des salariés, cotisation liée au salaire ~18,3 % partagés moitié-moitié) pour les travailleurs en entreprise. Le minimum de 10 ans de cotisation est requis pour percevoir une pension japonaise, la convention de totalisation permet d'atteindre ce seuil avec les années françaises.

Impact assurance chômage

Aucune allocation chômage au Japon pour les étrangers licenciés (il existe une assurance emploi japonaise mais très limitée pour les étrangers). Vos droits Pôle Emploi français sont suspendus pendant l'expatriation et ne reprennent qu'à votre retour en France si vous avez travaillé au Japon (et non en France) au cours des 24 derniers mois.

Congés maternité / paternité

Le congé maternité légal japonais est de 14 semaines (6 avant + 8 après) avec indemnisation à ~67 % du salaire via l'assurance emploi. Le congé parental ('ikukyuu') peut aller jusqu'à 1 an par parent avec indemnisation à 67 % pendant les 6 premiers mois. Le Japon pousse activement les pères à prendre ce congé, une pratique bien plus avancée qu'en France.

Préserver ses droits français

  • Cotiser au Kokumin Nenkin obligatoire dès la première année de résidence (sous peine de pénalités)
  • Envisager la CFE pour maintenir la couverture retraite française volontaire
  • Conserver son PEA et son assurance-vie en France (pas de fermeture obligatoire)
  • À la fin de l'expatriation, demander le remboursement lump-sum des cotisations Kokumin Nenkin (possible pour les étrangers qui quittent le Japon, dans les 2 ans suivant le départ)
09Erreurs à éviter

Les pièges à éviter dans ce pays

Les erreurs les plus fréquentes commises par les Français qui s'installent, directement issues de témoignages et retours d'expatriés.

  1. 01

    Sous-estimer les frais d'entrée dans le logement (key money)

    Le 'Reikin' (礼金), littéralement 'argent de gratitude' au propriétaire, représente 1 à 2 mois de loyer non remboursables, en plus de la caution (Shikikin), des honoraires d'agence et du premier loyer.

    Conséquence

    Un budget de 400 000 à 600 000 ¥ (2 500 à 3 700 €) à débourser avant même d'emménager dans un T2 à Tokyo, une surprise qui déstabilise le budget des premières semaines.

    Solution

    Passer par des plateformes spécialisées expatriés (GaijinPot, Sakura House) qui proposent des logements sans Reikin, ou négocier explicitement la suppression de cette pratique en voie de disparition dans les appartements modernes.

  2. 02

    Ignorer la distinction résident non-permanent vs résident permanent

    Pendant les 5 premières années, un expatrié est 'résident non-permanent' : seuls ses revenus de source japonaise ET les revenus étrangers rapatriés au Japon sont imposables à Tokyo. Après 5 ans, il bascule en 'résident permanent' : tous les revenus mondiaux deviennent imposables au Japon.

    Conséquence

    Des revenus locatifs ou dividendes français non déclarés au Japon pendant les premières années constituent une fraude fiscale. Au-delà de 5 ans, ne pas avoir structuré son patrimoine avant ce basculement peut coûter plusieurs dizaines de milliers d'euros.

    Solution

    Anticiper le passage à 5 ans avec un fiscaliste franco-japonais au moins 12 mois à l'avance. Certaines structures patrimoniales (holding) peuvent être optimisées avant ce changement de statut.

  3. 03

    Ne pas cotiser au Kokumin Nenkin dès l'arrivée

    La pension nationale japonaise (Kokumin Nenkin) est obligatoire pour tous les résidents étrangers de 20 à 59 ans, dès obtention de la Zairyu Card. Beaucoup d'expatriés ignorent cette obligation ou la différent.

    Conséquence

    Amendes, pénalités de retard, et surtout perte de trimestres de retraite potentiellement totalisables avec les trimestres français via la convention bilatérale.

    Solution

    S'inscrire à la mairie (shiyakusho) dans les 14 jours suivant l'enregistrement de l'adresse, en même temps que l'inscription au Kokumin Kenko Hoken (assurance maladie nationale).

  4. 04

    Confondre la barrière administrative avec la barrière linguistique

    La bureaucratie japonaise repose quasi-intégralement sur le japonais : formulaires d'impôts, baux, contrats bancaires, documents médicaux. Même avec un niveau d'anglais correct, les démarches officielles nécessitent de lire et écrire en japonais ou d'avoir un traducteur/garant.

    Conséquence

    Erreurs dans les déclarations fiscales, retards dans l'obtention de la Zairyu Card, malentendus dans le bail, refus bancaire.

