Kazakhstan
Données vérifiées en Asie · Asie centrale

Kazakhstan

Géant d'Asie centrale à l'impôt sur le revenu à 10 % flat, hub pétrolier et gazier entre Almaty et Astana

Capitale
Astana
Population
20 M
Devise
KZT
Langue principale
Kazakh

En un coup d'œil

6 indicateurs clés notés de 1 à 10

Coût de la vie8/10
Fiscalité8/10
Qualité de vie6/10
Facilité d'installation5/10
Sécurité7/10
Présence française3/10
02Visa & titre de séjour

Quel visa pour s'installer dans ce pays ?

Le Kazakhstan n'est pas membre de l'Union européenne. Pour un court séjour, les Français bénéficient d'une exemption de visa d'une durée pouvant aller jusqu'à trente jours, très pratique pour un voyage de reconnaissance. Pour une installation durable, il faut un permis de travail (obtenu par l'employeur) et un permis de séjour. L'expatriation française se concentre à Almaty (capitale économique et culturelle), Astana (capitale politique) et Atyrau (hub pétrolier de la Caspienne), essentiellement autour des hydrocarbures, des mines et des services associés.

Salarié

Permis de travail + permis de séjour

Durée

12 mois

  • Contrat avec un employeur local ou une filiale internationale
  • Permis de travail (quota) demandé par l'employeur
  • Permis de séjour lié à l'emploi, renouvelable
  • Enregistrement auprès des autorités migratoires à l'arrivée
  • Justificatifs de logement et de ressources
Délai estimé
20–90 jours
Coût total
100–600 €

La majorité des expatriés français travaillent dans l'énergie (pétrole et gaz de la Caspienne, notamment autour des grands champs de Tengiz, Kachagan et Karachaganak), les mines, l'ingénierie, la construction et les services associés. Les grands groupes gèrent en général les démarches de permis pour leurs salariés détachés. Le système de quotas de main-d'œuvre étrangère peut compliquer l'embauche locale directe d'un étranger hors grands projets.

Investisseur

Permis de séjour lié à une activité ou un investissement

Durée

12 mois

  • Création d'une société locale ou investissement documenté
  • Justificatifs de l'activité et des moyens
  • Permis de séjour lié à l'activité
  • Obligations comptables et fiscales locales
Délai estimé
20–90 jours
Coût total
300–3000 €

Le Kazakhstan cherche à diversifier son économie et à attirer les investisseurs, avec des dispositifs comme l'Astana International Financial Centre (AIFC), zone dotée d'un droit inspiré de la common law et d'incitations fiscales. Créer une activité peut ouvrir un permis de séjour. L'environnement des affaires progresse mais reste marqué par la bureaucratie ; un accompagnement local est vivement conseillé.

Retraité

Permis de séjour sur justificatif de ressources

Durée

12 mois

  • Justificatif de ressources régulières suffisantes (pension)
  • Justificatif de logement au Kazakhstan
  • Permis de séjour renouvelable
  • Couverture santé privée (pas de convention de sécurité sociale avec la France)
Délai estimé
20–90 jours
Coût total
100–800 €

Le Kazakhstan est une destination retraite très atypique pour les Français : absence de convention de sécurité sociale, climat continental extrême (surtout à Astana), francophonie limitée. Les profils concernés sont surtout d'anciens expatriés du secteur énergétique déjà installés et familiers du pays, plutôt que des retraités venant de France sans attache locale.

Ambassade en France

Ambassade du Kazakhstan en France

59 rue Pierre Charron, 75008 Paris

Registre des Français à l'étranger

Recommandé

Inscription au registre des Français établis hors de France facultative mais recommandée, auprès de l'Ambassade de France à Astana ou du Consulat général à Almaty.

  • Carte consulaire et accès aux services consulaires
  • Vote aux élections françaises depuis l'étranger
  • Inscription au dispositif d'alerte Ariane (utile dans un pays vaste au contexte régional sensible)
  • Accès facilité aux démarches d'état civil
Procédure officielle

Almaty, Astana, Atyrau : trois pôles pour une expatriation surtout énergétique

Le Kazakhstan est le neuvième plus grand pays du monde par la superficie, mais son expatriation française tient dans trois pôles. Almaty, l'ancienne capitale au pied des montagnes, reste la capitale économique et culturelle : c'est là que vit la plus grande partie de la communauté française et internationale. Astana (un temps rebaptisée Nur-Sultan avant de retrouver son nom en 2022) est la capitale politique, ville moderne et planifiée. Atyrau, sur la Caspienne, est le hub pétrolier où se concentrent les projets énergétiques.

