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Lac turquoise et canoë au pied des Rocheuses canadiennes. Vivre au Canada : notre fiche expatriation.
Données vérifiées en Amérique · Amérique du Nord

S'expatrier au Canada

La destination n°1 des jeunes Français

Capitale
Ottawa
Population
40 M
Devise
CAD
Langue principale
Anglais

En un coup d'œil

6 indicateurs clés notés de 1 à 10

Coût de la vie4/10
Fiscalité4/10
Qualité de vie9/10
Facilité d'installation6/10
Sécurité9/10
Présence française10/10
02Pour qui, et à quel prix

Partir au Canada : pour qui, avantages et inconvénients

Le Canada est la destination la plus recherchée par les Français qui veulent partir, mais la porte s'est resserrée : le pays a stabilisé ses admissions permanentes à 380 000 par an pour 2026, 2027 et 2028, contre 395 000 visées en 2025. Voici, chiffres officiels à l'appui, à qui ce projet convient et ce qu'il coûte vraiment.

Ça marche bien pour

  • Vous avez entre 18 et 35 ans : le Permis vacances-travail d'Expérience internationale Canada laisse travailler pour n'importe quel employeur, c'est la façon la plus simple de tester le pays avant de s'engager.
  • Vous êtes francophone et qualifié : le Canada vise 9 % d'immigration francophone hors Québec en 2026, 9,5 % en 2027 et 10,5 % en 2028, et un français de niveau NCLC 7 rapporte jusqu'à 50 points dans le score d'Entrée express.
  • Vous travaillez dans la santé, les métiers spécialisés, les sciences et techniques, l'éducation ou le transport : ce sont les profils visés par les rondes d'invitation par catégorie.
  • Vous visez le Québec : l'entente France-Québec supprime le délai de carence de l'assurance maladie pour les Français, avec le formulaire SE 401-Q-207 pour les travailleurs et SE 401-Q-106 pour les étudiants et stagiaires.
  • Vous exercez une profession réglementée couverte par un arrangement de reconnaissance mutuelle France-Québec : 81 professions, métiers et fonctions le sont.

À réfléchir à deux fois si

  • Vous êtes retraité sans attache familiale sur place : le Canada n'a pas de visa retraite. Sans résidence permanente ni enfant citoyen ou résident permanent, il n'existe pas de titre de séjour long pour les retraités.
  • Vous ne parlez pas anglais et ne visez pas le Québec : hors Québec, l'anglais conditionne à la fois la sélection et l'embauche.
  • Vous voulez partir dans trois mois : le PVT passe par un tirage au sort sans garantie, et la résidence permanente se compte en mois après l'invitation.
  • Votre budget logement est serré et vous visez Toronto ou Vancouver : le loyer moyen d'un deux-chambres y atteint 2 034 $ et 2 363 $, contre 1 346 $ à Montréal (SCHL, enquête d'octobre 2025).
  • Vous comptez exercer une profession réglementée sans passer par l'ordre professionnel de la province : c'est impossible, quel que soit votre diplôme français.

Les avantages

Un marché du travail qui tient

Le chômage s'établit à 6,4 % en août 2026 au Canada, avec de vrais écarts régionaux : 5,6 % au Québec, 6,5 % en Colombie-Britannique, 6,9 % en Ontario. L'emploi a toutefois reculé de 42 000 postes sur le mois, le marché n'est plus celui, très tendu, des années d'après-crise.

Être francophone est un avantage de sélection

C'est l'un des rares pays où parler français rapporte des points : jusqu'à 50 points supplémentaires au score d'Entrée express avec un niveau NCLC 7, des rondes d'invitation réservées aux francophones, et la Mobilité francophone qui dispense l'employeur hors Québec de l'étude d'impact sur le marché du travail.

Des diplômes reconnus plus vite qu'ailleurs

L'entente France-Québec signée en 2008 a produit des arrangements de reconnaissance mutuelle qui couvrent 81 professions, métiers et fonctions : infirmières, ingénieurs, travailleurs sociaux, médecins et beaucoup d'autres passent par une procédure allégée plutôt que par une équivalence complète.

La couverture santé publique démarre vite dans plusieurs provinces

L'Ontario a supprimé définitivement le délai de carence de trois mois : la couverture commence dès l'admissibilité. Au Québec, l'entente France-Québec annule le délai pour les Français munis du bon formulaire.

Des salaires bruts élevés

La rémunération hebdomadaire moyenne atteint 1 320 $ en janvier 2026, soit de l'ordre de 68 700 $ par an toutes professions confondues, environ 42 800 € au taux retenu sur cette fiche.

Les inconvénients

Une immigration permanente plus sélective

380 000 admissions permanentes visées par an de 2026 à 2028, soit 4 % de moins que la cible 2025. Les seuils de score montent mécaniquement et les rondes générales se font rares au profit des rondes par catégorie.

Le logement dans les grandes villes

2 363 $ par mois en moyenne pour un deux-chambres à Vancouver, 2 034 $ à Toronto, 1 926 $ à Ottawa, 1 914 $ à Calgary. Ces moyennes portent sur l'ensemble du parc locatif conventionnel : un loyer demandé pour une nouvelle location est plus élevé.

Le délai de carence santé subsiste ailleurs qu'en Ontario et au Québec

En Colombie-Britannique, la couverture publique commence après le reste du mois d'arrivée plus deux mois. Une assurance privée est indispensable sur cette période, une hospitalisation sans couverture se chiffre en dizaines de milliers de dollars.

Les professions réglementées imposent leur calendrier

Hors arrangement de reconnaissance mutuelle, chaque ordre professionnel examine le dossier au cas par cas et peut imposer stage, formation d'appoint ou examen. Comptez ce délai dans votre plan, il ne se négocie pas.

