Quel visa pour s'installer dans ce pays ?
La Géorgie est l'un des pays les plus ouverts au monde pour s'installer. Les Français peuvent y séjourner jusqu'à un an sans visa, un cas quasiment unique, ce qui en a fait une destination phare des nomades numériques et des entrepreneurs. Pour rester au-delà ou obtenir un statut stable, il existe des titres de séjour (travail, investissement, court séjour) et une immatriculation d'entrepreneur individuel très simple. Le pays n'est pas dans l'Union européenne mais a un accord d'association avec elle et une candidature officielle.
Séjour sans visa jusqu'à 1 an
Durée
12 mois
- Passeport français valide
- Aucune démarche préalable : entrée libre pour 365 jours
- Justificatif de ressources non exigé à l'entrée dans la pratique courante
- Assurance santé vivement recommandée
- Délai estimé
- 0–1 jours
- Coût total
- 0–0 €
C'est l'atout massue de la Géorgie : un Français entre et reste jusqu'à un an sans aucune formalité de visa. Beaucoup de nomades numériques fonctionnent par allers-retours (un passage de frontière remet le compteur), mais cette pratique est tolérée plutôt que garantie et ne fait pas de vous un résident fiscal ou permanent. Pour un vrai ancrage, mieux vaut un titre de séjour ou une immatriculation d'entrepreneur.
Entrepreneur individuel + statut micro-entreprise 1 %
Durée
12 mois
- Immatriculation d'un entrepreneur individuel (Individual Entrepreneur) au registre public
- Demande du statut de petite entreprise (small business) si chiffre d'affaires sous le plafond
- Numéro fiscal géorgien et compte bancaire local
- Déclarations mensuelles simples de chiffre d'affaires
- Délai estimé
- 1–10 jours
- Coût total
- 0–300 €
L'immatriculation d'un entrepreneur individuel est rapide et peu coûteuse. Le statut de petite entreprise permet une imposition de 1 % du chiffre d'affaires jusqu'à un plafond annuel (500 000 GEL), ce qui attire les freelances et prestataires de services. Attention : ce statut fiscal géorgien n'exonère pas de vos obligations dans votre pays de résidence fiscale si vous restez rattaché à la France.
Séjour sans visa ou titre de séjour sur ressources
Durée
12 mois
- Passeport valide (jusqu'à 1 an sans visa)
- Pour un ancrage durable : titre de séjour temporaire sur justificatif de ressources ou de propriété
- Assurance santé (pas de convention de sécurité sociale avec la France)
- Justificatif de logement
- Délai estimé
- 1–30 jours
- Coût total
- 0–300 €
La Géorgie séduit des retraités par son coût de la vie très bas et son système territorial (les pensions étrangères ne sont pas imposées localement). Mais l'absence de convention de sécurité sociale avec la France impose de prévoir la CFE et une assurance privée. La francophonie est quasi nulle et le climat continental à Tbilissi, ce qui en fait une destination pour profils curieux plus que pour une retraite classique au soleil.
Registre des Français à l'étranger
RecommandéInscription au registre des Français établis hors de France facultative mais recommandée, auprès de la Section consulaire de l'Ambassade de France à Tbilissi.
- Carte consulaire et accès aux services consulaires
- Vote aux élections françaises depuis l'étranger
- Inscription au dispositif d'alerte Ariane (utile vu la proximité des zones occupées et de la Russie)
- Accès facilité aux démarches d'état civil
Un an sans visa : liberté réelle, mais attention au mythe de la résidence
La Géorgie autorise les ressortissants d'un grand nombre de pays, dont la France, à séjourner jusqu'à 365 jours sans visa ni démarche préalable. C'est une singularité mondiale, qui a fait de Tbilissi et de Batoumi des points de chute majeurs pour les nomades numériques, les entrepreneurs et les curieux du Caucase. On entre avec son passeport, sans justificatif de ressources dans la pratique courante, et l'on peut rester une année entière.
Ce confort crée toutefois un piège de compréhension : séjourner un an sans visa ne fait ni de vous un résident permanent, ni automatiquement un résident fiscal géorgien. Beaucoup remettent le compteur à zéro par un simple passage de frontière, mais cette pratique est tolérée, pas garantie, et ne construit aucun statut stable. Pour un ancrage durable, il faut un titre de séjour (travail, investissement, regroupement) ou passer par l'immatriculation d'un entrepreneur individuel.
