Aller au contenu
Big Ben et un bus rouge à impériale à Londres, au Royaume-Uni. Vivre au Royaume-Uni : notre fiche expatriation.
Données vérifiées en Europe · Europe de l'Ouest / Îles Britanniques

S'expatrier au Royaume-Uni

Londres et ses opportunités, mais visa obligatoire depuis le Brexit

Capitale
Londres
Population
68 M
Devise
GBP
Langue principale
Anglais

En un coup d'œil

6 indicateurs clés notés de 1 à 10

Coût de la vie2/10
Fiscalité5/10
Qualité de vie7/10
Facilité d'installation4/10
Sécurité7/10
Présence française9/10
02Pour qui, et à quel prix

Partir au Royaume-Uni : pour qui, avantages et inconvénients

Le Royaume-Uni est le seul pays de cette liste où la situation des Français s'est nettement dégradée en quelques années. Avant 2021, on s'y installait sans rien demander. Aujourd'hui il faut un visa, un employeur qui accepte de parrainer, et un salaire au-dessus d'un seuil relevé à plusieurs reprises. Les montants ci-dessous sont convertis au taux de référence de la BCE du 15 septembre 2026 (1 £ = 1,168 €).

Ça marche bien pour

  • Vous avez une offre d'emploi qualifiée dans une entreprise détentrice d'une licence de parrainage : c'est la condition d'entrée, pas un détail administratif.
  • Votre salaire dépasse le seuil général du Skilled Worker, porté à 41 700 £ par an depuis le 22 juillet 2025, soit environ 48 700 €.
  • Vous travaillez dans la finance, le droit des affaires, les technologies, la recherche ou les industries créatives : Londres reste l'un des rares marchés européens de cette profondeur.
  • Vous voulez un pays anglophone à deux heures de Paris, avec 141 242 Français inscrits au registre consulaire, dont environ 70 000 dans la seule région londonienne.
  • Vous acceptez de payer la santé d'avance : l'Immigration Health Surcharge coûte 1 035 £ par an et par personne, réglés en une fois au dépôt du dossier.

À réfléchir à deux fois si

  • Vous cherchez à vous installer sans emploi : il n'existe plus de voie de séjour pour un Français autonome, ni pour un retraité, ni pour un télétravailleur d'un employeur français.
  • Votre métier est rémunéré sous le seuil : sans exception liée à une liste de pénurie ou à un profil junior, le dossier ne passe pas, quelle que soit la qualité du candidat.
  • Votre budget logement est serré et vous visez Londres : le loyer moyen y atteint 2 332 £ par mois en août 2026, environ 2 724 €.
  • Vous voulez éviter les frais d'entrée : entre les frais de visa, la surtaxe santé pour toute la famille et la caution locative, le coût de départ se compte en milliers de livres.
  • Vous partez en famille pour quelques années seulement : la surtaxe santé se paie pour chaque membre du foyer et pour toute la durée du visa, d'avance.

Les avantages

Le marché de l'emploi le plus profond d'Europe sur certains métiers

Londres concentre la finance européenne, le droit international des affaires et une part importante de la tech du continent. Pour ces métiers, aucune autre ville européenne n'offre le même nombre d'opportunités.

Le NHS, gratuit au point d'usage

Une fois la surtaxe payée, l'accès aux soins est gratuit au moment de la consultation, sans avance de frais ni feuille de soins. C'est un modèle très différent du remboursement à la française.

Un chômage contenu

4,9 % pour le trimestre clos en juin 2026, contre 8,3 % en France. Les gains hebdomadaires moyens de l'ensemble de l'économie atteignent 756 £ en juillet 2026, soit environ 883 € par semaine.

Une fiscalité simple sur les salaires

Impôt prélevé à la source par l'employeur via le système PAYE, sans déclaration annuelle pour la plupart des salariés. L'Écosse applique son propre barème, plus progressif que le reste du pays.

La proximité et la langue

Deux heures quinze en train depuis Paris, une heure de décalage, et un environnement anglophone qui reste le premier atout professionnel d'une expatriation britannique.

Les inconvénients

Le visa comme préalable absolu

Depuis le 1er janvier 2021, la libre circulation a disparu. Sans employeur parrain, sans dossier Global Talent ou Innovator Founder, sans lien familial, il n'existe pas de voie ordinaire d'installation pour un Français.

Un seuil de salaire relevé

41 700 £ par an pour le Skilled Worker depuis juillet 2025, avec un plancher absolu de 25 000 £ réservé à des cas précis. Ce seuil écarte des métiers entiers qui étaient accessibles avant le Brexit.

Le logement londonien

2 332 £ par mois en moyenne à Londres en août 2026, contre 1 400 £ pour l'ensemble du Royaume-Uni. Les dossiers exigent souvent des revenus égaux à trente fois le loyer mensuel ou un garant britannique.

La surtaxe santé, payée d'avance

1 035 £ par an et par personne. Pour une famille de quatre sur un visa de cinq ans, cela représente plus de 20 000 £ à sortir au moment du dépôt, avant même d'avoir déménagé.

La fin du régime non-dom

Le régime des résidents non domiciliés a été supprimé le 6 avril 2025 et remplacé par le régime FIG, plus court et plus encadré. L'avantage historique du Royaume-Uni pour les patrimoines internationaux s'est nettement réduit.

SourcesONS, taux de chômage, trimestre clos en juin 2026ONS, gains hebdomadaires moyens, juillet 2026ONS, indice des loyers du parc privé, août 2026GOV.UK, Skilled Worker visa, conditions de salaireGOV.UK, Immigration Health SurchargeMinistère de l'Europe et des Affaires étrangères, registre des Français établis hors de France, 2025BCE, taux de référence EUR/GBP du 15 septembre 2026

03Le calendrier

Les étapes pour s'installer au Royaume-Uni, dans l'ordre

Tout part de l'employeur. Sans certificat de parrainage, aucune des étapes suivantes n'a de sens, et c'est précisément l'inverse de la logique d'avant 2021.

  1. 9 à 12 mois avant

    Trouver un employeur détenteur d'une licence de parrainage

    Toutes les entreprises britanniques ne peuvent pas recruter un étranger : il faut une licence délivrée par le Home Office. Vérifiez ce point dès le premier entretien, la liste des sponsors est publique.

  2. 6 mois avant

    Vérifier le seuil de salaire applicable à votre métier

    Le seuil général est de 41 700 £, mais chaque code métier a aussi son taux de référence propre, et c'est le plus élevé des deux qui s'applique. Des seuils réduits existent pour les moins de vingt-six ans, les doctorants et certains métiers en pénurie.

  3. 3 à 4 mois avant

    Déposer le dossier et payer la surtaxe santé

    Le certificat de parrainage en main, la demande se fait en ligne, avec relevé biométrique. L'Immigration Health Surcharge se règle au dépôt, pour toute la durée du visa et pour chaque membre de la famille.

  4. 2 à 3 mois avant

    Choisir la région autant que la ville

    L'écart de loyer va de 2 332 £ par mois à Londres à 783 £ dans le Nord-Est de l'Angleterre. Sur un salaire équivalent, ce seul choix change complètement le niveau de vie.

