Quel visa pour s'installer dans ce pays ?
Le Kazakhstan n'est pas membre de l'Union européenne. Pour un court séjour, les Français bénéficient d'une exemption de visa d'une durée pouvant aller jusqu'à trente jours, très pratique pour un voyage de reconnaissance. Pour une installation durable, il faut un permis de travail (obtenu par l'employeur) et un permis de séjour. L'expatriation française se concentre à Almaty (capitale économique et culturelle), Astana (capitale politique) et Atyrau (hub pétrolier de la Caspienne), essentiellement autour des hydrocarbures, des mines et des services associés.
Permis de travail + permis de séjour
Durée
12 mois
- Contrat avec un employeur local ou une filiale internationale
- Permis de travail (quota) demandé par l'employeur
- Permis de séjour lié à l'emploi, renouvelable
- Enregistrement auprès des autorités migratoires à l'arrivée
- Justificatifs de logement et de ressources
- Délai estimé
- 20–90 jours
- Coût total
- 100–600 €
La majorité des expatriés français travaillent dans l'énergie (pétrole et gaz de la Caspienne, notamment autour des grands champs de Tengiz, Kachagan et Karachaganak), les mines, l'ingénierie, la construction et les services associés. Les grands groupes gèrent en général les démarches de permis pour leurs salariés détachés. Le système de quotas de main-d'œuvre étrangère peut compliquer l'embauche locale directe d'un étranger hors grands projets.
Permis de séjour lié à une activité ou un investissement
Durée
12 mois
- Création d'une société locale ou investissement documenté
- Justificatifs de l'activité et des moyens
- Permis de séjour lié à l'activité
- Obligations comptables et fiscales locales
- Délai estimé
- 20–90 jours
- Coût total
- 300–3000 €
Le Kazakhstan cherche à diversifier son économie et à attirer les investisseurs, avec des dispositifs comme l'Astana International Financial Centre (AIFC), zone dotée d'un droit inspiré de la common law et d'incitations fiscales. Créer une activité peut ouvrir un permis de séjour. L'environnement des affaires progresse mais reste marqué par la bureaucratie ; un accompagnement local est vivement conseillé.
Permis de séjour sur justificatif de ressources
Durée
12 mois
- Justificatif de ressources régulières suffisantes (pension)
- Justificatif de logement au Kazakhstan
- Permis de séjour renouvelable
- Couverture santé privée (pas de convention de sécurité sociale avec la France)
- Délai estimé
- 20–90 jours
- Coût total
- 100–800 €
Le Kazakhstan est une destination retraite très atypique pour les Français : absence de convention de sécurité sociale, climat continental extrême (surtout à Astana), francophonie limitée. Les profils concernés sont surtout d'anciens expatriés du secteur énergétique déjà installés et familiers du pays, plutôt que des retraités venant de France sans attache locale.
Ambassade en France
Ambassade du Kazakhstan en France
59 rue Pierre Charron, 75008 Paris
Registre des Français à l'étranger
RecommandéInscription au registre des Français établis hors de France facultative mais recommandée, auprès de l'Ambassade de France à Astana ou du Consulat général à Almaty.
- Carte consulaire et accès aux services consulaires
- Vote aux élections françaises depuis l'étranger
- Inscription au dispositif d'alerte Ariane (utile dans un pays vaste au contexte régional sensible)
- Accès facilité aux démarches d'état civil
Almaty, Astana, Atyrau : trois pôles pour une expatriation surtout énergétique
Le Kazakhstan est le neuvième plus grand pays du monde par la superficie, mais son expatriation française tient dans trois pôles. Almaty, l'ancienne capitale au pied des montagnes, reste la capitale économique et culturelle : c'est là que vit la plus grande partie de la communauté française et internationale. Astana (un temps rebaptisée Nur-Sultan avant de retrouver son nom en 2022) est la capitale politique, ville moderne et planifiée. Atyrau, sur la Caspienne, est le hub pétrolier où se concentrent les projets énergétiques.
Hors UE, il n'y a pas de libre circulation. Pour un court séjour ou une reconnaissance, les Français bénéficient d'une exemption de visa pouvant aller jusqu'à trente jours. Pour s'installer et travailler, il faut un permis de travail, généralement soumis à un système de quotas de main-d'œuvre étrangère et porté par l'employeur, puis un permis de séjour. Les grands groupes énergétiques et miniers gèrent ces démarches pour leurs salariés détachés.
