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🇰🇭 Retraite · Cambodge

Prendre sa retraite au Cambodge en tant que Français

Cette page réunit ce qui décide d'un projet de retraite au Cambodge : le versement de votre pension française, la fiscalité applicable, la coordination des droits et la couverture santé. Pour le cadre général commun à toutes les destinations, voyez notre guide complet de la retraite à l'étranger.

Retraite au Cambodge : coût imbattable, fiscalité à clarifier

Le Cambodge n'est pas dans la coordination européenne de sécurité sociale, mais une pension française se perçoit en y résidant avec le certificat de vie annuel. Le visa ER, simple et peu coûteux, est conçu pour les retraités.

L'argument est le coût de la vie, parmi les plus bas. Mais la doctrine française sur le centre des intérêts économiques d'un retraité vivant de sa seule pension est un point spécifique et déterminant, à clarifier impérativement avec son centre des impôts avant le départ.

Le poste santé, sans équivalent du formulaire S1 et avec évacuation régionale fréquente, doit être sérieusement budgété. Le Cambodge convient aux retraités autonomes ayant sécurisé en amont leur situation fiscale française.

Convention de totalisation

Pas de convention de totalisation : Aucune convention de totalisation des droits à la retraite entre la France et le Cambodge (confirmé CLEISS). Les cotisations versées au NSSF cambodgien (2 % salarié depuis 2022) ne valident aucun trimestre CNAV français. En l'absence de convention, chaque année passée au Cambodge sans cotisation volontaire à la CFE (option assurance retraite) est une année de retraite française définitivement perdue. La cotisation CFE retraite est vivement recommandée.

Système de retraite local

Le Cambodge a lancé son système de retraite national (NSSF, National Social Security Fund) le 1er juillet 2022. Le taux de cotisation est de 4 % du salaire (2 % employeur + 2 % salarié), plafonné à 1 200 000 KHR/mois. Les droits sont ouverts à 60 ans minimum avec au moins 12 mois de cotisation. Le système est très récent et les prestations restent modestes.

Impact fiscal sur la pension

Aucune convention de sécurité sociale ni de totalisation des droits à la retraite entre la France et le Cambodge (confirmé CLEISS). Les années cotisées au NSSF cambodgien ne valident aucun trimestre CNAV français. Chaque année au Cambodge sans cotisation volontaire à la CFE (option retraite) est une année de retraite française définitivement perdue. Cotisation CFE recommandée dès la première année.

Attention à la nature de votre pension : les pensions privées sont en principe imposables dans l'État de résidence, les pensions publiques dans l'État qui les verse. Un ancien fonctionnaire reste donc le plus souvent imposé en France. Voir la règle en détail.

Titre de séjour du retraité

Visa de retraite (ER)

  • Âge minimum 55 ans, seule condition réellement codifiée
  • Justifier être retraité et ne plus exercer d'activité professionnelle
  • Prouver des ressources suffisantes (pension, épargne, rente) : aucun seuil de revenu ni dépôt bancaire n'est fixé par les textes, la pratique varie selon l'agent et le bureau d'immigration
  • Visa E initial obtenu à l'arrivée ou en ligne (35 USD)
  • Demande d'extension ER via agent agréé (environ 275 à 300 USD par an tout compris)
  • Passeport valide, photo d'identité récente

Couverture santé du retraité

La Caisse des Français de l'Étranger est pertinente ici, pour une cotisation indicative de 50 à 200 € par mois. Elle rembourse sur la base des tarifs français, ce qui suppose une complémentaire là où les soins coûtent plus cher qu'en France. Comprendre le mécanisme.

  • Couverture santé de base avec possibilité de complément via mutuelle expat
  • Maintien du lien avec la Sécurité sociale française
  • Option cotisation retraite (validation de trimestres CNAV), cruciale en l'absence de convention
  • Couverture lors des retours temporaires en France
  • Remboursements partiels des soins dans les établissements conventionnés (Bangkok, Singapour)

Préserver ses droits français

  • Cotiser à la CFE (option assurance retraite) dès la première année pour valider des trimestres CNAV
  • Ouvrir ou maintenir un PER en France pour défiscaliser et compléter la retraite
  • Conserver son PEA et son assurance-vie en France (pas de fermeture obligatoire à l'expatriation)
  • Anticiper l'absence de convention de totalisation : chaque année compte double (perdue côté France ET peu de droits côté Cambodge)
  • Prévoir un budget épargne suffisant : le NSSF cambodgien ne remplacera pas la retraite française

Chômage et fin de carrière

Aucune allocation chômage au Cambodge. Les droits ARE français sont suspendus pendant l'expatriation et reprennent au retour en France sous conditions (ne pas avoir dépassé le délai de rechargement de ses droits). Les expatriés salariés au Cambodge perdent leur affiliation à l'assurance chômage française.

Questions fréquentes

Quel est le meilleur visa pour s'installer durablement au Cambodge ?

Le visa ordinaire E (35 USD à l'arrivée) est le sésame universel. Il se renouvelle indéfiniment par tranches de 1, 3, 6 ou 12 mois sans quitter le pays. Pour les retraités (55+), le visa ER (environ 275–300 USD/an via agent) est simple et peu coûteux. Pour les salariés locaux, le visa EB + permis de travail est obligatoire depuis le durcissement de 2024. Les télétravailleurs pour des employeurs étrangers utilisent généralement le visa E sans démarche supplémentaire.

Ma retraite française est-elle préservée si je travaille au Cambodge ?

Non, automatiquement. Il n'existe aucune convention de totalisation des droits à la retraite entre la France et le Cambodge. Vos années travaillées au Cambodge ne valident aucun trimestre CNAV français. Pour ne pas perdre vos droits retraite français, cotisez volontairement à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger, option assurance retraite) dès votre première année au Cambodge. Le coût mensuel est de 45 à 150 EUR selon votre âge et votre niveau de revenus de référence.