  5. 1 mois avant

    Clore le dossier français

    Déclaration de changement d'adresse aux impôts, inscription au registre des Français établis hors de France, et vérification de votre situation au regard de la convention fiscale de 2008 pour l'année de transition.

  6. Première semaine

    National Insurance number et compte bancaire

    Le numéro d'assurance nationale se demande dès l'arrivée et conditionne la paie correcte. Le compte bancaire réclame un justificatif d'adresse britannique, ce qui crée le classique problème de l'œuf et de la poule : les banques en ligne le résolvent souvent plus vite.

  7. Premier mois

    Logement et inscription chez un médecin

    Les agences demandent des références, une vérification de solvabilité et parfois six mois de loyer d'avance pour un nouvel arrivant. Côté santé, inscrivez-vous auprès d'un cabinet de médecine générale (GP surgery) : sans cela, l'accès au NHS reste limité aux urgences.

  8. Première année

    Fiscalité et perspective de résidence permanente

    L'année fiscale britannique court du 6 avril au 5 avril. Vérifiez votre statut de résident selon le test légal de résidence, et notez que l'obtention du statut de résident permanent (indefinite leave to remain) suppose une continuité de séjour à respecter année après année.

SourcesGOV.UK, Skilled Worker visa, conditions de salaireGOV.UK, Immigration Health SurchargeGOV.UK, impôt sur le revenu et barèmesONS, indice des loyers du parc privé, août 2026

04Visa & titre de séjour

Quel visa pour s'installer au Royaume-Uni ?

Depuis le Brexit, les Français ne bénéficient plus de la libre circulation au Royaume-Uni. Un visa est obligatoire pour y travailler ou s'y installer depuis le 1er janvier 2021. Les principales voies : le Skilled Worker visa (emploi qualifié sponsorisé), le Global Talent visa, le High Potential Individual visa, l'Innovator Founder visa (entrepreneurs) et les visas familiaux. Le Royaume-Uni couvre quatre nations (Angleterre, Écosse, Pays de Galles, Irlande du Nord) avec une politique de visas commune.

Salarié

Skilled Worker visa

Durée

5 ans

  • Offre d'emploi d'un employeur britannique titulaire d'une licence de sponsor
  • Poste classé RQF niveau 6 ou supérieur (diplôme), depuis le 22 juillet 2025
  • Salaire d'au moins 41 700 £/an (seuil général depuis juillet 2025), ou le taux du métier s'il est supérieur
  • Seuil réduit à 33 400 £ pour les new entrants (jeunes diplômés, débuts de carrière)
  • Niveau d'anglais requis (test ou diplôme reconnu)
Délai estimé
21 j à 90 j
Coût total
2 000 à 6 000 €

Voie principale des salariés. Le seuil de salaire est passé de 38 700 £ (avril 2024) à 41 700 £ (juillet 2025), et seuls les postes RQF niveau 6+ sont désormais éligibles. Inclut l'Immigration Health Surcharge de 1 035 £ par an et par adulte. Le Settlement (résidence permanente) s'obtient après 5 ans dans les règles actuelles. Le gouvernement a annoncé une réforme dite earned settlement qui porterait ce délai à 10 ans, mais aucun texte n'était entré en vigueur à la rentrée 2026 : vérifiez l'état du droit au moment de votre demande.

Indépendant

Global Talent visa / Innovator Founder visa

Durée

3 ans

  • Global Talent : reconnaissance par un organisme agréé dans les domaines de la science, la tech, les arts ou la recherche
  • Innovator Founder : projet d'entreprise innovant, viable et évolutif, validé par un organisme d'endossement (endorsing body)
  • Justificatif de fonds pour l'Innovator Founder
  • Pas de sponsor employeur requis pour ces deux voies
Délai estimé
21 j à 90 j
Coût total
1 500 à 5 000 €

Le Global Talent visa cible les profils d'excellence (tech, science, arts) sans offre d'emploi. L'Innovator Founder visa a remplacé les anciens visas Innovator et Start-up pour les entrepreneurs. Tous deux peuvent mener au Settlement.

Étudiant

Student visa + Graduate visa

Durée

2 ans

  • Admission dans un établissement britannique agréé (licensed student sponsor)
  • Justificatif de ressources et niveau d'anglais
  • Graduate visa : permet de rester 2 ans (3 ans pour un doctorat) après le diplôme pour travailler ou chercher un emploi
Délai estimé
21 j à 60 j
Coût total
1 000 à 4 000 €

Voie fréquente : étudier au Royaume-Uni puis basculer sur le Graduate visa (2 ans) pour acquérir une expérience, avant de passer au Skilled Worker. Les frais universitaires pour les internationaux sont élevés depuis le Brexit (les Français ne bénéficient plus du tarif domestique).

Investisseur

Family visa et autres voies

Durée

30 mois

  • Family visa : conjoint ou partenaire d'un citoyen ou résident britannique, avec un revenu du sponsor d'au moins 29 000 £ par an
  • Le visa Investor (Tier 1) a été supprimé en 2022 et n'existe plus
  • Youth Mobility Scheme non ouvert aux Français (réservé à certains pays)
Délai estimé
30 j à 120 j
Coût total
2 000 à 6 000 €

Le visa investisseur (Tier 1 Investor) a été aboli en 2022, il n'est donc plus possible d'obtenir un visa par simple investissement financier. Le Family visa reste une voie pour les conjoints de Britanniques. Pas de visa retraite ni nomade au Royaume-Uni.

Ambassade en France

Ambassade du Royaume-Uni en France

35 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris

Site officiel +33 1 44 51 31 00

Registre des Français à l'étranger

Recommandé

Inscription au registre des Français établis hors de France facultative mais recommandée, auprès du Consulat général de France à Londres ou Édimbourg.

  • Carte consulaire et accès aux services consulaires
  • Vote aux élections françaises depuis l'étranger
  • Bourses scolaires pour les nombreux lycées français (Londres notamment)
  • Inscription au dispositif d'information du consulat
Procédure officielle

Le Brexit a tout changé : le visa est désormais obligatoire

Avant le Brexit, un Français s'installait au Royaume-Uni sans aucune formalité, comme dans n'importe quel pays de l'Union européenne. Depuis le 1er janvier 2021, c'est terminé : la libre circulation ne s'applique plus, et un visa est obligatoire pour travailler ou s'installer durablement. C'est le changement le plus structurant de l'expatriation britannique, et il prend de court ceux qui gardent en tête l'ancienne facilité.

La voie principale est le Skilled Worker visa, qui exige une offre d'emploi d'un employeur britannique titulaire d'une licence de sponsor. Les conditions se sont durcies : depuis le 22 juillet 2025, le salaire minimal général est passé à 41 700 livres par an (contre 38 700 auparavant), et seuls les postes classés RQF niveau 6 ou supérieur (niveau licence) sont éligibles. Un seuil réduit à 33 400 livres existe pour les new entrants, jeunes diplômés en début de carrière.