L'économie kazakhe repose largement sur les hydrocarbures (grands champs de Tengiz, Kachagan, Karachaganak) et les matières premières, avec une volonté affichée de diversification. L'Astana International Financial Centre (AIFC) illustre cette ambition : cette zone applique un droit inspiré de la common law en anglais et propose des incitations fiscales pour attirer la finance et les entreprises internationales.
Il faut aborder le Kazakhstan en connaissance de cause : pays vaste aux distances considérables, climat continental extrême (Astana est l'une des capitales les plus froides du monde), langue et alphabet à apprivoiser, et un contexte politique en réforme après les troubles de janvier 2022. L'inscription au dispositif Ariane et le suivi des consignes du Quai d'Orsay sont recommandés.
Fiscalité personnelle dans ce pays
Le Kazakhstan applique un impôt sur le revenu des personnes physiques à taux unique de 10 %, l'un des plus bas au monde, ce qui en fait un argument fort pour les hauts revenus. L'impôt sur les sociétés est de 20 %. Une convention fiscale lie la France et le Kazakhstan et évite la double imposition. En revanche, il n'existe pas d'accord de sécurité sociale, avec des conséquences importantes sur la santé et la retraite.
Avertissement fiscal
Convention bilatérale France / Kazakhstan
Convention existante
Convention fiscale France-Kazakhstan signée à Paris le 3 février 1998, en vigueur depuis le 1er juillet 2000 (BOFIP : BOI-INT-CVB-KAZ). Elle évite la double imposition selon le modèle OCDE, avec méthode du crédit d'impôt côté français. Elle encadre l'imposition des revenus d'emploi, des dividendes, intérêts et redevances entre les deux pays.
Texte officiel (impots.gouv.fr)Impôt sur le revenu
Impôt sur le revenu des personnes physiques (IPN) à taux unique de 10 % pour la plupart des revenus (salaires, revenus d'activité), l'un des plus bas au monde. Les dividendes de source kazakhe versés à des résidents bénéficient de règles spécifiques (souvent 5 %). Les non-résidents peuvent être soumis à des retenues à la source. Cotisations sociales obligatoires (retraite à capitalisation obligatoire, assurance médicale sociale OSMS, cotisations sociales) partagées entre salarié et employeur.
| Tranche jusqu'à | Taux |
|---|---|
| Au-delà | 10 % |
Plus-values mobilières
Les plus-values mobilières des particuliers résidents sont en principe imposées au taux de 10 %. Les dividendes de source kazakhe versés aux résidents bénéficient souvent d'un taux réduit (de l'ordre de 5 %) ou d'exonérations sous conditions de durée de détention. Les non-résidents relèvent de retenues à la source spécifiques.
Plus-values immobilières
Les plus-values immobilières des particuliers sont imposées à 10 % lorsqu'un bien est revendu avec gain dans un délai court (généralement moins d'un an de détention) ; au-delà, des exonérations peuvent s'appliquer. Les règles exactes dépendent de la nature et de la durée de détention du bien.
Impôt sur la fortune
Pas d'impôt sur la fortune de type français au Kazakhstan. Il existe une taxe foncière et une taxe sur les véhicules, à des taux modérés. Le patrimoine financier n'est pas soumis à un impôt annuel sur le stock.
Droits de succession
Le Kazakhstan n'applique pas de droits de succession comparables au système français ; les transmissions relèvent surtout de frais d'enregistrement et de notaire. Pour un Français, la localisation des biens et la résidence déterminent, avec le droit international privé, la juridiction compétente.
Exit tax
ApplicableL'exit tax française s'applique au moment du transfert du domicile fiscal hors de France si vous détenez plus de 800 000 € de participations ou plus de 50 % d'une société. Le Kazakhstan étant hors UE et EEE, le sursis de paiement n'est PAS automatique : il est en principe subordonné à la constitution de garanties et à la désignation d'un représentant fiscal, sauf exceptions. C'est un point à anticiper impérativement avec un fiscaliste avant le départ.
Impact retraite
ATTENTION : il n'existe PAS d'accord de sécurité sociale entre la France et le Kazakhstan. Les périodes travaillées sur place ne sont PAS totalisées pour la retraite française et ne valident aucun trimestre côté français. Pour préserver ses droits à la retraite française, l'adhésion volontaire à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger), en particulier à l'assurance volontaire vieillesse, est fortement recommandée pendant toute la durée de l'expatriation.
