Partir en Thaïlande : pour qui, avantages et inconvénients
La Thaïlande se prépare à l'envers des destinations européennes : l'entrée est facile, le coût de la vie bas, mais travailler y est strictement encadré et la protection sociale n'existe pas pour un étranger. Le projet tient si vos revenus viennent d'ailleurs.
Ça marche bien pour
- Vous télétravaillez pour des clients ou un employeur hors de Thaïlande : le visa DTV a été conçu pour ce profil, avec une condition de fonds disponibles de 500 000 bahts.
- Vous êtes retraité, avez plus de 50 ans et des revenus réguliers : le visa O-A demande 65 000 bahts de revenus mensuels ou 800 000 bahts sur un compte thaïlandais.
- Vous cherchez un coût de la vie nettement inférieur : hors quartiers premium de Bangkok et des îles, le budget logement se compte en centaines d'euros, pas en milliers.
- Vous acceptez de payer votre santé : les hôpitaux privés sont excellents et bien moins chers qu'en France, mais rien n'est remboursé sans assurance.
À réfléchir à deux fois si
- Vous comptez trouver un emploi local : tout travail exige un permis, et une liste de métiers reste réservée aux Thaïlandais, ramenée de 39 à 20 occupations par le décret publié au Journal officiel en février 2022.
- Vous voulez créer une entreprise seul : le Foreign Business Act restreint de nombreuses activités aux sociétés majoritairement thaïlandaises, et les montages de complaisance sont sanctionnés.
- Vous pensez que les revenus étrangers échappent à l'impôt : depuis 2024, un résident fiscal thaïlandais, c'est-à-dire présent au moins 180 jours dans l'année, est imposable sur ses revenus étrangers rapatriés en Thaïlande.
- Vous comptez sur une couverture santé publique : il n'y en a pas pour un étranger sans emploi local déclaré. L'assurance privée n'est pas une option, c'est le socle du budget.
- Vous voulez un statut stable à long terme : la plupart des visas se renouvellent chaque année et dépendent de conditions financières, sans voie simple vers la résidence permanente.
Les avantages
Un coût du logement sans comparaison
Un deux-pièces dans un quartier central de Bangkok se loue couramment entre 18 000 et 30 000 bahts, et entre 10 000 et 18 000 bahts à Chiang Mai. Le budget logement d'une famille y reste une fraction de celui d'une grande ville française.
Des visas pensés pour les revenus étrangers
Le DTV pour les télétravailleurs, le O-A pour les plus de 50 ans, le LTR pour les hauts revenus et les retraités aisés : la Thaïlande a structuré son offre autour des gens qui dépensent sur place un revenu gagné ailleurs.
Une médecine privée de très bon niveau
Les grands hôpitaux internationaux de Bangkok pratiquent des tarifs très inférieurs aux prix occidentaux pour une qualité comparable, ce qui explique le tourisme médical.
Un climat et un cadre de vie constants
Pas d'hiver, une offre de services à la personne accessible, et des liaisons aériennes denses vers toute l'Asie.
Les inconvénients
Le travail local est verrouillé
Permis de travail obligatoire pour toute activité, y compris bénévole, et métiers réservés aux nationaux. Un permis délivré ne dispense jamais de ces interdictions.
L'impôt sur les revenus rapatriés
Depuis 2024, les revenus étrangers rapatriés par un résident fiscal sont imposables au barème progressif thaïlandais, de 0 à 35 %. Tout assouplissement annoncé ne s'applique qu'une fois publié au Journal officiel.
Aucune protection sociale automatique
Ni sécurité sociale, ni allocations, ni retraite locale pour un étranger non salarié. L'adhésion à la Caisse des Français de l'étranger ou une assurance privée est le seul filet.
Des statuts renouvelables, jamais définitifs
Les visas se renouvellent, avec déclaration d'adresse tous les 90 jours et conditions financières à maintenir. Un changement de règle peut modifier votre situation d'une année sur l'autre.
La langue et l'écriture
Le thaï utilise un alphabet propre et reste indispensable hors des zones touristiques, pour l'administration, la santé publique et la vie de quartier.
SourcesRevenue Department, administration fiscale thaïlandaiseMinistère du Travail thaïlandaisAmbassade royale de Thaïlande en France, visas
Les étapes pour s'installer en Thaïlande, dans l'ordre
Le calendrier thaïlandais se joue surtout sur le visa et sur la preuve de ressources. Le reste s'organise vite une fois sur place.
6 mois avant
Choisir le visa et vérifier les conditions financières
DTV, O-A, LTR ou Non-Immigrant B : chacun a son seuil et ses justificatifs. Les fonds demandés doivent souvent être disponibles depuis plusieurs mois, c'est la contrainte à anticiper en premier.
3 mois avant
Assurance santé
Certains visas l'exigent formellement, et dans tous les cas rien n'est pris en charge sans elle. Comparez une assurance au premier euro et le couple CFE plus complémentaire, selon votre âge et vos retours prévus en France.
2 mois avant
Déposer la demande de visa
Les demandes se déposent auprès de l'ambassade ou du consulat compétent, avec dossier financier, casier et parfois certificat médical. Les délais varient selon le type de visa.
1 mois avant
Clore le dossier français
Déclaration de changement d'adresse aux impôts, résiliations, inscription au registre des Français établis hors de France et, si vous partez travailler, vérification de votre situation sociale.
Première semaine
Logement, compte et téléphone
Les baux se signent souvent pour un an, avec deux mois de caution. L'ouverture de compte bancaire dépend du visa détenu et de la banque, elle est plus simple avec un visa long séjour.
Dans les 90 jours
Déclarations d'immigration
Notification d'adresse tous les 90 jours auprès de l'immigration, et autorisation de retour (re-entry permit) avant tout voyage hors du pays si votre visa l'exige.
