🇵🇦 Fiscalité · Panama

La fiscalité Panama pour un expatrié français

Le Panama applique un système fiscal strictement territorial : seuls les revenus de source panaméenne sont imposés. Les revenus générés à l'étranger, salaires d'un employeur étranger, dividendes de sociétés étrangères, plus-values sur actifs hors Panama, loyers hors Panama, sont totalement exonérés d'impôt local. C'est l'avantage fiscal structurel majeur du pays pour les télétravailleurs, entrepreneurs et rentiers français qui continuent à percevoir des revenus hors Panama. Pour le cadre général de la résidence fiscale, commun à toutes les destinations, voyez notre guide complet de la résidence fiscale.

Territorialité fiscale et absence de traité avec la France

Le Panama applique strictement le principe de territorialité : seuls les revenus générés au Panama sont imposés. Les revenus de source étrangère, pensions, loyers français, dividendes, revenus d'activité internationale, ne sont pas imposés au Panama.

Comme pour le Costa Rica, le point de vigilance déterminant est l'absence de convention fiscale bilatérale entre la France et le Panama. Sans traité, rien ne neutralise conventionnellement une double imposition, et la France peut maintenir l'imposition mondiale si elle vous considère encore résident fiscal français.

L'avantage panaméen est donc réel mais conditionné à une sortie nette et réelle de la résidence fiscale française selon les critères français. C'est un sujet plus sensible qu'avec une destination couverte par une convention, à valider impérativement avec un conseil avant le départ.

Convention fiscale bilatérale

Une convention France-Panama existe. Convention France-Panama signée le 30 juin 2011, en vigueur le 1er février 2012, applicable depuis le 1er janvier 2013 (publiée par décret n° 2012-167). Elle remplace un accord de 1995 et s'aligne sur le modèle OCDE/BEPS (modifiée en 2018 par la Convention multilatérale anti-évasion). Elle évite la double imposition selon le principe de résidence fiscale et plafonne les retenues à la source sur revenus passifs à 5 % (intérêts, redevances).

Risque de double imposition

Risque faible pour la majorité des expatriés. La convention France-Panama de 2011 évite la double imposition. Le risque principal concerne les personnes qui maintiennent un foyer familial en France, y exercent une activité professionnelle secondaire ou y détiennent leurs principaux intérêts économiques, l'administration fiscale française pourrait alors les considérer toujours résidents fiscaux français malgré leur présence au Panama.

Plus-values et patrimoine

Mobilier : Aucune imposition sur les plus-values mobilières de source étrangère. Pour les titres ou actifs de sociétés panaméennes, une retenue à la source de 10 % s'applique généralement. Immobilier : Les plus-values immobilières sur biens situés au Panama sont soumises à une taxe de transfert de 2 % de la valeur de cession ou 10 % du gain net (selon ce qui est le plus avantageux pour le contribuable). Les biens situés hors Panama sont exonérés. Aucun impôt sur la fortune au Panama. Les actifs détenus à l'étranger ne sont pas imposables localement. Aucun impôt sur les successions au Panama. Les héritages reçus de l'étranger ou portant sur des biens situés hors Panama sont totalement exonérés.

Exit tax au départ de France

L'exit tax française (article 167 bis CGI) s'applique si vous transférez votre domicile fiscal hors France en détenant plus de 800 000 € de participations ou plus de 50 % d'une société. Le Panama étant hors UE/EEE, aucun sursis automatique sans garantie bancaire ou constitution de caution n'est possible. Paiement immédiat ou garantie auprès du Trésor français requis. Anticipez cette démarche au minimum 6 mois avant le départ.

À titre indicatif. Ces informations sont fournies à titre indicatif au 15 mai 2026. Pour votre situation personnelle, consultez un avocat fiscaliste spécialisé en mobilité internationale franco-panaméenne avant tout départ. Méthode et sources sur notre page Notre méthode.