Quel visa pour s'installer dans ce pays ?
Le Chili n'a pas de libre circulation pour les Français. L'installation passe par un visa de résidence temporaire (Residencia Temporaria), décliné selon le profil : professionnel qualifié, retraité ou rentier (Jubilado/Rentista), regroupement familial, ou activité. Le système migratoire a été réformé en 2021-2022, avec des démarches désormais centralisées en ligne auprès du Servicio Nacional de Migraciones.
Visa de résidence temporaire Jubilado/Rentista (retraité ou rentier)
Durée
12 mois
- Pour le Jubilado : justifier d'une pension régulière, ordre de grandeur d'environ 1 000 USD par mois
- Pour le Rentista : justifier de revenus passifs réguliers, ordre de grandeur d'environ 1 500 USD par mois
- Justificatif de logement et casier judiciaire
- Assurance santé couvrant le Chili
- Délai estimé
- 60–180 jours
- Coût total
- 100–400 €
Voie privilégiée des retraités et rentiers français. Valable un an, renouvelable, puis accès à la résidence définitive (Permanencia Definitiva) après deux ans. Combiné à l'exonération des revenus étrangers les premières années, ce visa rend le Chili attractif pour une retraite à revenus de source française.
Visa de résidence temporaire (professionnel ou contrat de travail)
Durée
12 mois
- Diplôme ou qualification professionnelle, ou contrat de travail avec un employeur chilien
- Le visa professionnel (ex-visa sujet à contrat) lie souvent le titre à l'employeur
- Justificatif de logement et casier judiciaire
- Enregistrement auprès du Servicio Nacional de Migraciones
- Délai estimé
- 90–240 jours
- Coût total
- 100–500 €
Le Chili attire des professionnels qualifiés, notamment dans la tech, les mines, l'énergie et la finance. La réforme migratoire de 2021-2022 a modifié les catégories : il faut désormais souvent obtenir le visa depuis l'étranger plutôt que de régulariser sur place après une entrée touristique.
Visa de résidence temporaire (activité indépendante)
Durée
12 mois
- Justificatif d'activité indépendante ou de moyens d'existence
- Le télétravail pour des clients étrangers est toléré sous résidence temporaire (pas de visa nomade dédié officiel)
- Justificatif de logement et casier judiciaire
- Délai estimé
- 90–240 jours
- Coût total
- 100–500 €
Il n'existe pas de visa digital nomad spécifique au Chili, mais la résidence temporaire combinée à l'exonération des revenus de source étrangère (3 à 6 ans) crée de fait un cadre favorable aux télétravailleurs et indépendants à clientèle internationale.
Ambassade en France
Ambassade du Chili en France
2 avenue de La Motte-Picquet, 75007 Paris
Registre des Français à l'étranger
RecommandéInscription au registre des Français établis hors de France facultative mais recommandée, auprès du Consulat général de France à Santiago.
- Carte consulaire et accès aux services consulaires
- Vote aux élections françaises depuis l'étranger
- Bourses scolaires pour le Lycée français de Santiago
- Inscription au dispositif d'alerte du consulat (séismes, crises)
Résidence temporaire et réforme migratoire de 2021
Le Chili n'offre pas de libre circulation aux Français : un visa de résidence temporaire (Residencia Temporaria) est nécessaire pour s'installer. Il se décline selon le profil, les plus utilisés par les Français étant le visa Jubilado (retraité, sur justification d'une pension d'environ 1 000 dollars par mois) et le visa Rentista (rentier, sur justification de revenus passifs d'environ 1 500 dollars par mois). Le visa professionnel concerne les qualifiés et les titulaires d'un contrat de travail local.
La réforme migratoire entrée en vigueur en 2021-2022 a profondément changé les règles. Auparavant, il était courant d'entrer comme touriste puis de régulariser sa situation sur place. Désormais, la plupart des visas doivent être demandés depuis l'étranger, auprès du consulat du Chili, avant l'arrivée. Les démarches sont centralisées en ligne via le Servicio Nacional de Migraciones, mais les délais peuvent être longs.
Le visa de résidence temporaire est généralement valable un an, renouvelable, et ouvre l'accès à la résidence définitive (Permanencia Definitiva) après deux ans de résidence. C'est une étape importante car elle stabilise le droit de séjour et simplifie les démarches ultérieures, notamment bancaires et administratives.