Avant la fin de l'année fiscale
Faire le point fiscal
Au-delà de 180 jours de présence, vous devenez résident fiscal thaïlandais. Organisez vos rapatriements de fonds en connaissance de cause et vérifiez votre situation avec la convention France-Thaïlande.
SourcesAmbassade royale de Thaïlande en France, visasRevenue Department, administration fiscale thaïlandaiseCaisse des Français de l'étranger
Quel visa pour s'installer en Thaïlande ?
La Thaïlande propose l'écosystème visa le plus complet d'Asie du Sud-Est pour les expatriés français. Le visa DTV (2024) est le meilleur visa digital nomad de la région : 5 ans, 180 jours par entrée. Les retraités disposent du visa O-A (dès 50 ans) ou du LTR avec avantages fiscaux pour les patrimoines élevés. Les salariés passent par le visa Non-Immigrant B associé à un permis de travail.
Visa Non-Immigrant B + Permis de travail
Durée
1 an
- Contrat de travail signé avec un employeur thaïlandais agréé
- Diplôme universitaire ou équivalent selon le poste
- Lettre de sponsoring et lettre d'offre de l'employeur
- L'employeur doit justifier d'un ratio de 4 employés thaïs par expatrié
- Casier judiciaire vierge + bilan médical
- Délai estimé
- 14 j à 45 j
- Coût total
- 200 à 800 €
Le permis de travail (Work Permit) est indispensable, exercer sans lui est un délit pénal en Thaïlande. Il est lié à l'employeur : tout changement de poste nécessite un nouveau permis. Frais généralement pris en charge par l'employeur.
Visa DTV (Destination Thailand Visa)
Durée
5 ans
- 500 000 THB (~13 000 €) de solde bancaire depuis au moins 90 jours consécutifs
- Contrat de travail ou attestation d'employeur étranger (hors Thaïlande)
- Passeport valide minimum 6 mois
- Photo récente (moins de 6 mois)
- Demande à déposer auprès de l'ambassade thaïlandaise à Paris
- Délai estimé
- 14 j à 30 j
- Coût total
- 260 €
Le DTV (lancé en juillet 2024) est valable 5 ans avec des séjours de 180 jours par entrée, extensibles une fois de 180 jours. Il n'autorise pas le travail pour des entreprises thaïlandaises. Attention : résider plus de 180 jours/an déclenche la résidence fiscale thaïlandaise et l'obligation de déclarer les revenus étrangers rapatriés.
Visa Non-Immigrant O-A (Retraite)
Durée
1 an
- Avoir 50 ans minimum (pas de limite d'âge supérieure)
- 800 000 THB (~20 800 €) en banque thaïlandaise, OU revenus mensuels ≥ 65 000 THB (~1 690 €) attestés
- Assurance santé obligatoire : couverture ambulatoire ≥ 40 000 THB, hospitalisation ≥ 400 000 THB
- Casier judiciaire vierge du pays d'origine
- Bonne santé générale (formulaire médical requis)
- Délai estimé
- 14 j à 30 j
- Coût total
- 52 à 200 €
Renouvelable indéfiniment chaque année. Obligation de notifier l'immigration de son adresse tous les 90 jours (TM.30, en ligne ou en personne). Un Re-Entry Permit est nécessaire pour chaque sortie du territoire sous peine d'annulation du visa.
Visa LTR (Long-Term Resident)
Durée
Permanent
- LTR-P (retraité aisé, 50+) : revenus passifs ou pension ≥ 80 000 USD/an
- LTR-W (patrimoine global) : actifs ≥ 1 M USD + revenus 80 000 USD/an OU investissement ≥ 500 000 USD en Thaïlande
- Assurance santé 40 000/400 000 THB (ambulatoire/hospitalisation)
- Passeport valide + justificatifs financiers certifiés
- Délai estimé
- 30 j à 90 j
- Coût total
- 1 300 €
Avantage fiscal unique : taux d'imposition plafonné à 17 % sur les revenus de source étrangère. Permis de travail numérique simplifié inclus. Géré par le Board of Investment (BOI), dossier complexe, conseiller un avocat local.
SMART Visa (catégorie S, Startup)
Durée
2 ans
- Startup certifiée par la NIA (Agence nationale d'innovation) ou la DEPA (Agence de promotion de l'économie numérique) dans un secteur ciblé
- Détenir ≥ 25 % du capital ou être directeur de l'entreprise certifiée
- 600 000 THB (~15 600 €) en banque depuis au moins 3 mois
- Assurance santé complète pour toute la durée du séjour
- Délai estimé
- 30 j à 90 j
- Coût total
- 260 à 500 €
Réforme 2025 : uniquement pour les startups déjà constituées et certifiées en Thaïlande. Le SMART Visa exonère du permis de travail pour l'activité certifiée. Secteurs ciblés : numérique, robotique, électronique intelligente, médical, agrotech, logistique.
Visa Non-Immigrant ED (Étudiant)
Durée
1 an
- Lettre d'acceptation d'un établissement thaïlandais accrédité (université, école de langue, académie de Muay Thai homologuée)
- Preuve de ressources financières suffisantes pour le séjour
- Passeport valide 6 mois minimum
- Délai estimé
- 14 j à 30 j
- Coût total
- 52 à 150 €
Le visa ED n'autorise aucune activité rémunérée en Thaïlande. Utilisé pour les cours de langue thaïe, les masters internationaux, ou les formations sportives agréées. Renouvelable tant que l'inscription est active.
Ambassade en France
Ambassade du Royaume de Thaïlande en France
8, rue Greuze, 75116 Paris
Registre des Français à l'étranger
RecommandéL'inscription au registre des Français établis hors de France est facultative mais fortement recommandée. Elle facilite les démarches consulaires, le vote aux élections françaises et permet d'être contacté en cas d'urgence ou de crise.
