Partir en Nouvelle-Zélande : pour qui, avantages et inconvénients
La Nouvelle-Zélande est probablement la destination anglophone au meilleur rapport qualité de vie sur difficulté d'accès. La fiscalité y est simple, sans impôt sur la fortune ni droits de succession, et le télétravail pour des clients étrangers est explicitement autorisé sous visa visiteur. En face, il y a l'éloignement, qui n'est pas qu'une question de billet d'avion.
Ça marche bien pour
- Vous avez une offre d'un employeur accrédité : c'est la voie principale du visa de travail néo-zélandais.
- Vous avez moins de 31 ans : le programme vacances-travail permet de tester le pays et d'y travailler légalement.
- Vous télétravaillez pour des clients étrangers : depuis janvier 2025, le visa visiteur et l'autorisation électronique permettent ce type d'activité.
- Vous cherchez une fiscalité simple : barème de 10,5 % à 39 %, pas d'impôt sur la fortune, pas de droits de succession, pas d'imposition générale des plus-values.
- Vous voulez un pays sûr, anglophone et à la nature exceptionnelle, et vous acceptez d'être à l'autre bout du monde.
À réfléchir à deux fois si
- Vous êtes retraité : il n'existe pas de visa de retraite néo-zélandais accessible sans investissement important.
- Vous voulez rentrer souvent en France : comptez plus de vingt-quatre heures de voyage et deux escales, à chaque fois.
- Vous cherchez de hauts salaires : le revenu national brut par habitant s'établit à 46 630 USD en 2025, légèrement sous le niveau français, avec un coût de la vie élevé.
- Vous partez sans logement à Auckland : le marché est tendu et les loyers absorbent une part importante du revenu.
- Vous voulez un grand marché du travail : le pays compte environ cinq millions d'habitants, et le chômage atteint 5,1 % en 2025.
Les avantages
Une fiscalité simple et sans strates
Barème progressif de 10,5 % à 39 %, aucun impôt sur la fortune, aucun droit de succession, et pas d'imposition générale des plus-values en dehors de certains cas immobiliers.
Le télétravail autorisé sous visa visiteur
Depuis janvier 2025, un visiteur peut travailler à distance pour des clients ou un employeur situés hors de Nouvelle-Zélande, ce qui légalise une pratique longtemps grise.
Une qualité de vie et une sécurité reconnues
Faible criminalité, nature accessible partout, équilibre entre vie professionnelle et personnelle nettement plus favorable que dans la plupart des pays anglophones.
Un dispositif public de couverture des accidents
Le système public de compensation des accidents couvre les résidents et les visiteurs pour les accidents survenus dans le pays, indépendamment de la responsabilité.
Une voie d'entrée pour les jeunes actifs
Le programme vacances-travail permet de découvrir le pays et d'y travailler, ce qui débouche parfois sur une offre d'employeur accrédité.
Les inconvénients
L'éloignement
Plus de vingt-quatre heures de voyage depuis la France, avec deux escales le plus souvent. C'est un facteur qui pèse fortement sur les liens familiaux et sur les retours en cas d'imprévu.
Un marché du travail petit et sélectif
5,1 % de chômage en 2025 pour environ cinq millions d'habitants. L'employeur doit être accrédité pour parrainer un étranger, ce qui limite le nombre d'entreprises accessibles.
Le coût de la vie
Les biens importés, l'alimentation et le logement coûtent cher au regard des salaires locaux. Le revenu par habitant reste inférieur au niveau français.
Le logement à Auckland
Marché tendu, loyers élevés et étalement urbain considérable. Le choix du quartier détermine directement le temps de trajet quotidien.
Le risque sismique
Le pays se situe sur une zone sismique active, comme l'ont rappelé les séismes de Christchurch. Cela influe sur les normes de construction et sur le coût des assurances.
SourcesBanque mondiale, taux de chômage, estimation modélisée de l'OIT, 2025Banque mondiale, revenu national brut par habitant, méthode Atlas, 2025Immigration New Zealand, visas de travail et de résidenceInland Revenue, administration fiscale néo-zélandaiseMinistère de l'Europe et des Affaires étrangères, registre des Français établis hors de France, 2025
Les étapes pour s'installer en Nouvelle-Zélande, dans l'ordre
En Nouvelle-Zélande, tout dépend de la catégorie de visa, et la voie salariée suppose un employeur accrédité par l'immigration. C'est ce statut d'accréditation, plus que votre profil, qui ouvre ou ferme les portes.
9 à 12 mois avant
Choisir la voie d'entrée
Visa de travail avec employeur accrédité, programme vacances-travail avant 31 ans, visa d'entrepreneur, ou télétravail sous visa visiteur pour une durée limitée. Ces voies n'ouvrent pas les mêmes droits ni les mêmes durées.
6 mois avant
Vérifier l'accréditation de l'employeur
Seuls les employeurs accrédités peuvent parrainer un travailleur étranger. Posez la question dès le premier entretien : une offre d'un employeur non accrédité ne mène nulle part.
4 mois avant
Faire évaluer les qualifications
Pour un métier réglementé, l'organisme professionnel néo-zélandais doit valider le titre. Pour les autres, l'agence NZQA délivre une évaluation des qualifications étrangères, souvent demandée dans les dossiers d'immigration.
3 mois avant
Anticiper la santé et l'assurance
L'accès au système de santé public dépend du type de visa et de sa durée. Vérifiez précisément votre situation et prévoyez une assurance privée pour les périodes non couvertes.
1 mois avant
Clore le dossier français
Déclaration de changement d'adresse aux impôts, inscription au registre des Français établis hors de France, et arbitrage sur la CFE et la cotisation retraite volontaire.