Pour les profils qui n'ont pas d'employeur sponsor, deux voies sans offre d'emploi : le Global Talent visa, pour les talents reconnus en science, tech, arts ou recherche, et l'Innovator Founder visa, pour les entrepreneurs porteurs d'un projet innovant validé par un organisme d'endossement. Le visa investisseur (Tier 1 Investor) a, lui, été supprimé en 2022 : il n'est plus possible d'obtenir un visa par simple placement financier.

Une voie indirecte mais fréquente passe par les études : un Student visa, puis le Graduate visa qui permet de rester deux ans (trois pour un doctorat) après le diplôme pour acquérir une expérience, avant de basculer sur un Skilled Worker. Tous ces visas s'accompagnent de l'Immigration Health Surcharge (environ 1 035 livres par an) qui ouvre l'accès au NHS. Après cinq ans de résidence, le Settlement (Indefinite Leave to Remain) consolide le droit de séjour.

Édimbourg au crépuscule, son château et ses clochers, en Écosse
05Travailler sur place

Trouver un emploi au Royaume-Uni

Le marché britannique reste ouvert et rapide, mais l'accès des étrangers y est désormais filtré par le salaire. Les chiffres ci-dessous viennent de l'ONS, l'institut statistique national.

Chômage, trimestre clos en juin 2026
4,9 %
Gains hebdomadaires moyens
756 £
Seuil général Skilled Worker
41 700 £
Surtaxe santé annuelle
1 035 £

Diplômes et professions réglementées

Pour un métier non réglementé, aucune équivalence n'est demandée : le diplôme français est bien identifié et c'est l'expérience qui est évaluée. Pour un métier réglementé, l'organisme britannique compétent doit valider le titre, et le Brexit a mis fin à la reconnaissance automatique européenne : médecine et professions de santé via le régulateur concerné, droit via la Solicitors Regulation Authority, enseignement via le Department for Education. Le service UK ENIC délivre par ailleurs une comparaison officielle des diplômes étrangers, souvent demandée par les employeurs et par le Home Office.

Salaires de référence

Métier ou repèreSalaire brut annuelPrécision
Ensemble de l'économie, gains hebdomadaires moyens756 £ par semaineenviron 883 € bruts, ONS, juillet 2026, salaire total hors arriérés
Seuil général du Skilled Worker41 700 £ par andepuis le 22 juillet 2025 ; le taux de référence du code métier s'applique s'il est supérieur
Plancher absolu du Skilled Worker25 000 £ par andepuis le 9 avril 2025, réservé à des métiers de la liste des pénuries ou de la liste temporaire

Le salaire britannique se compare au français en retirant l'impôt prélevé à la source et la National Insurance, nettement plus légère que les cotisations françaises. À l'inverse, la retraite complémentaire repose largement sur l'entreprise, la garde d'enfants est chère, et le logement absorbe une part de revenu supérieure à la moyenne française.

Où chercher

  • La liste publique des employeurs titulaires d'une licence de parrainage, à croiser avec vos candidatures : c'est le filtre le plus utile.
  • LinkedIn et les cabinets de recrutement spécialisés, très présents dans la finance, le droit et les technologies.
  • Les job boards sectoriels britanniques, souvent plus efficaces que les généralistes.
  • Le réseau des entreprises françaises implantées au Royaume-Uni et la Chambre de commerce française de Grande-Bretagne.
  • Les universités et centres de recherche pour les profils éligibles au Global Talent, qui échappe au parrainage classique.

SourcesONS, taux de chômage, trimestre clos en juin 2026ONS, gains hebdomadaires moyens, juillet 2026GOV.UK, Skilled Worker visa, conditions de salaireGOV.UK, Immigration Health Surcharge

06Où s'installer

Dans quelle ville ou région s'installer au Royaume-Uni ?

Les loyers ci-dessous sont les moyennes mensuelles publiées par l'ONS pour le parc privé en août 2026. L'écart entre Londres et le reste du pays est le facteur budgétaire le plus important d'une installation britannique.

Londres

Loyer de référence : 2 332 £ par mois en moyenne, environ 2 724 €

Finance, droit des affaires, technologies, industries créatives, et environ 70 000 Français inscrits au registre consulaire.

  • Le marché de l'emploi qualifié le plus large d'Europe
  • Lycées français et réseau associatif très dense
  • Transports en commun complets, voiture inutile
  • Le loyer moyen le plus élevé du Royaume-Uni
  • Exigences locatives lourdes pour un nouvel arrivant
  • Trajets quotidiens longs depuis les zones abordables

Le Sud-Est et l'Est de l'Angleterre

Loyer de référence : Sous la moyenne londonienne, au-dessus de la moyenne anglaise de 1 459 £

Ceux qui travaillent à Londres sans en payer les loyers, et les pôles de recherche de Cambridge et Oxford.

  • Accès quotidien à l'emploi londonien
  • Pôles universitaires et biotechnologies
  • Cadre de vie plus calme
  • Abonnements de train coûteux
  • Loyers encore élevés autour de Cambridge et Oxford
  • Temps de trajet qui pèse sur la vie de famille

Manchester et le Nord-Ouest

Loyer de référence : Nettement sous la moyenne anglaise de 1 459 £

Médias, technologies, santé et services aux entreprises, dans la deuxième économie urbaine du pays.

  • Marché de l'emploi qualifié en croissance
  • Coût du logement bien inférieur à Londres
  • Ville dense, vie culturelle réelle
  • Communauté française plus réduite
  • Moins de liaisons directes vers la France
  • Climat pluvieux une grande partie de l'année

Le Nord-Est de l'Angleterre

Loyer de référence : 783 £ par mois en moyenne, environ 915 €

Ceux dont le métier est mobile et qui cherchent le meilleur rapport revenu sur logement du pays.

  • Le loyer moyen le plus bas d'Angleterre
  • Villes universitaires bien équipées
  • Qualité de vie et accès rapide à la campagne
  • Loyers en hausse rapide, 6,3 % sur un an
  • Marché de l'emploi qualifié limité
  • Éloignement des centres de décision

Écosse, Édimbourg et Glasgow

Loyer de référence : 1 013 £ par mois en moyenne en Écosse, environ 1 183 €

Finance, énergie, universités et secteur public, avec environ 8 000 Français inscrits.

  • Loyer moyen très inférieur à l'Angleterre
  • Hausse des loyers la plus faible du pays, 1,1 % sur un an
  • Frais universitaires différents du système anglais
  • Barème d'impôt sur le revenu écossais plus lourd sur les hauts salaires
  • Hivers sombres et longs
  • Marché de l'emploi plus étroit qu'à Londres

Pays de Galles et Irlande du Nord

Loyer de référence : 846 £ au pays de Galles, 874 £ en Irlande du Nord

Budgets serrés, télétravail et métiers publics, dans les deux nations les moins chères du Royaume-Uni.