- Carte consulaire (pièce d'identité facilitée pour certaines démarches locales)
- Vote aux élections françaises (présidentielle, législatives, européennes, consulaires)
- Délivrance simplifiée de passeport et d'actes d'état civil à Bangkok
- Alertes sécurité et messages d'urgence de l'ambassade
Visas O-A, O-X, LTR et Elite : lequel pour quel profil
La Thaïlande n'est pas dans l'Union européenne et propose plusieurs visas de long séjour, surtout orientés retraités et profils aisés. Le visa O-A, destiné aux plus de 50 ans, est annuel et renouvelable, avec un dépôt bancaire de l'ordre de 800 000 bahts ou un justificatif de revenu équivalent. Le visa O-X, plus long, exige un dépôt nettement supérieur et n'est ouvert qu'à certaines nationalités.
Le visa LTR, Long Term Resident, est devenu un dispositif central pour les retraités et profils fortunés : il offre une durée de dix ans et un cadre fiscal avantageux, sous conditions de revenus élevés ou d'investissement. Les programmes de type Elite ou Privilege offrent un séjour long contre un droit d'entrée forfaitaire, sans condition d'âge ni de dépôt bancaire bloqué.
Le choix du visa n'est pas qu'une question de confort administratif : il a depuis 2024 un impact fiscal direct, car certains visas ouvrent droit à des exemptions que les résidents fiscaux classiques n'ont plus. C'est l'arbitrage central à faire avant de s'installer, idéalement avec un conseil spécialisé.

Trouver un emploi en Thaïlande
Travailler en Thaïlande n'est pas un projet d'opportunité : c'est un projet de dossier. Le cadre juridique est strict et s'applique quelle que soit la durée de l'activité.
Diplômes et professions réglementées
Le permis de travail est obligatoire pour toute activité exercée sur le territoire, même ponctuelle ou non rémunérée. Il est rattaché à un employeur et à un poste précis : changer d'emploi suppose un nouveau permis. Une liste de métiers reste réservée aux Thaïlandais, ramenée de 39 à 20 occupations par le décret publié en février 2022, et un permis délivré ne dispense jamais de ces interdictions. Côté entreprise, le Foreign Business Act réserve ou conditionne de nombreuses activités aux sociétés majoritairement thaïlandaises. Les diplômes français ne font l'objet d'aucune procédure d'équivalence générale : ce sont l'employeur et, pour certaines professions, l'autorité sectorielle qui décident.
Salaires de référence
| Métier ou repère | Salaire brut annuel | Précision |
|---|---|---|
| Salaire minimum légal | 337 à 400 bahts par jour | selon la province, 400 bahts à Bangkok et Phuket |
Les niveaux de rémunération locaux sont sans rapport avec les revenus d'un télétravailleur ou d'un retraité étranger : c'est l'écart entre revenu étranger et coût local qui fait l'intérêt financier de la destination, pas le salaire thaïlandais.
Où chercher
- Les filiales de groupes internationaux et les entreprises françaises implantées à Bangkok, qui parrainent les permis de travail.
- L'enseignement, en école internationale ou en centre de langues, principal débouché salarié pour un francophone.
- Le tourisme et l'hôtellerie haut de gamme, sur des postes d'encadrement, les postes d'exécution étant réservés aux nationaux.
- La création d'entreprise avec des associés thaïlandais, à examiner avec un juriste local avant tout engagement financier.
SourcesMinistère du Travail thaïlandaisRevenue Department, administration fiscale thaïlandaise
Dans quelle ville ou région s'installer en Thaïlande ?
Les fourchettes de loyer ci-dessous sont des ordres de grandeur de marché relevés sur la fiche, en bahts par mois pour un logement meublé. Le choix se fait surtout entre accès aux soins, présence francophone et calme.
Bangkok
Loyer de référence : 18 000 à 30 000 bahts pour un deux-pièces central
Emploi international, hôpitaux de référence, écoles françaises et liaisons aériennes : la ville des projets qui demandent des infrastructures.
- La plus grande communauté française du pays
- Hôpitaux internationaux et écoles françaises
- Métro aérien et souterrain étendus
- Pollution de l'air marquée une partie de l'année
- Loyers les plus élevés du pays dans les quartiers centraux
- Chaleur et densité urbaine
Chiang Mai
Loyer de référence : 10 000 à 18 000 bahts pour un deux-pièces
Télétravailleurs et retraités cherchant un coût bas, un climat plus tempéré et une ville à taille humaine.
- Coût de la vie parmi les plus bas
- Communauté de télétravailleurs installée
- Accès rapide à la montagne et au nord du pays
- Épisodes de pollution agricole importants en saison sèche
- Offre médicale inférieure à Bangkok
- Moins de liaisons internationales directes
Phuket et Koh Samui
Loyer de référence : Proche des niveaux bangkokois sur le littoral
Vie insulaire et mer au quotidien, avec des services qui se sont fortement développés.
- Cadre balnéaire toute l'année
- Communauté française présente
- Hôpitaux privés de bon niveau à Phuket
- Coûts tirés par le tourisme
- Saison des pluies marquée
- Insularité et dépendance aux liaisons aériennes
Hua Hin et Pattaya
Loyer de référence : Entre Chiang Mai et Bangkok
Retraités privilégiant la proximité de Bangkok et un coût modéré, avec la mer à portée.
- À quelques heures de Bangkok par la route
- Services orientés résidents étrangers
- Loyers plus abordables qu'à Phuket
- Villes très marquées par le tourisme
- Offre culturelle limitée
- Qualité variable des constructions récentes
Banque, devises et coût de la vie en Thaïlande
Ouvrir un compte bancaire en Thaïlande est devenu plus exigeant depuis les renforcements KYC de 2024 : seuls les détenteurs de visa long-séjour peuvent accéder aux principales banques. Wise reste indispensable pour les transferts EUR↔THB. Bangkok Bank et Kasikorn Bank sont les meilleures options pour les expatriés.