Première semaine
Numéro fiscal IRD
Le numéro IRD se demande auprès de l'administration fiscale dès l'arrivée. Sans lui, l'employeur applique un taux de retenue pénalisant.
Premier mois
Banque, logement et KiwiSaver
Le compte bancaire s'ouvre souvent depuis l'étranger avant le départ. Pour le logement, prévoyez plusieurs semaines de loyer à l'entrée. Enfin, examinez le régime d'épargne retraite KiwiSaver, auquel les résidents peuvent adhérer.
Première année
Fiscalité et résidence
L'année fiscale néo-zélandaise court du 1er avril au 31 mars. Si votre projet est durable, étudiez tôt les voies d'accès à la résidence permanente, dont les critères évoluent régulièrement.
SourcesImmigration New Zealand, visas de travail et de résidenceInland Revenue, administration fiscale néo-zélandaiseNZQA, reconnaissance des qualifications étrangèresCLEISS, conventions de sécurité sociale conclues par la France
Quel visa pour s'installer en Nouvelle-Zélande ?
La Nouvelle-Zélande n'a pas de visa spécifique pour retraités ou digital nomads permanents, mais propose des voies solides pour les travailleurs qualifiés, les entrepreneurs et les jeunes actifs (PVT). Depuis janvier 2025, le visa visiteur et le NZeTA autorisent le télétravail pour des clients étrangers pendant 90 jours.
Accredited Employer Work Visa (AEWV)
Durée
3 ans
- Offre d'emploi d'un employeur néo-zélandais accrédité par Immigration NZ
- Salaire minimum : 29,66 NZD/heure (taux médian NZ) ou taux du secteur
- Qualifications et expérience correspondant au poste
- Preuve de compétence en anglais (IELTS ≥ 6.5 ou équivalent) selon le secteur
- Délai estimé
- 20 j à 60 j
- Coût total
- 400 à 700 €
Voie principale vers la résidence permanente via le Skilled Migrant Category (SMC) après 24 mois de travail en NZ. L'employeur doit être accrédité, vérifier avant d'accepter une offre.
Entrepreneur Work Visa
Durée
3 ans
- Plan d'affaires détaillé approuvé par Immigration NZ
- Investissement minimum 100 000 NZD dans une entreprise néo-zélandaise
- Bénéfice net prévisionnel démontré
- Anglais : IELTS ≥ 5.0 ou équivalent
- Délai estimé
- 60 j à 120 j
- Coût total
- 1 500 à 4 000 €
Après 6 mois d'activité conforme au plan validé, possibilité de demander la résidence permanente via l'Entrepreneur Resident Visa. Parcours exigeant mais solide.
NZeTA / Visitor Visa (télétravail autorisé)
Durée
3 mois
- Emploi ou clients exclusivement basés hors Nouvelle-Zélande
- Passeport valide 3 mois après la date de départ
- Billet retour ou preuve de fonds suffisants
- NZeTA obligatoire pour les ressortissants français (formulaire en ligne, ~15 USD)
- Délai estimé
- 1 j à 3 j
- Coût total
- 14 à 20 €
Depuis le 27 janvier 2025, tout visa visiteur permet le télétravail pour des employeurs ou clients étrangers. Limite : 90 jours. Pas de droit d'exercer une activité pour des clients néo-zélandais ni d'être embauché localement.
Student Visa
Durée
1 an
- Admission dans un établissement d'enseignement néo-zélandais agréé
- Frais de scolarité prépayés pour la première année
- Preuve de fonds : 15 000 NZD/an minimum (environ 7 500 €)
- Assurance maladie valable pour toute la durée des études
- Délai estimé
- 20 j à 60 j
- Coût total
- 200 à 400 €
Autorisation de travail incluse (20 h/semaine pendant les études, temps plein pendant les vacances). Possibilité de post-graduate work visa après diplôme (1 à 3 ans selon le niveau).
Investor Visa (2 catégories)
Durée
4 ans
- Investor 1 : investissement ≥ 10 M NZD sur 3 ans, résidence 44 jours sur 3 ans
- Investor 2 : investissement ≥ 3 M NZD sur 4 ans + 3 ans d'expérience en affaires, résidence 438 jours sur 4 ans
- Fonds entièrement investis en NZ (actions cotées, actifs commerciaux, obligations d'État...)
- Casier judiciaire vierge et bonne santé
- Délai estimé
- 60 j à 180 j
- Coût total
- 2 000 à 6 000 €
Les deux catégories accordent la résidence permanente dès validation. Investor 2 est la voie la plus praticable pour les entrepreneurs fortunés mais pas ultra-riches.
Programme Vacances-Travail (PVT)
Durée
1 an
- 18 à 30 ans révolus à la date du dépôt
- Aucun quota, avec l'Australie la seule destination dans ce cas
- 2 500 € de ressources disponibles
- Passeport français en cours de validité
- Billet de retour, ou les ressources permettant de l'acheter
- Assurance privée couvrant tous les risques sur toute la durée du séjour
- Ne pas être accompagné d'enfants à charge
- Délai estimé
- Non communiqué
- Coût total
- Non communiqué
Accord en vigueur depuis le 6 avril 2000. Le PVT ne se demande qu'une fois dans un pays donné et ne se prolonge pas. Rien n'interdit en revanche d'enchaîner un PVT dans un autre pays partenaire, tant que la limite d'âge le permet. La demande se dépose auprès de la représentation consulaire du pays en France. C'est le plus ancien des accords signés par la France. Les frais consulaires et le délai d'instruction changent d'un consulat à l'autre et ne sont pas publiés de façon centralisée : vérifiez-les auprès du consulat avant de déposer.
