Quel visa pour s'installer au Canada ?
Le Canada propose plusieurs voies d'immigration adaptées aux profils français : programme jeunesse (PVT), Entrée Express pour les travailleurs qualifiés, programmes provinciaux (PEQ au Québec), permis d'études et regroupement familial. Les délais peuvent être longs (6 à 18 mois pour la résidence permanente).
Permis de travail fermé (avec EIMT)
Durée
36 mois
- Offre d'emploi écrite d'un employeur canadien
- Étude d'impact sur le marché du travail (EIMT) obtenue par l'employeur
- Diplôme attesté
- Examen médical et antécédents judiciaires
- Délai estimé
- 60–180 jours
- Coût total
- 200–800 €
Le Mobilité Francophone (volet Mobilité internationale) permet aux francophones de travailler hors Québec sans EIMT, un atout majeur pour les Français.
Entrée Express (Travailleurs Qualifiés Fédéraux)
Durée
Permanent
- Score CRS suffisant (généralement 470+)
- Diplôme évalué (ECA)
- Test de langue (TEF Canada ou IELTS)
- Expérience professionnelle qualifiée (1 à 3 ans selon volet)
- Délai estimé
- 180–540 jours
- Coût total
- 1500–3500 €
Aboutit directement à la résidence permanente. Score boosté de +50 points pour les francophones via Mobilité Francophone.
Permis d'études (Study Permit)
Durée
24 mois
- Lettre d'acceptation d'un Établissement d'enseignement désigné (EED)
- Preuve de fonds (~20 000 CAD pour 1 an)
- Examen médical et antécédents judiciaires
- Délai estimé
- 30–90 jours
- Coût total
- 300–600 €
Permet de travailler 24h/semaine pendant les études. Permis post-diplôme (PGWP) jusqu'à 3 ans après les études.
Permis Vacances-Travail (PVT / EIC)
Durée
24 mois
- Avoir entre 18 et 35 ans
- Tirage au sort (Expérience Internationale Canada)
- Assurance santé pour toute la durée du séjour
- Fonds d'arrivée minimum 2 500 CAD
- Délai estimé
- 30–120 jours
- Coût total
- 300–500 €
Le PVT est OUVERT, sans besoin d'employeur. Idéal pour 'tester' le Canada avant de s'installer durablement. Une seule participation possible dans la vie.
Ambassade en France
Ambassade du Canada en France
37 avenue Montaigne, 75008 Paris
Registre des Français à l'étranger
RecommandéL'inscription au registre des Français établis hors de France est facultative mais recommandée, notamment pour les bourses scolaires et les démarches consulaires.
- Carte consulaire
- Vote aux élections françaises
- Bourses scolaires (lycée français de Toronto, Vancouver, Montréal)
- Aide en cas de crise
Immigration encadrée : permis fermé, ouvert et voies francophones
Le Canada n'est pas dans l'Union européenne et l'immigration y est strictement encadrée. On distingue principalement les permis de travail fermés, liés à un employeur précis et souvent conditionnés à une étude d'impact sur le marché du travail, et les permis ouverts qui autorisent à travailler pour tout employeur.
Les programmes d'Expérience internationale Canada, dont le permis vacances-travail, le jeune professionnel et le stage, sont une porte d'entrée majeure pour les Français : les bassins de candidatures pour la saison 2026 sont ouverts et les invitations partent en début d'année. La Mobilité francophone est une autre voie intéressante, dispensée d'étude d'impact, pour les francophones disposant d'une offre d'emploi hors Québec.
Le Québec ajoute une étape spécifique : il faut généralement obtenir un Certificat d'acceptation du Québec auprès du ministère de l'Immigration avant la demande de permis de travail fédéral. Le calendrier et les quotas évoluent, et des restrictions temporaires ont visé certaines demandes de permis liées au programme des travailleurs étrangers temporaires : il est essentiel de vérifier les conditions en vigueur au moment du projet.
L'immigration permanente passe par des systèmes à points, fédéraux ou québécois, qui valorisent l'âge, le diplôme, l'expérience et la maîtrise du français ou de l'anglais. C'est un parcours qui se prépare longtemps à l'avance.