    Solution

    S'appuyer sur un administratif bilingue (relocation agent, binational conjoint) pour les 6 premiers mois. Des services comme Japan Concierge ou Sakura Expats proposent un accompagnement administratif complet.

  5. 05

    Repartir sans demander le remboursement lump-sum de la retraite

    Tout étranger ayant cotisé au Kokumin Nenkin et quittant définitivement le Japon peut demander un remboursement partiel de ses cotisations dans les 2 ans suivant son départ (lump-sum withdrawal). Cette possibilité est méconnue.

    Conséquence

    Des cotisations représentant plusieurs milliers d'euros définitivement perdues si la demande n'est pas faite dans le délai de 2 ans.

    Solution

    Contacter la Japan Pension Service (nenkin.go.jp) dans les semaines suivant le départ définitif et avant de perdre sa résidence japonaise. Attention : ce remboursement réduit les droits totalisables avec la France.

10Ressources & liens utiles

Toutes les sources et liens officiels

Pour aller plus loin et vérifier vos informations directement à la source.

11Questions fréquentes

Foire aux questions

Les questions les plus posées par les Français qui envisagent l'expatriation. Toutes les réponses sont structurées pour Google (Schema.org FAQPage).

  • Cela dépend de votre statut. Si vous avez transféré votre résidence fiscale au Japon, vous ne payez plus l'impôt sur le revenu en France SAUF sur vos revenus de source française (loyers, dividendes d'actions françaises). La convention bilatérale France-Japon de 1996 évite la double imposition. Pendant vos 5 premières années, en tant que 'résident non-permanent', seuls vos revenus japonais ET vos revenus étrangers rapatriés au Japon sont imposables à Tokyo.
  • Il n'existe pas de visa universel : Engineer/Specialist (salarié avec offre d'emploi japonaise), Business Manager (entrepreneur), Digital Nomad depuis avril 2024 (6 mois, revenus min. 63 000 €/an), PVT pour les 18-30 ans, ou Highly Skilled Professional pour les profils qualifiés. Il n'existe pas de visa retraité dédié, les retraités sans lien familial au Japon ont très peu d'options légales de résidence à long terme.
  • Oui, grâce à la convention de totalisation franco-japonaise en vigueur depuis 2018. Vos années cotisées au Japon peuvent être totalisées avec vos trimestres français pour atteindre le seuil d'ouverture des droits. Les pensions sont ensuite calculées et versées séparément par chaque pays selon les seules années cotisées dans ce pays. Pensez aussi à cotiser volontairement à la CFE si vous souhaitez maintenir un lien direct avec la Sécu française.
  • Il faut d'abord obtenir la Zairyu Card (carte de résident étranger), qui requiert un visa de résidence valide et une adresse enregistrée à la mairie. La Japan Post Bank est la plus accessible aux nouveaux arrivants. Rakuten Bank propose une ouverture en ligne avec interface en anglais. Certaines banques traditionnelles refusent les étrangers de moins de 6 mois de résidence.
  • Non pour survivre, oui pour vraiment s'intégrer et gérer les démarches. L'anglais est parlé dans les quartiers expatriés de Tokyo, dans les cliniques internationales et dans les grandes entreprises. Mais la bureaucratie (impôts, bail, banque) est quasi-intégralement en japonais. Un niveau JLPT N4 (élémentaire conversationnel) après 1 an permet de gérer l'essentiel du quotidien.
  • Tokyo est environ 30 à 35 % moins cher que Paris à qualité de vie équivalente selon Numbeo (mai 2026). Les loyers sont inférieurs à Paris, la restauration est bien moins chère (repas au restaurant dès 8 €), et les transports en commun excellents réduisent le besoin de voiture. En revanche, les frais d'entrée dans le logement (key money) et les produits importés européens sont sensiblement plus chers.
  • Tout résident étranger (Zairyu Card + adresse enregistrée) est obligatoirement affilié au Kokumin Kenko Hoken (National Health Insurance). La cotisation est calculée sur les revenus de l'année précédente (environ 8-10 % des revenus). En échange, 70 % des frais médicaux sont remboursés immédiatement. Les consultations chez un généraliste coûtent environ 2 000-3 000 ¥ (12-18 €) après remboursement.
  • Oui. Le Lycée Français International de Tokyo (LFI Tokyo, lfitokyo.org) accueille environ 1 575 élèves de la maternelle à la terminale, homologué par le Ministère de l'Éducation nationale français. L'EIFJ (École Internationale Franco-Japonaise) propose une alternative bilingue français-japonais avec programme IB. Aucun lycée français en dehors de Tokyo.

Étape suivante

Passer aux outils interactifs pour Japon.

Calculez votre salaire net dans ce pays ou comparez Japonà d'autres destinations selon vos priorités personnelles.