Ambassade en France
Nouvelle-Zélande
103, rue de Grenelle, 75007 Paris
Registre des Français à l'étranger
RecommandéL'inscription au registre des Français établis hors de France est facultative mais fortement recommandée. Elle permet de recevoir les alertes consulaires, de voter par procuration et d'obtenir des documents administratifs depuis Wellington.
- Accès aux services consulaires en urgence (perte de passeport, rapatriement)
- Vote aux élections françaises depuis la Nouvelle-Zélande
- Information sur les événements et alertes de sécurité
- Assistance en cas de détresse grave à l'étranger
Hors UE : Skilled Migrant ou Working Holiday
La Nouvelle-Zélande n'est pas dans l'Union européenne. La voie de résidence est le Skilled Migrant Category, un visa à points valorisant qualifications, expérience et âge, avec une exigence d'anglais et un délai de traitement long, de l'ordre de plusieurs mois.
Le Working Holiday Visa permet aux jeunes de vivre et travailler un an, sous conditions d'âge. Le projet d'installation durable passe par l'emploi qualifié et le parcours à points.
Comme pour l'Australie, l'immigration néo-zélandaise se prépare longtemps à l'avance et récompense les profils qualifiés.

Trouver un emploi en Nouvelle-Zélande
Le marché néo-zélandais est petit, ouvert et très dépendant de quelques secteurs. Les indicateurs ci-dessous viennent de la Banque mondiale.
- Chômage, 2025
- 5,1 %
- Revenu national brut par habitant
- 46 630 USD
- Barème d'impôt sur le revenu
- 10,5 % à 39 %
- Impôt sur la fortune et succession
- aucun
Diplômes et professions réglementées
Pour un métier réglementé, l'inscription auprès de l'organisme professionnel néo-zélandais est obligatoire, avec des exigences propres à chaque profession, notamment en santé et dans l'ingénierie. Pour les autres qualifications, l'agence NZQA délivre une évaluation officielle du diplôme étranger, fréquemment demandée par les employeurs et dans les demandes de visa. Les listes de métiers en tension, révisées régulièrement, accélèrent le traitement des dossiers pour certaines professions.
Salaires de référence
| Métier ou repère | Salaire brut annuel | Précision |
|---|---|---|
| Revenu national brut par habitant | 46 630 USD | Banque mondiale, méthode Atlas, 2025 ; 48 630 USD en France |
| Barème d'impôt sur le revenu | 10,5 % à 39 % | sans impôt sur la fortune, sans droits de succession et sans imposition générale des plus-values |
Les salaires néo-zélandais sont proches des niveaux français en valeur, mais la fiscalité est plus légère et l'absence de cotisations sociales lourdes améliore le net. À l'inverse, le coût des biens importés et du logement réduit sensiblement cet avantage, surtout à Auckland.
Où chercher
- La liste publique des employeurs accrédités, à croiser avec vos candidatures : c'est le filtre le plus utile.
- Seek et Trade Me Jobs, les deux plateformes dominantes du marché néo-zélandais.
- Les listes de métiers en tension, qui ouvrent des procédures accélérées.
- Les secteurs de la santé, de la construction, de l'ingénierie et des technologies, régulièrement en recherche.
- Le réseau francophone d'Auckland et de Wellington, utile pour les premiers mois.
SourcesBanque mondiale, taux de chômage, estimation modélisée de l'OIT, 2025Banque mondiale, revenu national brut par habitant, méthode Atlas, 2025Immigration New Zealand, visas de travail et de résidenceNZQA, reconnaissance des qualifications étrangères
Dans quelle ville ou région s'installer en Nouvelle-Zélande ?
La Nouvelle-Zélande compte environ cinq millions d'habitants répartis sur deux îles. Auckland en concentre à elle seule près d'un tiers, ainsi que la majorité des emplois qualifiés et des Français inscrits.
Auckland
Le principal bassin d'emploi du pays, avec environ 5 600 Français inscrits sur les 5 894 du pays.
- La grande majorité des emplois qualifiés
- Communauté française et écoles internationales
- Aéroport international principal
- Les loyers les plus élevés du pays
- Étalement urbain et trajets longs
- Circulation difficile
Wellington
Fonction publique, cinéma, technologies et services, dans la capitale politique.
- Ville compacte et marchable
- Scène culturelle et créative dense
- Emplois publics et stables
- Vent quasi permanent
- Marché de l'emploi privé plus étroit
- Risque sismique élevé
Christchurch et Canterbury
Reconstruction, agriculture, ingénierie et industrie, dans la principale ville de l'île du Sud.
- Coût du logement inférieur à Auckland
- Ville reconstruite avec des équipements modernes
- Accès rapide aux Alpes du Sud
- Mémoire des séismes et normes de construction contraignantes
- Marché de l'emploi qualifié plus limité
- Hivers plus froids
Hamilton et Tauranga
Agroalimentaire, logistique et santé, dans des villes moyennes en croissance rapide.
- Loyers inférieurs à Auckland
- Croissance démographique et économique
- Proximité relative d'Auckland
- Offre culturelle limitée
- Marché de l'emploi qualifié restreint
- Dépendance à la voiture
Queenstown et l'Otago
Tourisme, hôtellerie et sports de montagne, dans la région la plus spectaculaire du pays.
- Cadre naturel exceptionnel
- Forte demande saisonnière de main-d'œuvre
- Communauté internationale nombreuse
- Loyers très élevés au regard des salaires locaux
- Économie entièrement touristique
- Éloignement des grandes villes
Dunedin et les villes du Sud
Université, santé et recherche, avec le coût de la vie le plus bas du pays.