Risque de double imposition
10 % flat : l'un des impôts sur le revenu les plus bas au monde
L'argument fiscal phare du Kazakhstan est son impôt sur le revenu des personnes physiques à taux unique de 10 %, quel que soit le niveau de revenu pour la plupart des salaires et revenus d'activité. Pour un cadre à haut revenu venant de France, l'écart avec le barème progressif français (jusqu'à 45 %, hors contributions exceptionnelles) est spectaculaire. C'est l'une des raisons pour lesquelles les packages d'expatriation dans l'énergie y sont attractifs en net.
L'impôt sur les sociétés est de 20 %, et la TVA de 12 %. Les dividendes de source kazakhe versés aux résidents bénéficient souvent d'un taux réduit (de l'ordre de 5 %) voire d'exonérations sous conditions de durée de détention. À côté du régime général, l'Astana International Financial Centre (AIFC) propose un cadre spécifique, avec un droit inspiré de la common law et des exonérations ciblées, pensé pour la finance et les sièges régionaux.
Le cadre bilatéral repose sur la convention fiscale France-Kazakhstan du 3 février 1998 (BOFIP BOI-INT-CVB-KAZ), en vigueur depuis le 1er juillet 2000. Elle évite la double imposition selon le modèle OCDE, avec un crédit d'impôt côté français. La vraie vigilance porte, comme toujours, sur la résidence fiscale : pour bénéficier du 10 % kazakh, il faut être effectivement résident fiscal au Kazakhstan et avoir rompu les liens de rattachement avec la France.
Le point le plus lourd de conséquences n'est pas fiscal mais social : il n'existe aucun accord de sécurité sociale entre la France et le Kazakhstan. Les années travaillées sur place ne comptent pas pour la retraite française et la couverture locale ne remplace pas la sécurité sociale française. L'adhésion à la CFE et une bonne assurance santé internationale sont donc des composantes essentielles du budget, à ne pas oublier derrière l'attrait du taux à 10 %.

Banque, devises et coût de la vie dans ce pays
Le secteur bancaire kazakh est l'un des plus modernes d'Asie centrale, dominé par Halyk Bank et surtout marqué par Kaspi.kz, super-application de paiement et de services devenue un phénomène national. L'ouverture d'un compte par un résident étranger est possible avec un titre de séjour et un numéro fiscal local (IIN). Le tenge (KZT) est une monnaie flottante, sujette à des variations, ce qui incite à conserver l'essentiel de son épargne en devises fortes.
Ouvrir un compte local
≈ 7 jours
Documents requis
- Passeport et visa/permis de séjour
- Numéro d'identification individuel (IIN) kazakh
- Justificatif d'emploi ou de revenus
- Justificatif de domicile local
- Enregistrement migratoire à jour
Banques locales recommandées
Kaspi.kz
Super-application de paiement, de banque et de commerce en ligne, incontournable au quotidien au Kazakhstan (paiements, virements instantanés entre particuliers, services).
Halyk Bank
Plus grande banque universelle du pays, réseau d'agences dense et services complets aux particuliers et entreprises.
Bank CenterCredit
Grande banque commerciale kazakhe, alternative établie pour les particuliers et les PME.
Banque française : à conserver ou fermer ?
Transferts d'argent EUR ↔ KZT
Wise
Wise permet des transferts internationaux à moindre coût, utile pour rapatrier ou envoyer des fonds, sous réserve des règles de change locales.
Revolut
Revolut est utilisé par les expatriés pour la gestion multidevises, son acceptation locale variant selon les commerçants (Kaspi domine les paiements du quotidien).
Banque classique
Les virements internationaux via les banques locales sont possibles mais peuvent être soumis à des contrôles et à des frais. Anticiper les délais et le risque de change pour les mouvements importants.
Coût de la vie · Astana
Indice Paris = 100 · Ici : 42Loyer studio centre
300 KZT/mois
Loyer T2
450 KZT/mois
Loyer T3 familial
700 KZT/mois
Loyer T2, Almaty
500 KZT/mois
Courses mensuelles
250 KZT
Transports mensuels
15 KZT
Repas midi
6 KZT
Dîner restaurant
16 KZT
Devise : Tenge (KZT) · 1 EUR ≈ 0.0018 KZT
Kaspi.kz, tenge flottant et épargne en devises fortes
Le secteur bancaire kazakh est le plus développé d'Asie centrale. Son visage le plus frappant est Kaspi.kz, une super-application qui combine paiement, banque, virements instantanés entre particuliers et place de marché en ligne, au point d'être devenue un réflexe quotidien pour la population. Pour les paiements courants, un compte Kaspi est presque incontournable. Halyk Bank et Bank CenterCredit complètent le paysage avec des services universels.