Le PVT n'est pas garanti

Les places d'Expérience internationale Canada sont attribuées par tirage au sort parmi les candidats inscrits au bassin. Un plan B est nécessaire, en particulier si vous approchez de la limite d'âge.

SourcesStatistique Canada, Enquête sur la population active, août 2026IRCC, Plan des niveaux d'immigration 2026-2028SCHL, Rapport sur le marché locatif (enquête d'octobre 2025)Gouvernement du Québec, liste des professions couvertes par un ARMGouvernement de l'Ontario, assurance-santé OHIPColombie-Britannique, délai d'attente du MSPCLEISS, entente de sécurité sociale France-QuébecStatistique Canada, rémunération hebdomadaire moyenne, janvier 2026

03Le calendrier

Les étapes pour s'installer au Canada, dans l'ordre

L'ordre compte autant que le contenu : un test de langue passé trop tard ou une évaluation de diplôme oubliée décale tout le dossier. Voici la chronologie telle qu'elle se déroule vraiment, de la décision au premier mois sur place.

  1. 12 à 18 mois avant

    Choisir la voie d'entrée

    PVT d'Expérience internationale Canada si vous avez entre 18 et 35 ans, Entrée express pour la résidence permanente fédérale, PSTQ via Arrima si vous visez le Québec, ou permis de travail avec offre d'emploi. Les conditions diffèrent complètement : c'est ce choix qui détermine tout le reste.

  2. 12 mois avant

    Tests de langue et évaluation des diplômes

    TEF ou TCF Canada pour le français, IELTS ou CELPIP pour l'anglais. Pour Entrée express, une évaluation des diplômes étrangers est exigée, réalisée par un organisme désigné. Au Québec, c'est l'Évaluation comparative des études effectuées hors du Québec qui sert de référence. Ces démarches prennent plusieurs semaines chacune.

  3. 9 à 12 mois avant

    Déposer le profil

    Profil Entrée express ou déclaration d'intérêt dans Arrima, inscription au bassin d'Expérience internationale Canada quand la saison ouvre. À ce stade vous êtes candidat, pas encore sélectionné.

  4. 6 à 9 mois avant

    Répondre à l'invitation

    Une invitation à présenter une demande ouvre un délai court pour déposer un dossier complet : casier judiciaire, visite médicale, preuves de fonds, certificats de travail. Rassemblez ces pièces avant l'invitation, pas après.

  5. 3 mois avant

    Budget, logement temporaire et assurance

    Prévoyez un logement pour les premières semaines, une assurance santé privée si votre province impose un délai de carence, et le budget d'installation : dépôt de garantie, meubles, transport, frais de dossier. Notre calculateur de déménagement donne un ordre de grandeur pour le fret.

  6. 1 mois avant

    Clore proprement le dossier français

    Résiliations, déclaration de changement d'adresse aux impôts, inscription au registre des Français établis hors de France, et pour le Québec la demande du formulaire SE 401-Q-207 ou SE 401-Q-106 auprès de votre caisse d'assurance maladie, à faire avant le départ.

  7. Première semaine sur place

    Numéro d'assurance sociale, banque, carte santé

    Le numéro d'assurance sociale se demande à Service Canada et conditionne l'embauche. Ouvrez un compte bancaire local, demandez la carte d'assurance maladie de la province, prenez un forfait téléphonique canadien : sans numéro local, les démarches de logement se compliquent.

  8. Premiers mois

    Permis de conduire, école, ordre professionnel

    L'échange du permis français sans examen est possible dans les provinces qui ont un accord avec la France, dont le Québec. Inscrivez les enfants à l'école de quartier. Si votre métier est réglementé, déposez le dossier auprès de l'ordre professionnel : c'est la démarche la plus longue, elle conditionne votre embauche.

SourcesQuébec, Programme de sélection des travailleurs qualifiésIRCC, Entrée expressService Canada, numéro d'assurance socialeCLEISS, entente de sécurité sociale France-Québec

04Visa & titre de séjour

Quel visa pour s'installer au Canada ?

Le Canada propose plusieurs voies d'immigration adaptées aux profils français : programme jeunesse (PVT), Entrée Express pour les travailleurs qualifiés, programmes des provinces et, au Québec, le PSTQ, permis d'études et regroupement familial. Les délais peuvent être longs (6 à 18 mois pour la résidence permanente).

Salarié

Permis de travail fermé (avec EIMT)

Durée

3 ans

  • Offre d'emploi écrite d'un employeur canadien
  • Étude d'impact sur le marché du travail (EIMT) obtenue par l'employeur
  • Diplôme attesté
  • Examen médical et antécédents judiciaires
Délai estimé
60 j à 180 j
Coût total
200 à 800 €

La Mobilité francophone (Programme de mobilité internationale) permet aux francophones de travailler hors Québec sans EIMT, un atout majeur pour les Français.

Indépendant

Entrée Express (Travailleurs Qualifiés Fédéraux)

Durée

Permanent

  • Score CRS suffisant (généralement 470+)
  • Diplôme évalué (ECA)
  • Test de langue (TEF Canada ou IELTS)
  • Expérience professionnelle qualifiée (1 à 3 ans selon volet)
Délai estimé
180 j à 1 an
Coût total
1 500 à 3 500 €

Aboutit directement à la résidence permanente. Une bonne maîtrise du français peut rapporter jusqu'à 50 points supplémentaires dans le score CRS.

Étudiant

Permis d'études (Study Permit)

Durée

2 ans

  • Lettre d'acceptation d'un Établissement d'enseignement désigné (EED)
  • Preuve de fonds (~20 000 CAD pour 1 an)
  • Examen médical et antécédents judiciaires
Délai estimé
30 j à 90 j
Coût total
300 à 600 €

Permet de travailler 24h/semaine pendant les études. Permis post-diplôme (PGWP) jusqu'à 3 ans après les études.