  • Les loyers les plus bas du Royaume-Uni
  • Hausses modérées, 1,6 % sur un an en Irlande du Nord
  • Cadre naturel et villes à taille humaine
  • Offre d'emplois qualifiés limitée
  • Communauté française très réduite
  • Liaisons vers la France peu nombreuses

SourcesONS, indice des loyers du parc privé, août 2026Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, registre des Français établis hors de France, 2025BCE, taux de référence EUR/GBP du 15 septembre 2026

07Banque & argent

Banque, devises et coût de la vie au Royaume-Uni

Le système bancaire britannique est très développé et l'un des plus avancés au monde sur le digital. L'ouverture d'un compte exige une preuve d'adresse britannique, ce qui crée un cercle classique (pas de compte sans adresse, parfois pas de logement sans compte). Les néobanques (Monzo, Starling, Revolut) ont largement résolu ce problème en permettant une ouverture rapide.

Ouvrir un compte local

Modérée

≈ 5 jours

Documents requis

  • Passeport et visa britannique (ou BRP / statut numérique d'immigration)
  • Preuve d'adresse au Royaume-Uni (proof of address : bail, facture, lettre officielle)
  • Parfois une lettre de l'employeur ou de l'université
  • Justificatif de revenus pour certains comptes

Banques locales recommandées

  • Monzo

    Néobanque britannique très populaire, ouverture rapide via application, idéale pour démarrer sans preuve d'adresse classique.

  • Starling Bank

    Néobanque britannique primée, sans frais à l'étranger, appréciée des expatriés et indépendants.

  • HSBC UK

    Banque internationale, utile pour les profils ayant une relation HSBC ailleurs et pour les comptes premium.

  • Barclays / Lloyds / NatWest

    Banques traditionnelles avec réseau d'agences dense, pour les besoins complets (crédit immobilier, comptes joints).

Banque française : à conserver ou fermer ?

Conserver un compte français reste utile pour les revenus de source française. Depuis le Brexit, le Royaume-Uni est hors zone euro et hors SEPA pour la livre : les transferts EUR/GBP impliquent une conversion. Wise est la référence pour ces transferts au meilleur taux. Vérifier la politique de votre banque française sur les non-résidents. Déclarer le compte britannique via le formulaire 3916.

Transferts d'argent EUR ↔ GBP

Wise

Wise est la solution de référence pour les transferts EUR vers GBP, à un taux nettement meilleur que les banques. Indispensable depuis que le Royaume-Uni n'est plus dans la zone SEPA euro.

Revolut

Revolut, d'origine britannique, est massivement utilisé pour la gestion multidevise EUR/GBP et les paiements sans frais de change.

Banque classique

Les virements bancaires classiques EUR/GBP sont coûteux (frais plus marge de change). Le Royaume-Uni a quitté la zone euro de fait depuis toujours et l'espace SEPA n'élimine pas la conversion de devise. Privilégier Wise ou Revolut pour les flux réguliers.

Logo WisePartenaire

Compte multi-devises et virements internationaux au taux de change réel, sans frais cachés. Pratique pour jongler entre euros et monnaie locale une fois installé.

Ouvrir un compte Wise

Lien partenaire : nous pouvons percevoir une commission, sans aucun surcoût pour vous.

Coût de la vie · Londres

Indice Paris = 100 · Ici : 128

Loyer studio centre

2 095 €/mois

≈ 1 800 GBP

Loyer T2

2 794 €/mois

≈ 2 400 GBP

Loyer T3 familial

3 725 €/mois

≈ 3 200 GBP

Loyer T2, Manchester / Édimbourg

1 513 €/mois

≈ 1 300 GBP

Courses mensuelles

442 €

≈ 380 GBP

Transports mensuels

233 €

≈ 200 GBP

Repas midi

19 €

≈ 16 GBP

Dîner restaurant

47 €

≈ 40 GBP

Montants en euros, convertis pour information en Livre sterling (GBP) au taux de 1 EUR ≈ 0,859 GBP. Les loyers correspondent au centre de Londres.

Néobanques, proof of address et conversion EUR/GBP

Ouvrir un compte bancaire au Royaume-Uni se heurte au classique cercle vicieux de la preuve d'adresse (proof of address) : les banques traditionnelles l'exigent, mais obtenir une facture à son nom suppose souvent d'avoir déjà un logement et parfois un compte. Les néobanques britanniques ont largement résolu ce problème : Monzo, Starling et Revolut permettent une ouverture rapide via application, avec des exigences allégées, ce qui en fait le point d'entrée naturel pour un nouvel arrivant.

Une fois installé, on peut ouvrir un compte dans une banque traditionnelle (Barclays, Lloyds, NatWest, HSBC) pour les besoins plus complexes : crédit immobilier, comptes joints, produits d'épargne. Le système bancaire britannique est l'un des plus avancés au monde sur le paiement digital et sans contact, omniprésent jusque dans les plus petits commerces.

Le point financier clé depuis le Brexit est la conversion EUR/GBP. Le Royaume-Uni n'a jamais été dans la zone euro et utilise la livre sterling : tout transfert entre la France et le Royaume-Uni implique une conversion de devise. Wise et Revolut sont les outils de référence pour minimiser les frais et obtenir un taux proche du marché, là où les virements bancaires classiques appliquent des marges importantes.

Pour un expatrié qui conserve des revenus ou une épargne en euros (loyers français, placements), il est rationnel de garder un compte français et de convertir au fur et à mesure des besoins, plutôt que de tout transférer en livres d'un coup et de subir le risque de change. La livre est une devise relativement volatile face à l'euro, ce qui peut jouer dans un sens comme dans l'autre sur le pouvoir d'achat.

08Santé & protection sociale

Quelle couverture santé au Royaume-Uni ?

Le Royaume-Uni dispose du NHS (National Health Service), système de santé public et gratuit au point d'usage, l'un des plus emblématiques au monde. Les titulaires de visa y accèdent en payant l'Immigration Health Surcharge (IHS, environ 1 035 £/an). Chaque nation a son propre NHS (NHS England, NHS Scotland, NHS Wales, HSC en Irlande du Nord), mais le principe de gratuité est commun.

Accord de sécurité sociale

Oui

Depuis le Brexit, la coordination de sécurité sociale est assurée par le protocole de l'Accord de commerce et de coopération UE-Royaume-Uni (en vigueur depuis 2021), qui a succédé au règlement européen 883/2004. Il prévoit la totalisation des périodes d'assurance pour la retraite et la coordination de l'accès aux soins. La carte GHIC (ex-CEAM) couvre les soins lors des séjours temporaires.

Caisse des Français de l'Étranger (CFE)

Peu pertinente

0–0 €/ mois

  • Non indispensable : le NHS couvre les résidents titulaires de visa (via l'Immigration Health Surcharge), et le protocole UE-UK assure la totalisation retraite
  • Éventuellement utile pour les profils faisant de fréquents allers-retours avec la France
  • À comparer avec une assurance santé privée britannique (Bupa, AXA Health) pour accélérer l'accès aux spécialistes

Système de santé local

6/10

Consultation : ≈ gratuite (résidents)

Les titulaires d'un visa de plus de six mois paient l'Immigration Health Surcharge (IHS, environ 1 035 £/an, réduit pour étudiants et jeunes) lors de la demande de visa, ce qui leur ouvre l'accès au NHS comme un résident, gratuitement au point d'usage. Le NHS est de bonne qualité mais sous forte pression, avec des délais d'attente parfois longs pour les spécialistes et la chirurgie non urgente. Beaucoup d'expatriés et de cadres souscrivent une assurance santé privée (Bupa, AXA Health, Vitality) pour accélérer l'accès, souvent fournie par l'employeur.