Ouvrir un compte local
≈ 7 jours
Documents requis
- Passeport original valide
- Visa long-séjour en cours de validité (Non-B, O-A, LTR, DTV, visa touristique refusé depuis 2024)
- Preuve de domicile en Thaïlande (bail enregistré ou Certificate of Residence)
- Dépôt minimum 500 à 1 000 THB selon l'agence
Banques locales recommandées
Bangkok Bank
Plus grande banque thaïlandaise, réseau international étendu (succursales à Paris et Lyon), service clientèle multilingue, fiable pour les virements internationaux
Kasikorn Bank (KBank)
Application mobile K PLUS largement reconnue comme la meilleure d'Asie du Sud-Est, très accessible pour les expatriés, banque en ligne réactive
SCB (Siam Commercial Bank)
Réseau d'agences étendu, bonne interface numérique, performant pour les virements entrants depuis l'étranger
Banque française : à conserver ou fermer ?
Transferts d'argent EUR ↔ THB
Wise
Wise (ex-TransferWise) est la solution de référence pour les virements EUR↔THB. Taux de change quasi-interbancaire, frais de 0,4 à 0,7 %, délai 1–2 jours ouvrés. Bangkok Bank dispose d'une passerelle Wise intégrée.
Revolut
Revolut Standard ou Premium convient pour les petites dépenses et retraits aux ATM en Thaïlande. La conversion en THB se fait au taux interbancaire (attention aux heures de marché fermé le week-end). Pas de compte THB natif.
Banque classique
Les banques françaises traditionnelles prélèvent 25–60 € par virement international avec un spread de change de 1,5–3 %. À éviter pour les gros montants récurrents, utiliser Wise à la place.
Compte multi-devises et virements internationaux au taux de change réel, sans frais cachés. Pratique pour jongler entre euros et monnaie locale une fois installé.
Lien partenaire : nous pouvons percevoir une commission, sans aucun surcoût pour vous.
Coût de la vie · Bangkok
Indice Paris = 100 · Ici : 55Loyer studio centre
314 €/mois
≈ 12 026 THB
Loyer T2
562 €/mois
≈ 21 525 THB
Loyer T3 familial
1 500 €/mois
≈ 57 450 THB
Loyer T2, Chiang Mai
340 €/mois
≈ 13 022 THB
Courses mensuelles
157 €
≈ 6 013 THB
Transports mensuels
31 €
≈ 1 187 THB
Repas midi
3 €
≈ 119 THB
Dîner restaurant
16 €
≈ 613 THB
Montants en euros, convertis pour information en Baht thaïlandais (THB) au taux de 1 EUR ≈ 38,3 THB. Les loyers correspondent au centre de Bangkok.
Compte local, dépôt de visa et transferts
L'ouverture d'un compte bancaire thaïlandais est en général liée au type de visa et peut demander des justificatifs spécifiques selon les banques, Bangkok Bank, Kasikornbank ou SCB étant les plus courantes. Pour les visas retraite à dépôt, le compte local sert aussi à loger la somme bloquée exigée.
La Thaïlande étant hors zone euro, le rapatriement de pension ou d'épargne implique un change EUR/THB et, depuis la réforme 2024, une attention particulière au montant et au moment des transferts au regard de la fiscalité des revenus rapatriés. Tracer proprement l'origine des fonds transférés est devenu important.
Beaucoup d'expatriés conservent un compte français pour percevoir la pension et n'en transfèrent que ce qui est nécessaire, en s'appuyant sur des solutions de change économiques. La logique de gestion a changé avec la réforme et mérite d'être pensée en amont.
Quelle couverture santé en Thaïlande ?
La Thaïlande possède l'un des meilleurs systèmes de santé privés d'Asie à des tarifs nettement inférieurs aux pays occidentaux. Le Bumrungrad International Hospital à Bangkok est le plus grand centre médical international d'Asie du Sud-Est et traite plus d'un million de patients étrangers par an. Pas de convention de sécurité sociale avec la France : une assurance internationale est indispensable.
Accord de sécurité sociale
Non
Aucune convention bilatérale de sécurité sociale entre la France et la Thaïlande. L'Assurance Maladie française ne rembourse rien pour des soins engagés en Thaïlande. La CFE (Caisse des Français de l'Étranger) reste accessible et fortement recommandée.
Caisse des Français de l'Étranger (CFE)
Pertinente
90–220 €/ mois
- Maintien d'un lien avec la sécurité sociale française (retraite, maladie)
- Remboursement hospitalisation à 80 % (100 % en cas de maladie grave)
- Couverture lors des retours temporaires en France
- Partenariat CFE-APRIL permettant d'obtenir la couverture exigée pour le visa O-A
- Validation de trimestres retraite (option à activer séparément)
Système de santé local
Consultation : ≈ 55 €
Excellent dans le secteur privé : Bumrungrad International, Bangkok Hospital BNH, Samitivej et Phyathai sont des hôpitaux de classe mondiale acceptant les paiements carte et assurances internationales. Plusieurs médecins francophones disponibles à Bangkok. Le secteur public est peu adapté aux expatriés (longues attentes, peu d'anglais).