Point essentiel à comprendre : la résidence administrative et la résidence fiscale sont deux notions distinctes au Chili. On peut détenir un visa de résidence temporaire tout en bénéficiant, pour la fiscalité, du régime favorable d'exonération des revenus de source étrangère pendant les premières années. C'est l'un des grands atouts du pays, détaillé dans la section fiscalité.
Fiscalité personnelle dans ce pays
Le Chili offre un avantage fiscal rare et puissant : les étrangers nouvellement résidents ne sont imposés que sur leurs revenus de source chilienne pendant leurs trois premières années, exonération extensible à six ans sur demande. Au-delà, ils basculent sur l'imposition mondiale. La convention fiscale France-Chili de 2004 évite la double imposition.
Avertissement fiscal
Convention bilatérale France / Chili
Convention existante
Convention fiscale France-Chili signée le 7 juin 2004, en vigueur depuis le 10 juillet 2006 et applicable au 1er janvier 2007 (BOFIP : BOI-INT-CVB-CHL). Elle évite la double imposition selon le modèle OCDE et organise les règles de résidence, l'imposition des salaires, pensions, dividendes, intérêts, redevances et plus-values.
Texte officiel (impots.gouv.fr)Impôt sur le revenu
Impôt sur le revenu progressif (Impuesto Global Complementario pour les revenus globaux, Impuesto Único de Segunda Categoría pour les salaires), de 0 % à 40 %, mesuré en UTA (Unité fiscale annuelle). Avantage majeur : un étranger résident n'est imposé que sur ses revenus de source chilienne pendant ses trois premières années (extensible à six ans sur demande), avant de basculer sur l'imposition mondiale.
| Tranche jusqu'à | Taux |
|---|---|
| 10 800 € | 0 % |
| 24 000 € | 4 % |
| 40 000 € | 8 % |
| 56 000 € | 13.5 % |
| 72 000 € | 23 % |
| 96 000 € | 30 % |
| 248 000 € | 35 % |
| Au-delà | 40 % |
Plus-values mobilières
Plus-values mobilières imposées au barème ou à un taux spécifique selon la nature des titres. Régime particulier pour les actions cotées à la Bourse de Santiago sous conditions. Pendant la période d'exonération (3 à 6 ans), les plus-values de source étrangère ne sont pas imposées au Chili.
Plus-values immobilières
Plus-values immobilières sur un bien situé au Chili : exonération jusqu'à un certain plafond cumulé (exprimé en UF, l'unité indexée chilienne), au-delà imposition au barème ou à un taux forfaitaire. Régime distinct pour la résidence principale.
Impôt sur la fortune
Pas d'impôt sur la fortune au Chili au sens de l'IFI français. Une taxe foncière (contribuciones) s'applique sur les biens immobiliers au-delà d'un seuil de valeur.
Droits de succession
Droits de succession et de donation progressifs au Chili, de 1 % à 25 % selon la valeur transmise et le lien de parenté, avec des abattements en ligne directe. Globalement plus modérés que les droits français pour les transmissions importantes hors ligne directe.
Exit tax
ApplicableL'exit tax française s'applique au moment du transfert de domicile fiscal hors de France si vous détenez plus de 800 000 € de participations ou plus de 50 % d'une société. Le Chili étant hors UE et hors EEE, le sursis automatique ne joue pas : il faut le demander expressément et constituer des garanties (nantissement, caution bancaire) à hauteur de l'impôt dû.
Impact retraite
Une convention de sécurité sociale franco-chilienne est en vigueur : elle prévoit la totalisation des périodes d'assurance vieillesse pour la retraite. Les périodes cotisées en France (CNAV) et au Chili (système AFP) peuvent être prises en compte pour l'ouverture des droits. Les pensions privées françaises versées à un résident fiscal chilien sont, pendant la période d'exonération, non imposées au Chili si non rapatriées ; au-delà, elles relèvent de la convention fiscale.
Risque de double imposition
L'exonération des revenus étrangers : l'atout fiscal du Chili
Le Chili offre un avantage fiscal qui le distingue nettement de la plupart des destinations : un étranger qui devient résident n'est imposé que sur ses revenus de source chilienne pendant ses trois premières années. Cette exonération des revenus de source étrangère est extensible à six ans sur demande auprès de l'administration fiscale (SII). Concrètement, pendant cette période, les dividendes français, les loyers d'un bien en France, les revenus d'une activité hors Chili ou une pension étrangère ne sont pas imposés au Chili.