Vacances-Travail

Permis Vacances-Travail (PVT / EIC)

Durée

2 ans

  • 18 à 35 ans révolus à la date du dépôt, l'une des trois seules destinations à aller jusqu'à 35 ans
  • 7 000 places par an pour les Français, le quota le plus large des quinze accords
  • Tirage au sort dans le cadre d'Expérience Internationale Canada, et non premier arrivé premier servi
  • 2 500 dollars canadiens de fonds d'arrivée, soit environ 1 700 €
  • Assurance santé couvrant toute la durée du séjour
  • Passeport français en cours de validité
  • Ne pas être accompagné d'enfants à charge
Délai estimé
30 j à 120 j
Coût total
300 à 500 €

Accord en vigueur depuis le 1er janvier 2015. Le PVT est ouvert sans employeur, ce qui en fait le moyen le plus simple de tester le Canada avant une installation durable. Une seule participation dans une vie. Il ne mène pas directement à la résidence permanente : la bascule suppose de décrocher une offre d'emploi ou de remplir les critères d'Entrée Express avant l'expiration du titre.

Ambassade en France

Ambassade du Canada en France

37 avenue Montaigne, 75008 Paris

Site officiel +33 1 44 43 29 00

Registre des Français à l'étranger

Recommandé

L'inscription au registre des Français établis hors de France est facultative mais recommandée, notamment pour les bourses scolaires et les démarches consulaires.

  • Carte consulaire
  • Vote aux élections françaises
  • Bourses scolaires (lycée français de Toronto, Vancouver, Montréal)
  • Aide en cas de crise
Procédure officielle

Immigration encadrée : permis fermé, ouvert et voies francophones

Le Canada n'est pas dans l'Union européenne et l'immigration y est strictement encadrée. On distingue principalement les permis de travail fermés, liés à un employeur précis et souvent conditionnés à une étude d'impact sur le marché du travail, et les permis ouverts qui autorisent à travailler pour tout employeur.

Les programmes d'Expérience internationale Canada, dont le permis vacances-travail, le jeune professionnel et le stage, sont une porte d'entrée majeure pour les Français : les bassins de candidatures pour la saison 2026 sont ouverts et les invitations partent en début d'année. La Mobilité francophone est une autre voie intéressante, dispensée d'étude d'impact, pour les francophones disposant d'une offre d'emploi hors Québec.

Le Québec ajoute une étape spécifique : il faut généralement obtenir un Certificat d'acceptation du Québec auprès du ministère de l'Immigration avant la demande de permis de travail fédéral. Le calendrier et les quotas évoluent, et des restrictions temporaires ont visé certaines demandes de permis liées au programme des travailleurs étrangers temporaires : vérifiez les conditions en vigueur au moment du projet.

L'immigration permanente passe par des systèmes à points, fédéraux ou québécois, qui valorisent l'âge, le diplôme, l'expérience et la maîtrise du français ou de l'anglais. C'est un parcours qui se prépare longtemps à l'avance.

Le PVT, pays par paysLes quinze accords signés par la France, les limites d'âge, les quotas annuels et les ressources exigées.
La tour CN et la marina de Toronto illuminées, au Canada
05Travailler sur place

Trouver un emploi au Canada

Le Canada recrute, mais plus de façon indifférenciée : la sélection fédérale cible désormais des métiers précis, et les provinces n'ont pas la même tension sur l'emploi. Voici ce que disent les statistiques officielles, et ce qui bloque le plus souvent pour un Français.

Chômage, Canada
6,4 %
Chômage, Québec
5,6 %
Chômage, Ontario
6,9 %
Rémunération hebdo. moyenne
1 320 $

Secteurs qui recrutent

  • Santé et services sociaux
  • Métiers spécialisés et construction
  • Sciences, technologies, ingénierie
  • Éducation
  • Transport

Diplômes et professions réglementées

Un diplôme français n'ouvre pas automatiquement l'exercice. Pour les professions réglementées, médecine, soins infirmiers, ingénierie, droit, comptabilité, enseignement, c'est l'ordre professionnel de la province qui délivre le permis. Entre la France et le Québec, l'entente de 2008 a produit des arrangements de reconnaissance mutuelle qui couvrent 81 professions, métiers et fonctions et remplacent l'équivalence complète par une procédure allégée. Hors de ce cadre, l'ordre examine le dossier au cas par cas et peut imposer un stage, une formation d'appoint ou un examen. Pour un emploi non réglementé, l'employeur juge lui-même, mais une évaluation des diplômes par un organisme désigné reste utile, et elle est obligatoire pour Entrée express.

Salaires de référence

Métier ou repèreSalaire brut annuelPrécision
Toutes professions, Canadaenviron 68 700 $1 320 $ par semaine en janvier 2026
Toutes professions, Québecenviron 65 900 $1 267 $ par semaine en janvier 2026

Moyennes toutes professions et tous niveaux d'expérience confondus, publiées par Statistique Canada. Pour un métier et une région précis, le Guichet-Emplois publie des fourchettes de salaire détaillées. Converties au taux retenu sur cette fiche, ces moyennes correspondent à environ 42 800 € et 41 100 € par an.

Où chercher

  • Le Guichet-Emplois du gouvernement fédéral, qui publie aussi les salaires et les perspectives par métier et par région.
  • Les Journées Québec, missions de recrutement organisées par le gouvernement du Québec, avec entretiens en France et à distance.
  • Les ordres professionnels et associations sectorielles, souvent les premiers informés des postes dans les métiers réglementés.
  • Le réseau : au Canada, une candidature recommandée passe devant une candidature spontanée, et l'entretien informel fait partie des usages.