Fiscalité personnelle au Canada
Le Canada a une fiscalité progressive qui combine impôt fédéral et impôt provincial. Le Québec applique son propre barème (le plus élevé), tandis que l'Alberta a la fiscalité la plus douce. La convention fiscale France-Canada évite la double imposition.
Avertissement fiscal
Convention bilatérale France / Canada
Convention existante
Convention France-Canada de 1975, modifiée à plusieurs reprises. Imposition principale au pays de résidence fiscale, avec mécanisme de crédit d'impôt pour éviter la double imposition. Le Québec a sa propre entente fiscale avec la France.
Texte officiel (impots.gouv.fr)Impôt sur le revenu
Impôt fédéral progressif (15 % à 33 %) + impôt provincial. Total marginal : 47 % en Alberta, 53,5 % au Québec, 53,3 % en Ontario sur la tranche supérieure. Personnes physiques imposées sur les revenus mondiaux.
| Tranche jusqu'à | Taux |
|---|---|
| 36 000 € | 15 % |
| 73 000 € | 20.5 % |
| 113 000 € | 26 % |
| 161 000 € | 29 % |
| 231 000 € | 33 % |
| Au-delà | 33 % |
Plus-values mobilières
Imposition sur 50 % des plus-values seulement (au taux marginal). Au-delà de 250 000 CAD/an de plus-values, taux d'inclusion porté à 66,67 % depuis juin 2024.
Plus-values immobilières
Résidence principale exemptée. Plus-values immobilières secondaires imposées à 50 % au taux marginal.
Impôt sur la fortune
Pas d'impôt fédéral sur la fortune. Quelques taxes provinciales sur le patrimoine immobilier secondaire (BC, Ontario sur résidences vacantes).
Droits de succession
Pas de droits de succession au Canada, mais 'disposition réputée' lors du décès : tous les biens sont fiscalement considérés comme vendus, plus-values imposables. Anticiper avec un fiscaliste.
Exit tax
ApplicableL'exit tax française s'applique en quittant la France si vous détenez plus de 800 000 € de participations ou plus de 50 % d'une société. Sursis de paiement automatique vers le Canada.
Impact retraite
Convention de sécurité sociale France-Canada de 1979 : vos années cotisées au Canada sont totalisables avec vos années françaises. Pour bénéficier d'une retraite canadienne, il faut cotiser au RPC/RRQ, ce que tout salarié au Canada fait automatiquement.
Risque de double imposition
Fiscalité fédérale et provinciale : un système à deux étages
Le résident fiscal canadien est imposé sur ses revenus mondiaux selon un système à deux étages : un impôt fédéral progressif auquel s'ajoute un impôt provincial, lui aussi progressif. La pression fiscale marginale combinée peut être élevée dans les tranches hautes, dans un ordre de grandeur proche de celui de la France selon la province.
Le Québec dispose de son propre régime fiscal et de sa propre déclaration, distincts du reste du Canada. Le lieu d'installation a donc un effet direct sur l'imposition et sur l'organisation administrative. La convention fiscale entre la France et le Canada évite la double imposition et fixe les règles de résidence.
Comme ailleurs, l'erreur fréquente est de se croire automatiquement non-résident français dès l'arrivée. Tant que les critères français de résidence sont remplis, l'imposition mondiale française demeure. Ces éléments donnent le cadre général ; une situation précise doit être validée par un professionnel des deux côtés.

Banque, devises et coût de la vie au Canada
Ouvrir un compte bancaire au Canada est simple pour les nouveaux arrivants : la plupart des grandes banques ont des programmes 'Newcomer' avec compte gratuit la première année et carte de crédit accessible.
Ouvrir un compte local
≈ 3 jours
Documents requis
- Passeport
- Permis de travail / d'études / résidence permanente
- Justificatif de domicile (bail, facture)
- Lettre d'employeur ou preuve de revenus (si demandé)
Banques locales recommandées
TD Canada Trust
Service en français disponible, programme Newcomer généreux, large réseau de succursales
RBC Royal Bank
Plus grande banque du Canada, bon programme Newcomer, application mobile excellente
Desjardins (Québec)
Coopérative québécoise, service 100 % en français, taux compétitifs au Québec
Tangerine
Banque en ligne (groupe Scotiabank), zéro frais sur compte courant, idéal en complément
Banque française : à conserver ou fermer ?