Pour un résident étranger, l'ouverture d'un compte suppose un permis de séjour, un numéro d'identification individuel (IIN) kazakh, un justificatif d'emploi ou de revenus et un enregistrement migratoire à jour. Le délai est généralement d'une semaine. Les procédures de conformité sont réelles mais gérables, surtout lorsque l'employeur accompagne l'installation.
Le tenge est une monnaie flottante, sensible au prix des matières premières et au contexte régional, avec un historique de dévaluations. C'est pourquoi la plupart des expatriés conservent l'essentiel de leur épargne en euros ou en dollars, hors du système bancaire local, et n'utilisent le compte kazakh que pour les dépenses courantes. Cette prudence sur le change fait partie de la gestion financière normale d'une expatriation au Kazakhstan.
Le coût de la vie est bas pour un Européen : logement, restauration et services y sont nettement moins chers qu'en France, ce qui, combiné à l'impôt sur le revenu à 10 %, améliore fortement le pouvoir d'achat net d'un salaire international. Tout compte kazakh doit être déclaré à l'administration fiscale française via le formulaire 3916 tant que vous conservez des obligations déclaratives en France.
Quelle couverture santé dans ce pays ?
Le Kazakhstan a mis en place une assurance médicale sociale obligatoire (OSMS) et modernise son système de santé, mais le niveau reste inférieur aux standards d'Europe occidentale, en particulier hors des grandes villes. Les expatriés s'appuient sur les cliniques privées d'Almaty et d'Astana et sur une assurance internationale. En l'absence d'accord de sécurité sociale avec la France, la CFE et une assurance privée sont des éléments indispensables.
Accord de sécurité sociale
Non
Il n'existe PAS d'accord de sécurité sociale entre la France et le Kazakhstan. Aucune coordination automatique des droits maladie et retraite ne s'applique. Les périodes travaillées sur place ne sont pas totalisées avec le régime français, et la couverture santé locale ne se substitue pas à la sécurité sociale française.
Caisse des Français de l'Étranger (CFE)
Pertinente
100–450 €/ mois
- Maintien d'une couverture santé de base rattachée au système français malgré l'absence d'accord bilatéral
- Validation possible de la retraite via l'assurance volontaire vieillesse de la CFE (les années locales ne comptant pas autrement)
- Prise en charge facilitée lors des retours et des soins en France
- Complément indispensable par une assurance santé privée internationale au premier euro, idéalement avec évacuation sanitaire
Système de santé local
Consultation : ≈ 20 €
Le Kazakhstan a instauré une assurance médicale sociale obligatoire (OSMS) financée par les cotisations. Le système public existe partout mais son niveau reste inférieur aux standards occidentaux, surtout hors des grandes villes, et la barrière de la langue est réelle. Les expatriés se tournent vers les cliniques privées d'Almaty et d'Astana, mieux équipées et parfois dotées de personnel anglophone. Pour les pathologies lourdes, une évacuation sanitaire vers un centre régional (Turquie, Émirats) ou l'Europe peut être nécessaire, ce qui rend l'assurance internationale avec option évacuation particulièrement importante.
Numéros d'urgence
- Urgences (numéro unifié)112
- Police102
- Ambulance103
Assurances santé recommandées
CFE (Caisse des Français de l'Étranger)
Maintien du lien avec le système français (santé et assurance volontaire vieillesse) en l'absence d'accord bilatéral.
Assurance santé privée internationale au premier euro (Allianz Care, Cigna, April International)
Indispensable pour l'accès au privé local et la prise en charge, idéalement avec option évacuation sanitaire.
Assurance évacuation sanitaire
Cruciale dans un pays vaste où les soins complexes peuvent nécessiter un transfert régional ou vers l'Europe.