SourcesStatistique Canada, Enquête sur la population active, août 2026Statistique Canada, rémunération hebdomadaire moyenne, janvier 2026Gouvernement du Québec, liste des professions couvertes par un ARMGuichet-Emplois du gouvernement du CanadaJournées Québec, missions de recrutement du gouvernement du Québec

06Où s'installer

Dans quelle ville ou région s'installer au Canada ?

Le choix de la province pèse plus que le choix du pays : fiscalité, langue de travail, assurance maladie et loyers changent d'un endroit à l'autre. Les loyers ci-dessous sont les moyennes de la SCHL pour un appartement de deux chambres dans le parc locatif conventionnel, relevées en octobre 2025. Un loyer demandé pour une nouvelle location est plus élevé.

Montréal

Loyer de référence : 1 346 $ par mois

Le point d'entrée par défaut des Français : travail en français possible, le loyer le plus bas des grandes métropoles, et la plus grande communauté française du pays.

  • Vie en français au quotidien
  • Loyers nettement sous Toronto et Vancouver
  • Chômage québécois à 5,6 %
  • Pas de carence santé pour les Français
  • Fiscalité québécoise la plus lourde du pays
  • Hiver long et rigoureux
  • Marché locatif encore tendu, 2,9 % de logements vacants

Ville de Québec

Loyer de référence : 1 277 $ par mois

Pour qui veut le français et un coût de la vie contenu, dans une ville à taille humaine plutôt qu'une métropole.

  • Le loyer moyen le plus bas des grands centres
  • Chômage bas, administration publique et technologies
  • Cadre de vie compact et sûr
  • Marché locatif très serré, 2,4 % de vacance
  • Moins d'opportunités dans les secteurs internationaux
  • Anglais peu utile localement, ce qui limite la mobilité ensuite

Toronto

Loyer de référence : 2 034 $ par mois

Le plus grand marché de l'emploi du pays, pour les profils finance, technologie et services aux entreprises prêts à travailler en anglais.

  • Le plus grand bassin d'emplois du Canada
  • Pas de délai de carence pour l'assurance maladie
  • Ville très internationale
  • Loyers parmi les plus élevés du pays
  • Chômage ontarien à 6,9 %, le plus haut des grandes provinces
  • Anglais indispensable

Vancouver

Loyer de référence : 2 363 $ par mois

Climat le plus doux du Canada et proximité de la nature, pour qui accepte le coût de la vie le plus élevé du pays.

  • Hivers doux et pluvieux plutôt que glacés
  • Montagne et océan à portée immédiate
  • Secteurs technologie, cinéma et logistique portuaire
  • Le loyer moyen le plus élevé du pays
  • Délai de carence MSP : le reste du mois d'arrivée plus deux mois
  • Chômage à 6,5 % en Colombie-Britannique

Calgary

Loyer de référence : 1 914 $ par mois

Pour privilégier le revenu disponible : fiscalité provinciale la plus légère et pas de taxe de vente provinciale.

  • Fiscalité provinciale la plus douce du pays
  • Marché locatif le plus détendu des grands centres, 5 % de vacance
  • Salaires élevés dans l'énergie et l'ingénierie
  • Économie sensible aux cycles du pétrole et du gaz
  • Hiver continental rigoureux
  • Communauté française plus réduite

Ottawa

Loyer de référence : 1 926 $ par mois

Un compromis pour les couples franco-anglophones : bilinguisme réel, emploi public stable, à deux heures de Montréal.

  • Ville officiellement bilingue dans les services fédéraux
  • Emploi public et technologique stable
  • Pas de carence santé en Ontario
  • Loyers proches de ceux de Toronto
  • Hiver très froid
  • Marché de l'emploi concentré sur le secteur public

SourcesSCHL, Rapport sur le marché locatif (enquête d'octobre 2025)Statistique Canada, Enquête sur la population active, août 2026Colombie-Britannique, délai d'attente du MSPGouvernement de l'Ontario, assurance-santé OHIP

07Banque & argent

Banque, devises et coût de la vie au Canada

Ouvrir un compte bancaire au Canada est simple pour les nouveaux arrivants : la plupart des grandes banques ont des programmes 'Newcomer' avec compte gratuit la première année et carte de crédit accessible.

Ouvrir un compte local

Facile

≈ 3 jours

Documents requis

  • Passeport
  • Permis de travail / d'études / résidence permanente
  • Justificatif de domicile (bail, facture)
  • Lettre d'employeur ou preuve de revenus (si demandé)

Banques locales recommandées

  • TD Canada Trust

    Service en français disponible, programme Newcomer généreux, large réseau de succursales

  • RBC Royal Bank

    Plus grande banque du Canada, bon programme Newcomer, application mobile excellente

  • Desjardins (Québec)

    Coopérative québécoise, service 100 % en français, taux compétitifs au Québec

  • Tangerine

    Banque en ligne (groupe Scotiabank), zéro frais sur compte courant, idéal en complément

Banque française : à conserver ou fermer ?

Conservez un compte français pour les revenus français et les voyages de retour. Boursorama, Fortuneo et BforBank n'ont pas de frais et sont compatibles avec votre nouveau statut. Déclarez vos comptes canadiens via le formulaire 3916 si vous restez assujetti à l'impôt français sur des revenus français.

Transferts d'argent EUR ↔ CAD

Wise

Wise très populaire pour les transferts EUR ↔ CAD : taux interbancaire, frais 0,4 à 0,6 %, délai 24-48h.

Revolut

Revolut fonctionne bien au Canada pour les paiements quotidiens. Limite de transferts gratuits par mois selon plan.