- Logement bien plus accessible
- Ville universitaire historique
- Nature et faune remarquables
- Climat frais et venteux
- Marché de l'emploi étroit
- Éloignement maximal de la France
SourcesMinistère de l'Europe et des Affaires étrangères, registre des Français établis hors de France, 2025Banque mondiale, revenu national brut par habitant, méthode Atlas, 2025
Banque, devises et coût de la vie en Nouvelle-Zélande
Ouvrir un compte bancaire en Nouvelle-Zélande est relativement simple pour les titulaires d'un visa travail ou résident. Les grandes banques (ANZ, BNZ, Westpac, ASB) permettent l'ouverture de compte depuis la France pour certains profils. Le délai est court (1 à 5 jours), mais un IRD number (équivalent du numéro fiscal) est indispensable pour commencer à travailler et à épargner.
Ouvrir un compte local
≈ 3 jours
Documents requis
- Passeport ou document d'identité en cours de validité
- Visa néo-zélandais (travail, résident ou étudiant)
- Justificatif d'adresse en Nouvelle-Zélande (contrat de bail, facture)
- IRD number (numéro fiscal, obtenu en ligne sur ird.govt.nz)
- Dépôt initial (variable selon la banque, souvent 0-50 NZD)
Banques locales recommandées
ANZ New Zealand
Plus grande banque du pays, réseau d'agences étendu, ouverture de compte possible depuis l'étranger avant arrivée (migrants), appli mobile complète.
BNZ (Bank of New Zealand)
Très pratique pour les migrants : ouverture de compte depuis l'étranger, service en ligne performant, bon accueil des expatriés.
Westpac New Zealand
Ouverture de compte internationale jusqu'à 180 jours avant l'arrivée, options spécifiques étudiants et migrants, présence solide à Auckland et Wellington.
Banque française : à conserver ou fermer ?
Transferts d'argent EUR ↔ NZD
Wise
Recommandé pour les virements réguliers EUR↔NZD. Délai : 1-2 jours ouvrés. Frais : ~0,5-1 % selon le montant.
Revolut
Utilisable, mais le NZD est parfois limité hors plan Metal. Convient pour les petits montants et les voyages.
Banque classique
Les banques françaises (BNP, Crédit Agricole, La Banque Postale) pratiquent des frais SWIFT de 20-35 € par virement + commission de change. À éviter pour les virements fréquents.
Compte multi-devises et virements internationaux au taux de change réel, sans frais cachés. Pratique pour jongler entre euros et monnaie locale une fois installé.
Lien partenaire : nous pouvons percevoir une commission, sans aucun surcoût pour vous.
Coût de la vie · Auckland
Indice Paris = 100 · Ici : 98Loyer studio centre
1 012 €/mois
≈ 2 000 NZD
Loyer T2
1 417 €/mois
≈ 2 800 NZD
Loyer T3 familial
2 025 €/mois
≈ 4 001 NZD
Loyer T2, Wellington
1 114 €/mois
≈ 2 201 NZD
Courses mensuelles
329 €
≈ 650 NZD
Transports mensuels
99 €
≈ 196 NZD
Repas midi
11 €
≈ 22 NZD
Dîner restaurant
28 €
≈ 55 NZD
Montants en euros, convertis pour information en Dollar néo-zélandais (NZD) au taux de 1 EUR ≈ 1,976 NZD. Les loyers correspondent au centre de Auckland.
Compte local et change hors zone euro
L'ouverture d'un compte bancaire néo-zélandais est accessible aux nouveaux arrivants munis d'un statut et d'un numéro fiscal local. Les grandes banques sont présentes nationalement.
La Nouvelle-Zélande étant hors zone euro, le rapatriement implique un change EUR/NZD, optimisable via des solutions économiques. Beaucoup conservent un compte français pour leurs attaches.
L'isolement géographique se ressent aussi sur certains coûts importés.
Quelle couverture santé en Nouvelle-Zélande ?
La Nouvelle-Zélande dispose d'un système de santé public de qualité, gratuit ou quasi-gratuit pour les résidents permanents et titulaires d'un visa travail longue durée. Le système ACC (Accident Compensation Corporation) est unique au monde : il couvre les accidents (corporels, voie publique, au travail, sport) sans recours judiciaire pour toute personne présente sur le territoire, indépendamment du statut. Les temps d'attente pour les soins non urgents peuvent être longs, l'assurance privée est fortement recommandée.
Accord de sécurité sociale
Non
Aucune convention de sécurité sociale entre la France et la Nouvelle-Zélande (confirmé par le CLEISS, NZ absente de la liste des accords bilatéraux). Les droits maladie et retraite français sont suspendus à l'expatriation. La CFE (Caisse des Français de l'Étranger) reste la seule option pour maintenir une couverture sociale française. Le Sénat français a relayé des demandes de négociation d'accord bilatéral en 2023, mais aucune convention n'est en cours d'adoption.
Caisse des Français de l'Étranger (CFE)
Pertinente
80–380 €/ mois
- Maintien des droits à l'Assurance Maladie française pendant l'expatriation
- Couverture des soins en France lors des retours
- Possibilité de maintenir les cotisations retraite (option volontaire CFE retraite)
- Accès aux droits maladie de l'Assurance Maladie française à l'étranger (selon formule)
Système de santé local
Consultation : ≈ 35 €
Les titulaires d'un visa travail ou résident (valide ≥ 2 ans) ont accès au système public subventionné. Les GP (médecins généralistes) facturent en général 40-80 NZD (20-40 €) la consultation subventionnée, gratuit pour les enfants de moins de 14 ans. Les soins d'urgence à l'hôpital sont gratuits pour les résidents. Les titulaires d'un visa court (touriste, WHV court) n'ont pas accès aux soins subventionnés, une assurance voyage/expatriés est indispensable.
