🇬🇪 Retraite · Géorgie
Prendre sa retraite en Géorgie en tant que Français
Cette page réunit ce qui décide d'un projet de retraite en Géorgie : le versement de votre pension française, la fiscalité applicable, la coordination des droits et la couverture santé. Pour le cadre général commun à toutes les destinations, voyez notre guide complet de la retraite à l'étranger.
Retraite en Géorgie : fiscalité douce, mais protection sociale à construire
La Géorgie n'est pas une destination retraite classique, mais elle attire des profils curieux par son coût de la vie très bas et son système territorial : une pension française versée depuis la France n'est pas imposée localement, puisque c'est un revenu de source étrangère. Le climat continental de Tbilissi et la francophonie quasi nulle en font toutefois une option pour aventuriers plus que pour une retraite au soleil.
Le point de vigilance majeur est social. Faute de convention de sécurité sociale entre la France et la Géorgie, les années passées sur place ne comptent pas pour la retraite française, et la couverture santé locale ne remplace pas la sécurité sociale française. L'adhésion à la CFE, pour la santé et l'assurance volontaire vieillesse, est donc quasi indispensable pour un projet de long terme.
Une pension française se perçoit sans difficulté en Géorgie, sous réserve du certificat de vie annuel. La fiscalité de la pension dépend de la convention de 2007 : les pensions publiques restent en principe imposables en France, les pensions privées relevant de l'État de résidence selon les stipulations applicables. L'absence de droits de succession au sens classique et la douceur fiscale générale en font un cadre patrimonial simple, à condition d'avoir bien construit sa couverture sociale.
Convention de totalisation
Pas de convention de totalisation : Il n'existe PAS de convention de sécurité sociale ni de totalisation retraite entre la France et la Géorgie. Les périodes travaillées sur place ne valident aucun trimestre pour la retraite française et ne sont pas totalisées. Pour continuer à se constituer des droits, il faut cotiser volontairement, en particulier via l'assurance volontaire vieillesse de la CFE.
Système de retraite local
La Géorgie a instauré un système de retraite à capitalisation obligatoire (pension funds), alimenté par des cotisations partagées entre salarié, employeur et État, en complément d'une pension publique de base. Pour un expatrié français, ce système ne se coordonne pas avec le régime français : les droits éventuellement acquis localement resteraient distincts et soumis aux règles géorgiennes, sans totalisation avec la CNAV.
Impact fiscal sur la pension
ATTENTION : il n'existe PAS de convention de sécurité sociale entre la France et la Géorgie. Les périodes travaillées sur place ne sont donc pas totalisées pour la retraite française et ne valident aucun trimestre côté français. Pour préserver ses droits, l'adhésion volontaire à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger), en particulier à l'assurance volontaire vieillesse, est fortement recommandée. Le système territorial n'impose en revanche pas les pensions étrangères localement.
Attention à la nature de votre pension : les pensions privées sont en principe imposables dans l'État de résidence, les pensions publiques dans l'État qui les verse. Un ancien fonctionnaire reste donc le plus souvent imposé en France. Voir la règle en détail.
Titre de séjour du retraité
Séjour sans visa ou titre de séjour sur ressources
- Passeport valide (jusqu'à 1 an sans visa)
- Pour un ancrage durable : titre de séjour temporaire sur justificatif de ressources ou de propriété
- Assurance santé (pas de convention de sécurité sociale avec la France)
- Justificatif de logement
Couverture santé du retraité
La Caisse des Français de l'Étranger est pertinente ici, pour une cotisation indicative de 50 à 350 € par mois. Elle rembourse sur la base des tarifs français, ce qui suppose une complémentaire là où les soins coûtent plus cher qu'en France. Comprendre le mécanisme.
- Maintien d'une couverture santé rattachée au système français malgré l'absence de convention
- Assurance volontaire vieillesse pour continuer à valider des droits retraite français
- Prise en charge facilitée lors des retours et des soins en France
- À compléter par une assurance privée internationale au premier euro pour les soins sur place
Préserver ses droits français
- Adhérer à la CFE, notamment à l'assurance volontaire vieillesse, pour continuer à valider des droits retraite français
- Souscrire une assurance santé privée internationale au premier euro, idéalement avec option évacuation
- Profiter du système territorial : les pensions étrangères ne sont pas imposées localement
- Envoyer chaque année le certificat de vie pour les pensions françaises versées à l'étranger
- Anticiper l'exit tax (sursis non automatique hors UE/EEE) avec un fiscaliste avant le départ
Chômage et fin de carrière
La Géorgie étant hors UE et sans convention de sécurité sociale, les droits à l'assurance chômage française ne se transfèrent pas et les périodes locales n'ouvrent pas de droits en France. Faire le point avec France Travail avant le départ reste prudent.
Questions fréquentes
Y a-t-il une convention de sécurité sociale entre la France et la Géorgie ?
Non. Contrairement à la Turquie voisine, il n'existe aucune convention de sécurité sociale entre la France et la Géorgie. Les années travaillées sur place ne comptent pas pour la retraite française. L'adhésion à la CFE (santé et assurance volontaire vieillesse) est fortement recommandée.
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