C'est un mécanisme proche, dans son esprit, du régime des 4 ans indonésien ou de la règle des 6 ans chinoise, mais avec une durée parmi les plus généreuses au monde (jusqu'à six ans). Pour un cadre mobile, un entrepreneur à revenus internationaux ou un retraité à pension française, cela crée une fenêtre d'optimisation très intéressante, à condition de bien gérer ce qui est rapatrié ou non au Chili.
La résidence fiscale chilienne s'acquiert par un séjour de six mois consécutifs sur une année, ou de six mois non consécutifs sur deux ans. Au-delà de la période d'exonération, le résident bascule sur l'imposition mondiale au barème de l'Impuesto Global Complementario, progressif de 0 % à 40 %, mesuré en UTA (unité fiscale annuelle indexée). La convention France-Chili de 2004 évite alors la double imposition par crédit d'impôt.
Comme toujours, le visa et la résidence administrative ne suffisent pas à éteindre la résidence fiscale française. Tant que les critères de l'article 4 B du CGI sont remplis en France, l'administration française peut maintenir l'imposition mondiale, et c'est la convention qui départage. L'exonération chilienne ne dispense donc pas d'organiser sérieusement la sortie de résidence française, qui suit sa propre logique.

Banque, devises et coût de la vie dans ce pays
Le système bancaire chilien est l'un des plus solides et modernes d'Amérique latine. L'ouverture d'un compte est conditionnée à l'obtention du RUT (Rol Único Tributario), l'identifiant fiscal chilien, et généralement d'un visa de résidence. Le peso chilien est convertible et les transferts internationaux sont fluides comparés à d'autres pays de la région.
Ouvrir un compte local
≈ 10 jours
Documents requis
- RUT chilien (Rol Único Tributario), identifiant fiscal indispensable
- Visa de résidence ou justificatif de résidence temporaire
- Passeport en cours de validité
- Justificatif de domicile au Chili
- Justificatif de revenus pour certains comptes
Banques locales recommandées
Banco de Chile
Une des plus grandes banques du pays, réseau dense, expérience avec les résidents étrangers.
Banco Santander Chile
Filiale du groupe espagnol Santander, pratique pour les Européens et services internationaux.
BCI (Banco de Crédito e Inversiones)
Banque dynamique avec une bonne offre digitale, appréciée des urbains et entrepreneurs.
Mercado Pago / fintechs
Solutions de paiement digital en croissance, utiles pour démarrer rapidement avant l'ouverture d'un compte bancaire complet.
Banque française : à conserver ou fermer ?
Transferts d'argent EUR ↔ CLP
Wise
Wise fonctionne bien avec le Chili, le peso étant convertible. Utile pour rapatrier ponctuellement des fonds vers le compte chilien au meilleur taux.
Revolut
Revolut sert de compte multidevise et de carte de paiement, pratique pour conserver une épargne en euros pendant l'expatriation.
Banque classique
Les transferts internationaux sont relativement fluides comparés à d'autres pays d'Amérique latine, le Chili n'ayant pas de contrôle des changes strict. Pendant la période d'exonération fiscale, il reste avantageux de ne rapatrier que le nécessaire et de garder l'épargne hors du Chili.
Coût de la vie · Santiago
Indice Paris = 100 · Ici : 58Loyer studio centre
450 $CL/mois
Loyer T2
700 $CL/mois
Loyer T3 familial
1 000 $CL/mois
Loyer T2, Valparaíso / Viña del Mar
550 $CL/mois
Courses mensuelles
320 $CL
Transports mensuels
35 $CL
Repas midi
9 $CL
Dîner restaurant
22 $CL
Devise : Peso chilien (CLP) · 1 EUR ≈ 0.00095 CLP
RUT d'abord, puis compte : un système bancaire solide
L'ouverture d'un compte bancaire au Chili suit une logique fixe : le RUT (Rol Único Tributario), l'identifiant fiscal chilien, est indispensable. Il s'obtient auprès du Servicio de Impuestos Internos (SII) et conditionne presque toutes les démarches : compte bancaire, contrat de location, abonnements, achat de véhicule. C'est la première formalité à accomplir à l'arrivée, avant même d'envisager l'ouverture d'un compte.