Vaccins recommandés
- Vaccins de routine à jour (DT-Polio, ROR, hépatite B)
- Hépatite A et typhoïde souvent recommandées
- Encéphalite à tiques envisageable selon les régions et activités ; consulter un centre de vaccinations internationales avant le départ
Se soigner au Kazakhstan : privé des grandes villes, CFE et évacuation
Le Kazakhstan a réformé son système de santé avec la mise en place d'une assurance médicale sociale obligatoire (OSMS). Le maillage public couvre l'ensemble du territoire, mais le niveau reste globalement inférieur aux standards d'Europe occidentale, avec des disparités fortes entre les grandes villes et les régions. Pour un francophone, la barrière de la langue complique l'accès aux soins publics.
Dans la pratique, les expatriés se soignent dans les cliniques privées d'Almaty et d'Astana, mieux équipées et parfois dotées de personnel anglophone. L'absence d'accord de sécurité sociale entre la France et le Kazakhstan est déterminante : la couverture locale ne remplace pas la sécurité sociale française. L'adhésion à la CFE (santé et assurance volontaire vieillesse) est donc fortement recommandée, complétée par une assurance santé internationale au premier euro pour couvrir réellement les soins sur place.
Le pays est immense, et pour les pathologies lourdes ou les urgences complexes, une évacuation sanitaire vers un centre régional (Turquie, Émirats) ou vers l'Europe peut s'avérer nécessaire. Une assurance internationale incluant l'évacuation sanitaire est donc un élément à part entière du dispositif, pas une option accessoire. Les grands groupes prévoient généralement cette couverture pour leurs salariés détachés.
Côté vaccination, les vaccins de routine doivent être à jour, l'hépatite A et la typhoïde sont fréquemment recommandées, et l'encéphalite à tiques peut être envisagée selon les régions et les activités. Un passage par un centre de vaccinations internationales avant le départ permet d'obtenir un avis adapté à la durée et à la nature du séjour.
Au quotidien dans ce pays
Logement, transport, langue, climat, sécurité et connectivité : le détail du quotidien.
Logement
Studio à Almaty ou Astana (centre) : 250-450 €. T2 : 400-650 €. T3 : 600-1 000 € selon le standing et le quartier. Almaty, au pied des montagnes, est souvent jugée plus agréable à vivre qu'Astana, très moderne mais exposée à un climat extrême. Atyrau, ville pétrolière, a un marché locatif tendu et cher pour les standards locaux du fait de la demande des expatriés du secteur.
Plateformes
- Krisha.kz (annonces immobilières, référence)
- OLX Kazakhstan
- Agences internationales (pour l'expatriation encadrée)
Caution : Caution généralement d'un à deux mois, souvent réglée en liquide. Krisha.kz est le portail d'annonces de référence. Un accompagnement local ou par l'employeur évite les prix gonflés pour étrangers et les baux mal ficelés.
Transport
Permis : Le permis français n'est pas automatiquement valable de façon durable : pour conduire au-delà d'un court séjour, un permis de conduire international voire une conversion peut être exigé. Vérifier les règles en vigueur. À Almaty et Astana, bus, métro (à Almaty) et applications de VTC (Yandex Go, inDrive) permettent de se déplacer sans voiture. Les distances entre villes sont énormes et se parcourent surtout en avion (réseau intérieur développé) ou en train pour les trajets longs.
Langue
Le kazakh (langue turcique) est la langue d'État, en cours de transition vers l'alphabet latin, mais le russe reste la langue d'usage la plus répandue, en particulier dans les villes, les affaires et l'administration. L'anglais progresse chez les jeunes et dans le secteur international (notamment à l'AIFC) mais reste limité dans la vie courante. Le français est peu présent hors Alliances françaises, Institut français et milieux diplomatiques. Le russe est très utile au quotidien.
Climat
Climat continental extrême, l'un des plus marqués au monde. Astana est l'une des capitales les plus froides de la planète (hivers longs et rigoureux, régulièrement -15 à -25 °C, parfois bien en-dessous, avec du vent). Almaty, au pied des montagnes, connaît des hivers froids mais plus doux et des étés chauds. Les étés sont chauds et secs dans les steppes. L'amplitude thermique annuelle est considérable.
Astana : Janvier -15°C / Avril 8°C / Juillet 21°C / Octobre 6°C. Almaty est nettement plus douce en hiver. Faibles précipitations, forte amplitude thermique.