Banque classique

Les banques traditionnelles canadiennes facturent généralement 30 à 50 CAD par virement international avec un taux de change défavorable.

Logo WisePartenaire

Compte multi-devises et virements internationaux au taux de change réel, sans frais cachés. Pratique pour jongler entre euros et monnaie locale une fois installé.

Ouvrir un compte Wise

Lien partenaire : nous pouvons percevoir une commission, sans aucun surcoût pour vous.

Coût de la vie · Toronto / Montréal

Indice Paris = 100 · Ici : 92

Loyer studio centre

935 €/mois

≈ 1 500 CAD

Loyer T2

1 372 €/mois

≈ 2 201 CAD

Loyer T3 familial

1 871 €/mois

≈ 3 001 CAD

Loyer T2, Québec / Halifax

811 €/mois

≈ 1 301 CAD

Courses mensuelles

374 €

≈ 600 CAD

Transports mensuels

62 €

≈ 99 CAD

Repas midi

11 €

≈ 18 CAD

Dîner restaurant

28 €

≈ 45 CAD

Montants en euros, convertis pour information en Dollar canadien (CAD) au taux de 1 EUR ≈ 1,604 CAD. Les loyers correspondent au centre de Toronto / Montréal.

Compte canadien et transferts hors zone euro

L'ouverture d'un compte bancaire canadien est généralement rapide pour les nouveaux arrivants, les grandes banques comme RBC, TD, Banque Nationale ou Desjardins au Québec proposant des offres dédiées. Une pièce d'identité et une preuve de statut au Canada sont demandées.

Le Canada étant hors zone euro, les transferts depuis la France impliquent un change EUR/CAD. Les solutions de type Wise sont nettement plus économiques que les virements bancaires classiques pour rapatrier ou envoyer des fonds, et beaucoup d'expatriés conservent un compte français pour leurs attaches restantes.

Construire un historique de crédit canadien prend du temps et conditionne l'accès à certains produits comme la carte de crédit ou le prêt immobilier. C'est un point à anticiper dès l'arrivée.

08Santé & protection sociale

Quelle couverture santé au Canada ?

La santé canadienne est universelle et gratuite pour les résidents : régime public provincial (RAMQ au Québec, OHIP en Ontario, etc.). Délai de carence de 3 mois à l'arrivée dans la plupart des provinces, souscrire une assurance privée temporaire pendant cette période.

Accord de sécurité sociale

Oui

Convention France-Canada de 1979 sur la sécurité sociale (sauf assurance maladie pour les non-cotisants). Permet la totalisation des périodes pour la retraite, l'invalidité et les pensions de survivants.

Caisse des Français de l'Étranger (CFE)

Peu pertinente

250–600 €/ mois

  • Pertinente uniquement pour les 3 mois de carence à l'arrivée
  • Maintien du lien sécurité sociale française
  • Validation de trimestres retraite (option spécifique)

Système de santé local

7/10

Consultation : ≈ gratuite (résidents)

Gratuit pour les résidents permanents et les détenteurs de permis longue durée (après 3 mois). Délais d'accès aux médecins de famille très longs (parfois plusieurs mois). Urgences saturées dans certaines provinces.

Numéros d'urgence

  • Urgences (police, ambulance, pompiers)911
  • Info-Santé Québec811
  • Consulat France Montréal+1 514 878 4385

Assurances santé recommandées

Mondial Assistance / Allianz Travel (3 mois carence)

Assurance temporaire pour la période de carence avant l'accès au régime public.

Croix Bleue (assurance privée complémentaire)

Standard au Canada pour les soins non couverts (dentaire, optique, médicaments), souvent fourni par l'employeur.

April Mobilité (étudiants/PVT)

Couverture obligatoire pour les jeunes en PVT, formules adaptées.

Vaccins recommandés

  • Vaccins de routine à jour
  • Aucun vaccin obligatoire spécifique au Canada
  • Rappel grippe saisonnière recommandé (hivers froids)

Couverture santé : délai de carence et assurance indispensable au départ

La santé relève des provinces. Au Québec, le régime public est géré par la Régie de l'assurance maladie. Le point critique est le délai de carence : un nouveau résident n'est généralement pas couvert immédiatement, souvent pendant environ trois mois, période durant laquelle les frais médicaux peuvent être très élevés.

La Sécurité sociale française ne couvre plus rien une fois la résidence transférée. Une assurance santé internationale couvrant la période de carence est donc indispensable au départ : une hospitalisation non couverte au Canada peut représenter des dizaines de milliers de dollars.

Il existe une entente de sécurité sociale entre la France et le Québec, ainsi qu'un accord France-Canada, qui organisent certains droits et la totalisation des périodes. La CFE reste pertinente pour sécuriser la transition et conserver un rattachement français selon le projet.

Train de marchandises traversant les Rocheuses enneigées, au Canada
09Fiscalité

Fiscalité personnelle au Canada

Le Canada a une fiscalité progressive qui combine impôt fédéral et impôt provincial. Le Québec applique son propre barème (le plus élevé), tandis que l'Alberta a la fiscalité la plus douce. La convention fiscale France-Canada évite la double imposition.

Avertissement fiscal

Données indicatives au 15 janvier 2025. La fiscalité canadienne (notamment le taux d'inclusion des plus-values) évolue. Consultez un comptable agréé (CPA) au Canada et un fiscaliste français pour votre situation personnelle.

Convention bilatérale France / Canada

Convention existante

Convention France-Canada de 1975, modifiée à plusieurs reprises. Imposition principale au pays de résidence fiscale, avec mécanisme de crédit d'impôt pour éviter la double imposition. Le Québec a sa propre entente fiscale avec la France.

