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🇬🇧 Retraite · Royaume-Uni

Prendre sa retraite au Royaume-Uni en tant que Français

Cette page réunit ce qui décide d'un projet de retraite au Royaume-Uni : le versement de votre pension française, la fiscalité applicable, la coordination des droits et la couverture santé. Pour le cadre général commun à toutes les destinations, voyez notre guide complet de la retraite à l'étranger.

Retraite au Royaume-Uni : coordination maintenue malgré le Brexit

Bonne nouvelle pour les expatriés : malgré le Brexit, la coordination des retraites entre la France et le Royaume-Uni a été maintenue par le protocole de sécurité sociale de l'Accord de commerce et de coopération UE-Royaume-Uni, entré en vigueur en 2021. Ce protocole a succédé au règlement européen 883/2004 et prévoit la totalisation des périodes d'assurance : les années cotisées en France (CNAV) et au Royaume-Uni (National Insurance) s'additionnent pour l'ouverture des droits à pension dans chaque pays.

Un Français ayant travaillé dans les deux pays ne perd pas ses droits : chaque pays verse une pension proratisée selon ses propres périodes. Il n'est donc pas nécessaire de cotiser à la Caisse des Français de l'Étranger pour préserver sa retraite, contrairement aux destinations hors UE sans accord. C'est un point rassurant souvent méconnu, le Brexit ayant créé l'impression erronée d'une rupture totale.

Le système de retraite britannique comporte la State Pension (pension publique de base, versée à 66-67 ans après un minimum d'années de National Insurance), complétée par les workplace pensions. Depuis 2012, l'auto-enrolment rend l'adhésion à une pension d'entreprise quasi automatique pour les salariés, avec un abondement obligatoire de l'employeur, ce qui en fait un outil d'épargne retraite très avantageux à exploiter pendant une expatriation britannique.

Pour les retraités français qui s'installent au Royaume-Uni, la pension française se perçoit sans difficulté, sous réserve du certificat de vie annuel. Le Royaume-Uni n'est toutefois pas une destination de retraite classique pour les Français, en raison du coût de la vie élevé (surtout à Londres), du climat et de la conversion EUR/GBP. C'est davantage une destination d'expatriation active, professionnelle ou familiale.

Convention de totalisation

Une convention existe : Malgré le Brexit, la coordination de sécurité sociale est maintenue par le protocole de l'Accord de commerce et de coopération UE-Royaume-Uni (en vigueur depuis 2021). Il prévoit la totalisation des périodes d'assurance accomplies en France (CNAV) et au Royaume-Uni pour l'ouverture et le calcul des droits à pension. Pas besoin de cotiser à la CFE pour préserver la retraite française.

Système de retraite local

Système britannique à deux étages : la State Pension (pension publique de base, financée par les National Insurance contributions, versée à partir de 66-67 ans après un minimum d'années cotisées), complétée par les pensions professionnelles (workplace pensions, avec auto-enrolment obligatoire et abondement employeur depuis 2012) et l'épargne privée (SIPP, ISA). Les périodes National Insurance sont totalisables avec la France via le protocole UE-UK.

Impact fiscal sur la pension

Malgré le Brexit, la coordination de sécurité sociale est maintenue par le protocole de l'Accord de commerce et de coopération UE-Royaume-Uni (en vigueur depuis 2021), qui prévoit la totalisation des périodes d'assurance pour la retraite entre la France et le Royaume-Uni. Les pensions privées françaises versées à un résident fiscal britannique relèvent de la convention fiscale ; les pensions publiques restent en principe imposables en France.

Attention à la nature de votre pension : les pensions privées sont en principe imposables dans l'État de résidence, les pensions publiques dans l'État qui les verse. Un ancien fonctionnaire reste donc le plus souvent imposé en France. Voir la règle en détail.

Couverture santé du retraité

La Caisse des Français de l'Étranger présente peu d'intérêt dans ce pays. Elle rembourse sur la base des tarifs français, ce qui suppose une complémentaire là où les soins coûtent plus cher qu'en France. Comprendre le mécanisme.

  • Non indispensable : le NHS couvre les résidents titulaires de visa (via l'Immigration Health Surcharge), et le protocole UE-UK assure la totalisation retraite
  • Éventuellement utile pour les profils faisant de fréquents allers-retours avec la France
  • À comparer avec une assurance santé privée britannique (Bupa, AXA Health) pour accélérer l'accès aux spécialistes

Préserver ses droits français

  • Le protocole UE-UK maintient la totalisation des périodes pour la retraite, pas besoin de CFE
  • Profiter de l'auto-enrolment dans une workplace pension avec abondement employeur, très avantageux
  • Conserver le PEA, PER et assurance-vie en France, gérables à distance
  • Anticiper la conversion EUR/GBP pour la gestion de l'épargne et le risque de change
  • Pour les retraités, la pension française se perçoit au Royaume-Uni ; renvoyer chaque année le certificat de vie

Chômage et fin de carrière

Le Royaume-Uni n'étant plus dans l'UE, le transfert des droits chômage français (formulaire U2) ne s'applique plus comme avant le Brexit. L'allocation chômage britannique (Universal Credit / Jobseeker's Allowance) est soumise à conditions de résidence et de cotisation. À vérifier au cas par cas.

Questions fréquentes

Y a-t-il une convention de sécurité sociale France-Royaume-Uni après le Brexit ?

Oui. Le protocole de sécurité sociale de l'Accord de commerce et de coopération UE-Royaume-Uni (en vigueur depuis 2021) a succédé au règlement européen et maintient la totalisation des périodes pour la retraite entre la France et le Royaume-Uni. Pas besoin de cotiser à la CFE pour préserver les droits retraite.