Numéros d'urgence
- Police191
- Ambulance (ERCC)1669
- Pompiers199
- Police touristique1155
- Ambassade de France Bangkok+66 2 657 5100
Assurances santé recommandées
CFE + APRIL International
Partenariat officiel pour le visa O-A, couverture mondiale, remboursements en thaïlande
Cigna Global
Bon rapport qualité/prix, réseau étendu en Thaïlande, prise en charge directe à Bumrungrad
AXA Global Healthcare
Formules modulables, zéro avance de frais dans les hôpitaux partenaires, application mobile efficace
Henner
Spécialiste expatriation française, prises en charge directes facilitées, garanties retraite intégrables
Vaccins recommandés
- Hépatite A et B (fortement recommandées)
- Typhoïde (recommandée, particulièrement si cuisine de rue fréquente)
- Rage (recommandée pour séjour prolongé ou contact avec animaux)
- Encéphalite japonaise (recommandée si séjour > 1 mois hors grandes villes)
- DTP et ROR à jour
- Paludisme : traitement préventif selon zones (pas à Bangkok ni Phuket, mais zones frontalières)
Pas de système public pour les étrangers, assurance indispensable
Il n'existe pas d'accès gratuit à un système de santé public pour les résidents étrangers en Thaïlande. La couverture repose entièrement sur une assurance privée, et certains visas exigent d'ailleurs un contrat d'assurance pour être délivrés ou renouvelés.
Le pays dispose d'hôpitaux privés de très bon niveau, notamment à Bangkok, prisés du tourisme médical, mais les coûts sans assurance adaptée peuvent être lourds, en particulier à l'âge de la retraite où les besoins augmentent. Le choix du niveau de garantie et de la zone de couverture est déterminant.
La Caisse des Français de l'Étranger reste une option pertinente pour conserver un rattachement français, à combiner ou comparer avec une assurance internationale selon l'âge, l'état de santé et la fréquence des retours en France. Partir sans couverture solide est l'erreur classique et la plus coûteuse pour les retraités.

Fiscalité personnelle en Thaïlande
La Thaïlande dispose d'un barème progressif de 0 à 35 %, avec une tranche exonérée jusqu'à 150 000 THB (~3 900 €) et des déductions supplémentaires significatives. La réforme fiscale de 2024 est un tournant majeur : tout revenu étranger rapatrié en Thaïlande par un résident fiscal (180+ jours/an) est désormais imposable la même année. La convention France-Thaïlande (1975) évite la double imposition via un mécanisme de crédit d'impôt.
Avertissement fiscal
Convention bilatérale France / Thaïlande
Convention existante
Convention France-Thaïlande signée le 27 décembre 1974 (en vigueur 1975, modifiée en 2022 par la Convention multilatérale BEPS). Elle évite la double imposition et attribue principalement le droit d'imposer au pays de résidence. Les pensions françaises de source publique (fonctionnaires) restent exclusivement imposables en France. Les pensions privées sont imposables en Thaïlande pour les résidents fiscaux thaïlandais, avec crédit d'impôt.
Texte officiel (impots.gouv.fr)Impôt sur le revenu
Barème progressif de 0 à 35 % sur le revenu net imposable. Déductions importantes : abattement personnel de 60 000 THB, abattement emploi de 50 % du salaire (max 100 000 THB), déduction conjointe de 60 000 THB. La réforme 2024 soumet à l'IR thaïlandais tout revenu étranger rapatrié en Thaïlande l'année de sa perception. Le régime LTR bénéficie d'un taux plafonné à 17 %.
| Tranche jusqu'à | Taux |
|---|---|
| 3 900 € | 0 % |
| 7 800 € | 5 % |
| 13 000 € | 10 % |
| 19 500 € | 15 % |
| 26 000 € | 20 % |
| 52 000 € | 25 % |
| 130 000 € | 30 % |
| Au-delà | 35 % |
Plus-values mobilières
Les dividendes sont soumis à une retenue à la source de 10 %. Les plus-values sur actions cotées en Thaïlande sont exonérées. Les gains sur actions étrangères rapatriés en Thaïlande entrent dans le barème progressif depuis 2024.
Plus-values immobilières
Pas d'impôt sur les plus-values immobilières pour les particuliers au sens strict, mais des taxes de cession s'appliquent : frais de transfert 2 %, droit de timbre 0,5 %, retenue à la source variable selon la durée de détention (0,5 % à 3,3 % calculé sur la valeur cadastrale).
Impôt sur la fortune
Pas d'impôt sur la fortune en Thaïlande. Un impôt sur les terres et constructions (Land and Building Tax) s'applique à l'immobilier : taux de 0,01 % à 3 % selon l'usage (résidentiel, agricole, commercial).
Droits de succession
Impôt sur les successions introduit en 2016. Taux de 10 % sur les biens situés en Thaïlande au-dessus de 100 millions THB (~2,6 M€) pour les héritiers autres que les parents directs. En dessous de ce seuil : exonération.
Exit tax
ApplicableL'exit tax française (article 167 bis du CGI) s'applique si vous transférez votre domicile fiscal hors de France et détenez plus de 800 000 € de valeurs mobilières ou plus de 50 % d'une société. Un sursis de paiement est applicable vers la Thaïlande, pays signataire d'une convention fiscale avec la France.
Impact retraite
Aucune convention de totalisation des droits à la retraite entre la France et la Thaïlande. Vos années en Thaïlande ne valident aucun trimestre pour la retraite française. La cotisation volontaire à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger) reste la seule protection disponible.
Risque de double imposition
La réforme 2024 sur les revenus étrangers : le changement majeur
Le point le plus important pour un nouvel expatrié est la réforme entrée en vigueur le 1er janvier 2024. Auparavant, les revenus étrangers n'étaient imposés en Thaïlande que s'ils y étaient rapatriés l'année même de leur perception, ce qui permettait une optimisation simple. Depuis 2024, un résident fiscal thaïlandais, c'est-à-dire présent plus de 180 jours par an, doit déclarer et potentiellement payer l'impôt sur les revenus étrangers rapatriés en Thaïlande, y compris des revenus perçus les années précédentes.
Cette réforme change radicalement l'équation pour les retraités français qui transfèrent leur pension en Thaïlande pour y vivre. Le schéma historique d'optimisation ne fonctionne plus de la même manière, et le fisc thaïlandais surveille davantage les résidents de longue durée.