Transferts d'argent EUR ↔ CAD
Wise
Wise très populaire pour les transferts EUR ↔ CAD : taux interbancaire, frais 0,4 à 0,6 %, délai 24-48h.
Revolut
Revolut fonctionne bien au Canada pour les paiements quotidiens. Limite de transferts gratuits par mois selon plan.
Banque classique
Les banques traditionnelles canadiennes facturent généralement 30 à 50 CAD par virement international avec un taux de change défavorable.
Coût de la vie · Toronto / Montréal
Indice Paris = 100 · Ici : 92Loyer studio centre
1 500 $CA/mois
Loyer T2
2 200 $CA/mois
Loyer T3 familial
3 000 $CA/mois
Loyer T2, Québec / Halifax
1 300 $CA/mois
Courses mensuelles
600 $CA
Transports mensuels
100 $CA
Repas midi
18 $CA
Dîner restaurant
45 $CA
Devise : Dollar canadien (CAD) · 1 EUR ≈ 1.5 CAD
Compte canadien et transferts hors zone euro
L'ouverture d'un compte bancaire canadien est généralement rapide pour les nouveaux arrivants, les grandes banques comme RBC, TD, Banque Nationale ou Desjardins au Québec proposant des offres dédiées. Une pièce d'identité et une preuve de statut au Canada sont demandées.
Le Canada étant hors zone euro, les transferts depuis la France impliquent un change EUR/CAD. Les solutions de type Wise sont nettement plus économiques que les virements bancaires classiques pour rapatrier ou envoyer des fonds, et beaucoup d'expatriés conservent un compte français pour leurs attaches restantes.
Construire un historique de crédit canadien prend du temps et conditionne l'accès à certains produits comme la carte de crédit ou le prêt immobilier. C'est un point à anticiper dès l'arrivée.
Quelle couverture santé au Canada ?
La santé canadienne est universelle et gratuite pour les résidents : régime public provincial (RAMQ au Québec, OHIP en Ontario, etc.). Délai de carence de 3 mois à l'arrivée dans la plupart des provinces, souscrire une assurance privée temporaire pendant cette période.
Accord de sécurité sociale
Oui
Convention France-Canada de 1979 sur la sécurité sociale (sauf assurance maladie pour les non-cotisants). Permet la totalisation des périodes pour la retraite, l'invalidité et les pensions de survivants.
Caisse des Français de l'Étranger (CFE)
Peu pertinente
250–600 €/ mois
- Pertinente uniquement pour les 3 mois de carence à l'arrivée
- Maintien du lien sécurité sociale française
- Validation de trimestres retraite (option spécifique)
Système de santé local
Consultation : ≈ gratuite (résidents)
Gratuit pour les résidents permanents et les détenteurs de permis longue durée (après 3 mois). Délais d'accès aux médecins de famille très longs (parfois plusieurs mois). Urgences saturées dans certaines provinces.
Numéros d'urgence
- Urgences (police, ambulance, pompiers)911
- Info-Santé Québec811
- Consulat France Montréal+1 514 878 4385
Assurances santé recommandées
Mondial Assistance / Allianz Travel (3 mois carence)
Assurance temporaire pour la période de carence avant l'accès au régime public.
Croix Bleue (assurance privée complémentaire)
Standard au Canada pour les soins non couverts (dentaire, optique, médicaments), souvent fourni par l'employeur.
April Mobilité (étudiants/PVT)
Couverture obligatoire pour les jeunes en PVT, formules adaptées.
Vaccins recommandés
- Vaccins de routine à jour
- Aucun vaccin obligatoire spécifique au Canada
- Rappel grippe saisonnière recommandé (hivers froids)
Couverture santé : délai de carence et assurance indispensable au départ
La santé relève des provinces. Au Québec, le régime public est géré par la Régie de l'assurance maladie. Le point critique est le délai de carence : un nouveau résident n'est généralement pas couvert immédiatement, souvent pendant environ trois mois, période durant laquelle les frais médicaux peuvent être très élevés.
La Sécurité sociale française ne couvre plus rien une fois la résidence transférée. Une assurance santé internationale couvrant la période de carence est donc indispensable au départ : une hospitalisation non couverte au Canada peut représenter des dizaines de milliers de dollars.