Le système bancaire chilien est réputé l'un des plus solides et modernes d'Amérique latine. Banco de Chile, Santander Chile, BCI, Banco Estado et Scotiabank dominent le marché, avec des applications mobiles de bon niveau. L'ouverture d'un compte pour un étranger est possible une fois le RUT et un visa de résidence obtenus, avec un justificatif de domicile et parfois de revenus.
Contrairement à l'Argentine ou à la Tunisie, le Chili n'applique pas de contrôle des changes strict : le peso est convertible et les transferts internationaux sont relativement fluides. Cela simplifie la gestion financière transfrontalière, un atout pour les expatriés qui conservent des revenus et un patrimoine en France.
La stratégie financière la plus avantageuse découle directement du régime fiscal. Pendant la période d'exonération des revenus de source étrangère (trois à six ans), il est rationnel de ne rapatrier au Chili que les sommes nécessaires aux dépenses locales, et de conserver l'épargne et les revenus français hors du Chili. Cette organisation se réfléchit avec un conseil dès l'installation pour profiter pleinement de la fenêtre d'exonération.
Quelle couverture santé dans ce pays ?
Le Chili dispose d'un système de santé dual : public (FONASA) et privé (ISAPRE), avec des cliniques privées d'excellent niveau à Santiago. La qualité des soins privés est l'une des meilleures d'Amérique latine. Une convention de sécurité sociale franco-chilienne existe pour la retraite, mais pour la santé courante, une couverture privée locale ou internationale est recommandée.
Accord de sécurité sociale
Oui
Une convention de sécurité sociale franco-chilienne est en vigueur (signée en 1999). Elle porte principalement sur l'assurance vieillesse, l'invalidité et le décès, et prévoit la totalisation des périodes d'assurance pour la retraite entre la France (CNAV) et le Chili (système AFP). Elle ne couvre pas la totalité des risques santé courants : une couverture maladie locale ou internationale reste nécessaire.
Caisse des Français de l'Étranger (CFE)
Pertinente
250–600 €/ mois
- Maintien du rattachement à la Sécurité sociale française et couverture des soins en France
- Complément utile à une couverture santé chilienne (ISAPRE) ou internationale
- Pertinent pour les profils faisant des allers-retours avec la France
- La convention bilatérale couvre la retraite, mais la CFE reste utile pour la maladie et le rattachement français
Système de santé local
Consultation : ≈ 40 €
Les résidents cotisant au système chilien choisissent entre FONASA (système public, accessible et abordable) et une ISAPRE (assurance santé privée, qui donne accès aux cliniques privées de standard élevé). Les cliniques privées de Santiago (Clínica Las Condes, Clínica Alemana, Clínica Santa María) figurent parmi les meilleures d'Amérique latine. Beaucoup d'expatriés optent pour une ISAPRE ou une assurance internationale pour bénéficier de cet excellent secteur privé, à des tarifs inférieurs à ceux de l'Europe.
Numéros d'urgence
- SAMU (urgences médicales)131
- Carabineros (police)133
- Pompiers132
- Consulat général de France à Santiago+56 2 2470 8000
Assurances santé recommandées
ISAPRE (assurance santé privée chilienne)
Accès aux cliniques privées de haut niveau, choix le plus fréquent des cadres et expatriés au Chili.
Assurance santé internationale (Cigna, April, Allianz Care)
Couverture au premier euro et sans plafond local, pertinente pour les profils mobiles.
CFE complétée
Maintien du rattachement français et couverture des soins en France, à coupler avec une couverture locale.
Vaccins recommandés
- Vaccins de routine à jour (DT-Polio, ROR, hépatites A et B)
- Aucun vaccin obligatoire spécifique pour les zones urbaines et le centre du pays
- Vigilance altitude pour le grand nord (Atacama, altiplano)
FONASA, ISAPRE et cliniques de pointe à Santiago
Le système de santé chilien repose sur un modèle dual. Le public, FONASA (Fondo Nacional de Salud), couvre la majorité de la population à coût modéré mais avec des délais et un confort variables. Le privé, organisé autour des ISAPRE (assurances santé privées), donne accès à un réseau de cliniques de standard élevé. Tout cotisant choisit d'orienter sa cotisation santé obligatoire (7 % du salaire) vers FONASA ou une ISAPRE.