La résidence fiscale, elle, obéit à ses propres règles, généralement fondées sur une présence de plus de 183 jours ou sur un dispositif spécifique pour les hauts patrimoines. Devenir résident fiscal géorgien peut être très avantageux via le système territorial, mais suppose d'avoir réellement rompu ses liens avec la France. Confondre le séjour libre d'un an et la résidence fiscale est l'erreur la plus fréquente.
Fiscalité personnelle dans ce pays
La Géorgie applique un système fiscal territorial : les résidents ne sont imposés que sur leurs revenus de source géorgienne, à un taux forfaitaire de 20 %, tandis que les revenus de source étrangère sont en principe exonérés. À cela s'ajoutent un régime de micro-entreprise à 1 % et un impôt sur les sociétés de type estonien. Une convention fiscale lie la France et la Géorgie depuis 2007. En revanche, il n'existe pas de convention de sécurité sociale, ce qui a des conséquences importantes sur la santé et la retraite.
Avertissement fiscal
Convention bilatérale France / Géorgie
Convention existante
Convention fiscale France-Géorgie signée à Paris le 7 mars 2007, en vigueur depuis le 1er juin 2010 (BOFIP : BOI-INT-CVB-GEO). Elle évite la double imposition en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune selon le modèle OCDE, avec méthode du crédit d'impôt côté français. C'est le premier instrument fiscal spécifique liant les deux États.
Texte officiel (impots.gouv.fr)Impôt sur le revenu
Impôt sur le revenu forfaitaire de 20 % sur les revenus de source géorgienne. Système TERRITORIAL : les revenus de source étrangère (dividendes, intérêts, loyers, plus-values étrangers) sont en principe hors du champ de l'impôt géorgien pour les résidents. Régime de petite entreprise à 1 % du chiffre d'affaires jusqu'à 500 000 GEL par an pour les entrepreneurs individuels. Cotisations : régime de retraite à capitalisation obligatoire (2 % salarié + 2 % employeur + 2 % État) pour les salariés géorgiens.
| Tranche jusqu'à | Taux |
|---|---|
| Au-delà | 20 % |
Plus-values mobilières
Les plus-values de source géorgienne peuvent être imposées à 20 %, mais de nombreux gains sont exonérés : notamment la cession de titres ou de biens détenus depuis plus de deux ans sous conditions. Les plus-values de source étrangère bénéficient du principe territorial et restent en principe hors du champ géorgien pour les résidents. Les dividendes de source géorgienne supportent une retenue de 5 %.
Plus-values immobilières
La plus-value sur un bien immobilier résidentiel détenu depuis plus de deux ans est en principe exonérée. En deçà, elle peut être imposée à 20 %. Comme pour le reste, un bien situé hors de Géorgie relève du principe territorial et n'entre pas dans l'assiette géorgienne du résident.
Impôt sur la fortune
Pas d'impôt sur la fortune de type français en Géorgie. Il existe une taxe foncière locale modérée, plafonnée selon le revenu du ménage, sur les biens détenus. Le patrimoine financier n'est pas soumis à un impôt annuel sur le stock.
Droits de succession
La Géorgie n'applique pas de droits de succession comparables au système français ; les transmissions entre proches sont en règle générale exonérées. Pour un Français, la localisation des biens et la résidence déterminent, avec le droit international privé, la juridiction compétente.
Exit tax
ApplicableL'exit tax française s'applique au moment du transfert du domicile fiscal hors de France si vous détenez plus de 800 000 € de participations ou plus de 50 % d'une société. La Géorgie étant hors UE et EEE, le sursis de paiement n'est PAS automatique : il est en principe subordonné à la constitution de garanties et à la désignation d'un représentant fiscal, sauf exceptions. À anticiper avec un fiscaliste avant le départ.
Impact retraite
ATTENTION : il n'existe PAS de convention de sécurité sociale entre la France et la Géorgie. Les périodes travaillées sur place ne sont donc pas totalisées pour la retraite française et ne valident aucun trimestre côté français. Pour préserver ses droits, l'adhésion volontaire à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger), en particulier à l'assurance volontaire vieillesse, est fortement recommandée. Le système territorial n'impose en revanche pas les pensions étrangères localement.