Les détenteurs d'un visa LTR ou de certains visas privilégiés bénéficient toutefois d'exemptions sur les revenus étrangers rapatriés. Le choix du visa devient donc un levier fiscal direct, ce qui était beaucoup moins le cas avant 2024.
La convention fiscale franco-thaïlandaise protège partiellement les retraités : les pensions de la fonction publique française, et plus largement les pensions publiques de l'État, des collectivités et de certains régimes spéciaux, restent en principe imposables uniquement en France même en cas de résidence fiscale en Thaïlande. La situation diffère pour les pensions de source privée. Ce point doit être vérifié au cas par cas.
Au quotidien en Thaïlande
Logement, transport, langue, climat, sécurité et connectivité : le détail du quotidien.
Logement
Studio Sukhumvit/Silom : 10 000–15 000 THB/mois (~€260–390). T2 Sukhumvit/Asok : 18 000–30 000 THB/mois (~€468–780). T3 Phrom Phong/Thonglor : 50 000–100 000 THB/mois. Quartiers accessibles : On Nut, Mo Chit, Ratchada (30–50 % moins chers qu'en centre). Chiang Mai : T2 10 000–18 000 THB.
Plateformes
Caution : Caution standard : 2 mois de loyer. Commission agence : 1 mois de loyer. Bail minimum recommandé : 1 an (loyers mensuels en THB par virement ou chèque). Prévoir 4–6 mois de trésorerie initiale pour les frais de mise en route.
Transport
Permis : Le permis français n'est reconnu que pour une conduite temporaire. Pour les résidents, conversion obligatoire en permis thaïlandais : test théorique (en thaï ou anglais), visite médicale, preuve de résidence. Le Permis International (IDP) est utile les premiers 90 jours. Conduire un scooter sans expérience est le premier facteur d'accidents graves chez les expatriés.
Langue
Communauté française très active à Bangkok (Sukhumvit), Phuket, Koh Samui et Chiang Mai. Plusieurs restaurants, épiceries et réseaux d'entraide francophones. Gavroche Thaïlande est le principal média francophone du royaume.
Climat
Tropical humide à trois saisons. Saison fraîche et sèche : novembre–février (20–30 °C, idéale). Saison chaude et sèche : mars–mai (32–38 °C). Saison des pluies : juin–octobre (pluies quotidiennes, averses courtes). Bangkok est sujette à des inondations en septembre-octobre.
Janvier 27 °C / Février 28 °C / Mars 30 °C / Avril 32 °C / Mai 33 °C / Juin 32 °C / Juillet 31 °C / Août 31 °C / Septembre 31 °C / Octobre 30 °C / Novembre 28 °C / Décembre 27 °C.
Sécurité
- Lèse-majesté : ne jamais critiquer la monarchie ou maltraiter une représentation du roi, infraction pénale grave pouvant mener à la prison
- Scooters : première cause de blessures graves chez les expatriés, assurance spécifique et casque intégral obligatoires
- Arnaques classiques : faux gardien de temple (fermé ce matin), gemstone scam (taxi + bijouterie), tuk-tuk touristique à prix gonflé
- Tolérance zéro pour les drogues illicites, peines très lourdes, voire peine de mort pour trafic
- Contrat de bail : toujours faire vérifier par un avocat local avant signature
Internet & télécoms
Opérateurs recommandés
AIS (réseau 5G le plus étendu) · True Move H (bon rapport prix/débit) · DTAC (maintenant intégré à True)
Une eSIM à activer avant le départ pour avoir internet dès l'atterrissage, sans payer le roaming. Forfaits data par pays ou régionaux.
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Coût de la vie : l'atout principal, à nuancer
Le coût de la vie reste le principal attrait de la Thaïlande pour les Français, avec un niveau général nettement inférieur à celui de la France sur l'alimentation locale, les services et une partie du logement. C'est ce qui permet à des pensions moyennes d'offrir un niveau de vie confortable.
Les écarts sont toutefois importants selon le mode de vie et la localisation. Un logement correct dans un quartier central de Bangkok se loue dans une fourchette élevée pour le pays, et un mode de vie occidentalisé, restaurants importés et confort international, fait monter le budget rapidement. Les destinations comme Chiang Mai ou certaines villes de province sont sensiblement moins chères que Bangkok ou Phuket.
L'anglais permet de gérer le quotidien dans les zones expatriées, mais le thaï reste utile pour l'intégration et l'administration. Le climat tropical, la qualité variable des infrastructures hors grandes villes et la question des renouvellements de visa sont les vrais sujets d'adaptation, davantage que le budget.
Les Français en Thaïlande
Chiffres officiels du registre consulaire, villes les plus prisées, associations et écoles françaises.
Inscrits au registre (source MAE, 2025)
16 070
Communauté réelle estimée 30 à 60 % supérieure (non-inscrits).
Français estimés par ville, inscrits et non-inscrits
- Bangkok12 500
- Phuket / Koh Samui5 200
- Chiang Mai2 100
- Pattaya / Hua Hin1 000
Associations & réseaux
Association historique d'entraide et d'événements pour la communauté française, antennes à Bangkok et Phuket.
Réseau d'accueil pour les nouveaux arrivants français à Bangkok, événements, visites, intégration.
Chambre de Commerce Franco-Thaïlandaise (FTCC)
Réseau professionnel des entreprises françaises en Thaïlande, événements business, networking, annuaire.
Groupes & forums
- Français en ThaïlandeFacebook
- Expats thaïlande (francophones)Facebook
- r/ThailandExpatsReddit
- Gavroche Thaïlande, forumWeb
Écoles françaises
Établissements recoupés avec l'arrêté du 19 juin 2026 fixant la liste des écoles françaises homologuées à l'étranger. Ceux qui n'y figurent pas le précisent dans leur intitulé.