Santiago concentre des établissements privés parmi les meilleurs d'Amérique latine : Clínica Las Condes, Clínica Alemana, Clínica Santa María. La qualité des soins, des équipements et des praticiens y est comparable aux standards occidentaux, à des tarifs nettement inférieurs à ceux de l'Europe ou des États-Unis. C'est l'une des raisons pour lesquelles le Chili est considéré comme une destination confortable pour la santé, à condition d'avoir une bonne couverture privée.
La plupart des expatriés optent pour une ISAPRE ou une assurance santé internationale, qui ouvrent l'accès à ce secteur privé. Le coût d'une ISAPRE dépend de l'âge, du profil et du niveau de couverture, mais reste raisonnable comparé aux primes européennes. Les profils très mobiles préfèrent une assurance internationale au premier euro, qui couvre aussi les soins hors du Chili.
Sur la coordination avec la France, la convention de sécurité sociale franco-chilienne couvre la retraite (totalisation des périodes) mais pas l'ensemble des risques santé courants. La Caisse des Français de l'Étranger reste donc pertinente comme complément, notamment pour le rattachement français et les soins lors des retours. La combinaison courante est une ISAPRE ou une assurance internationale pour les soins sur place, complétée le cas échéant par la CFE.
Au quotidien dans ce pays
Logement, transport, langue, climat, sécurité et connectivité : le détail du quotidien.
Logement
Studio Santiago (Providencia, Las Condes, Ñuñoa) : 350-600 €. T2 Santiago : 550-900 € selon le quartier. T2 Valparaíso ou Viña del Mar : 450-700 €. Les quartiers de l'est de Santiago (Las Condes, Vitacura, Providencia) sont les plus prisés des expatriés et les plus chers.
Plateformes
Caution : Caution généralement d'un mois de loyer (mes de garantía), parfois deux. Bail souvent annuel. Le RUT est exigé pour signer un bail, ce qui implique de l'obtenir avant la recherche de logement.
Transport
Permis : Le permis français est utilisable un temps avec une traduction ; au-delà, la conversion en permis chilien est recommandée. Santiago dispose d'un métro moderne et étendu (l'un des meilleurs d'Amérique latine) et d'un réseau de bus (Red, ex-Transantiago), ce qui rend la voiture non indispensable dans la capitale. Hors de Santiago, la voiture devient utile.
Langue
L'espagnol est indispensable au quotidien : l'anglais reste limité hors des milieux internationaux et de la jeunesse urbaine éduquée. L'espagnol chilien a un accent et un vocabulaire (modismos) réputés rapides et particuliers, mais reste accessible. La communauté française est établie à Santiago, avec le Lycée français Antoine de Saint-Exupéry et l'Alliance Française.
Climat
Climat extrêmement varié sur un pays tout en longueur. Santiago et le centre : méditerranéen, étés chauds et secs, hivers doux mais avec pics de pollution. Le grand nord (Atacama) est le désert le plus aride du monde. Le sud (Patagonie, Lacs) est pluvieux, frais et venteux. Saisons inversées par rapport à la France.
Santiago : Janvier 29°C (jour) / Avril 23°C / Juillet 14°C / Octobre 23°C. Atacama : sec et ensoleillé toute l'année. Patagonie (Punta Arenas) : froid et venteux, été autour de 14°C.
Sécurité
- Le Chili reste l'un des pays les plus sûrs d'Amérique latine, mais la criminalité a augmenté depuis 2022 (vols, crime organisé), ce qui a marqué l'opinion
- Les quartiers de l'est de Santiago (Las Condes, Vitacura, Providencia) sont calmes et prisés des expatriés
- Vigilance sur les vols à la tire et les cambriolages, en hausse dans les grandes villes
- Le Chili est exposé aux séismes : se renseigner sur les consignes de sécurité sismique et les normes de construction
- Suivre les conseils du consulat et s'inscrire au registre consulaire
Internet & télécoms
Opérateurs recommandés
Entel · Movistar · Claro · WOM
Nature extrême, Santiago moderne et vigilance sismique
Le Chili est un pays-laboratoire géographique : 4 300 kilomètres du nord au sud, du désert d'Atacama, le plus aride du monde, aux glaciers de Patagonie, en passant par la vallée centrale méditerranéenne et la cordillère des Andes omniprésente. Cette diversité offre un cadre de vie naturel exceptionnel, du ski en hiver austral aux vignobles de la vallée centrale, des plages du Pacifique aux grands espaces du sud.