Numéros d'urgence

  • Urgences (police, pompiers, ambulance)999
  • Urgences (numéro européen également actif)112
  • NHS (conseils médicaux non urgents)111
  • Consulat général de France à Londres+44 20 7073 1200

Assurances santé recommandées

NHS (via l'Immigration Health Surcharge)

Couverture publique de référence, gratuite au point d'usage une fois l'IHS payée à la demande de visa.

Assurance santé privée (Bupa, AXA Health, Vitality)

Complément pour accélérer l'accès aux spécialistes et au privé, souvent proposée par l'employeur comme avantage.

CFE complétée

Optionnelle, pertinente pour les profils gardant des liens forts avec la France et des soins réguliers en France.

Vaccins recommandés

  • Vaccins de routine à jour (DT-Polio, ROR, hépatite B)
  • Aucun vaccin obligatoire spécifique

NHS, Immigration Health Surcharge et quatre systèmes de santé

Le NHS (National Health Service) est l'un des systèmes de santé les plus emblématiques au monde : public, financé par l'impôt, et gratuit au point d'usage pour les résidents. Pour un expatrié français, l'accès passe par l'Immigration Health Surcharge (IHS), une contribution d'environ 1 035 livres par an payée d'avance lors de la demande de visa, qui ouvre ensuite un accès complet au NHS comme un résident britannique.

Particularité institutionnelle liée à la dévolution : il n'y a pas un mais quatre systèmes de santé, un par nation. NHS England, NHS Scotland, NHS Wales et le Health and Social Care (HSC) en Irlande du Nord sont gérés séparément, avec des différences sur certains aspects (gratuité des médicaments sur ordonnance en Écosse, au Pays de Galles et en Irlande du Nord, alors qu'ils restent payants en Angleterre). Le principe de gratuité des soins est toutefois commun aux quatre.

Le NHS est de bonne qualité médicale mais traverse depuis plusieurs années une crise de moyens et de personnel, avec des délais d'attente qui peuvent être longs pour consulter un spécialiste ou pour une opération non urgente. C'est la principale critique adressée au système. Pour les soins urgents, la prise en charge reste rapide et efficace.

C'est pourquoi une part importante des cadres et expatriés souscrivent une assurance santé privée (Bupa, AXA Health, Vitality), souvent fournie par l'employeur comme avantage en nature, pour accéder rapidement aux spécialistes et au privé. Contrairement aux destinations hors Europe, la Caisse des Français de l'Étranger n'est pas indispensable : le NHS via l'IHS et la coordination UE-UK couvrent l'essentiel, la CFE restant une option pour les profils très liés à la France.

Phare sur une pointe rocheuse au pays de Galles, au Royaume-Uni
09Fiscalité

Fiscalité personnelle au Royaume-Uni

Le Royaume-Uni a une fiscalité propre, distincte de l'UE depuis le Brexit, gérée par HMRC. Particularité majeure : le célèbre régime non-dom a été aboli le 6 avril 2025 et remplacé par le régime FIG (Foreign Income and Gains). Autre spécificité, l'Écosse fixe son propre barème d'impôt sur le revenu, différent du reste du Royaume-Uni. La convention fiscale France-Royaume-Uni de 2008 évite la double imposition.

Avertissement fiscal

L'abolition du régime non-dom en 2025 et son remplacement par le régime FIG ont profondément modifié la fiscalité des nouveaux résidents fortunés. La divergence fiscale entre l'Écosse et le reste du Royaume-Uni est un point à intégrer. Toute décision doit être validée par un fiscaliste franco-britannique. Sources retenues : BOFIP BOI-INT-CVB-GBR, HMRC, gov.scot, accord de commerce et de coopération UE-UK.

Convention bilatérale France / Royaume-Uni

Convention existante

Convention fiscale France-Royaume-Uni signée le 19 juin 2008, en vigueur depuis le 18 décembre 2009 (BOFIP : BOI-INT-CVB-GBR). Elle évite la double imposition selon le modèle OCDE et organise les règles de résidence, l'imposition des salaires, pensions, dividendes, intérêts, redevances et plus-values.

Texte officiel (impots.gouv.fr)

Impôt sur le revenu

Impôt sur le revenu (Income Tax) géré par HMRC. En Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord : abattement (personal allowance) de 12 570 £, puis 20 % (basic), 40 % (higher) au-delà de 50 270 £, et 45 % (additional) au-delà de 125 140 £. L'Écosse applique son propre barème à 6 tranches (19 % à 48 %). Le barème ci-dessous est celui d'Angleterre/Pays de Galles/Irlande du Nord, converti en EUR.

Tranche jusqu'àTaux
14 700 €0 %
58 800 €20 %
146 400 €40 %
Au-delà45 %

Plus-values mobilières

Capital Gains Tax sur les plus-values mobilières : 18 % (basic rate taxpayers) ou 24 % (higher rate) depuis la réforme d'octobre 2024, après un abattement annuel réduit (3 000 £). Régimes spécifiques pour certains actifs.

Plus-values immobilières

Plus-values immobilières : 18 % ou 24 % selon la tranche, avec exonération pour la résidence principale (Private Residence Relief). Les non-résidents sont imposés sur les plus-values immobilières britanniques.

Impôt sur la fortune

Pas d'impôt sur la fortune au Royaume-Uni au sens de l'IFI français. La Council Tax (taxe locale d'habitation) et la Stamp Duty Land Tax (droits de mutation à l'achat immobilier) s'appliquent.

Droits de succession

Inheritance Tax (IHT) de 40 % sur la part de la succession dépassant l'abattement de 325 000 £ (nil-rate band), avec des abattements complémentaires pour la résidence principale transmise aux descendants. La convention France-Royaume-Uni sur les successions encadre les situations transfrontalières.

Exit tax

Applicable

L'exit tax française s'applique au moment du transfert de domicile fiscal hors de France si vous détenez plus de 800 000 € de participations ou plus de 50 % d'une société. Depuis le Brexit, le Royaume-Uni est hors UE et hors EEE : le sursis automatique ne joue plus, il faut le demander expressément et constituer des garanties (nantissement, caution bancaire).

Impact retraite

Malgré le Brexit, la coordination de sécurité sociale est maintenue par le protocole de l'Accord de commerce et de coopération UE-Royaume-Uni (en vigueur depuis 2021), qui prévoit la totalisation des périodes d'assurance pour la retraite entre la France et le Royaume-Uni. Les pensions privées françaises versées à un résident fiscal britannique relèvent de la convention fiscale ; les pensions publiques restent en principe imposables en France.

