🇵🇪 Retraite · Pérou
Prendre sa retraite au Pérou en tant que Français
Cette page réunit ce qui décide d'un projet de retraite au Pérou : le versement de votre pension française, la fiscalité applicable, la coordination des droits et la couverture santé. Pour le cadre général commun à toutes les destinations, voyez notre guide complet de la retraite à l'étranger.
Retraite au Pérou : coût de vie bas, cadre à confirmer
Le Pérou n'est pas dans la coordination européenne de sécurité sociale, mais une pension française se perçoit en y résidant avec le certificat de vie annuel. Un visa rentier ou retraité encadre le séjour long.
L'argument central est le coût de la vie très bas, dans un cadre fiscal a priori favorable aux revenus étrangers et couvert par une convention franco-péruvienne, ce qui sécurise mieux que les destinations sans traité.
Le poste santé, sans équivalent du formulaire S1, repose sur une assurance internationale. Le détail du régime fiscal applicable et la sécurité locale sont à confirmer avec un conseil avant tout projet.
Convention de totalisation
Pas de convention de totalisation : Aucune convention de sécurité sociale ni de totalisation des droits à la retraite entre la France et le Pérou. Le Pérou est absent de la liste des pays conventionnés publiée par le CLEISS. Les cotisations versées à l'AFP (système privé de capitalisation) ou à l'ONP (système public par répartition) péruviens ne sont pas totalisables avec vos trimestres CNAV français. La cotisation volontaire à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger) reste la seule solution pour préserver vos droits à la retraite française pendant votre expatriation au Pérou.
Système de retraite local
Le Pérou dispose de deux systèmes de retraite : l'ONP (Sistema Nacional de Pensiones, public par répartition) auquel les salariés cotisent 13 % de leur salaire, avec un minimum de 20 ans de cotisation pour toucher une pension à 65 ans ; et l'AFP (Administradoras de Fondos de Pensiones, privé par capitalisation individuelle) avec une cotisation moyenne de ~12 % dont 10 % vont au compte personnel. Les quatre AFP actives sont Integra, Prima, Profuturo et Habitat. Les expatriés peuvent y cotiser pendant leur séjour mais les droits accumulés sont peu transférables vers la France.
Impact fiscal sur la pension
Aucune convention de sécurité sociale France-Pérou n'existe (le Pérou est absent de la liste des accords bilatéraux du CLEISS). Vos années cotisées à l'AFP ou à l'ONP péruviens ne sont donc pas totalisables avec vos trimestres CNAV français. La cotisation volontaire à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger) reste la seule solution pour préserver vos droits à la retraite française pendant votre expatriation au Pérou.
Attention à la nature de votre pension : les pensions privées sont en principe imposables dans l'État de résidence, les pensions publiques dans l'État qui les verse. Un ancien fonctionnaire reste donc le plus souvent imposé en France. Voir la règle en détail.
Titre de séjour du retraité
Visa Rentista
- Preuve de revenus passifs réguliers d'au moins 1 000 USD/mois : pension de retraite, rentes, dividendes, revenus locatifs, les salaires et revenus d'activité sont exclus
- Relevés bancaires sur 3 à 6 mois prouvant la régularité des versements
- Casier judiciaire apostillé
- Certificat médical
- Assurance santé valide au Pérou
Couverture santé du retraité
La Caisse des Français de l'Étranger est pertinente ici, pour une cotisation indicative de 120 à 450 € par mois. Elle rembourse sur la base des tarifs français, ce qui suppose une complémentaire là où les soins coûtent plus cher qu'en France. Comprendre le mécanisme.
- Maintien du lien avec la Sécurité sociale française
- Couverture lors des retours en France
- Option retraite pour valider des trimestres CNAV pendant l'expatriation
- Remboursements complémentaires via mutuelle expat associée
- Indispensable en l'absence de convention de sécurité sociale France-Pérou
Préserver ses droits français
- Cotiser obligatoirement à la CFE (option retraite) pour valider des trimestres français, indispensable en l'absence de convention avec le Pérou
- Conserver son PEA et son assurance-vie française (non fermés automatiquement à l'expatriation)
- Vérifier sa situation CNAV avant le départ pour calculer l'impact des années non cotisées
- Envisager le rachat de trimestres à votre retour en France si des lacunes subsistent
- Surveiller l'avancée des négociations de la convention France-Pérou, son entrée en vigueur changera les règles
Chômage et fin de carrière
Vos droits à l'allocation chômage française (France Travail) sont suspendus pendant l'expatriation et reprennent au retour en France si vous n'avez pas dépassé 3 ans d'absence et remplissez les conditions d'inscription. Il n'existe pas d'assurance chômage publique au Pérou.
Questions fréquentes
Quel visa pour s'installer au Pérou en tant que Français ?
Les Français peuvent entrer au Pérou sans visa pour 90 jours. Pour s'y installer durablement : le visa Rentista (retraité avec pension > 1 000 USD/mois), le visa Trabajador Designado (salarié avec contrat péruvien), le visa Independiente (auto-entrepreneur avec clients péruviens) ou le visa Inversionista (investisseur). Le visa digital nomad est en cours d'implémentation mais n'était pas encore opérationnel dans la réglementation officielle (TUPA) en septembre 2025.
La retraite française est-elle préservée si l'on travaille au Pérou ?
Non, pas automatiquement. Il n'existe aucune convention de sécurité sociale entre la France et le Pérou : vos années cotisées à l'AFP ou à l'ONP péruviens ne valident aucun trimestre pour la retraite française. La seule protection est la cotisation volontaire à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger, option retraite), qui permet de continuer à valider des trimestres CNAV pendant votre expatriation. C'est un point critique à anticiper avant le départ.
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