Numéros d'urgence
- Urgences (police, ambulance, pompiers)111
- Ambassade de France à Wellington+64 4 384 2555
- ACC (accidents)0800 101 996
Assurances santé recommandées
Southern Cross Health Insurance
Leader du marché en NZ, plans adaptés aux expatriés, couverture spécialistes et chirurgie pour éviter les longues listes d'attente publiques.
Cigna New Zealand
Plans internationaux avec couverture monde entier, adaptés aux expatriés en mobilité fréquente entre NZ et France.
CFE (Caisse des Français de l'Étranger)
Pour maintenir la couverture française et les droits retraite, à combiner avec une assurance locale pour la couverture NZ complète.
Vaccins recommandés
- Aucun vaccin obligatoire pour entrer en Nouvelle-Zélande
- Vaccinations habituelles françaises (DTP, ROR, hépatite B) suffisantes
- Hépatite A recommandée si voyages en Asie/Pacifique depuis NZ
- Covid-19 : aucune exigence à l'entrée
Système public sous conditions, assurance pour visas temporaires
La Nouvelle-Zélande dispose d'un système de santé public, mais l'accès dépend du statut et de la durée du visa. Les titulaires d'un Working Holiday Visa doivent disposer d'une assurance médicale, n'étant pas pris en charge par le système néo-zélandais.
Pour les résidents installés durablement, l'accès au public s'ouvre selon les conditions de visa. Une assurance complémentaire reste courante pour les délais.
Le pays n'étant pas dans l'UE, il n'y a pas d'équivalent du formulaire S1. La CFE reste une option selon le profil.

Fiscalité personnelle en Nouvelle-Zélande
La Nouvelle-Zélande dispose d'un système fiscal simple et transparent : impôt sur le revenu progressif (10,5 % à 39 %), pas d'impôt sur les plus-values en dehors de certains cas immobiliers, pas d'ISF, pas de droits de succession. Une convention fiscale avec la France est en vigueur depuis 1981. Les indépendants paient leur IR directement via les acomptes (provisional tax).
Avertissement fiscal
Convention bilatérale France / NZ
Convention existante
Convention fiscale France-Nouvelle-Zélande signée le 30 novembre 1979 à Paris, entrée en vigueur le 19 mars 1981 (loi n° 80-1011 du 17 décembre 1980, décret n° 81-548 du 8 mai 1981). Mécanisme : crédit d'impôt, l'impôt néo-zélandais payé ouvre droit à un crédit d'impôt en France, dans la limite de l'impôt français correspondant. Retenues à la source plafonnées : dividendes 15 % (5 % si participation ≥ 10 %), intérêts 10 %, redevances 10 %. Les règles de départage OCDE (foyer permanent → centre des intérêts vitaux → séjour habituel → nationalité) s'appliquent en cas de double résidence.
Texte officiel (impots.gouv.fr)Impôt sur le revenu
IR progressif sur 5 tranches (année fiscale : 1er avril – 31 mars). Taux de 10,5 % à 39 %. Aucun abattement personnel global, l'impôt s'applique dès le premier dollar. La taxe ACC (Earner's Levy, 1,67 % jusqu'à 76 000 NZD en 2025-26) s'ajoute et couvre les accidents. Le KiwiSaver (retraite par capitalisation) génère une cotisation salarié de 3 % minimum.
| Tranche jusqu'à | Taux |
|---|---|
| 7 800 € | 10.5 % |
| 26 750 € | 17.5 % |
| 39 050 € | 30 % |
| 90 000 € | 33 % |
| Au-delà | 39 % |
Plus-values mobilières
Aucune taxe sur les plus-values mobilières en Nouvelle-Zélande. Les dividendes d'entreprises néo-zélandaises sont imposables à l'IR via le système d'imputation (imputation credits évitant la double imposition entreprise/actionnaire).
Plus-values immobilières
Pas d'impôt général sur les plus-values immobilières. Exception notable : la Bright-line Rule (règle du clair de lune) impose les gains si le bien est revendu dans les 2 ans (résidence principale) ou 10 ans (autres biens) après l'achat, taux normal de l'IR selon le revenu. Les biens achetés avant le 1er octobre 2015 échappent à cette règle.
Impôt sur la fortune
Aucun impôt sur la fortune (wealth tax) en Nouvelle-Zélande.
Droits de succession
Aucun droit de succession en Nouvelle-Zélande. Attention : aucune convention successorale France-NZ, la succession est régie par la loi française pour les biens français (immobilier notamment).
Exit tax
ApplicableL'exit tax française s'applique au départ vers la Nouvelle-Zélande pour les contribuables détenant un patrimoine financier supérieur à 800 000 € ou plus de 50 % d'une société. La Nouvelle-Zélande étant hors UE/EEE, aucun sursis automatique sans garantie n'est possible, prévoir soit le paiement immédiat, soit une garantie bancaire auprès du Trésor français avant le départ.
Impact retraite
Aucune convention de sécurité sociale France-Nouvelle-Zélande n'existe (confirmé par le CLEISS). Les années passées en Nouvelle-Zélande ne génèrent aucun trimestre de retraite française, sauf cotisation volontaire à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger). Le KiwiSaver local constitue un complément retraite individuel (capitalisation), non transférable vers la France.
Risque de double imposition
Imposition à la source et tranches modérées
La Nouvelle-Zélande prélève l'impôt à la source sur le salaire, selon un barème progressif dont la tranche la plus basse est modérée. Le système est réputé simple comparé à d'autres destinations anglophones.
Une convention fiscale franco-néo-zélandaise évite la double imposition. Comme partout, se croire automatiquement non-résident français dès l'arrivée est une erreur tant que les critères français de résidence sont remplis.