Hors UE, il n'y a pas de libre circulation. Pour un court séjour ou une reconnaissance, les Français bénéficient d'une exemption de visa pouvant aller jusqu'à trente jours. Pour s'installer et travailler, il faut un permis de travail, généralement soumis à un système de quotas de main-d'œuvre étrangère et porté par l'employeur, puis un permis de séjour. Les grands groupes énergétiques et miniers gèrent ces démarches pour leurs salariés détachés.

L'économie kazakhe repose largement sur les hydrocarbures (grands champs de Tengiz, Kachagan, Karachaganak) et les matières premières, avec une volonté affichée de diversification. L'Astana International Financial Centre (AIFC) illustre cette ambition : cette zone applique un droit inspiré de la common law en anglais et propose des incitations fiscales pour attirer la finance et les entreprises internationales.

Il faut aborder le Kazakhstan en connaissance de cause : pays vaste aux distances considérables, climat continental extrême (Astana est l'une des capitales les plus froides du monde), langue et alphabet à apprivoiser, et un contexte politique en réforme après les troubles de janvier 2022. L'inscription au dispositif Ariane et le suivi des consignes du Quai d'Orsay sont recommandés.

03Fiscalité

Fiscalité personnelle dans ce pays

Le Kazakhstan applique un impôt sur le revenu des personnes physiques à taux unique de 10 %, l'un des plus bas au monde, ce qui en fait un argument fort pour les hauts revenus. L'impôt sur les sociétés est de 20 %. Une convention fiscale lie la France et le Kazakhstan et évite la double imposition. En revanche, il n'existe pas d'accord de sécurité sociale, avec des conséquences importantes sur la santé et la retraite.

Avertissement fiscal

La fiscalité kazakhe évolue et certains régimes (notamment ceux de l'AIFC) sont spécifiques. Les taux et seuils doivent être confirmés auprès d'un conseil local. Sources retenues : convention fiscale France-Kazakhstan (BOFIP BOI-INT-CVB-KAZ), comité des recettes de l'État (administration fiscale kazakhe), CLEISS (absence d'accord de sécurité sociale).

Convention bilatérale France / Kazakhstan

Convention existante

Convention fiscale France-Kazakhstan signée à Paris le 3 février 1998, en vigueur depuis le 1er juillet 2000 (BOFIP : BOI-INT-CVB-KAZ). Elle évite la double imposition selon le modèle OCDE, avec méthode du crédit d'impôt côté français. Elle encadre l'imposition des revenus d'emploi, des dividendes, intérêts et redevances entre les deux pays.

Texte officiel (impots.gouv.fr)

Impôt sur le revenu

Impôt sur le revenu des personnes physiques (IPN) à taux unique de 10 % pour la plupart des revenus (salaires, revenus d'activité), l'un des plus bas au monde. Les dividendes de source kazakhe versés à des résidents bénéficient de règles spécifiques (souvent 5 %). Les non-résidents peuvent être soumis à des retenues à la source. Cotisations sociales obligatoires (retraite à capitalisation obligatoire, assurance médicale sociale OSMS, cotisations sociales) partagées entre salarié et employeur.

Tranche jusqu'àTaux
Au-delà10 %

Plus-values mobilières

Les plus-values mobilières des particuliers résidents sont en principe imposées au taux de 10 %. Les dividendes de source kazakhe versés aux résidents bénéficient souvent d'un taux réduit (de l'ordre de 5 %) ou d'exonérations sous conditions de durée de détention. Les non-résidents relèvent de retenues à la source spécifiques.

Plus-values immobilières

Les plus-values immobilières des particuliers sont imposées à 10 % lorsqu'un bien est revendu avec gain dans un délai court (généralement moins d'un an de détention) ; au-delà, des exonérations peuvent s'appliquer. Les règles exactes dépendent de la nature et de la durée de détention du bien.

Impôt sur la fortune

Pas d'impôt sur la fortune de type français au Kazakhstan. Il existe une taxe foncière et une taxe sur les véhicules, à des taux modérés. Le patrimoine financier n'est pas soumis à un impôt annuel sur le stock.

Droits de succession

Le Kazakhstan n'applique pas de droits de succession comparables au système français ; les transmissions relèvent surtout de frais d'enregistrement et de notaire. Pour un Français, la localisation des biens et la résidence déterminent, avec le droit international privé, la juridiction compétente.

Exit tax

Applicable

L'exit tax française s'applique au moment du transfert du domicile fiscal hors de France si vous détenez plus de 800 000 € de participations ou plus de 50 % d'une société. Le Kazakhstan étant hors UE et EEE, le sursis de paiement n'est PAS automatique : il est en principe subordonné à la constitution de garanties et à la désignation d'un représentant fiscal, sauf exceptions. C'est un point à anticiper impérativement avec un fiscaliste avant le départ.