Lycée Français International de Bangkok (LFIB)
Bangkok
Une communauté française ancienne et structurée
La Thaïlande accueille une communauté française installée de longue date, concentrée à Bangkok, Chiang Mai, Pattaya et Phuket, avec une forte proportion de retraités et d'entrepreneurs. Cette présence facilite l'entraide et l'accès à des retours d'expérience concrets, particulièrement utiles depuis la réforme fiscale de 2024 qui a rebattu les cartes.
Les groupes et forums francophones sont nombreux et très actifs, et constituent la première source d'information pratique sur les visas, la fiscalité des revenus rapatriés et les bons interlocuteurs locaux. La qualité de ces retours est variable et gagne à être recoupée avec des sources fiables sur les sujets fiscaux.
Pour les familles, l'enseignement français homologué est présent à Bangkok. La communauté est une ressource, mais sur les sujets fiscaux post-2024, mieux vaut s'appuyer sur un conseil spécialisé que sur des conseils de forum potentiellement périmés.
Retraite, chômage et droits sociaux en Thaïlande
L'expatriation a des conséquences directes sur vos droits français. Voici ce qu'il faut savoir.
Convention de totalisation
Aucune
Aucune convention de totalisation des droits à la retraite entre la France et la Thaïlande. Vos années travaillées en Thaïlande ne valident aucun trimestre pour la retraite française. Seule option : la cotisation volontaire à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger) ou le rachat de trimestres (max 12, coût 3 000–7 200 € chacun).
Système de retraite local
La Thaïlande dispose d'un Provident Fund (fonds de prévoyance) pour les salariés thaïlandais, non accessible aux expatriés sur visa long-séjour. Le Social Security Fund (SSF) pour les salariés locaux ne concerne généralement pas les expatriés au sens pratique.
Impact assurance chômage
Pas d'allocation chômage accessible aux étrangers en Thaïlande. Vos droits France Travail (ex-Pôle Emploi) sont suspendus pendant l'expatriation : ils reprennent au retour en France si vous n'avez pas dépassé la durée maximale d'indemnisation.
Congés maternité / paternité
Congé maternité légal en Thaïlande : 98 jours (dont 45 payés par l'employeur + 45 par la sécurité sociale thaïlandaise pour les cotisants). Congé paternité : 15 jours (employeur public). Les droits au RQAP ou à la CAF française ne s'appliquent pas depuis la Thaïlande, vérifier auprès de la CAF avant le départ.
Préserver ses droits français
- Cotiser volontairement à la CFE dès le premier mois (option retraite incluse) pour ne pas perdre ses trimestres
- Conserver son PEA et son assurance-vie française (pas de fermeture obligatoire à l'expatriation)
- Demander un bilan retraite actualisé à l'Assurance Retraite avant le départ pour connaître sa situation exacte
- Envisager un PER (Plan Épargne Retraite) pour défiscaliser à la retraite au retour en France
- Notifier officiellement sa perte de domicile fiscal français (formulaire 2042, départ à l'étranger) pour éviter toute imposition de rattrapage
Retraite en Thaïlande : destination phare, équation à recalculer
La Thaïlande est l'une des destinations retraite les plus prisées des Français pour son coût de la vie, son climat et la présence d'une communauté établie. Il n'existe pas de mécanisme de totalisation comparable à la coordination européenne, le pays étant hors UE, mais une pension française se perçoit sans difficulté en y résidant, avec le certificat de vie annuel à renvoyer.
La réforme fiscale de 2024 sur les revenus étrangers rapatriés est le facteur qui a le plus changé l'équation pour les nouveaux retraités. Le schéma historique consistant à transférer librement sa pension sans imposition locale ne tient plus de la même manière pour un résident fiscal classique. Les visas LTR ou privilégiés peuvent ouvrir des exemptions, ce qui fait du choix du visa un élément central de la stratégie.
La convention franco-thaïlandaise protège en principe les pensions publiques françaises, imposées uniquement en France, la situation différant pour les pensions privées. Côté santé, l'absence d'équivalent du formulaire S1 hors UE rend l'assurance privée incontournable et coûteuse avec l'âge. La Thaïlande reste pertinente pour un retraité, à condition de refaire le calcul complet avec la fiscalité post-2024 et un conseil.
Les pièges à éviter en Thaïlande
Les erreurs les plus fréquentes commises par les Français qui s'installent, directement issues de témoignages et retours d'expatriés.
- 01
Ignorer la réforme fiscale 2024 sur les revenus étrangers
Depuis le 1er janvier 2024, tout revenu étranger rapatrié en Thaïlande par un résident fiscal (180+ jours/an) est imposable l'année même de sa perception. L'ancienne stratégie consistant à attendre un an avant de transférer ses revenus ne fonctionne plus.
Conséquence
Imposition en Thaïlande sur des revenus dont vous pensiez être exonéré, sans avoir préparé la documentation nécessaire. Risque de double imposition si le crédit d'impôt français n'est pas correctement appliqué.
Solution
Consulter un fiscaliste franco-thaïlandais dès que vous dépassez 180 jours/an. Documenter précisément l'année de perception de chaque revenu étranger. Minimiser les rapatriements en Thaïlande ou les conserver dans un compte étranger dédié.
- 02
Rester plus de 180 jours sans planifier sa fiscalité
180 jours calendaires sur une année civile déclenchent automatiquement la résidence fiscale thaïlandaise. Beaucoup d'expatriés sur visa DTV ou O-A dépassent ce seuil sans réaliser les implications fiscales.
Conséquence
Obligation de déclaration fiscale thaïlandaise, imposition possible sur les revenus mondiaux rapatriés, amendes pour non-déclaration.
Solution
Tenir un calendrier précis des jours passés en Thaïlande. Si vous approchez des 180 jours, consulter un fiscaliste pour décider si dépasser le seuil est avantageux ou non selon votre situation.