La situation se valide avec un conseil, en tenant compte de la nature des revenus.
Au quotidien en Nouvelle-Zélande
Logement, transport, langue, climat, sécurité et connectivité : le détail du quotidien.
Logement
Auckland : studio 1 600-2 400 NZD/mois, T2 2 200-3 500 NZD/mois, T3 3 500-5 000 NZD/mois. Wellington : environ 15-20 % moins cher. Christchurch et régions : 30-40 % moins cher qu'Auckland. Bonnes affaires en colocation (flatmate) : 250-400 NZD/semaine par chambre.
Plateformes
Caution : Le bond (dépôt de garantie) est limité par la loi à 4 semaines de loyer maximum. Il est systématiquement géré par le Tenancy Services (gouvernement), pas remis directement au propriétaire.
Transport
Permis : Le permis français est reconnu directement jusqu'à 12 mois après l'obtention de la résidence néo-zélandaise. Au-delà, conversion obligatoire en permis NZ (test théorique non requis, reconnaissance directe sur présentation du permis français valide + justificatif d'identité + formulaire AA, coût ~50 NZD). Auckland dispose d'un réseau AT HOP bus/train correct en centre-ville, mais la voiture reste indispensable en banlieue. Wellington est plus marchable.
Langue
5 894 Français inscrits au registre consulaire fin 2025, et davantage en comptant les titulaires de visas temporaires qui ne s'inscrivent pas. Concentrée à Auckland (70 %) et Wellington (25 %). La première école française d'Auckland (EFIA) a ouvert en 2025. Le français est peu parlé localement, l'anglais est absolument indispensable pour toutes les démarches.
Climat
Pays aux quatre saisons inversées par rapport à la France. Auckland (île du Nord) : subtropical humide, étés chauds (24-28 °C), hivers doux (10-15 °C), pluies fréquentes. Wellington : tempéré venteux, été 18-22 °C, hiver 8-12 °C, connue comme la ville la plus ventée du monde. Île du Sud (Queenstown, Christchurch) : plus contrastée, neige en hiver possible, alpins en altitude. Risques : séismes fréquents (Nouvelle-Zélande sur ceinture de feu du Pacifique), volcans actifs (Rotorua, Tongariro), tsunamis possibles.
Auckland, Jan : 23 °C / Fév : 24 °C / Mar : 22 °C / Avr : 19 °C / Mai : 16 °C / Juin : 13 °C / Juil : 12 °C / Août : 13 °C / Sep : 15 °C / Oct : 17 °C / Nov : 19 °C / Déc : 22 °C
Sécurité
- La Nouvelle-Zélande est l'un des pays les plus sûrs au monde, risques criminels faibles comparés à la France.
- Risques naturels à prendre au sérieux : abonnez-vous aux alertes GeoNet et NIWA pour séismes et volcans.
- Ne jamais laisser de valuables visibles dans les voitures (vols fréquents en zones touristiques).
- Respectez les consignes de randonnée (Tramping) : enregistrez votre itinéraire sur AdventureSmart NZ.
- Les courants marins (rips) sur les plages peuvent être dangereux, baignez-vous entre les drapeaux.
Internet & télécoms
Opérateurs recommandés
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Coût de la vie et isolement géographique
Le coût de la vie est élevé, surtout le logement à Auckland et Wellington, les villes régionales comme Christchurch ou Hamilton étant nettement plus abordables. L'alimentation est chère du fait de l'isolement géographique du pays.
L'anglais est la langue du pays, ce qui facilite emploi et intégration. La nature exceptionnelle, la sécurité et la qualité de vie en extérieur sont les atouts majeurs, à mettre en regard de l'éloignement extrême de la France.
Le permis de conduire français peut être utilisé puis converti selon les règles locales.
Les Français en Nouvelle-Zélande
Chiffres officiels du registre consulaire, villes les plus prisées, associations et écoles françaises.
Inscrits au registre (source MAE, 2025)
5 894
Communauté réelle estimée 30 à 60 % supérieure (non-inscrits).
Français estimés par ville, inscrits et non-inscrits
- Auckland5 600
- Wellington1 600
- Christchurch400
Associations & réseaux
Portail communautaire des Français en Nouvelle-Zélande : PVT, immigration, conseils pratiques, petites annonces, forums actifs.
Alliance Française d'Auckland
Cours de français, événements culturels, réseau d'expatriés francophones à Auckland.
Groupes & forums
- Français en Nouvelle-ZélandeFacebook
- r/newzealandReddit
- Frogs in NZ ForumForum dédié
Écoles françaises
Établissements recoupés avec l'arrêté du 19 juin 2026 fixant la liste des écoles françaises homologuées à l'étranger. Ceux qui n'y figurent pas le précisent dans leur intitulé.
Auckland French International School (EFIA)
Auckland
Communauté française à Auckland et Wellington
La Nouvelle-Zélande accueille une communauté française présente à Auckland, Wellington et dans certaines régions, mêlant jeunes en mobilité et familles installées.
Les réseaux francophones sont utiles pour l'emploi, le logement et le parcours d'immigration, principale difficulté pratique. L'anglais facilite l'intégration au-delà du cercle francophone.
Le réseau d'enseignement français est présent à Auckland. La communauté facilite l'arrivée et l'adaptation.
Retraite, chômage et droits sociaux en Nouvelle-Zélande
L'expatriation a des conséquences directes sur vos droits français. Voici ce qu'il faut savoir.