Impact retraite

ATTENTION : il n'existe PAS d'accord de sécurité sociale entre la France et le Kazakhstan. Les périodes travaillées sur place ne sont PAS totalisées pour la retraite française et ne valident aucun trimestre côté français. Pour préserver ses droits à la retraite française, l'adhésion volontaire à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger), en particulier à l'assurance volontaire vieillesse, est fortement recommandée pendant toute la durée de l'expatriation.

Risque de double imposition

Risque encadré par la convention franco-kazakhe de 1998. Méthode du crédit d'impôt côté français pour les revenus de source kazakhe. Le point de vigilance central est la résidence fiscale : il faut rompre effectivement les liens avec la France pour être pleinement résident kazakh, et documenter précisément les revenus, en particulier dans le secteur pétrolier et les structures de l'AIFC.

10 % flat : l'un des impôts sur le revenu les plus bas au monde

L'argument fiscal phare du Kazakhstan est son impôt sur le revenu des personnes physiques à taux unique de 10 %, quel que soit le niveau de revenu pour la plupart des salaires et revenus d'activité. Pour un cadre à haut revenu venant de France, l'écart avec le barème progressif français (jusqu'à 45 %, hors contributions exceptionnelles) est spectaculaire. C'est l'une des raisons pour lesquelles les packages d'expatriation dans l'énergie y sont attractifs en net.

L'impôt sur les sociétés est de 20 %, et la TVA de 12 %. Les dividendes de source kazakhe versés aux résidents bénéficient souvent d'un taux réduit (de l'ordre de 5 %) voire d'exonérations sous conditions de durée de détention. À côté du régime général, l'Astana International Financial Centre (AIFC) propose un cadre spécifique, avec un droit inspiré de la common law et des exonérations ciblées, pensé pour la finance et les sièges régionaux.

Le cadre bilatéral repose sur la convention fiscale France-Kazakhstan du 3 février 1998 (BOFIP BOI-INT-CVB-KAZ), en vigueur depuis le 1er juillet 2000. Elle évite la double imposition selon le modèle OCDE, avec un crédit d'impôt côté français. La vraie vigilance porte, comme toujours, sur la résidence fiscale : pour bénéficier du 10 % kazakh, il faut être effectivement résident fiscal au Kazakhstan et avoir rompu les liens de rattachement avec la France.

Le point le plus lourd de conséquences n'est pas fiscal mais social : il n'existe aucun accord de sécurité sociale entre la France et le Kazakhstan. Les années travaillées sur place ne comptent pas pour la retraite française et la couverture locale ne remplace pas la sécurité sociale française. L'adhésion à la CFE et une bonne assurance santé internationale sont donc des composantes essentielles du budget, à ne pas oublier derrière l'attrait du taux à 10 %.

Kazakhstan
04Banque & argent

Banque, devises et coût de la vie dans ce pays

Le secteur bancaire kazakh est l'un des plus modernes d'Asie centrale, dominé par Halyk Bank et surtout marqué par Kaspi.kz, super-application de paiement et de services devenue un phénomène national. L'ouverture d'un compte par un résident étranger est possible avec un titre de séjour et un numéro fiscal local (IIN). Le tenge (KZT) est une monnaie flottante, sujette à des variations, ce qui incite à conserver l'essentiel de son épargne en devises fortes.

Ouvrir un compte local

Modérée

7 jours

Documents requis

  • Passeport et visa/permis de séjour
  • Numéro d'identification individuel (IIN) kazakh
  • Justificatif d'emploi ou de revenus
  • Justificatif de domicile local
  • Enregistrement migratoire à jour

Banques locales recommandées

  • Kaspi.kz

    Super-application de paiement, de banque et de commerce en ligne, incontournable au quotidien au Kazakhstan (paiements, virements instantanés entre particuliers, services).

  • Halyk Bank

    Plus grande banque universelle du pays, réseau d'agences dense et services complets aux particuliers et entreprises.

  • Bank CenterCredit

    Grande banque commerciale kazakhe, alternative établie pour les particuliers et les PME.

Banque française : à conserver ou fermer ?

Conserver un compte français est indispensable pour les revenus de source française, les liens patrimoniaux et le versement d'une éventuelle pension. Le tenge étant une monnaie flottante et parfois volatile, la plupart des expatriés conservent leur épargne en euros ou en dollars hors du Kazakhstan et n'utilisent le compte local (souvent Kaspi.kz) que pour les dépenses courantes. Wise et Revolut facilitent les transferts internationaux. Déclarer tout compte kazakh via le formulaire 3916 auprès de l'administration fiscale française tant que vous conservez des obligations déclaratives en France.

Transferts d'argent EUR ↔ KZT

Wise

Wise permet des transferts internationaux à moindre coût, utile pour rapatrier ou envoyer des fonds, sous réserve des règles de change locales.