Texte officiel (impots.gouv.fr)

Impôt sur le revenu

Deux impôts se superposent, le fédéral et le provincial, chaque province fixant son propre barème. Le barème ci-dessous retient le Québec, première destination des Français au Canada. Il cumule le barème fédéral 2026, de 14 % à 33 %, réduit de l'abattement québécois de 16,5 % de l'impôt fédéral de base, et le barème provincial québécois 2026, de 14 % à 25,75 % au-delà de 132 245 CAD. Le taux marginal supérieur combiné ressort ainsi à 53,31 %. L'écart entre provinces reste sensible : environ 48 % en Alberta, 53,5 % en Colombie-Britannique et en Ontario, jusqu'à 54,8 % à Terre-Neuve-et-Labrador. Les seuils sont convertis depuis le dollar canadien au taux de 1,6038 CAD pour 1 €. Les crédits d'impôt personnels, fédéraux comme provinciaux, ne sont pas modélisés. Les résidents sont imposés sur leurs revenus mondiaux.

Tranche jusqu'àTaux
33 900 €25.69 %
36 500 €30.69 %
67 800 €36.12 %
73 000 €41.12 %
82 500 €45.71 %
113 100 €47.46 %
161 200 €49.97 %
Au-delà53.31 %

Plus-values mobilières

Imposition sur 50 % des plus-values seulement (au taux marginal). Au-delà de 250 000 CAD/an de plus-values, taux d'inclusion porté à 66,67 % depuis juin 2024.

Plus-values immobilières

Résidence principale exemptée. Plus-values immobilières secondaires imposées à 50 % au taux marginal.

Impôt sur la fortune

Pas d'impôt fédéral sur la fortune. Quelques taxes provinciales sur le patrimoine immobilier secondaire (BC, Ontario sur résidences vacantes).

Droits de succession

Pas de droits de succession au Canada, mais 'disposition réputée' lors du décès : tous les biens sont fiscalement considérés comme vendus, plus-values imposables. Anticiper avec un fiscaliste.

Exit tax

Applicable

L'exit tax française s'applique en quittant la France si vous détenez plus de 800 000 € de participations ou plus de 50 % d'une société. Sursis de paiement automatique vers le Canada.

Impact retraite

Convention de sécurité sociale France-Canada de 1979 : vos années cotisées au Canada sont totalisables avec vos années françaises. Pour bénéficier d'une retraite canadienne, il faut cotiser au RPC/RRQ, ce que tout salarié au Canada fait automatiquement.

Risque de double imposition

Risque modéré bien encadré par la convention fiscale. Attention aux revenus de source française (loyers, dividendes) qui restent imposables en France. Le Canada impose les revenus mondiaux des résidents fiscaux, avec crédit d'impôt pour les impôts payés en France.

Fiscalité fédérale et provinciale : un système à deux étages

Le résident fiscal canadien est imposé sur ses revenus mondiaux selon un système à deux étages : un impôt fédéral progressif auquel s'ajoute un impôt provincial, lui aussi progressif. La pression fiscale marginale combinée peut être élevée dans les tranches hautes, dans un ordre de grandeur proche de celui de la France selon la province.

Le Québec dispose de son propre régime fiscal et de sa propre déclaration, distincts du reste du Canada. Le lieu d'installation a donc un effet direct sur l'imposition et sur l'organisation administrative. La convention fiscale entre la France et le Canada évite la double imposition et fixe les règles de résidence.

Comme ailleurs, l'erreur fréquente est de se croire automatiquement non-résident français dès l'arrivée. Tant que les critères français de résidence sont remplis, l'imposition mondiale française demeure. Ces éléments donnent le cadre général ; une situation précise doit être validée par un professionnel des deux côtés.

Guide complet : la fiscalité au CanadaBarème de l'impôt sur le revenu, convention bilatérale, plus-values et exit tax, réunis sur une seule page.
10Vie pratique

Au quotidien au Canada

Logement, transport, langue, climat, sécurité et connectivité : le détail du quotidien.

Logement

Studio Toronto/Vancouver : 1 800-2 500 CAD. T2 Montréal : 1 600-2 200 CAD. T3 Québec : 1 200-1 700 CAD. Marché très tendu en 2024-2025.

Plateformes

Caution : Premier mois + dernier mois souvent. Pas de caution importante. Vérifier le 'lease' provincial.

Transport

Voiture conseilléeTransports en commun : 6/10

Permis : Permis français échangeable directement (sans examen) selon ententes provinciales. Délai souvent 6 à 12 mois après l'arrivée pour faire la conversion.

Langue

Anglais : 9/10

Le français est langue officielle au Québec (8M de francophones) et co-officielle au fédéral. Forte présence francophone au Nouveau-Brunswick, à Ottawa, dans le nord ontarien et au Manitoba.

Climat

Climat continental rude : hivers très froids (-10 à -30°C selon région) avec neige abondante, étés chauds (25-35°C) et secs ou humides selon la région. Côte ouest (Vancouver) plus tempérée et pluvieuse.

Montréal : Janvier -10°C / Avril 7°C / Juillet 22°C / Octobre 9°C. Vancouver bien plus doux. Toronto entre les deux.

Sécurité

Indice : 9/10
  • Sécurité publique excellente
  • Politiques sur cannabis libéralisées (légal depuis 2018)
  • Lois strictes sur l'alcool en public selon province
  • Risque animal en zone rurale (ours, élans)

Internet & télécoms

Qualité : 8/10eSIM disponible

Opérateurs recommandés

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Coût de la vie, logement et hiver

Le coût de la vie est globalement compétitif par rapport à la France sur de nombreux postes, mais le logement a fortement augmenté dans les grandes métropoles comme Montréal, Toronto et Vancouver. Montréal reste plus abordable que Toronto et Vancouver, ce qui en fait une porte d'entrée fréquente pour les Français.