- 03
Essayer d'ouvrir un compte bancaire avec un visa court séjour
Depuis début 2024, les principales banques thaïlandaises (dont Bangkok Bank, officiellement) refusent les demandes d'ouverture de compte pour les détenteurs de visa touristique ou d'exemption de visa.
Conséquence
Impossibilité d'avoir un compte local, problèmes pour payer loyer, charges et services. Dépendance totale aux cartes étrangères avec frais de retrait importants.
Solution
Obtenir un visa long-séjour (DTV, O-A, LTR, Non-B) avant d'essayer d'ouvrir un compte. En attendant, Wise + une carte Revolut couvrent la majorité des besoins quotidiens.
- 04
Oublier la notification d'adresse aux 90 jours
Les titulaires de visa O-A, Non-B, LTR et autres visa long-séjour doivent notifier l'immigration de leur adresse tous les 90 jours. Cette obligation est souvent négligée par les nouveaux arrivants.
Conséquence
Amende de 5 000 THB (~130 €) par manquement. En cas d'accumulation, risque d'annulation du visa et d'expulsion.
Solution
Activer une alerte calendrier récurrente tous les 80 jours. La notification peut se faire en ligne via le portail immigration thaïlandais (TM.30 online) ou par courrier. Le bureau d'immigration de Bangkok est à Chaeng Wattana.
- 05
Acheter de l'immobilier sans structures juridiques adaptées
Les étrangers ne peuvent pas posséder de terrain ou de maison individuelle en pleine propriété en Thaïlande. De nombreux expatriés achètent via un « prête-nom » thaïlandais ou via une société écran, ignorant que ces montages sont illégaux et facilement contestables.
Conséquence
Perte du bien en cas de litige, succession bloquée, risques pénaux pour les montages frauduleux.
Solution
Les étrangers peuvent acheter légalement des appartements en copropriété (condo) dans la limite de 49 % des unités d'un immeuble. Pour les maisons, seul le bail long terme (30 + 30 ans) est sûr juridiquement. Toujours passer par un avocat thaïlandais indépendant.
Toutes les sources et liens officiels
Pour aller plus loin et vérifier vos informations directement à la source.
Sources officielles
Ambassade de France en Thaïlande
Services consulaires, registre des Français, alertes sécurité, démarches administratives.
Ambassade de Thaïlande à Paris, visas
Dépôt des demandes de visa DTV, LTR, O-A depuis la France.
BOFIP, Convention fiscale France-Thaïlande
Texte intégral de la convention fiscale bilatérale sur le site officiel du fisc français.
Thai Revenue Department
Administration fiscale thaïlandaise officielle : barèmes, formulaires, guides en anglais.
Foire aux questions
Les questions les plus posées par les Français qui envisagent l'expatriation. Toutes les réponses sont structurées pour Google (Schema.org FAQPage).
- Si vous restez plus de 180 jours/an en Thaïlande, vous êtes résident fiscal thaïlandais. Depuis 2024, tout revenu étranger rapatrié en Thaïlande est imposable. La convention France-Thaïlande évite la double imposition via un crédit d'impôt, vous ne payez pas deux fois, mais la fiscalité est plus complexe. Les pensions publiques françaises (fonctionnaires) restent exclusivement taxées en France selon la convention.
- Oui, pour la plupart des profils. Le DTV est valable 5 ans, autorise des séjours de 180 jours par entrée (extensibles une fois), et ne coûte que ~€260. Condition principale : 500 000 THB (~€13 000) en banque depuis 3 mois + preuve d'emploi étranger. Attention : dépasser 180 jours/an déclenche l'obligation fiscale thaïlandaise sur vos revenus rapatriés.
- Oui. Avec 1 500–2 000 €/mois, vous pouvez louer un bon appartement (~€560 à Bangkok, ~€338 à Chiang Mai), bien manger, voyager localement et avoir un pouvoir d'achat nettement supérieur à la France. Le visa O-A exige une pension ou des revenus d'au moins 65 000 THB/mois (~1 690 €) ou 800 000 THB (~20 800 €) en banque.
- Non. Il n'existe aucune convention de totalisation de retraite entre la France et la Thaïlande. Les années travaillées localement ne valident aucun trimestre français. Pour préserver vos droits, cotisez à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger) dès votre arrivée, c'est la seule option disponible.
- Il vous faut impérativement un visa long-séjour (DTV, O-A, LTR, Non-B) depuis 2024, les visas touristiques ne sont plus acceptés. Bangkok Bank et Kasikorn Bank (KBank) sont les meilleures options. Documents requis : passeport, visa, preuve de domicile thaïlandais. En attendant, Wise + Revolut couvrent tous vos besoins quotidiens avec d'excellents taux de change.
- Oui, uniquement des appartements en copropriété (condo) en pleine propriété, dans la limite de 49 % des unités d'un immeuble (quota étranger). Les maisons individuelles et les terrains ne peuvent pas être achetés en nom propre par un étranger, seul le bail long terme (30 + 30 ans) est une alternative sûre et légale.
- Oui, excellemment dans le secteur privé. Des hôpitaux comme Bumrungrad International, Bangkok Hospital BNH et Samitivej sont de classe mondiale, 3 à 5 fois moins chers qu'en France. Une assurance internationale est indispensable (CFE + APRIL, Cigna, AXA). Pas de remboursement possible par l'Assurance Maladie française, aucune convention bilatérale n'existe.
- Les titulaires de visa long-séjour (O-A, LTR, Non-B, DTV) doivent notifier l'immigration thaïlandaise de leur adresse tous les 90 jours. Cette démarche peut se faire en ligne via le portail immigration (TM.30), par courrier ou en personne au bureau d'immigration. L'oubli est sanctionné d'une amende de 5 000 THB (~€130). Activez une alerte calendrier tous les 80 jours pour ne jamais l'oublier.