Revolut

Revolut est utilisé par les expatriés pour la gestion multidevises, son acceptation locale variant selon les commerçants (Kaspi domine les paiements du quotidien).

Banque classique

Les virements internationaux via les banques locales sont possibles mais peuvent être soumis à des contrôles et à des frais. Anticiper les délais et le risque de change pour les mouvements importants.

Coût de la vie · Astana

Indice Paris = 100 · Ici : 42

Loyer studio centre

300 KZT/mois

Loyer T2

450 KZT/mois

Loyer T3 familial

700 KZT/mois

Loyer T2, Almaty

500 KZT/mois

Courses mensuelles

250 KZT

Transports mensuels

15 KZT

Repas midi

6 KZT

Dîner restaurant

16 KZT

Devise : Tenge (KZT) · 1 EUR ≈ 0.0018 KZT

Kaspi.kz, tenge flottant et épargne en devises fortes

Le secteur bancaire kazakh est le plus développé d'Asie centrale. Son visage le plus frappant est Kaspi.kz, une super-application qui combine paiement, banque, virements instantanés entre particuliers et place de marché en ligne, au point d'être devenue un réflexe quotidien pour la population. Pour les paiements courants, un compte Kaspi est presque incontournable. Halyk Bank et Bank CenterCredit complètent le paysage avec des services universels.

Pour un résident étranger, l'ouverture d'un compte suppose un permis de séjour, un numéro d'identification individuel (IIN) kazakh, un justificatif d'emploi ou de revenus et un enregistrement migratoire à jour. Le délai est généralement d'une semaine. Les procédures de conformité sont réelles mais gérables, surtout lorsque l'employeur accompagne l'installation.

Le tenge est une monnaie flottante, sensible au prix des matières premières et au contexte régional, avec un historique de dévaluations. C'est pourquoi la plupart des expatriés conservent l'essentiel de leur épargne en euros ou en dollars, hors du système bancaire local, et n'utilisent le compte kazakh que pour les dépenses courantes. Cette prudence sur le change fait partie de la gestion financière normale d'une expatriation au Kazakhstan.

Le coût de la vie est bas pour un Européen : logement, restauration et services y sont nettement moins chers qu'en France, ce qui, combiné à l'impôt sur le revenu à 10 %, améliore fortement le pouvoir d'achat net d'un salaire international. Tout compte kazakh doit être déclaré à l'administration fiscale française via le formulaire 3916 tant que vous conservez des obligations déclaratives en France.

05Santé & protection sociale

Quelle couverture santé dans ce pays ?

Le Kazakhstan a mis en place une assurance médicale sociale obligatoire (OSMS) et modernise son système de santé, mais le niveau reste inférieur aux standards d'Europe occidentale, en particulier hors des grandes villes. Les expatriés s'appuient sur les cliniques privées d'Almaty et d'Astana et sur une assurance internationale. En l'absence d'accord de sécurité sociale avec la France, la CFE et une assurance privée sont des éléments indispensables.

Accord de sécurité sociale

Non

Il n'existe PAS d'accord de sécurité sociale entre la France et le Kazakhstan. Aucune coordination automatique des droits maladie et retraite ne s'applique. Les périodes travaillées sur place ne sont pas totalisées avec le régime français, et la couverture santé locale ne se substitue pas à la sécurité sociale française.

Caisse des Français de l'Étranger (CFE)

Pertinente

100450/ mois

  • Maintien d'une couverture santé de base rattachée au système français malgré l'absence d'accord bilatéral
  • Validation possible de la retraite via l'assurance volontaire vieillesse de la CFE (les années locales ne comptant pas autrement)
  • Prise en charge facilitée lors des retours et des soins en France
  • Complément indispensable par une assurance santé privée internationale au premier euro, idéalement avec évacuation sanitaire

Système de santé local

5/10

Consultation : ≈ 20 €

Le Kazakhstan a instauré une assurance médicale sociale obligatoire (OSMS) financée par les cotisations. Le système public existe partout mais son niveau reste inférieur aux standards occidentaux, surtout hors des grandes villes, et la barrière de la langue est réelle. Les expatriés se tournent vers les cliniques privées d'Almaty et d'Astana, mieux équipées et parfois dotées de personnel anglophone. Pour les pathologies lourdes, une évacuation sanitaire vers un centre régional (Turquie, Émirats) ou l'Europe peut être nécessaire, ce qui rend l'assurance internationale avec option évacuation particulièrement importante.

Numéros d'urgence

  • Urgences (numéro unifié)112
  • Police102
  • Ambulance103

Assurances santé recommandées

CFE (Caisse des Français de l'Étranger)

Maintien du lien avec le système français (santé et assurance volontaire vieillesse) en l'absence d'accord bilatéral.