Santiago, la capitale où vit la majorité de la communauté française, est une métropole moderne et organisée. Son métro est l'un des meilleurs d'Amérique latine, ce qui rend la voiture non indispensable en ville. Les quartiers de l'est (Las Condes, Vitacura, Providencia, Ñuñoa) concentrent les expatriés, les écoles internationales, le Lycée français et les commodités, dans un cadre confortable au pied des Andes.
L'espagnol est indispensable au quotidien : l'anglais reste limité hors des milieux internationaux. L'espagnol chilien, réputé rapide et riche en expressions locales, demande un temps d'adaptation même pour les hispanophones, mais reste accessible avec de la pratique. La communauté française, structurée autour du Lycée Antoine de Saint-Exupéry et de l'Alliance Française, facilite l'intégration.
Deux points de vigilance distinguent le Chili. D'abord la sismicité : le pays est l'un des plus exposés au monde aux tremblements de terre, ce qui impose de connaître les consignes de sécurité, même si les normes de construction sont parmi les plus strictes au monde. Ensuite la sécurité : longtemps considéré comme le pays le plus sûr d'Amérique latine, le Chili a connu une hausse de la criminalité depuis 2022 (vols, crime organisé) qui a marqué l'opinion, sans pour autant le faire descendre au niveau des pays les plus touchés de la région. La vigilance urbaine habituelle reste de mise.

Les Français dans ce pays
Chiffres officiels du registre consulaire, villes les plus prisées, associations et écoles françaises.
Inscrits au registre (source MAE, 2024)
11 000
Communauté réelle estimée 30 à 60 % supérieure (non-inscrits).
- Santiago8 000
- Valparaíso / Viña del Mar1 200
- Concepción600
- Nord (Antofagasta) et sud1 200
Associations & réseaux
Section chilienne de l'Union des Français de l'Étranger, entraide et événements.
Réseau professionnel franco-chilien, accompagnement des entreprises et des cadres.
Réseau culturel et linguistique français présent à Santiago et dans plusieurs villes.
Groupes & forums
- Français au ChiliFacebook
- Français à SantiagoFacebook
- r/chileReddit
Écoles françaises
Lycée français Antoine de Saint-Exupéry
Santiago
Alliance Française et établissements partenaires
Santiago, Valparaíso, Concepción
Une communauté française installée à Santiago
La communauté française du Chili, estimée à plusieurs milliers de personnes inscrites au registre consulaire selon les données 2024, est concentrée à Santiago, où se trouvent les entreprises françaises (énergie, mines, infrastructures, agroalimentaire, retail), les institutions et le réseau scolaire. Des pôles secondaires existent à Valparaíso, Viña del Mar et Concepción.
Le Lycée français Antoine de Saint-Exupéry, à Santiago, est le pilier de la communauté pour les familles : établissement de référence du réseau AEFE, il scolarise de la maternelle au baccalauréat. L'Alliance Française, présente dans plusieurs villes, complète le dispositif culturel et linguistique. Pour les familles attachées au cursus français, ce réseau est un facteur d'installation déterminant.
Le profil dominant de la communauté française est professionnel et familial : cadres d'entreprises, ingénieurs (notamment dans les mines et l'énergie, secteurs clés du Chili), entrepreneurs, et de plus en plus de profils attirés par le cadre de vie et l'avantage fiscal des premières années. La Chambre de Commerce franco-chilienne est active et constitue un bon point d'entrée pour le réseautage.
Le Chili attire un profil d'expatrié souvent sensible à la nature, au plein air et à la stabilité relative du pays dans le contexte sud-américain. La communauté est moins nombreuse qu'en Argentine ou au Brésil, mais bien structurée. L'intégration durable passe par la maîtrise de l'espagnol et par l'appui sur la communauté pour décrypter les codes locaux, notamment pour le logement, les écoles et les démarches administratives post-réforme migratoire.
Retraite, chômage et droits sociaux dans ce pays
L'expatriation a des conséquences directes sur vos droits français. Voici ce qu'il faut savoir.
Convention de totalisation
Existante
Une convention de sécurité sociale franco-chilienne est en vigueur (signée en 1999). Elle porte sur l'assurance vieillesse, l'invalidité et le décès, et prévoit la totalisation des périodes d'assurance entre la France (CNAV) et le Chili (système AFP) pour l'ouverture des droits à pension. C'est un atout par rapport aux destinations sans convention. Détails sur cleiss.fr.