Sécurité
- La petite délinquance existe mais reste gérable avec les précautions habituelles dans les grandes villes
- Contexte politique en réforme après les troubles de janvier 2022 : éviter les manifestations
- Pays vaste : préparer sérieusement tout déplacement hors des grands axes
- S'inscrire au dispositif d'alerte Ariane et suivre les consignes du Quai d'Orsay
- Vigilance sur les arnaques et la corruption de basse intensité dans certaines démarches
Internet & télécoms
Opérateurs recommandés
Kcell · Beeline Kazakhstan · Tele2 / Altel
Almaty et Astana au quotidien : climat extrême, russe utile et super-app Kaspi
La vie quotidienne diffère nettement selon la ville. Almaty, adossée aux montagnes du Tian Shan, est la plus agréable à vivre pour beaucoup d'expatriés : verte, animée, culturelle, avec un accès facile à la nature et au ski. Astana, capitale planifiée sur la steppe, séduit par sa modernité architecturale mais impose un climat parmi les plus rudes qui soient pour une capitale. Atyrau, elle, est avant tout une ville de travail pétrolier.
La langue est un vrai sujet. Le kazakh est la langue d'État, en transition vers l'alphabet latin, mais le russe reste la langue d'usage dominante dans les villes, les affaires et l'administration. L'anglais progresse chez les jeunes et dans les milieux internationaux, notamment autour de l'AIFC à Astana, mais demeure limité dans la vie courante. Pour un francophone, quelques bases de russe changent radicalement le quotidien.
Le climat continental extrême structure la vie : à Astana, les hivers longs et très froids imposent un équipement adapté et pèsent sur le moral de certains. Almaty est plus clémente mais connaît des épisodes de pollution hivernale liés à sa cuvette. Les étés de steppe sont chauds et secs. C'est un paramètre central à tester et à anticiper avant de s'engager sur plusieurs années.
Sur le plan pratique, Kaspi.kz s'est imposée comme la super-application du quotidien : paiements, virements instantanés, services. Pour se déplacer, les VTC (Yandex Go, inDrive) et les transports urbains suffisent en ville, tandis que les immenses distances intérieures se parcourent surtout en avion. Le contexte politique, en réforme depuis les troubles de janvier 2022, appelle à éviter les manifestations et à suivre les consignes du Quai d'Orsay.

Les Français dans ce pays
Chiffres officiels du registre consulaire, villes les plus prisées, associations et écoles françaises.
Inscrits au registre (source MAE, 2024)
1 200
Communauté réelle estimée 30 à 60 % supérieure (non-inscrits).
- Almaty600
- Astana350
- Atyrau (secteur pétrolier)200
Associations & réseaux
Présence associative et réseau des Français, événements et accueil des nouveaux arrivants (activité à confirmer selon les villes).
Relais pour les entreprises françaises présentes, notamment dans l'énergie, les mines et les services.
Réseau culturel français dense pour l'Asie centrale : Alliances françaises à Almaty, Astana, Chymkent et Karaganda, cours de français et programmation culturelle.
Groupes & forums
- Français au KazakhstanFacebook
- Expats in Almaty / AstanaFacebook / InterNations
- Communautés d'expatriés du secteur pétrolier et minierRéseaux professionnels
Écoles françaises
Offre de scolarité française à Almaty et Astana (à vérifier auprès de l'ambassade et du réseau AEFE)
Almaty / Astana
Une communauté française d'Asie centrale, portée par l'énergie et la culture
La communauté française du Kazakhstan est la plus importante d'Asie centrale, estimée à un peu plus d'un millier de personnes selon des données récentes ; les chiffres consulaires précis n'étant pas systématiquement publiés, ce total est à considérer comme un ordre de grandeur. Elle se répartit surtout entre Almaty, Astana et Atyrau, au gré des grands projets énergétiques et miniers.
Le profil dominant est lié à l'énergie et aux ressources : ingénieurs et cadres du pétrole et du gaz, des mines et de la construction, ainsi que des personnels de la finance (autour de l'AIFC), des diplomates, des enseignants et des conjoints binationaux. Une part de cette expatriation est encadrée par de grands groupes, avec des packages complets, tandis qu'une autre relève d'installations plus individuelles à Almaty.
Le réseau culturel français est particulièrement dense pour la région : quatre Alliances françaises (Almaty, Astana, Chymkent et Karaganda) accueillent chaque année environ deux mille apprenants, et l'Institut français anime la coopération culturelle et éducative. C'est un atout pour les familles et pour maintenir un lien avec la langue et la culture françaises.