Assurance santé privée internationale au premier euro (Allianz Care, Cigna, April International)

Indispensable pour l'accès au privé local et la prise en charge, idéalement avec option évacuation sanitaire.

Assurance évacuation sanitaire

Cruciale dans un pays vaste où les soins complexes peuvent nécessiter un transfert régional ou vers l'Europe.

Vaccins recommandés

  • Vaccins de routine à jour (DT-Polio, ROR, hépatite B)
  • Hépatite A et typhoïde souvent recommandées
  • Encéphalite à tiques envisageable selon les régions et activités ; consulter un centre de vaccinations internationales avant le départ

Se soigner au Kazakhstan : privé des grandes villes, CFE et évacuation

Le Kazakhstan a réformé son système de santé avec la mise en place d'une assurance médicale sociale obligatoire (OSMS). Le maillage public couvre l'ensemble du territoire, mais le niveau reste globalement inférieur aux standards d'Europe occidentale, avec des disparités fortes entre les grandes villes et les régions. Pour un francophone, la barrière de la langue complique l'accès aux soins publics.

Dans la pratique, les expatriés se soignent dans les cliniques privées d'Almaty et d'Astana, mieux équipées et parfois dotées de personnel anglophone. L'absence d'accord de sécurité sociale entre la France et le Kazakhstan est déterminante : la couverture locale ne remplace pas la sécurité sociale française. L'adhésion à la CFE (santé et assurance volontaire vieillesse) est donc fortement recommandée, complétée par une assurance santé internationale au premier euro pour couvrir réellement les soins sur place.

Le pays est immense, et pour les pathologies lourdes ou les urgences complexes, une évacuation sanitaire vers un centre régional (Turquie, Émirats) ou vers l'Europe peut s'avérer nécessaire. Une assurance internationale incluant l'évacuation sanitaire est donc un élément à part entière du dispositif, pas une option accessoire. Les grands groupes prévoient généralement cette couverture pour leurs salariés détachés.

Côté vaccination, les vaccins de routine doivent être à jour, l'hépatite A et la typhoïde sont fréquemment recommandées, et l'encéphalite à tiques peut être envisagée selon les régions et les activités. Un passage par un centre de vaccinations internationales avant le départ permet d'obtenir un avis adapté à la durée et à la nature du séjour.

06Vie pratique

Au quotidien dans ce pays

Logement, transport, langue, climat, sécurité et connectivité : le détail du quotidien.

Logement

Studio à Almaty ou Astana (centre) : 250-450 €. T2 : 400-650 €. T3 : 600-1 000 € selon le standing et le quartier. Almaty, au pied des montagnes, est souvent jugée plus agréable à vivre qu'Astana, très moderne mais exposée à un climat extrême. Atyrau, ville pétrolière, a un marché locatif tendu et cher pour les standards locaux du fait de la demande des expatriés du secteur.

Plateformes

Caution : Caution généralement d'un à deux mois, souvent réglée en liquide. Krisha.kz est le portail d'annonces de référence. Un accompagnement local ou par l'employeur évite les prix gonflés pour étrangers et les baux mal ficelés.

Transport

Sans voiture possibleTransports en commun : 6/10

Permis : Le permis français n'est pas automatiquement valable de façon durable : pour conduire au-delà d'un court séjour, un permis de conduire international voire une conversion peut être exigé. Vérifier les règles en vigueur. À Almaty et Astana, bus, métro (à Almaty) et applications de VTC (Yandex Go, inDrive) permettent de se déplacer sans voiture. Les distances entre villes sont énormes et se parcourent surtout en avion (réseau intérieur développé) ou en train pour les trajets longs.

Langue

Anglais : 4/10

Le kazakh (langue turcique) est la langue d'État, en cours de transition vers l'alphabet latin, mais le russe reste la langue d'usage la plus répandue, en particulier dans les villes, les affaires et l'administration. L'anglais progresse chez les jeunes et dans le secteur international (notamment à l'AIFC) mais reste limité dans la vie courante. Le français est peu présent hors Alliances françaises, Institut français et milieux diplomatiques. Le russe est très utile au quotidien.

Climat

Climat continental extrême, l'un des plus marqués au monde. Astana est l'une des capitales les plus froides de la planète (hivers longs et rigoureux, régulièrement -15 à -25 °C, parfois bien en-dessous, avec du vent). Almaty, au pied des montagnes, connaît des hivers froids mais plus doux et des étés chauds. Les étés sont chauds et secs dans les steppes. L'amplitude thermique annuelle est considérable.

Astana : Janvier -15°C / Avril 8°C / Juillet 21°C / Octobre 6°C. Almaty est nettement plus douce en hiver. Faibles précipitations, forte amplitude thermique.

