🇳🇿 Fiscalité · Nouvelle-Zélande
La fiscalité en Nouvelle-Zélande pour un expatrié français
La Nouvelle-Zélande dispose d'un système fiscal simple et transparent : impôt sur le revenu progressif (10,5 % à 39 %), pas d'impôt sur les plus-values en dehors de certains cas immobiliers, pas d'ISF, pas de droits de succession. Une convention fiscale avec la France est en vigueur depuis 1981. Les indépendants paient leur IR directement via les acomptes (provisional tax). Pour le cadre général de la résidence fiscale, commun à toutes les destinations, voyez notre guide complet de la résidence fiscale.
Imposition à la source et tranches modérées
La Nouvelle-Zélande prélève l'impôt à la source sur le salaire, selon un barème progressif dont la tranche la plus basse est modérée. Le système est réputé simple comparé à d'autres destinations anglophones.
Une convention fiscale franco-néo-zélandaise évite la double imposition. Comme partout, se croire automatiquement non-résident français dès l'arrivée est une erreur tant que les critères français de résidence sont remplis.
La situation se valide avec un conseil, en tenant compte de la nature des revenus.
Impôt sur le revenu en Nouvelle-Zélande
IR progressif sur 5 tranches (année fiscale : 1er avril – 31 mars). Taux de 10,5 % à 39 %. Aucun abattement personnel global, l'impôt s'applique dès le premier dollar. La taxe ACC (Earner's Levy, 1,67 % jusqu'à 76 000 NZD en 2025-26) s'ajoute et couvre les accidents. Le KiwiSaver (retraite par capitalisation) génère une cotisation salarié de 3 % minimum.
| Revenu annuel jusqu'à | Taux |
|---|---|
| 7 800 € | 10.5 % |
| 26 750 € | 17.5 % |
| 39 050 € | 30 % |
| 90 000 € | 33 % |
| Au-delà | 39 % |
Convention fiscale bilatérale
Une convention France-Nouvelle-Zélande existe. Convention fiscale France-Nouvelle-Zélande signée le 30 novembre 1979 à Paris, entrée en vigueur le 19 mars 1981 (loi n° 80-1011 du 17 décembre 1980, décret n° 81-548 du 8 mai 1981). Mécanisme : crédit d'impôt, l'impôt néo-zélandais payé ouvre droit à un crédit d'impôt en France, dans la limite de l'impôt français correspondant. Retenues à la source plafonnées : dividendes 15 % (5 % si participation ≥ 10 %), intérêts 10 %, redevances 10 %. Les règles de départage OCDE (foyer permanent → centre des intérêts vitaux → séjour habituel → nationalité) s'appliquent en cas de double résidence.
Lire le texte officiel de la conventionRisque de double imposition
Risque limité grâce à la convention de 1981. Le mécanisme de crédit d'impôt permet d'imputer l'impôt néo-zélandais sur l'impôt français résiduel. Point de vigilance : rupture effective de la résidence fiscale française indispensable (bail longue durée, famille déplacée, fermeture des comptes principaux, radiation des impôts français). L'administration française peut contester un départ vers un pays à fiscalité compétitive si les liens économiques en France restent forts.
Plus-values et patrimoine
- Plus-values mobilières
- Aucune taxe sur les plus-values mobilières en Nouvelle-Zélande. Les dividendes d'entreprises néo-zélandaises sont imposables à l'IR via le système d'imputation (imputation credits évitant la double imposition entreprise/actionnaire).
- Plus-values immobilières
- Pas d'impôt général sur les plus-values immobilières. Exception notable : la Bright-line Rule (règle du clair de lune) impose les gains si le bien est revendu dans les 2 ans (résidence principale) ou 10 ans (autres biens) après l'achat, taux normal de l'IR selon le revenu. Les biens achetés avant le 1er octobre 2015 échappent à cette règle.
- Impôt sur la fortune
- Aucun impôt sur la fortune (wealth tax) en Nouvelle-Zélande.
- Droits de succession
- Aucun droit de succession en Nouvelle-Zélande. Attention : aucune convention successorale France-NZ, la succession est régie par la loi française pour les biens français (immobilier notamment).
Exit tax au départ de France
L'exit tax française s'applique au départ vers la Nouvelle-Zélande pour les contribuables détenant un patrimoine financier supérieur à 800 000 € ou plus de 50 % d'une société. La Nouvelle-Zélande étant hors UE/EEE, aucun sursis automatique sans garantie n'est possible, prévoir soit le paiement immédiat, soit une garantie bancaire auprès du Trésor français avant le départ.
Imposition de la pension de retraite
Aucune convention de sécurité sociale France-Nouvelle-Zélande n'existe (confirmé par le CLEISS). Les années passées en Nouvelle-Zélande ne génèrent aucun trimestre de retraite française, sauf cotisation volontaire à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger). Le KiwiSaver local constitue un complément retraite individuel (capitalisation), non transférable vers la France.
Tout sur la retraite en Nouvelle-ZélandeQuestions fréquentes
Y a-t-il une convention fiscale entre la France et la Nouvelle-Zélande ?
Oui. La convention fiscale France-Nouvelle-Zélande est en vigueur depuis le 19 mars 1981. Elle évite la double imposition via un mécanisme de crédit d'impôt : l'impôt néo-zélandais payé est imputable sur l'impôt français résiduel. Les dividendes sont plafonnés à 15 % de retenue à la source (5 % si participation ≥ 10 %), les intérêts et redevances à 10 %.
La Nouvelle-Zélande a-t-elle une convention de sécurité sociale avec la France ?
Non. Aucune convention de totalisation des droits à la retraite n'existe entre la France et la Nouvelle-Zélande. Chaque année en NZ sans cotisation à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger) est une année de retraite française perdue. Le Sénat français a formulé des demandes de négociation en 2023, mais aucun accord n'est en cours. La CFE option retraite reste la seule protection.
Puis-je ouvrir un compte bancaire en Nouvelle-Zélande depuis la France avant mon arrivée ?
Oui, avec ANZ, BNZ et Westpac qui proposent des procédures d'ouverture pour migrants depuis l'étranger. Vous aurez besoin de votre passeport et visa. Un IRD number (numéro fiscal NZ, gratuit, obtenu en ligne sur ird.govt.nz) est indispensable pour activer pleinement le compte. Il est recommandé de le demander dès l'arrivée, sans IRD, votre employeur prélèvera un taux maximum de 45 %.
À titre indicatif. Informations à titre indicatif, basées sur la législation en vigueur au 15 mai 2026. Consultez un fiscaliste franco-néo-zélandais pour votre situation personnelle. Méthode et sources sur notre page Notre méthode.
Passez à votre situation