Le climat est un paramètre à intégrer sérieusement : l'hiver est long et rigoureux, avec un impact réel sur le budget chauffage, l'équipement et le mode de vie. Ce n'est pas un détail folklorique mais un facteur d'adaptation déterminant.

Au Québec, le français est la langue officielle et facilite l'intégration ; ailleurs au Canada, l'anglais est nécessaire. Le permis de conduire français peut souvent être échangé sans examen grâce à des ententes, notamment au Québec, dans des délais à respecter après l'installation.

11Communauté française

Les Français au Canada

Chiffres officiels du registre consulaire, villes les plus prisées, associations et écoles françaises.

Inscrits au registre (source MAE, 2025)

119 545

Communauté réelle estimée 30 à 60 % supérieure (non-inscrits).

Français estimés par ville, inscrits et non-inscrits

  • Montréal35 000
  • Toronto12 000
  • Québec8 000
  • Vancouver7 000
  • Ottawa-Gatineau6 500

Associations & réseaux

  • UFE Canada

    Section canadienne de l'Union des Français de l'Étranger, accompagnement des nouveaux arrivants.

  • Accueil aux Immigrants des Laurentides (AIL)

    Organisme financé pour aider à l'intégration au Québec.

  • Alliance Française (réseau national)

    Cours, événements culturels et bibliothèque française dans plusieurs villes.

Groupes & forums

  • Français à MontréalFacebook
  • Les Français de TorontoFacebook
  • PVT CanadaFacebook
  • pvtistes.net (forum)Forum

Écoles françaises

Établissements recoupés avec l'arrêté du 19 juin 2026 fixant la liste des écoles françaises homologuées à l'étranger. Ceux qui n'y figurent pas le précisent dans leur intitulé.

  • Collège international Marie de France

    Montréal

  • Lycée français de Toronto

    Toronto

  • Lycée Louis-Pasteur

    Calgary

  • Lycée français Stanislas (Vancouver / Montréal)

    Vancouver / Montréal

Une communauté française très implantée, surtout au Québec

Le Canada, et en particulier Montréal, accueille l'une des communautés françaises les plus importantes et les plus anciennes hors d'Europe. La proximité linguistique au Québec et la vitalité économique en font une destination de premier plan, des jeunes actifs aux familles.

Les réseaux d'entraide francophones sont denses et très actifs en ligne, notamment pour l'emploi, le logement et les démarches d'immigration, qui sont la principale difficulté pratique du projet canadien. Les retours d'expérience récents y sont précieux car les règles d'immigration évoluent vite.

Pour les familles, l'offre scolaire est large, entre système québécois francophone, réseau homologué et écoles internationales selon les villes. La force de la communauté ne dispense pas de préparer très en amont le volet immigration, qui reste le vrai goulot d'étranglement.

12Retraite & droits sociaux

Retraite, chômage et droits sociaux au Canada

L'expatriation a des conséquences directes sur vos droits français. Voici ce qu'il faut savoir.

Convention de totalisation

Existante

La Convention France-Canada (1979) permet de totaliser les périodes d'assurance pour calculer une retraite. Au Québec, c'est l'Entente France-Québec qui s'applique. Vos années cotisées au Canada (RPC) ou au Québec (RRQ) seront prises en compte avec vos années françaises.

Système de retraite local

Régime de pensions du Canada (RPC) ou Régime de rentes du Québec (RRQ) : cotisation obligatoire pour tous les salariés (~6 % part salariale). Sécurité de la vieillesse (SV) versée à 65 ans après 10 ans de résidence canadienne minimum. Régime privé d'employeur (REER) en complément.

Impact assurance chômage

Pas de transfert direct des allocations chômage France ↔ Canada (hors UE). Vos droits Pôle Emploi français sont suspendus pendant l'expatriation. Au Canada, l'Assurance-emploi (AE) couvre après 600 heures travaillées en 12 mois.

Congés maternité / paternité

Congé parental généreux au Canada (jusqu'à 18 mois selon plan). Au Québec, RQAP (Régime québécois d'assurance parentale) est l'un des plus avantageux du monde.

Préserver ses droits français

  • Cotiser au RPC/RRQ dès l'arrivée (automatique pour les salariés)
  • Cotiser volontairement à la CFE pour valider des trimestres français
  • Ouvrir un REER (équivalent du PER) défiscalisant au Canada
  • Conserver ses placements français (PEA, assurance-vie)

Retraite au Canada : ententes de sécurité sociale et totalisation

La France a conclu un accord de sécurité sociale avec le Canada et une entente spécifique avec le Québec. Ces textes permettent, sous conditions, la totalisation des périodes d'assurance et organisent le versement des pensions entre les deux pays. Une pension française se perçoit en résidant au Canada avec l'obligation de renvoyer le certificat de vie annuel.

La fiscalité de la pension dépend de la convention franco-canadienne et de la nature de la pension. L'imposition combinée fédérale et provinciale doit être chiffrée précisément, le Québec ayant son propre régime.

Le délai de carence santé applicable aux nouveaux résidents concerne aussi les retraités : une couverture privée de transition est indispensable à l'arrivée. Le Canada est une destination de retraite cohérente pour les liens familiaux et la qualité de vie, à condition d'anticiper le climat, la fiscalité réelle et la couverture santé initiale.

Guide complet : la retraite au CanadaFiscalité de la pension, visa retraité, couverture santé et démarches, réunis sur une seule page.
13Erreurs à éviter

Les pièges à éviter au Canada

Les erreurs les plus fréquentes commises par les Français qui s'installent, directement issues de témoignages et retours d'expatriés.