Sécurité

Indice : 6/10
  • La petite délinquance existe mais reste gérable avec les précautions habituelles dans les grandes villes
  • Contexte politique en réforme après les troubles de janvier 2022 : éviter les manifestations
  • Pays vaste : préparer sérieusement tout déplacement hors des grands axes
  • S'inscrire au dispositif d'alerte Ariane et suivre les consignes du Quai d'Orsay
  • Vigilance sur les arnaques et la corruption de basse intensité dans certaines démarches

Internet & télécoms

Qualité : 6/10eSIM disponible

Opérateurs recommandés

Kcell · Beeline Kazakhstan · Tele2 / Altel

Almaty et Astana au quotidien : climat extrême, russe utile et super-app Kaspi

La vie quotidienne diffère nettement selon la ville. Almaty, adossée aux montagnes du Tian Shan, est la plus agréable à vivre pour beaucoup d'expatriés : verte, animée, culturelle, avec un accès facile à la nature et au ski. Astana, capitale planifiée sur la steppe, séduit par sa modernité architecturale mais impose un climat parmi les plus rudes qui soient pour une capitale. Atyrau, elle, est avant tout une ville de travail pétrolier.

La langue est un vrai sujet. Le kazakh est la langue d'État, en transition vers l'alphabet latin, mais le russe reste la langue d'usage dominante dans les villes, les affaires et l'administration. L'anglais progresse chez les jeunes et dans les milieux internationaux, notamment autour de l'AIFC à Astana, mais demeure limité dans la vie courante. Pour un francophone, quelques bases de russe changent radicalement le quotidien.

Le climat continental extrême structure la vie : à Astana, les hivers longs et très froids imposent un équipement adapté et pèsent sur le moral de certains. Almaty est plus clémente mais connaît des épisodes de pollution hivernale liés à sa cuvette. Les étés de steppe sont chauds et secs. C'est un paramètre central à tester et à anticiper avant de s'engager sur plusieurs années.

Sur le plan pratique, Kaspi.kz s'est imposée comme la super-application du quotidien : paiements, virements instantanés, services. Pour se déplacer, les VTC (Yandex Go, inDrive) et les transports urbains suffisent en ville, tandis que les immenses distances intérieures se parcourent surtout en avion. Le contexte politique, en réforme depuis les troubles de janvier 2022, appelle à éviter les manifestations et à suivre les consignes du Quai d'Orsay.

Kazakhstan
07Communauté française

Les Français dans ce pays

Chiffres officiels du registre consulaire, villes les plus prisées, associations et écoles françaises.

Inscrits au registre (source MAE, 2024)

1 200

Communauté réelle estimée 30 à 60 % supérieure (non-inscrits).

  • Almaty600
  • Astana350
  • Atyrau (secteur pétrolier)200

Associations & réseaux

  • UFE / réseau des Français de l'étranger au Kazakhstan

    Présence associative et réseau des Français, événements et accueil des nouveaux arrivants (activité à confirmer selon les villes).

  • Chambre de commerce et réseau d'affaires franco-kazakh

    Relais pour les entreprises françaises présentes, notamment dans l'énergie, les mines et les services.

  • Alliances françaises et Institut français du Kazakhstan

    Réseau culturel français dense pour l'Asie centrale : Alliances françaises à Almaty, Astana, Chymkent et Karaganda, cours de français et programmation culturelle.

Groupes & forums

  • Français au KazakhstanFacebook
  • Expats in Almaty / AstanaFacebook / InterNations
  • Communautés d'expatriés du secteur pétrolier et minierRéseaux professionnels

Écoles françaises

  • Offre de scolarité française à Almaty et Astana (à vérifier auprès de l'ambassade et du réseau AEFE)

    Almaty / Astana

Une communauté française d'Asie centrale, portée par l'énergie et la culture

La communauté française du Kazakhstan est la plus importante d'Asie centrale, estimée à un peu plus d'un millier de personnes selon des données récentes ; les chiffres consulaires précis n'étant pas systématiquement publiés, ce total est à considérer comme un ordre de grandeur. Elle se répartit surtout entre Almaty, Astana et Atyrau, au gré des grands projets énergétiques et miniers.

Le profil dominant est lié à l'énergie et aux ressources : ingénieurs et cadres du pétrole et du gaz, des mines et de la construction, ainsi que des personnels de la finance (autour de l'AIFC), des diplomates, des enseignants et des conjoints binationaux. Une part de cette expatriation est encadrée par de grands groupes, avec des packages complets, tandis qu'une autre relève d'installations plus individuelles à Almaty.

Le réseau culturel français est particulièrement dense pour la région : quatre Alliances françaises (Almaty, Astana, Chymkent et Karaganda) accueillent chaque année environ deux mille apprenants, et l'Institut français anime la coopération culturelle et éducative. C'est un atout pour les familles et pour maintenir un lien avec la langue et la culture françaises.