Système de retraite local
Système de retraite chilien fondé sur la capitalisation individuelle obligatoire via les AFP (Administradoras de Fondos de Pensiones), modèle créé en 1981. Cotisation salarié d'environ 10 % du salaire vers un compte individuel, plus la cotisation santé. Une réforme des retraites a été engagée pour renforcer la composante solidaire. Les périodes peuvent être totalisées avec la France au titre de la convention bilatérale.
Impact assurance chômage
Le Chili dispose d'une assurance chômage (Seguro de Cesantía) financée par des cotisations. Les droits Pôle Emploi français ne sont pas transférables vers le Chili via le formulaire U2, ce mécanisme étant réservé à l'UE. La convention bilatérale couvre principalement la retraite et l'invalidité.
Congés maternité / paternité
Congé maternité chilien relativement protecteur (postnatal étendu). Les prestations familiales relèvent du système chilien pour les cotisants. Pour un Français exerçant au Chili, le régime local s'applique, avec coordination des droits retraite via la convention bilatérale.
Préserver ses droits français
- Profiter de la convention bilatérale : les périodes cotisées aux AFP sont totalisables avec la CNAV pour la retraite
- Pendant la période d'exonération des revenus étrangers (3 à 6 ans), une pension française non rapatriée n'est pas imposée au Chili
- Conserver le PEA, PER et assurance-vie en France, gérables à distance
- Le visa Jubilado permet de s'installer sur la base d'une pension d'environ 1 000 USD/mois
- Renvoyer chaque année le certificat de vie demandé par les caisses françaises
Retraite au Chili : convention bilatérale et fenêtre d'exonération
Le Chili combine deux atouts pour la retraite. D'abord, une convention de sécurité sociale franco-chilienne en vigueur depuis le début des années 2000, qui prévoit la totalisation des périodes d'assurance vieillesse entre la France et le Chili. Pour un actif ayant cotisé dans les deux pays, les périodes s'additionnent pour l'ouverture des droits, ce qui protège les carrières partagées, contrairement aux destinations sans convention.
Ensuite, l'exonération des revenus de source étrangère pendant les trois à six premières années de résidence. Pour un retraité français qui s'installe au Chili, sa pension française, si elle n'est pas rapatriée au Chili, n'est pas imposée localement pendant cette fenêtre. C'est un avantage fiscal réel sur les premières années, à condition de bien organiser ses flux financiers entre la France et le Chili.
Le visa Jubilado (retraité) facilite l'installation : il suffit de justifier d'une pension régulière d'environ 1 000 dollars par mois. Combiné au coût de la vie modéré (plus élevé qu'ailleurs en Amérique latine mais inférieur à la France) et à la qualité du système de santé privé, le Chili offre un cadre de retraite confortable, dans un environnement naturel exceptionnel.
La pension française se perçoit sans difficulté au Chili, le pays n'ayant pas de contrôle des changes strict, sous réserve du certificat de vie annuel. Les points de vigilance sont la distance avec la France (vol long), l'exposition sismique et la hausse récente de la criminalité urbaine. Pour la santé, la convention couvre la retraite mais une couverture privée (ISAPRE ou assurance internationale), complétée éventuellement par la CFE, reste recommandée.
Les pièges à éviter dans ce pays
Les erreurs les plus fréquentes commises par les Français qui s'installent, directement issues de témoignages et retours d'expatriés.
- 01
Ne pas exploiter la fenêtre d'exonération des revenus étrangers
Beaucoup d'expatriés ignorent que les revenus de source étrangère sont exonérés pendant 3 ans (extensible à 6) et rapatrient inutilement leurs revenus français au Chili, les rendant potentiellement imposables ou compliquant leur situation.
Conséquence
Avantage fiscal majeur gâché, imposition évitable sur des revenus qui auraient pu rester exonérés.
Solution
Organiser ses flux financiers avec un fiscaliste dès l'installation : ne rapatrier que le nécessaire, demander l'extension à 6 ans en temps voulu, garder l'épargne hors du Chili pendant la fenêtre.
- 02
Sous-estimer la réforme migratoire de 2021
Il n'est plus possible, dans la plupart des cas, d'entrer comme touriste puis de régulariser sur place. Les visas doivent désormais être demandés depuis l'étranger avant l'arrivée.
Conséquence
Projet bloqué ou retardé, obligation de quitter le pays pour régulariser, perte de temps et de frais.