Il existe une entente de sécurité sociale entre la France et le Québec, ainsi qu'un accord France-Canada, qui organisent certains droits et la totalisation des périodes. La CFE reste pertinente pour sécuriser la transition et conserver un rattachement français selon le projet.
Au quotidien au Canada
Logement, transport, langue, climat, sécurité et connectivité : le détail du quotidien.
Logement
Studio Toronto/Vancouver : 1 800-2 500 CAD. T2 Montréal : 1 600-2 200 CAD. T3 Québec : 1 200-1 700 CAD. Marché très tendu en 2024-2025.
Plateformes
Caution : Premier mois + dernier mois souvent. Pas de caution importante. Vérifier le 'lease' provincial.
Transport
Permis : Permis français échangeable directement (sans examen) selon ententes provinciales. Délai souvent 6 à 12 mois après l'arrivée pour faire la conversion.
Langue
Le français est langue officielle au Québec (8M de francophones) et co-officielle au fédéral. Forte présence francophone au Nouveau-Brunswick, à Ottawa, dans le nord ontarien et au Manitoba.
Climat
Climat continental rude : hivers très froids (-10 à -30°C selon région) avec neige abondante, étés chauds (25-35°C) et secs ou humides selon la région. Côte ouest (Vancouver) plus tempérée et pluvieuse.
Montréal : Janvier -10°C / Avril 7°C / Juillet 22°C / Octobre 9°C. Vancouver bien plus doux. Toronto entre les deux.
Sécurité
- Sécurité publique excellente
- Politiques sur cannabis libéralisées (légal depuis 2018)
- Lois strictes sur l'alcool en public selon province
- Risque animal en zone rurale (ours, élans)
Internet & télécoms
Opérateurs recommandés
Bell · Rogers · Telus · Vidéotron (Québec) · Fizz (low-cost)
Coût de la vie, logement et hiver
Le coût de la vie est globalement compétitif par rapport à la France sur de nombreux postes, mais le logement a fortement augmenté dans les grandes métropoles comme Montréal, Toronto et Vancouver. Montréal reste plus abordable que Toronto et Vancouver, ce qui en fait une porte d'entrée fréquente pour les Français.
Le climat est un paramètre à intégrer sérieusement : l'hiver est long et rigoureux, avec un impact réel sur le budget chauffage, l'équipement et le mode de vie. Ce n'est pas un détail folklorique mais un facteur d'adaptation déterminant.
Au Québec, le français est la langue officielle et facilite l'intégration ; ailleurs au Canada, l'anglais est nécessaire. Le permis de conduire français peut souvent être échangé sans examen grâce à des ententes, notamment au Québec, dans des délais à respecter après l'installation.

Les Français au Canada
Chiffres officiels du registre consulaire, villes les plus prisées, associations et écoles françaises.
Inscrits au registre (source MAE, 2024)
80 000
Communauté réelle estimée 30 à 60 % supérieure (non-inscrits).
- Montréal35 000
- Toronto12 000
- Québec8 000
- Vancouver7 000
- Ottawa-Gatineau6 500
Associations & réseaux
Section canadienne de l'Union des Français de l'Étranger, accompagnement des nouveaux arrivants.
Accueil aux Immigrants des Laurentides (AIL)
Organisme financé pour aider à l'intégration au Québec.
Cours, événements culturels et bibliothèque française dans plusieurs villes.
Groupes & forums
- Français à MontréalFacebook
- Les Français de TorontoFacebook
- PVT CanadaFacebook
- pvtistes.net (forum)Forum
Écoles françaises
Collège international Marie de France
Montréal
Lycée français de Toronto
Toronto
Lycée Louis-Pasteur
Calgary
Lycée français Stanislas (Vancouver / Montréal)
Vancouver / Montréal
Une communauté française très implantée, surtout au Québec
Le Canada, et en particulier Montréal, accueille l'une des communautés françaises les plus importantes et les plus anciennes hors d'Europe. La proximité linguistique au Québec et la vitalité économique en font une destination de premier plan, des jeunes actifs aux familles.
Les réseaux d'entraide francophones sont denses et très actifs en ligne, notamment pour l'emploi, le logement et les démarches d'immigration, qui sont la principale difficulté pratique du projet canadien. Les retours d'expérience récents y sont précieux car les règles d'immigration évoluent vite.