Risque de double imposition

Risque encadré par la convention de 2008. Méthode retenue : crédit d'impôt. La résidence fiscale britannique s'apprécie selon le Statutory Residence Test (test légal fondé sur les jours de présence et les liens avec le Royaume-Uni). Les revenus de source française restent imposables en France selon la convention.

Fin du non-dom, régime FIG et barème écossais distinct

Le Royaume-Uni a longtemps été célèbre pour son régime non-domicilié (non-dom), qui permettait aux résidents non-domiciliés de n'être imposés sur leurs revenus étrangers que s'ils étaient rapatriés au Royaume-Uni (remittance basis), parfois pendant des décennies. Ce régime a été aboli le 6 avril 2025. C'est un changement historique qui a poussé un certain nombre de grandes fortunes à quitter le pays.

Le non-dom a été remplacé par le régime FIG (Foreign Income and Gains). Désormais, un nouvel arrivant qui n'a pas été résident britannique au cours des dix années précédentes bénéficie de quatre ans d'exonération sur ses revenus et plus-values de source étrangère, même rapatriés au Royaume-Uni. Au-delà de ces quatre ans, il bascule sur l'imposition mondiale de droit commun. C'est un avantage réel mais bien plus court que l'ancien non-dom, et fondé sur la résidence et non plus sur le domicile.

La deuxième spécificité majeure est la divergence fiscale interne. Depuis la dévolution, l'Écosse fixe son propre barème d'impôt sur le revenu, distinct de celui d'Angleterre, du Pays de Galles et d'Irlande du Nord. En 2025-2026, l'Écosse applique six tranches (19 % starter, 20 % basic, 21 % intermediate, 42 % higher, 45 % advanced, 48 % top), avec un taux marginal supérieur (48 %) plus élevé que les 45 % du reste du Royaume-Uni. Le Pays de Galles a le pouvoir de fixer ses taux mais reste pour l'instant aligné sur l'Angleterre.

Le reste du Royaume-Uni (Angleterre, Pays de Galles, Irlande du Nord) applique le barème commun : abattement (personal allowance) de 12 570 livres, puis 20 % jusqu'à 50 270 livres, 40 % jusqu'à 125 140 livres et 45 % au-delà. La résidence fiscale s'apprécie par le Statutory Residence Test, fondé sur le nombre de jours et les liens avec le pays. Le lieu de résidence au sein du Royaume-Uni (Écosse ou ailleurs) détermine donc le barème applicable, un point à anticiper pour qui hésite entre Londres et Édimbourg.

Guide complet : la fiscalité au Royaume-UniBarème de l'impôt sur le revenu, convention bilatérale, plus-values et exit tax, réunis sur une seule page.
10Vie pratique

Au quotidien au Royaume-Uni

Logement, transport, langue, climat, sécurité et connectivité : le détail du quotidien.

Logement

Studio Londres : 1 500-2 200 £. T2 Londres : 2 000-3 000 £ selon la zone. T2 Manchester, Birmingham, Glasgow, Édimbourg : 1 000-1 500 £. Écart majeur entre Londres et le reste du pays. Caution (deposit) plafonnée par la loi à 5 semaines de loyer.

Plateformes

Caution : Caution (tenancy deposit) plafonnée à 5 semaines de loyer (6 si le loyer annuel dépasse 50 000 £), obligatoirement placée dans un dispositif de protection agréé (deposit protection scheme). Référencement (referencing) avec vérification de revenus et parfois garant exigé.

Transport

Sans voiture possibleTransports en commun : 8/10

Permis : Le permis français peut être utilisé un temps, puis l'échange contre un permis britannique est possible (la France et le Royaume-Uni ont un accord d'échange). On roule à gauche au Royaume-Uni. À Londres, la voiture est inutile et coûteuse (congestion charge, ULEZ) : les transports en commun (Tube, bus, trains) sont excellents. Hors des grandes villes, la voiture redevient utile.

Langue

Anglais : 10/10

L'anglais est la langue de tout. La communauté française est immense, particulièrement à Londres, longtemps surnommée la sixième ville française par le nombre de ses résidents français. De nombreux lycées français (Lycée Charles de Gaulle à South Kensington, autres établissements à Londres) et un réseau associatif et professionnel très dense structurent cette communauté. Le français n'est pas une langue de travail, sauf dans certains milieux internationaux.

Climat

Climat océanique tempéré, doux et humide, réputé pour sa grise et ses pluies fréquentes mais rarement extrêmes. Hivers doux (rarement sous 0°C à Londres), étés frais à doux. L'Écosse et le nord sont plus froids et pluvieux, le sud de l'Angleterre plus clément. Ensoleillement faible, surtout en hiver.

Londres : Janvier 5°C / Avril 11°C / Juillet 19°C / Octobre 12°C. Édimbourg plus frais et venteux. Pluies réparties toute l'année, ciel souvent couvert.

Sécurité

Indice : 7/10
  • Le Royaume-Uni est globalement sûr, avec une criminalité violente modérée
  • Le vol de téléphones à l'arraché (souvent à vélo ou scooter) est un fléau réel dans le centre de Londres : vigilance accrue dans la rue
  • Les quartiers résidentiels où vivent les expatriés sont sûrs et agréables
  • La sécurité varie d'un quartier à l'autre à Londres : se renseigner avant de choisir son logement

Internet & télécoms

Qualité : 8/10eSIM disponible

Opérateurs recommandés

BT · Virgin Media · Sky · EE / Vodafone / Three (mobile)

Logo SailyPartenaire

Une eSIM à activer avant le départ pour avoir internet dès l'atterrissage, sans payer le roaming. Forfaits data par pays ou régionaux.

Voir les forfaits Saily

Lien partenaire : nous pouvons percevoir une commission, sans aucun surcoût pour vous.

Quatre nations, un pays : les distinctions à connaître

Le Royaume-Uni regroupe quatre nations qui forment un seul État souverain : l'Angleterre (la plus peuplée, avec Londres), l'Écosse (Édimbourg, Glasgow), le Pays de Galles (Cardiff) et l'Irlande du Nord (Belfast). Pour un expatrié, la politique de visas, la monnaie, la sécurité sociale et la diplomatie sont communes à l'ensemble. Mais la dévolution a créé des différences réelles qu'il faut connaître selon la nation où l'on s'installe.

La principale divergence est fiscale : l'Écosse fixe son propre barème d'impôt sur le revenu, plus progressif et avec un taux marginal supérieur (48 %) que le reste du Royaume-Uni (45 %). Un même salaire élevé est davantage imposé à Édimbourg qu'à Londres. Le Pays de Galles a le pouvoir de moduler ses taux mais reste pour l'instant aligné sur l'Angleterre. L'Irlande du Nord suit le barème commun.

La santé est aussi gérée séparément : NHS England, NHS Scotland, NHS Wales et le HSC nord-irlandais. Les médicaments sur ordonnance sont gratuits en Écosse, au Pays de Galles et en Irlande du Nord, mais payants en Angleterre. L'éducation diffère également (les frais universitaires et le système scolaire ne sont pas identiques d'une nation à l'autre). L'Irlande du Nord a par ailleurs un statut particulier post-Brexit, avec le cadre de Windsor qui maintient une frontière commerciale ouverte avec la République d'Irlande.