Pour la scolarité, l'offre française sur place doit se vérifier au cas par cas auprès de l'ambassade et du réseau AEFE, à Almaty comme à Astana. De nombreuses familles s'orientent vers des écoles internationales anglophones tout en s'appuyant sur les Alliances françaises et l'Institut français pour la continuité en français. La question scolaire est souvent centrale dans les packages d'expatriation encadrée.

08Retraite & droits sociaux

Retraite, chômage et droits sociaux dans ce pays

L'expatriation a des conséquences directes sur vos droits français. Voici ce qu'il faut savoir.

Convention de totalisation

Aucune

Il n'existe PAS d'accord de sécurité sociale ni de convention de totalisation retraite entre la France et le Kazakhstan. Les périodes travaillées sur place ne valident aucun trimestre pour la retraite française et ne sont pas totalisées. Pour continuer à se constituer des droits à la retraite française, il faut cotiser volontairement, en particulier via l'assurance volontaire vieillesse de la CFE.

Système de retraite local

Le Kazakhstan a été un pionnier régional de la retraite par capitalisation : le système repose largement sur un fonds de pension unifié (UAPF) alimenté par des cotisations obligatoires, complété par un socle public. Pour un expatrié français, ce système ne se coordonne pas avec le régime français : les droits éventuellement acquis localement resteraient distincts et soumis aux règles kazakhes, sans totalisation avec la CNAV.

Impact assurance chômage

Le Kazakhstan étant hors UE et sans accord de sécurité sociale, les droits à l'assurance chômage française ne se transfèrent pas et les périodes locales n'ouvrent pas de droits en France. Il est prudent de faire le point avec France Travail avant le départ sur ses droits acquis et leur maintien éventuel.

Congés maternité / paternité

Les dispositifs locaux de congé et d'allocations relèvent du droit kazakh et ne se coordonnent pas avec le système français. Les salariés détachés de grands groupes relèvent souvent des politiques internes de leur employeur.

Préserver ses droits français

  • Adhérer à la CFE, notamment à l'assurance volontaire vieillesse, pour continuer à valider des droits retraite français
  • Souscrire une assurance santé privée internationale au premier euro, idéalement avec option évacuation sanitaire
  • Conserver le PEA, le PER et l'assurance-vie en France, gérables à distance
  • Renvoyer chaque année le certificat de vie pour les pensions françaises versées à l'étranger
  • Anticiper l'exit tax (sursis non automatique hors UE/EEE) avec un fiscaliste avant le départ

Retraite et Kazakhstan : l'attrait du 10 % ne remplace pas la protection sociale

Le Kazakhstan illustre un arbitrage classique de l'expatriation lointaine : un impôt sur le revenu très bas (10 %) mais aucune coordination de sécurité sociale avec la France. Comme il n'existe pas d'accord bilatéral, les années travaillées sur place ne valident aucun trimestre pour la retraite française et n'entrent pas dans le calcul de la pension française. Le gain fiscal immédiat peut donc se payer, à long terme, par des droits retraite non constitués côté français si l'on n'y prend pas garde.

La solution est l'adhésion à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger), en particulier à son assurance volontaire vieillesse, qui permet de continuer à cotiser au régime général français comme si l'on travaillait en France. C'est un poste de dépense à intégrer dès le départ, à mettre en balance avec l'économie d'impôt réalisée. Le Kazakhstan dispose par ailleurs d'un système de retraite par capitalisation (fonds UAPF), mais les droits qui y seraient acquis resteraient distincts et soumis aux règles locales.

Une pension française déjà liquidée peut être versée au Kazakhstan sans difficulté, sous réserve de l'envoi annuel du certificat de vie exigé par les caisses françaises. La fiscalité de la pension dépend de la convention franco-kazakhe de 1998 : les pensions publiques restent en principe imposables en France, les pensions privées pouvant relever de l'État de résidence selon les stipulations applicables.

Enfin, pour les détenteurs de participations significatives, l'exit tax mérite une vigilance particulière : le Kazakhstan étant hors UE et EEE, le sursis de paiement n'est pas automatique et peut supposer la constitution de garanties. Ce sujet, comme l'ensemble du volet protection sociale et retraite, doit être préparé avec un professionnel avant le départ, pour que l'attrait du taux à 10 % ne masque pas les angles morts sociaux.

09Erreurs à éviter

Les pièges à éviter dans ce pays

Les erreurs les plus fréquentes commises par les Français qui s'installent, directement issues de témoignages et retours d'expatriés.