Pour les familles, l'offre scolaire est large, entre système québécois francophone, réseau homologué et écoles internationales selon les villes. La force de la communauté ne dispense pas de préparer très en amont le volet immigration, qui reste le vrai goulot d'étranglement.
Retraite, chômage et droits sociaux au Canada
L'expatriation a des conséquences directes sur vos droits français. Voici ce qu'il faut savoir.
Convention de totalisation
Existante
La Convention France-Canada (1979) permet de totaliser les périodes d'assurance pour calculer une retraite. Au Québec, c'est l'Entente France-Québec qui s'applique. Vos années cotisées au Canada (RPC) ou au Québec (RRQ) seront prises en compte avec vos années françaises.
Système de retraite local
Régime de pensions du Canada (RPC) ou Régime de rentes du Québec (RRQ) : cotisation obligatoire pour tous les salariés (~6 % part salariale). Sécurité de la vieillesse (SV) versée à 65 ans après 10 ans de résidence canadienne minimum. Régime privé d'employeur (REER) en complément.
Impact assurance chômage
Pas de transfert direct des allocations chômage France ↔ Canada (hors UE). Vos droits Pôle Emploi français sont suspendus pendant l'expatriation. Au Canada, l'Assurance-emploi (AE) couvre après 600 heures travaillées en 12 mois.
Congés maternité / paternité
Congé parental généreux au Canada (jusqu'à 18 mois selon plan). Au Québec, RQAP (Régime québécois d'assurance parentale) est l'un des plus avantageux du monde.
Préserver ses droits français
- Cotiser au RPC/RRQ dès l'arrivée (automatique pour les salariés)
- Cotiser volontairement à la CFE pour valider des trimestres français
- Ouvrir un REER (équivalent du PER) défiscalisant au Canada
- Conserver ses placements français (PEA, assurance-vie)
Retraite au Canada : ententes de sécurité sociale et totalisation
La France a conclu un accord de sécurité sociale avec le Canada et une entente spécifique avec le Québec. Ces textes permettent, sous conditions, la totalisation des périodes d'assurance et organisent le versement des pensions entre les deux pays. Une pension française se perçoit en résidant au Canada avec l'obligation de renvoyer le certificat de vie annuel.
La fiscalité de la pension dépend de la convention franco-canadienne et de la nature de la pension. L'imposition combinée fédérale et provinciale doit être chiffrée précisément, le Québec ayant son propre régime.
Le délai de carence santé applicable aux nouveaux résidents concerne aussi les retraités : une couverture privée de transition est indispensable à l'arrivée. Le Canada est une destination de retraite cohérente pour les liens familiaux et la qualité de vie, à condition d'anticiper le climat, la fiscalité réelle et la couverture santé initiale.
Les pièges à éviter au Canada
Les erreurs les plus fréquentes commises par les Français qui s'installent, directement issues de témoignages et retours d'expatriés.
- 01
Sous-estimer les délais d'obtention du permis de travail
Les délais officiels d'IRCC sont indicatifs : permis de travail peut prendre 2 à 6 mois, résidence permanente 6 à 18 mois. Les retards sont fréquents.
Conséquence
Plans bouleversés, perte d'emploi par avance, échéance bail cassée.
Solution
Démarrer les démarches 6 à 12 mois avant la date envisagée. Avoir un plan B (retour temporaire en France).
- 02
Ne pas prévoir les 3 mois de carence santé
Avant l'enregistrement à la RAMQ (Québec) ou OHIP (Ontario), vous n'avez pas accès au régime public. Une hospitalisation peut coûter 3 000 à 10 000 CAD/jour.
Conséquence
Frais médicaux astronomiques en cas d'accident pendant les 3 premiers mois.
Solution
Souscrire OBLIGATOIREMENT une assurance privée temporaire (Mondial Assistance, April, Allianz) couvrant la période de carence.
- 03
Choisir la province sans évaluer la fiscalité
L'écart de fiscalité entre l'Alberta (47 % marginal) et le Québec (53,5 %) est significatif. Cela peut représenter plusieurs milliers de dollars par an pour un cadre.
Conséquence
Salaire net réduit pour un même brut selon la province choisie.