Au quotidien, Londres concentre l'essentiel de la communauté française et des opportunités, mais c'est aussi l'une des villes les plus chères au monde. Manchester, Birmingham, Bristol, Édimbourg ou Glasgow offrent un coût de la vie nettement plus accessible et une qualité de vie appréciée. Le choix de la nation et de la ville est donc structurant, à la fois sur le plan fiscal, du coût de la vie et du mode de vie. On roule à gauche partout, et les transports en commun sont excellents dans les grandes villes.

11Communauté française

Les Français au Royaume-Uni

Chiffres officiels du registre consulaire, villes les plus prisées, associations et écoles françaises.

Inscrits au registre (source MAE, 2025)

141 242

Communauté réelle estimée 30 à 60 % supérieure (non-inscrits).

Français estimés par ville, inscrits et non-inscrits

  • Londres et région70 000
  • Édimbourg / Glasgow (Écosse)8 000
  • Manchester / Birmingham7 000
  • Autres régions15 000

Associations & réseaux

  • UFE Grande-Bretagne

    Section britannique de l'Union des Français de l'Étranger.

  • French Chamber of Great Britain (CCFGB)

    Chambre de commerce franco-britannique très active, réseau d'affaires majeur à Londres.

  • Institut français du Royaume-Uni

    Centre culturel français à Londres (South Kensington), cœur de la vie culturelle française.

Groupes & forums

  • Les Français à LondresFacebook
  • Français au Royaume-UniFacebook
  • French in London / ICI LondresFacebook / médias

Écoles françaises

Établissements recoupés avec l'arrêté du 19 juin 2026 fixant la liste des écoles françaises homologuées à l'étranger. Ceux qui n'y figurent pas le précisent dans leur intitulé.

  • Lycée Français Charles de Gaulle

    Londres (South Kensington)

  • Collège Français Bilingue de Londres (CFBL)

    Londres

  • Écoles françaises et bilingues (Londres, Édimbourg, autres)

    Plusieurs villes

Londres, l'une des plus grandes villes françaises du monde

Londres a longtemps été surnommée la sixième ville française par le nombre de ses résidents français, et reste, malgré le coup de frein du Brexit, l'une des plus grandes communautés françaises au monde. Le registre consulaire comptait 141 242 inscrits au Royaume-Uni fin 2025, dont la grande majorité à Londres, et la communauté réelle a toujours été bien supérieure, portée par la finance, la tech, la création, la restauration et les services.

South Kensington est le cœur historique de la communauté française à Londres : on y trouve le Lycée Charles de Gaulle, l'Institut français, des commerces et cafés français, au point d'être surnommé Little France. Le réseau scolaire français est dense (Lycée Charles de Gaulle, Collège Français Bilingue de Londres, écoles bilingues), un atout pour les familles, même si les places sont recherchées et les frais élevés.

Le Brexit a marqué un tournant. Avant 2021, la facilité d'installation (libre circulation) faisait du Royaume-Uni une destination de premier choix pour les jeunes Français. Depuis, l'obligation de visa a réduit les flux, notamment des profils juniors qui ne remplissent pas les seuils de salaire du Skilled Worker. La communauté reste néanmoins très dynamique et structurée, portée par la French Chamber of Great Britain et un tissu associatif dense.

Hors de Londres, des communautés françaises plus petites existent à Édimbourg, Glasgow, Manchester, Bristol et dans les villes universitaires. L'expatriation britannique attire aujourd'hui un profil souvent plus qualifié et mieux rémunéré qu'avant le Brexit, du fait des conditions de visa, mais le Royaume-Uni conserve un attrait fort pour son dynamisme économique, son ouverture internationale et la langue anglaise.

12Retraite & droits sociaux

Retraite, chômage et droits sociaux au Royaume-Uni

L'expatriation a des conséquences directes sur vos droits français. Voici ce qu'il faut savoir.

Convention de totalisation

Existante

Malgré le Brexit, la coordination de sécurité sociale est maintenue par le protocole de l'Accord de commerce et de coopération UE-Royaume-Uni (en vigueur depuis 2021). Il prévoit la totalisation des périodes d'assurance accomplies en France (CNAV) et au Royaume-Uni pour l'ouverture et le calcul des droits à pension. Pas besoin de cotiser à la CFE pour préserver la retraite française.

Système de retraite local

Système britannique à deux étages : la State Pension (pension publique de base, financée par les National Insurance contributions, versée à partir de 66-67 ans après un minimum d'années cotisées), complétée par les pensions professionnelles (workplace pensions, avec auto-enrolment obligatoire et abondement employeur depuis 2012) et l'épargne privée (SIPP, ISA). Les périodes National Insurance sont totalisables avec la France via le protocole UE-UK.

Impact assurance chômage

Le Royaume-Uni n'étant plus dans l'UE, le transfert des droits chômage français (formulaire U2) ne s'applique plus comme avant le Brexit. L'allocation chômage britannique (Universal Credit / Jobseeker's Allowance) est soumise à conditions de résidence et de cotisation. À vérifier au cas par cas.

Congés maternité / paternité

Le Royaume-Uni offre un congé maternité (Statutory Maternity Leave) jusqu'à 52 semaines, dont 39 indemnisées à taux dégressif, et un congé paternité court. Les conditions relèvent du système britannique pour les résidents cotisants.

Préserver ses droits français

  • Le protocole UE-UK maintient la totalisation des périodes pour la retraite, pas besoin de CFE
  • Profiter de l'auto-enrolment dans une workplace pension avec abondement employeur, très avantageux
  • Conserver le PEA, PER et assurance-vie en France, gérables à distance
  • Anticiper la conversion EUR/GBP pour la gestion de l'épargne et le risque de change
  • Pour les retraités, la pension française se perçoit au Royaume-Uni ; renvoyer chaque année le certificat de vie

Retraite au Royaume-Uni : coordination maintenue malgré le Brexit

Bonne nouvelle pour les expatriés : malgré le Brexit, la coordination des retraites entre la France et le Royaume-Uni a été maintenue par le protocole de sécurité sociale de l'Accord de commerce et de coopération UE-Royaume-Uni, entré en vigueur en 2021. Ce protocole a succédé au règlement européen 883/2004 et prévoit la totalisation des périodes d'assurance : les années cotisées en France (CNAV) et au Royaume-Uni (National Insurance) s'additionnent pour l'ouverture des droits à pension dans chaque pays.

Un Français ayant travaillé dans les deux pays ne perd pas ses droits : chaque pays verse une pension proratisée selon ses propres périodes. Il n'est donc pas nécessaire de cotiser à la Caisse des Français de l'Étranger pour préserver sa retraite, contrairement aux destinations hors UE sans accord. C'est un point rassurant souvent méconnu, le Brexit ayant créé l'impression erronée d'une rupture totale.