  1. 01

    Se focaliser sur le 10 % en oubliant l'absence d'accord de sécurité sociale

    L'impôt sur le revenu à 10 % est séduisant, mais il n'existe aucun accord de sécurité sociale : les années au Kazakhstan ne comptent pas pour la retraite française et la santé n'est pas coordonnée.

    Conséquence

    Trimestres de retraite non validés, couverture santé inadaptée, gain fiscal en partie annulé sur le long terme.

    Solution

    Adhérer à la CFE (santé et assurance volontaire vieillesse) dès le départ, souscrire une assurance santé internationale, et faire le point avec la CNAV avant de partir.

  2. 02

    Sous-estimer le climat, surtout à Astana

    Astana est l'une des capitales les plus froides du monde, avec des hivers longs et rigoureux ; Almaty est plus douce mais connaît de la pollution hivernale.

    Conséquence

    Choc d'adaptation, difficultés au quotidien, regret pour les profils mal préparés.

    Solution

    Choisir sa ville en connaissance de cause (Almaty souvent préférée pour la qualité de vie), s'équiper sérieusement, et tester si possible une période hivernale avant de s'engager.

  3. 03

    Négliger le russe au profit du seul anglais

    L'anglais reste limité dans la vie courante ; le russe est la langue d'usage dominante dans les villes et l'administration.

    Conséquence

    Isolement, dépendance aux intermédiaires, difficultés dans les démarches.

    Solution

    Apprendre des bases de russe, s'appuyer sur les Alliances françaises et sur des relais locaux de confiance.

  4. 04

    Placer son épargne en tenge

    Le tenge est une monnaie flottante et parfois volatile, avec un historique de dévaluations.

    Conséquence

    Risque de change et de perte de valeur sur l'épargne conservée localement.

    Solution

    Conserver l'essentiel de l'épargne en euros ou dollars hors du Kazakhstan, n'utiliser le compte local (Kaspi.kz) que pour les dépenses courantes.

  5. 05

    Anticiper les distances et les déplacements

    Le Kazakhstan est immense ; les trajets entre villes se comptent en heures d'avion, et certaines régions sont très isolées.

    Conséquence

    Mauvaise organisation des déplacements, coûts et fatigue sous-estimés.

    Solution

    Planifier ses déplacements, privilégier l'avion pour les longues distances, préparer sérieusement toute sortie hors des grands axes.

10Ressources & liens utiles

Toutes les sources et liens officiels

Pour aller plus loin et vérifier vos informations directement à la source.

11Questions fréquentes

Foire aux questions

Les questions les plus posées par les Français qui envisagent l'expatriation. Toutes les réponses sont structurées pour Google (Schema.org FAQPage).

  • Pour un court séjour (jusqu'à trente jours), les Français sont exemptés de visa. Pour s'installer et travailler, il faut un permis de travail obtenu par l'employeur (système de quotas) et un permis de séjour renouvelable. Le Kazakhstan n'étant pas dans l'UE, il n'y a pas de libre circulation.
  • L'impôt sur le revenu des personnes physiques est à taux unique de 10 % pour la plupart des revenus, l'un des plus bas au monde. L'impôt sur les sociétés est de 20 % et la TVA de 12 %. L'Astana International Financial Centre (AIFC) offre en outre un régime spécifique avec des incitations.
  • Non. Il n'existe aucun accord de sécurité sociale entre la France et le Kazakhstan. Les années travaillées sur place ne comptent pas pour la retraite française. L'adhésion à la CFE (santé et assurance volontaire vieillesse) est fortement recommandée.
  • Oui. La convention franco-kazakhe signée à Paris le 3 février 1998 est en vigueur depuis le 1er juillet 2000 (BOFIP : BOI-INT-CVB-KAZ). Elle évite la double imposition selon le modèle OCDE, avec méthode du crédit d'impôt côté français.
  • Almaty, au pied des montagnes, est souvent préférée pour sa qualité de vie, sa végétation et son animation culturelle, malgré des épisodes de pollution hivernale. Astana, capitale politique moderne, impose l'un des climats les plus froids qui soient pour une capitale. Le choix dépend souvent du poste et du secteur.
  • Peu dans la vie courante. Le kazakh est la langue d'État et le russe la langue d'usage dominante dans les villes et l'administration. L'anglais progresse chez les jeunes et dans le secteur international, mais quelques bases de russe sont très utiles au quotidien.
  • La communauté est la plus importante d'Asie centrale, estimée à un peu plus d'un millier de personnes selon des données récentes (chiffre à considérer comme un ordre de grandeur), répartie surtout entre Almaty, Astana et Atyrau, autour du secteur énergétique et minier.

Étape suivante

Passer aux outils interactifs pour Kazakhstan.

Calculez votre salaire net dans ce pays ou comparez Kazakhstanà d'autres destinations selon vos priorités personnelles.