Solution
Comparer fiscalité ET coût de la vie ET qualité de vie selon votre profil. Notre simulateur de salaire intègre ces écarts.
- 04
Bâcler son CV et sa lettre de motivation 'à la française'
Les CV canadiens sont différents : 1 page max, pas de photo, pas d'âge, mise en avant des résultats chiffrés.
Conséquence
Aucune réponse à des candidatures envoyées à des dizaines de recruteurs.
Solution
Réécrire complètement son CV au format canadien, faire valider par un conseiller emploi (organismes financés gratuits aux immigrants).
- 05
Ignorer l'importance du credit score
Sans historique de crédit canadien, impossible de louer certains appartements, d'obtenir une carte de crédit normale, voire un téléphone postpayé.
Conséquence
Friction dans presque toutes les démarches financières la première année.
Solution
Demander une carte de crédit sécurisée dès l'arrivée (caution = limite), payer rubis sur l'ongle, l'historique se construit en 6-12 mois.
- 06
Confondre Canada anglophone et Québec
Le Québec a son propre système d'immigration (PEQ, CSQ), sa propre fiscalité, sa propre langue officielle (français). Les démarches sont distinctes des autres provinces.
Conséquence
Démarches inadaptées, refus de dossier, perte de plusieurs mois.
Solution
Choisir d'abord la province cible et suivre EXACTEMENT le parcours adapté à cette province.
Toutes les sources et liens officiels
Pour aller plus loin et vérifier vos informations directement à la source.
Sources officielles
Communauté & réseaux
Partenaires recommandés
Continuer sur le blog
Articles approfondis liés à Canada : guide complet, erreurs à éviter, comparatifs.
Voir les articles CanadaFoire aux questions
Les questions les plus posées par les Français qui envisagent l'expatriation. Toutes les réponses sont structurées pour Google (Schema.org FAQPage).
- Le PVT (Permis Vacances-Travail) est le plus rapide pour les 18-35 ans : tirage au sort, dossier validé en 30 à 90 jours, séjour de 24 mois pour travailler librement. Pour les profils qualifiés, Mobilité Francophone permet un permis de travail sans EIMT en 4 à 8 semaines.
- Le permis de travail est temporaire (lié à un employeur ou un programme). La résidence permanente (RP) est définitive : vous pouvez travailler n'importe où, accéder à l'assurance maladie sans limite, et après 3 ans demander la citoyenneté canadienne. La RP s'obtient via Entrée Express, programmes provinciaux, ou regroupement familial.
- Environ 80 000 Français sont officiellement inscrits au registre des Français établis hors de France au Canada (chiffres consulaires 2024). La communauté française réelle est estimée à 100 000-130 000 personnes, principalement à Montréal, Toronto, Québec et Vancouver.
- Oui : la Convention France-Canada (1979) et l'Entente France-Québec permettent de totaliser les périodes cotisées dans les deux pays. Vos trimestres français comptent pour l'ouverture du droit à la retraite canadienne, et inversement. Les années Canada peuvent valider des trimestres pour la retraite française.
- Oui, c'est utile pour gérer les revenus français (loyers, dividendes), payer en France lors de visites et conserver une trace de crédit français. Privilégiez une banque en ligne sans frais (Boursorama, Fortuneo). Déclarez vos comptes canadiens via le formulaire 3916 si vous restez assujetti à l'impôt français.
- Oui, le permis français est échangeable directement (sans examen) dans la plupart des provinces grâce aux ententes franco-provinciales. Faire la conversion dans les 6 à 12 premiers mois selon la province. Pour les courts séjours (< 6 mois), le permis français suffit avec un permis international.
- Variable selon la province et la ville. Toronto et Vancouver sont 20-30 % plus chers que Paris (logement). Montréal est environ 5-10 % moins cher que Paris. Québec, Halifax, Winnipeg sont 25-40 % moins chers. Les salaires canadiens sont généralement supérieurs aux salaires français équivalents.
- Oui : les détenteurs d'un permis d'études peuvent travailler 24 heures par semaine pendant les sessions et à temps plein pendant les vacances. Après l'obtention du diplôme, le Permis de Travail Post-Diplôme (PGWP) permet de travailler sans restriction jusqu'à 3 ans.