Convention de totalisation
Aucune
Aucune convention de totalisation des droits à la retraite entre la France et la Nouvelle-Zélande (confirmé par le CLEISS, NZ absente de la liste des accords bilatéraux). Le Sénat français a relayé des demandes de négociation en 2023, mais aucun accord n'est signé ni en cours de ratification. Vos années cotisées au KiwiSaver ne sont pas totalisables avec vos trimestres CNAV français. La cotisation volontaire à la CFE (option retraite) reste la seule protection disponible pour préserver vos droits à la retraite française pendant votre expatriation en NZ.
Système de retraite local
KiwiSaver (depuis 2007) : régime de capitalisation volontaire individuelle. Cotisation salarié minimum 3 % du salaire brut, abondée par l'employeur à 3 % minimum (taux passant à 3,5 % chacun dès avril 2026, puis 4 % en 2028). Accessible à partir de 65 ans ou en cas d'achat d'une première résidence. Les travailleurs indépendants peuvent s'inscrire volontairement. NZ Super (pension publique) : versée à partir de 65 ans, montant fixe (~900 NZD/quinzaine pour une personne seule en 2025), sans condition de cotisation préalable, accessible aux résidents de longue durée (10 ans en NZ dont 5 ans après 50 ans). Les expatriés rentrant en France peuvent récupérer leur épargne KiwiSaver selon des règles spécifiques.
Impact assurance chômage
Aucune convention d'assurance chômage entre la France et la Nouvelle-Zélande. Le départ vers la NZ entraîne la perte du droit aux allocations chômage françaises (ARE). En Nouvelle-Zélande, les salariés licenciés peuvent accéder au Jobseeker Support (aide au chômage administrée par Work and Income NZ) après avoir résidé légalement en NZ pendant une certaine durée.
Congés maternité / paternité
La Nouvelle-Zélande propose un congé parental généreux : jusqu'à 26 semaines de congé primaire rémunéré (Paid Parental Leave, PPL) versé par le gouvernement à hauteur du salaire plafonné à ~754 NZD/semaine en 2025. Accessible aux salariés et indépendants ayant travaillé en NZ les 6 derniers mois. Le départ de France coupe les droits au congé parental français (RQAP, PAJE), prévoir d'anticiper la demande avant le départ si grossesse en cours.
Préserver ses droits français
- Cotiser à la CFE option retraite dès l'arrivée en NZ pour maintenir vos trimestres CNAV.
- Opt-out du KiwiSaver possible dans les 8 premières semaines si vous cotisez déjà à la CFE, sinon, cotisez au minimum 3 % pour bénéficier des 3 % employeur.
- Prévenir votre caisse de retraite française (CNAV, Agirc-Arrco) de votre expatriation avant le départ.
- Conserver tous les justificatifs de cotisation KiwiSaver : dans l'hypothèse d'un futur accord bilatéral, ces périodes pourraient être reconnues rétroactivement.
- Anticiper l'exit tax française si vous détenez un patrimoine financier > 800 000 € ou ≥ 50 % d'une société, prévoir la garantie bancaire avant le départ.
Retraite en Nouvelle-Zélande : peu adaptée
La Nouvelle-Zélande n'offre pas de visa retraite simple et son immigration est sélective. Une pension française se perçoit en y résidant avec le certificat de vie annuel.
L'éloignement extrême de la France, le coût de la vie et l'absence de cadre retraite dédié rendent le projet peu pertinent hors regroupement familial ou attache forte.
Le poste santé, sans équivalent du formulaire S1, repose sur une assurance internationale. C'est avant tout une destination d'expatriation professionnelle ou de qualité de vie pour actifs.
Les pièges à éviter en Nouvelle-Zélande
Les erreurs les plus fréquentes commises par les Français qui s'installent, directement issues de témoignages et retours d'expatriés.
- 01
Confondre Auckland et Wellington
La plupart des Français arrivent à Auckland (plus grande ville, capitale économique), mais Wellington est la capitale politique où se trouvent l'ambassade de France, les ministères et les administrations centrales.
Conséquence
Démarches consulaires chronophages si vous habitez Auckland et devez rejoindre Wellington en urgence (vol 1 h ou 8 h de route).
Solution
Préférer les échanges par email/téléphone avec le consulat à Wellington. Pour l'enregistrement consulaire, la démarche est en ligne sur service-public.fr.
- 02
Sous-estimer le coût du logement à Auckland
Auckland est régulièrement citée parmi les villes les plus chères au monde en rapport salaires/loyers. Un T2 en centre-ville dépasse souvent 2 800-3 500 NZD/mois (1 400-1 750 €).
Conséquence
Budget mensuel sous-estimé de 500-800 € par rapport aux projections initiales, déséquilibre financier dès les premiers mois.
Solution
Prévoir 6 mois de loyer en épargne de précaution avant le départ. Envisager Wellington ou Christchurch si le logement est un critère majeur, 20-40 % moins cher.
- 03
Négliger le KiwiSaver à l'embauche
Tout salarié inscrit automatiquement au KiwiSaver lors de son embauche. L'opt-out (désinscription) n'est possible que dans les 8 premières semaines, passé ce délai, vous êtes bloqué jusqu'à vos 65 ans.
Conséquence
3 % de votre salaire brut prélevés automatiquement, non disponibles pendant toute votre carrière en NZ (sauf achat première résidence).
Solution
Décidez dès l'embauche : si vous cotisez déjà à la CFE, l'opt-out est souvent pertinent. Sinon, rester dans le KiwiSaver est judicieux, l'employeur abonde à hauteur de 3 % minimum.
- 04
Croire que le permis français est valable indéfiniment
Le permis de conduire français est reconnu directement en Nouvelle-Zélande pendant 12 mois après l'obtention de la résidence. Après ce délai, il doit être converti en permis néo-zélandais.
Conséquence
Conduite sans permis valide après 12 mois = amende importante et potentiel impact sur l'assurance en cas d'accident.