Le système de retraite britannique comporte la State Pension (pension publique de base, versée à 66-67 ans après un minimum d'années de National Insurance), complétée par les workplace pensions. Depuis 2012, l'auto-enrolment rend l'adhésion à une pension d'entreprise quasi automatique pour les salariés, avec un abondement obligatoire de l'employeur, ce qui en fait un outil d'épargne retraite très avantageux à exploiter pendant une expatriation britannique.

Pour les retraités français qui s'installent au Royaume-Uni, la pension française se perçoit sans difficulté, sous réserve du certificat de vie annuel. Le Royaume-Uni n'est toutefois pas une destination de retraite classique pour les Français, en raison du coût de la vie élevé (surtout à Londres), du climat et de la conversion EUR/GBP. C'est davantage une destination d'expatriation active, professionnelle ou familiale.

Guide complet : la retraite au Royaume-UniFiscalité de la pension, visa retraité, couverture santé et démarches, réunis sur une seule page.
13Erreurs à éviter

Les pièges à éviter au Royaume-Uni

Les erreurs les plus fréquentes commises par les Français qui s'installent, directement issues de témoignages et retours d'expatriés.

  1. 01

    Croire qu'on peut encore s'installer sans visa comme avant le Brexit

    Depuis le 1er janvier 2021, la libre circulation ne s'applique plus. Un visa est obligatoire pour travailler ou s'installer, avec des seuils de salaire élevés pour le Skilled Worker (41 700 £ depuis juillet 2025).

    Conséquence

    Projet irréalisable sans offre d'emploi sponsorisée qualifiée, ou sans relever d'une autre catégorie de visa.

    Solution

    Identifier la bonne voie de visa avant tout (Skilled Worker, Global Talent, Innovator Founder, études). Vérifier que le poste et le salaire atteignent les seuils requis.

  2. 02

    Sous-estimer le coût de la vie à Londres

    Londres est l'une des villes les plus chères au monde, en particulier pour le logement et les transports. Un salaire qui semble élevé peut être largement absorbé par le loyer.

    Conséquence

    Pouvoir d'achat réel bien inférieur aux attentes, difficulté à épargner.

    Solution

    Comparer le salaire net au coût de la vie réel londonien. Envisager les autres villes (Manchester, Bristol, Édimbourg) au coût de la vie nettement plus modéré.

  3. 03

    Ignorer la divergence fiscale écossaise

    L'Écosse applique son propre barème d'impôt sur le revenu, avec un taux marginal supérieur (48 %) que le reste du Royaume-Uni (45 %). Un même salaire est davantage imposé à Édimbourg qu'à Londres.

    Conséquence

    Imposition plus élevée que prévu en cas d'installation en Écosse pour un haut revenu.

    Solution

    Intégrer le barème écossais dans le calcul si l'on s'installe en Écosse. Le lieu de résidence au sein du Royaume-Uni détermine le barème applicable.

  4. 04

    Mal anticiper le régime FIG (ex non-dom)

    Le régime non-dom a été aboli en avril 2025 et remplacé par le régime FIG, qui n'exonère les revenus étrangers que pendant 4 ans pour les nouveaux résidents. Les informations en ligne sur l'ancien non-dom sont périmées.

    Conséquence

    Plans patrimoniaux fondés sur un régime qui n'existe plus, imposition mondiale au-delà de 4 ans non anticipée.

    Solution

    Raisonner avec le régime FIG actuel (4 ans d'exonération des revenus étrangers), et anticiper la bascule sur l'imposition mondiale avec un fiscaliste franco-britannique.

  5. 05

    Négliger la conversion EUR/GBP et le risque de change

    Le Royaume-Uni utilise la livre sterling. Tout flux entre la France et le Royaume-Uni implique une conversion, et la livre est volatile face à l'euro.

    Conséquence

    Frais de conversion élevés via les banques, perte de pouvoir d'achat en cas de variation défavorable du change.

    Solution

    Utiliser Wise ou Revolut pour les transferts au meilleur taux. Conserver une partie de l'épargne en euros pour limiter le risque de change.

14Ressources & liens utiles

Toutes les sources et liens officiels

Pour aller plus loin et vérifier vos informations directement à la source.

15Questions fréquentes

Foire aux questions

Les questions les plus posées par les Français qui envisagent l'expatriation. Toutes les réponses sont structurées pour Google (Schema.org FAQPage).

  • Oui, depuis le Brexit (1er janvier 2021). La libre circulation ne s'applique plus. Les principales voies sont le Skilled Worker visa (emploi qualifié sponsorisé, salaire minimum 41 700 £ depuis juillet 2025), le Global Talent visa, l'Innovator Founder visa et les visas familiaux ou étudiants. Le visa investisseur a été supprimé en 2022.
  • Le Royaume-Uni est l'État souverain qui regroupe quatre nations : Angleterre, Écosse, Pays de Galles et Irlande du Nord. La politique de visas, la monnaie et la diplomatie sont communes, mais l'Écosse a son propre barème d'impôt sur le revenu (jusqu'à 48 %), et chaque nation a son propre système de santé (NHS England, Scotland, Wales, HSC). À ne pas confondre avec la République d'Irlande, pays indépendant et membre de l'UE.
  • Non. Le régime non-domicilié a été aboli le 6 avril 2025 et remplacé par le régime FIG (Foreign Income and Gains). Les nouveaux résidents (non résidents britanniques depuis 10 ans) bénéficient de 4 ans d'exonération sur leurs revenus et plus-values étrangers, puis sont imposés sur leurs revenus mondiaux.
  • Le NHS (National Health Service) est public et gratuit au point d'usage. Les titulaires d'un visa de plus de 6 mois y accèdent en payant l'Immigration Health Surcharge (environ 1 035 £/an) lors de la demande de visa. Le NHS est de bonne qualité mais sous pression, avec des délais. Beaucoup d'expatriés ajoutent une assurance privée (Bupa, AXA Health), souvent fournie par l'employeur.
  • Oui. Le protocole de sécurité sociale de l'Accord de commerce et de coopération UE-Royaume-Uni (en vigueur depuis 2021) a succédé au règlement européen et maintient la totalisation des périodes pour la retraite entre la France et le Royaume-Uni. Pas besoin de cotiser à la CFE pour préserver les droits retraite.
  • 141 242 Français étaient inscrits au registre consulaire fin 2025, en grande majorité à Londres : la troisième communauté française à l'étranger. La communauté réelle a été historiquement bien supérieure (Londres longtemps surnommée la sixième ville française). Le Brexit a réduit les flux, surtout des profils juniors, mais la communauté reste l'une des plus importantes au monde.
  • Londres est l'une des villes les plus chères au monde, surtout pour le logement et les transports (environ 20 % plus cher que Paris selon les indices). Le reste du pays est nettement plus abordable : Manchester, Birmingham, Bristol, Glasgow ou Édimbourg offrent un coût de la vie bien inférieur à celui de Londres.

Étape suivante

Passer aux outils interactifs pour Royaume-Uni.

Calculez votre salaire net dans ce pays ou comparez Royaume-Unià d'autres destinations selon vos priorités personnelles.