Pour la scolarité, l'offre française sur place doit se vérifier au cas par cas auprès de l'ambassade et du réseau AEFE, à Almaty comme à Astana. De nombreuses familles s'orientent vers des écoles internationales anglophones tout en s'appuyant sur les Alliances françaises et l'Institut français pour la continuité en français. La question scolaire est souvent centrale dans les packages d'expatriation encadrée.
Retraite, chômage et droits sociaux dans ce pays
L'expatriation a des conséquences directes sur vos droits français. Voici ce qu'il faut savoir.
Convention de totalisation
Aucune
Il n'existe PAS d'accord de sécurité sociale ni de convention de totalisation retraite entre la France et le Kazakhstan. Les périodes travaillées sur place ne valident aucun trimestre pour la retraite française et ne sont pas totalisées. Pour continuer à se constituer des droits à la retraite française, il faut cotiser volontairement, en particulier via l'assurance volontaire vieillesse de la CFE.
Système de retraite local
Le Kazakhstan a été un pionnier régional de la retraite par capitalisation : le système repose largement sur un fonds de pension unifié (UAPF) alimenté par des cotisations obligatoires, complété par un socle public. Pour un expatrié français, ce système ne se coordonne pas avec le régime français : les droits éventuellement acquis localement resteraient distincts et soumis aux règles kazakhes, sans totalisation avec la CNAV.
Impact assurance chômage
Le Kazakhstan étant hors UE et sans accord de sécurité sociale, les droits à l'assurance chômage française ne se transfèrent pas et les périodes locales n'ouvrent pas de droits en France. Il est prudent de faire le point avec France Travail avant le départ sur ses droits acquis et leur maintien éventuel.
Congés maternité / paternité
Les dispositifs locaux de congé et d'allocations relèvent du droit kazakh et ne se coordonnent pas avec le système français. Les salariés détachés de grands groupes relèvent souvent des politiques internes de leur employeur.
Préserver ses droits français
- Adhérer à la CFE, notamment à l'assurance volontaire vieillesse, pour continuer à valider des droits retraite français
- Souscrire une assurance santé privée internationale au premier euro, idéalement avec option évacuation sanitaire
- Conserver le PEA, le PER et l'assurance-vie en France, gérables à distance
- Renvoyer chaque année le certificat de vie pour les pensions françaises versées à l'étranger
- Anticiper l'exit tax (sursis non automatique hors UE/EEE) avec un fiscaliste avant le départ
Retraite et Kazakhstan : l'attrait du 10 % ne remplace pas la protection sociale
Le Kazakhstan illustre un arbitrage classique de l'expatriation lointaine : un impôt sur le revenu très bas (10 %) mais aucune coordination de sécurité sociale avec la France. Comme il n'existe pas d'accord bilatéral, les années travaillées sur place ne valident aucun trimestre pour la retraite française et n'entrent pas dans le calcul de la pension française. Le gain fiscal immédiat peut donc se payer, à long terme, par des droits retraite non constitués côté français si l'on n'y prend pas garde.
La solution est l'adhésion à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger), en particulier à son assurance volontaire vieillesse, qui permet de continuer à cotiser au régime général français comme si l'on travaillait en France. C'est un poste de dépense à intégrer dès le départ, à mettre en balance avec l'économie d'impôt réalisée. Le Kazakhstan dispose par ailleurs d'un système de retraite par capitalisation (fonds UAPF), mais les droits qui y seraient acquis resteraient distincts et soumis aux règles locales.
Une pension française déjà liquidée peut être versée au Kazakhstan sans difficulté, sous réserve de l'envoi annuel du certificat de vie exigé par les caisses françaises. La fiscalité de la pension dépend de la convention franco-kazakhe de 1998 : les pensions publiques restent en principe imposables en France, les pensions privées pouvant relever de l'État de résidence selon les stipulations applicables.
Enfin, pour les détenteurs de participations significatives, l'exit tax mérite une vigilance particulière : le Kazakhstan étant hors UE et EEE, le sursis de paiement n'est pas automatique et peut supposer la constitution de garanties. Ce sujet, comme l'ensemble du volet protection sociale et retraite, doit être préparé avec un professionnel avant le départ, pour que l'attrait du taux à 10 % ne masque pas les angles morts sociaux.
Les pièges à éviter dans ce pays
Les erreurs les plus fréquentes commises par les Français qui s'installent, directement issues de témoignages et retours d'expatriés.