Solution
Engager la procédure de conversion dans les 10 mois : formulaire AA303, permis français original, pièce d'identité, photo. Frais ~50 NZD. Aucun test de conduite requis pour un permis français valide.
- 05
Oublier l'exit tax française avant le départ
Le départ vers la Nouvelle-Zélande (pays hors UE/EEE) déclenche l'exit tax sur les plus-values latentes pour les contribuables détenant plus de 800 000 € de valeurs mobilières ou ≥ 50 % d'une société.
Conséquence
Imposition immédiate ou obligation de constituer une garantie bancaire avant le départ, surprise financière pouvant dépasser plusieurs dizaines de milliers d'euros.
Solution
Consulter un fiscaliste spécialisé expatriation 6 mois avant le départ. Anticiper les cessions ou transferts d'actifs si les seuils sont proches.
- 06
Partir sans couverture retraite française
Aucune convention de sécurité sociale France-Nouvelle-Zélande : chaque année en NZ sans cotisation CFE est une année de retraite française définitivement perdue.
Conséquence
Décote significative sur la pension française, voire impossibilité d'atteindre le taux plein, si la durée d'expatriation est longue.
Solution
Souscrire la CFE option retraite dès l'arrivée en NZ. Coût : environ 120-200 €/mois selon l'option, un investissement rentable sur 20-30 ans de retraite.
Toutes les sources et liens officiels
Pour aller plus loin et vérifier vos informations directement à la source.
Sources officielles
Inland Revenue NZ (IRD), Fiscalité
Site officiel de l'administration fiscale néo-zélandaise. Barèmes IR, KiwiSaver, GST, IRD number.
Immigration New Zealand
Portail officiel des visas, résidence, AEWV, SMC, toutes les demandes se font en ligne.
Ambassade de France à Wellington
Services consulaires, inscription au registre des Français, alertes sécurité, communauté française.
CLEISS, Protection sociale à l'étranger
Centre de liaisons européennes : conventions de sécurité sociale, retraite à l'étranger, CFE.
Tenancy Services NZ, Logement
Droits et obligations des locataires/propriétaires en NZ, gestion des bonds (dépôts de garantie).
Foire aux questions
Les questions les plus posées par les Français qui envisagent l'expatriation. Toutes les réponses sont structurées pour Google (Schema.org FAQPage).
- Oui. Les Français disposent d'un accès visa visiteur de 90 jours (NZeTA, ~15 USD), qui depuis janvier 2025 permet le télétravail pour des employeurs étrangers. Pour travailler localement, il faut obtenir l'Accredited Employer Work Visa (AEWV) via une offre d'emploi d'un employeur accrédité. La voie PVT (Working Holiday Visa) est accessible aux 18-35 ans pour 12 mois, renouvelable une fois sous conditions.
- Oui. La convention fiscale France-Nouvelle-Zélande est en vigueur depuis le 19 mars 1981. Elle évite la double imposition via un mécanisme de crédit d'impôt : l'impôt néo-zélandais payé est imputable sur l'impôt français résiduel. Les dividendes sont plafonnés à 15 % de retenue à la source (5 % si participation ≥ 10 %), les intérêts et redevances à 10 %.
- Le KiwiSaver est un régime de retraite par capitalisation. Tout salarié est automatiquement inscrit à l'embauche, vous pouvez faire un opt-out (désinscription) dans les 8 premières semaines. Si vous restez inscrit, vous cotisez au minimum 3 % de votre salaire, abondé par votre employeur à 3 % (4 % chacun dès 2028). Les fonds sont disponibles à 65 ans ou pour l'achat d'une première résidence. En partant définitivement de NZ, vous pouvez récupérer votre épargne sous conditions.
- Non. Aucune convention de totalisation des droits à la retraite n'existe entre la France et la Nouvelle-Zélande. Chaque année en NZ sans cotisation à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger) est une année de retraite française perdue. Le Sénat français a formulé des demandes de négociation en 2023, mais aucun accord n'est en cours. La CFE option retraite reste la seule protection.
- Oui, particulièrement à Auckland. Le logement est nettement plus cher qu'en France (indice Paris = 100, Auckland ≈ 130). Un T2 à Auckland coûte 2 500-3 500 NZD/mois (1 250-1 750 €). En revanche, les salaires locaux sont souvent supérieurs, et certains postes tech/ingénierie sont très bien rémunérés. Wellington et Christchurch sont 15-30 % moins chères qu'Auckland.
- Votre permis français est directement reconnu pendant 12 mois après l'obtention de votre résidence. Au-delà, vous devez le convertir : formulaire AA303, permis original, pièce d'identité, photo d'identité, coût ~50 NZD. Aucun test de conduite ni de code n'est requis pour un permis français valide. Démarche rapide (2-5 jours) dans une agence AA (Automobile Association).
- Oui, depuis 2025. L'Auckland French International School (EFIA) a ouvert dans le quartier de Remuera en 2025, première école à programme français en NZ. Elle accueille les niveaux Grande Section à CE1 (avec extension prévue). Elle recherche l'accréditation AEFE. Les droits de scolarité sont gratuits pour les élèves domestiques (école à charte). Pour plus d'information : ecole-francaise.nz
- Oui, avec ANZ, BNZ et Westpac qui proposent des procédures d'ouverture pour migrants depuis l'étranger. Vous aurez besoin de votre passeport et visa. Un IRD number (numéro fiscal NZ, gratuit, obtenu en ligne sur ird.govt.nz) est indispensable pour activer pleinement le compte. Il est recommandé de le demander dès l'arrivée, sans IRD, votre employeur prélèvera un taux maximum de 45 %.