  1. 01

    Sous-estimer les délais d'obtention du permis de travail

    Les délais officiels d'IRCC sont indicatifs : permis de travail peut prendre 2 à 6 mois, résidence permanente 6 à 18 mois. Les retards sont fréquents.

    Conséquence

    Plans bouleversés, perte d'emploi par avance, échéance bail cassée.

    Solution

    Démarrer les démarches 6 à 12 mois avant la date envisagée. Avoir un plan B (retour temporaire en France).

  2. 02

    Ne pas prévoir les 3 mois de carence santé

    Avant l'enregistrement à la RAMQ (Québec) ou OHIP (Ontario), vous n'avez pas accès au régime public. Une hospitalisation peut coûter 3 000 à 10 000 CAD/jour.

    Conséquence

    Frais médicaux astronomiques en cas d'accident pendant les 3 premiers mois.

    Solution

    Souscrire OBLIGATOIREMENT une assurance privée temporaire (Mondial Assistance, April, Allianz) couvrant la période de carence.

  3. 03

    Choisir la province sans évaluer la fiscalité

    L'écart de fiscalité entre l'Alberta (environ 48 % au taux marginal supérieur) et le Québec (53,31 %) est significatif. Cela peut représenter plusieurs milliers de dollars par an pour un cadre.

    Conséquence

    Salaire net réduit pour un même brut selon la province choisie.

    Solution

    Comparer fiscalité ET coût de la vie ET qualité de vie selon votre profil. Notre simulateur de salaire intègre ces écarts.

  4. 04

    Bâcler son CV et sa lettre de motivation 'à la française'

    Les CV canadiens sont différents : 1 page max, pas de photo, pas d'âge, mise en avant des résultats chiffrés.

    Conséquence

    Aucune réponse à des candidatures envoyées à des dizaines de recruteurs.

    Solution

    Réécrire complètement son CV au format canadien, faire valider par un conseiller emploi (organismes financés gratuits aux immigrants).

  5. 05

    Ignorer l'importance du credit score

    Sans historique de crédit canadien, impossible de louer certains appartements, d'obtenir une carte de crédit normale, voire un téléphone postpayé.

    Conséquence

    Friction dans presque toutes les démarches financières la première année.

    Solution

    Demander une carte de crédit sécurisée dès l'arrivée (caution = limite), payer rubis sur l'ongle, l'historique se construit en 6-12 mois.

  6. 06

    Confondre Canada anglophone et Québec

    Le Québec sélectionne lui-même ses immigrants économiques (PSTQ sur déclaration d'intérêt dans Arrima, PEQ rouvert temporairement, puis certificat de sélection du Québec), avec sa propre fiscalité et le français comme langue officielle. Les démarches sont distinctes des autres provinces.

    Conséquence

    Démarches inadaptées, refus de dossier, perte de plusieurs mois.

    Solution

    Choisir d'abord la province cible et suivre EXACTEMENT le parcours adapté à cette province.

14Ressources & liens utiles

Toutes les sources et liens officiels

Pour aller plus loin et vérifier vos informations directement à la source.

15Questions fréquentes

Foire aux questions

Les questions les plus posées par les Français qui envisagent l'expatriation. Toutes les réponses sont structurées pour Google (Schema.org FAQPage).

  • Le PVT (Permis Vacances-Travail) est le plus rapide pour les 18-35 ans : tirage au sort, dossier validé en 30 à 90 jours, séjour de 24 mois pour travailler librement. Pour les profils qualifiés, Mobilité Francophone permet un permis de travail sans EIMT en 4 à 8 semaines.
  • Le permis de travail est temporaire (lié à un employeur ou un programme). La résidence permanente (RP) est définitive : vous pouvez travailler n'importe où, accéder à l'assurance maladie sans limite, et après 3 ans demander la citoyenneté canadienne. La RP s'obtient via Entrée Express, programmes provinciaux, ou regroupement familial.
  • 119 545 Français étaient inscrits au registre des Français établis hors de France au Canada fin 2025, ce qui en fait la cinquième communauté française à l'étranger. L'inscription étant facultative, la communauté réelle est plus nombreuse. Elle se concentre à Montréal, Toronto, Québec et Vancouver.
  • Oui : la Convention France-Canada (1979) et l'Entente France-Québec permettent de totaliser les périodes cotisées dans les deux pays. Vos trimestres français comptent pour l'ouverture du droit à la retraite canadienne, et inversement. Les années Canada peuvent valider des trimestres pour la retraite française.
  • Oui, c'est utile pour gérer les revenus français (loyers, dividendes), payer en France lors de visites et conserver une trace de crédit français. Privilégiez une banque en ligne sans frais (Boursorama, Fortuneo). Déclarez vos comptes canadiens via le formulaire 3916 si vous restez assujetti à l'impôt français.
  • Oui, le permis français est échangeable directement (sans examen) dans la plupart des provinces grâce aux ententes franco-provinciales. Faire la conversion dans les 6 à 12 premiers mois selon la province. Pour les courts séjours (< 6 mois), le permis français suffit avec un permis international.
  • Variable selon la province et la ville. Toronto et Vancouver sont 20-30 % plus chers que Paris (logement). Montréal est environ 5-10 % moins cher que Paris. Québec, Halifax, Winnipeg sont 25-40 % moins chers. Les salaires canadiens sont généralement supérieurs aux salaires français équivalents.
  • Oui : les détenteurs d'un permis d'études peuvent travailler 24 heures par semaine pendant les sessions et à temps plein pendant les vacances. Après l'obtention du diplôme, le Permis de Travail Post-Diplôme (PGWP) permet de travailler sans restriction jusqu'à 3 ans.

Étape suivante

Passer aux outils interactifs pour Canada.

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