🇰🇿 Retraite · Kazakhstan
Prendre sa retraite au Kazakhstan en tant que Français
Cette page réunit ce qui décide d'un projet de retraite au Kazakhstan : le versement de votre pension française, la fiscalité applicable, la coordination des droits et la couverture santé. Pour le cadre général commun à toutes les destinations, voyez notre guide complet de la retraite à l'étranger.
Retraite et Kazakhstan : l'attrait du 10 % ne remplace pas la protection sociale
Le Kazakhstan illustre un arbitrage classique de l'expatriation lointaine : un impôt sur le revenu très bas (10 %) mais aucune coordination de sécurité sociale avec la France. Comme il n'existe pas d'accord bilatéral, les années travaillées sur place ne valident aucun trimestre pour la retraite française et n'entrent pas dans le calcul de la pension française. Le gain fiscal immédiat peut donc se payer, à long terme, par des droits retraite non constitués côté français si l'on n'y prend pas garde.
La solution est l'adhésion à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger), en particulier à son assurance volontaire vieillesse, qui permet de continuer à cotiser au régime général français comme si l'on travaillait en France. C'est un poste de dépense à intégrer dès le départ, à mettre en balance avec l'économie d'impôt réalisée. Le Kazakhstan dispose par ailleurs d'un système de retraite par capitalisation (fonds UAPF), mais les droits qui y seraient acquis resteraient distincts et soumis aux règles locales.
Une pension française déjà liquidée peut être versée au Kazakhstan sans difficulté, sous réserve de l'envoi annuel du certificat de vie exigé par les caisses françaises. La fiscalité de la pension dépend de la convention franco-kazakhe de 1998 : les pensions publiques restent en principe imposables en France, les pensions privées pouvant relever de l'État de résidence selon les stipulations applicables.
Enfin, pour les détenteurs de participations significatives, l'exit tax mérite une vigilance particulière : le Kazakhstan étant hors UE et EEE, le sursis de paiement n'est pas automatique et peut supposer la constitution de garanties. Ce sujet, comme l'ensemble du volet protection sociale et retraite, doit être préparé avec un professionnel avant le départ, pour que l'attrait du taux à 10 % ne masque pas les angles morts sociaux.
Convention de totalisation
Pas de convention de totalisation : Il n'existe PAS d'accord de sécurité sociale ni de convention de totalisation retraite entre la France et le Kazakhstan. Les périodes travaillées sur place ne valident aucun trimestre pour la retraite française et ne sont pas totalisées. Pour continuer à se constituer des droits à la retraite française, il faut cotiser volontairement, en particulier via l'assurance volontaire vieillesse de la CFE.
Système de retraite local
Le Kazakhstan a été un pionnier régional de la retraite par capitalisation : le système repose largement sur un fonds de pension unifié (UAPF) alimenté par des cotisations obligatoires, complété par un socle public. Pour un expatrié français, ce système ne se coordonne pas avec le régime français : les droits éventuellement acquis localement resteraient distincts et soumis aux règles kazakhes, sans totalisation avec la CNAV.
Impact fiscal sur la pension
ATTENTION : il n'existe PAS d'accord de sécurité sociale entre la France et le Kazakhstan. Les périodes travaillées sur place ne sont PAS totalisées pour la retraite française et ne valident aucun trimestre côté français. Pour préserver ses droits à la retraite française, l'adhésion volontaire à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger), en particulier à l'assurance volontaire vieillesse, est fortement recommandée pendant toute la durée de l'expatriation.
Attention à la nature de votre pension : les pensions privées sont en principe imposables dans l'État de résidence, les pensions publiques dans l'État qui les verse. Un ancien fonctionnaire reste donc le plus souvent imposé en France. Voir la règle en détail.
Titre de séjour du retraité
Permis de séjour permanent sur justificatif de solvabilité
- Il n'existe pas de visa retraité au Kazakhstan : la voie codifiée est le permis de séjour permanent, ouvert sur preuve de solvabilité
- Solvabilité de 1 320 MCI sur un compte dans une banque kazakhe, soit environ 5 709 000 tenge en 2026 (le MCI est passé à 4 325 tenge au 1er janvier 2026), à peu près 10 800 €
- Chaque membre de la famille âgé de 16 ans et plus doit justifier séparément de ce même montant
- Justificatif de logement, ou de fonds suffisants pour en acquérir sur la base de 15 m² par personne
- Casier judiciaire et certificat médical
- Couverture santé privée (pas de convention de sécurité sociale avec la France)
Couverture santé du retraité
La Caisse des Français de l'Étranger est pertinente ici, pour une cotisation indicative de 100 à 450 € par mois. Elle rembourse sur la base des tarifs français, ce qui suppose une complémentaire là où les soins coûtent plus cher qu'en France. Comprendre le mécanisme.
- Maintien d'une couverture santé de base rattachée au système français malgré l'absence d'accord bilatéral
- Validation possible de la retraite via l'assurance volontaire vieillesse de la CFE (les années locales ne comptant pas autrement)
- Prise en charge facilitée lors des retours et des soins en France
- Complément indispensable par une assurance santé privée internationale au premier euro, idéalement avec évacuation sanitaire
Préserver ses droits français
- Adhérer à la CFE, notamment à l'assurance volontaire vieillesse, pour continuer à valider des droits retraite français
- Souscrire une assurance santé privée internationale au premier euro, idéalement avec option évacuation sanitaire
- Conserver le PEA, le PER et l'assurance-vie en France, gérables à distance
- Renvoyer chaque année le certificat de vie pour les pensions françaises versées à l'étranger
- Anticiper l'exit tax (sursis non automatique hors UE/EEE) avec un fiscaliste avant le départ
Chômage et fin de carrière
Le Kazakhstan étant hors UE et sans accord de sécurité sociale, les droits à l'assurance chômage française ne se transfèrent pas et les périodes locales n'ouvrent pas de droits en France. Il est prudent de faire le point avec France Travail avant le départ sur ses droits acquis et leur maintien éventuel.
Questions fréquentes
Y a-t-il un accord de sécurité sociale entre la France et le Kazakhstan ?
Non. Il n'existe aucun accord de sécurité sociale entre la France et le Kazakhstan. Les années travaillées sur place ne comptent pas pour la retraite française. L'adhésion à la CFE (santé et assurance volontaire vieillesse) est fortement recommandée.
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