Solution
Anticiper la demande de visa depuis la France auprès du consulat du Chili, avant le départ. Se renseigner sur les catégories actuelles via le Servicio Nacional de Migraciones.
- 03
Négliger l'espagnol
L'anglais est peu pratiqué hors des milieux internationaux. L'espagnol chilien, rapide et riche en expressions locales, est indispensable pour la vie quotidienne et les démarches.
Conséquence
Isolement, démarches administratives difficiles, intégration limitée.
Solution
Apprendre l'espagnol avant et après le départ. S'habituer aux modismos chiliens demande du temps mais s'acquiert avec la pratique.
- 04
Ignorer le risque sismique
Le Chili est l'un des pays les plus sismiques au monde. Les nouveaux arrivants ne connaissent pas toujours les consignes de sécurité en cas de tremblement de terre.
Conséquence
Réaction inadaptée en cas de séisme, stress, mauvais choix de logement.
Solution
Se renseigner sur les consignes de sécurité sismique dès l'arrivée. Choisir un logement aux normes parasismiques (les normes chiliennes sont parmi les plus strictes au monde).
- 05
Surestimer la sécurité historique du pays
Le Chili a longtemps été le pays le plus sûr d'Amérique latine, mais la criminalité a augmenté depuis 2022. Arriver avec une confiance excessive expose à des vols ou cambriolages.
Conséquence
Vols, cambriolages, mauvaises surprises dans certains quartiers.
Solution
Adopter une vigilance urbaine normale, privilégier les quartiers résidentiels de l'est de Santiago, suivre les conseils de la communauté et du consulat.
Toutes les sources et liens officiels
Pour aller plus loin et vérifier vos informations directement à la source.
Sources officielles
Communauté & réseaux
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Articles approfondis liés à Chili : guide complet, erreurs à éviter, comparatifs.
Voir les articles ChiliFoire aux questions
Les questions les plus posées par les Français qui envisagent l'expatriation. Toutes les réponses sont structurées pour Google (Schema.org FAQPage).
- Un étranger nouvellement résident n'est imposé que sur ses revenus de source chilienne pendant ses trois premières années, exonération extensible à six ans sur demande auprès du SII. Pendant cette période, les revenus de source étrangère (pension, dividendes, loyers français) non rapatriés au Chili ne sont pas imposés localement. C'est l'un des avantages fiscaux les plus généreux au monde pour les expatriés.
- Un visa de résidence temporaire, demandé depuis l'étranger depuis la réforme migratoire de 2021. Pour les retraités, le visa Jubilado (pension d'environ 1 000 USD/mois) ; pour les rentiers, le visa Rentista (revenus passifs d'environ 1 500 USD/mois). Valable un an, renouvelable, il ouvre la résidence définitive après deux ans.
- Oui. Une convention bilatérale est en vigueur depuis le début des années 2000. Elle couvre l'assurance vieillesse, l'invalidité et le décès, et prévoit la totalisation des périodes d'assurance entre la CNAV française et le système AFP chilien pour la retraite. C'est un atout face aux destinations sans convention.
- Le Chili reste l'un des pays les plus sûrs d'Amérique latine, mais la criminalité a augmenté depuis 2022 (vols, cambriolages, crime organisé), ce qui a marqué l'opinion. Les quartiers résidentiels de l'est de Santiago sont calmes et prisés des expatriés. La vigilance urbaine habituelle reste de mise, et le pays est par ailleurs très exposé au risque sismique.
- Santiago est l'une des villes les plus chères d'Amérique latine, mais le coût de la vie global reste environ 40 % inférieur à celui de Paris. Le logement dans les quartiers prisés de l'est de Santiago, souvent indexé en UF, est le poste le plus élevé. Les régions et villes secondaires sont plus abordables.
- Oui. L'anglais est peu pratiqué hors des milieux internationaux et de la jeunesse urbaine éduquée. L'espagnol est nécessaire pour la vie quotidienne, les démarches administratives et l'intégration. L'espagnol chilien, rapide et riche en expressions locales, demande un temps d'adaptation mais reste accessible.
- Selon les données consulaires 2024, plusieurs milliers de Français sont inscrits au registre, principalement à Santiago. La communauté, structurée autour du Lycée français Antoine de Saint-Exupéry et de l'Alliance Française, est moins nombreuse qu'en Argentine ou au Brésil mais bien organisée.