- 01
Se focaliser sur le 10 % en oubliant l'absence d'accord de sécurité sociale
L'impôt sur le revenu à 10 % est séduisant, mais il n'existe aucun accord de sécurité sociale : les années au Kazakhstan ne comptent pas pour la retraite française et la santé n'est pas coordonnée.
Conséquence
Trimestres de retraite non validés, couverture santé inadaptée, gain fiscal en partie annulé sur le long terme.
Solution
Adhérer à la CFE (santé et assurance volontaire vieillesse) dès le départ, souscrire une assurance santé internationale, et faire le point avec la CNAV avant de partir.
- 02
Sous-estimer le climat, surtout à Astana
Astana est l'une des capitales les plus froides du monde, avec des hivers longs et rigoureux ; Almaty est plus douce mais connaît de la pollution hivernale.
Conséquence
Choc d'adaptation, difficultés au quotidien, regret pour les profils mal préparés.
Solution
Choisir sa ville en connaissance de cause (Almaty souvent préférée pour la qualité de vie), s'équiper sérieusement, et tester si possible une période hivernale avant de s'engager.
- 03
Négliger le russe au profit du seul anglais
L'anglais reste limité dans la vie courante ; le russe est la langue d'usage dominante dans les villes et l'administration.
Conséquence
Isolement, dépendance aux intermédiaires, difficultés dans les démarches.
Solution
Apprendre des bases de russe, s'appuyer sur les Alliances françaises et sur des relais locaux de confiance.
- 04
Placer son épargne en tenge
Le tenge est une monnaie flottante et parfois volatile, avec un historique de dévaluations.
Conséquence
Risque de change et de perte de valeur sur l'épargne conservée localement.
Solution
Conserver l'essentiel de l'épargne en euros ou dollars hors du Kazakhstan, n'utiliser le compte local (Kaspi.kz) que pour les dépenses courantes.
- 05
Anticiper les distances et les déplacements
Le Kazakhstan est immense ; les trajets entre villes se comptent en heures d'avion, et certaines régions sont très isolées.
Conséquence
Mauvaise organisation des déplacements, coûts et fatigue sous-estimés.
Solution
Planifier ses déplacements, privilégier l'avion pour les longues distances, préparer sérieusement toute sortie hors des grands axes.
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Les questions les plus posées par les Français qui envisagent l'expatriation. Toutes les réponses sont structurées pour Google (Schema.org FAQPage).
- Pour un court séjour (jusqu'à trente jours), les Français sont exemptés de visa. Pour s'installer et travailler, il faut un permis de travail obtenu par l'employeur (système de quotas) et un permis de séjour renouvelable. Le Kazakhstan n'étant pas dans l'UE, il n'y a pas de libre circulation.
- L'impôt sur le revenu des personnes physiques est à taux unique de 10 % pour la plupart des revenus, l'un des plus bas au monde. L'impôt sur les sociétés est de 20 % et la TVA de 12 %. L'Astana International Financial Centre (AIFC) offre en outre un régime spécifique avec des incitations.
- Non. Il n'existe aucun accord de sécurité sociale entre la France et le Kazakhstan. Les années travaillées sur place ne comptent pas pour la retraite française. L'adhésion à la CFE (santé et assurance volontaire vieillesse) est fortement recommandée.
- Oui. La convention franco-kazakhe signée à Paris le 3 février 1998 est en vigueur depuis le 1er juillet 2000 (BOFIP : BOI-INT-CVB-KAZ). Elle évite la double imposition selon le modèle OCDE, avec méthode du crédit d'impôt côté français.
- Almaty, au pied des montagnes, est souvent préférée pour sa qualité de vie, sa végétation et son animation culturelle, malgré des épisodes de pollution hivernale. Astana, capitale politique moderne, impose l'un des climats les plus froids qui soient pour une capitale. Le choix dépend souvent du poste et du secteur.
- Peu dans la vie courante. Le kazakh est la langue d'État et le russe la langue d'usage dominante dans les villes et l'administration. L'anglais progresse chez les jeunes et dans le secteur international, mais quelques bases de russe sont très utiles au quotidien.
- La communauté est la plus importante d'Asie centrale, estimée à un peu plus d'un millier de personnes selon des données récentes (chiffre à considérer comme un ordre de grandeur), répartie surtout entre Almaty, Astana et Atyrau, autour du secteur énergétique et minier.