Risque de double imposition
Système territorial et micro-entreprise à 1 % : pourquoi la Géorgie attire
La Géorgie combine deux dispositifs qui expliquent sa popularité auprès des entrepreneurs et des nomades. D'abord un système fiscal territorial : un résident n'est imposé que sur ses revenus de source géorgienne, au taux forfaitaire de 20 %, tandis que ses revenus de source étrangère (dividendes, intérêts, loyers, plus-values réalisés hors de Géorgie) sont en principe exonérés. Ensuite un régime de petite entreprise qui taxe l'entrepreneur individuel à seulement 1 % de son chiffre d'affaires jusqu'à 500 000 GEL par an.
Pour un freelance qui facture des clients étrangers, l'attrait est évident : immatriculation rapide, déclarations mensuelles simples, imposition à 1 % du chiffre d'affaires. À cela s'ajoute un impôt sur les sociétés de type estonien, où les bénéfices ne sont imposés qu'à leur distribution. La combinaison fait de la Géorgie l'une des juridictions les plus légères d'Europe et du Caucase.
Le point critique reste la substance et la résidence effective. Bénéficier du système territorial ou du 1 % suppose d'être réellement résident fiscal géorgien et d'avoir rompu ses liens avec la France, faute de quoi l'administration française peut réintégrer les revenus. La convention franco-géorgienne de 2007 (BOFIP BOI-INT-CVB-GEO) encadre la répartition de l'imposition et évite la double imposition, mais elle ne protège pas d'une résidence fiscale mal préparée. Un fiscaliste maîtrisant les deux systèmes est indispensable.

Banque, devises et coût de la vie dans ce pays
Le secteur bancaire géorgien est solide et moderne, dominé par TBC Bank et Bank of Georgia, deux groupes cotés à Londres. L'ouverture d'un compte pour un étranger a longtemps été très simple et a fait la réputation du pays, mais elle s'est durcie depuis 2022 pour des raisons de conformité (afflux de ressortissants russes, pression internationale). Les néobanques et Wise complètent l'écosystème pour les nomades.
Ouvrir un compte local
≈ 3 jours
Documents requis
- Passeport
- Justificatif d'adresse (parfois demandé)
- Justificatif de l'origine des fonds ou de l'activité selon les cas
- Numéro fiscal géorgien pour les entrepreneurs individuels
Banques locales recommandées
TBC Bank
Première banque du pays, application mobile primée, services en anglais, très utilisée par les expatriés et entrepreneurs.
Bank of Georgia
Grand groupe bancaire coté à Londres, réseau dense, offre digitale complète et cartes internationales.
Wise / Revolut (fintech)
Solutions de repli très utilisées par les nomades pour recevoir des euros et convertir, en complément d'un compte local parfois plus long à obtenir.
Banque française : à conserver ou fermer ?
Transferts d'argent EUR ↔ GEL
Wise
Wise est très utilisé pour recevoir des euros et convertir en lari au meilleur taux, en évitant les marges des banques locales.
Revolut
Revolut sert de solution multidevises pratique pour les nomades, en attendant ou en complément d'un compte local.
Banque classique
Les virements internationaux via TBC ou Bank of Georgia sont fiables mais peuvent comporter des frais. Anticiper les délais et le taux pour les montants importants.
Coût de la vie · Tbilissi
Indice Paris = 100 · Ici : 42Loyer studio centre
450 GEL/mois
Loyer T2
620 GEL/mois
Loyer T3 familial
900 GEL/mois
Loyer T2, Batoumi
450 GEL/mois
Courses mensuelles
250 GEL
Transports mensuels
15 GEL
Repas midi
7 GEL
Dîner restaurant
18 GEL
Devise : Lari géorgien (GEL) · 1 EUR ≈ 0.34 GEL
TBC, Bank of Georgia et le durcissement de 2022
Le paysage bancaire géorgien est dominé par deux poids lourds cotés à la Bourse de Londres, TBC Bank et Bank of Georgia, dont les applications mobiles comptent parmi les meilleures de la région. Pendant des années, la Géorgie a eu la réputation d'un pays où un étranger pouvait ouvrir un compte en quelques minutes avec son seul passeport, ce qui a nourri son attractivité pour les nomades et les entrepreneurs.
Cette facilité s'est nettement resserrée à partir de 2022. L'afflux de ressortissants russes après le début de la guerre en Ukraine et la pression internationale sur la conformité ont conduit les banques à durcir leurs contrôles : justificatifs d'origine des fonds, questions sur l'activité, délais parfois allongés. Ouvrir un compte reste possible, mais ce n'est plus la formalité instantanée d'antan.
Beaucoup de nomades combinent donc un compte local, utile pour le quotidien et l'activité d'entrepreneur individuel, avec des solutions comme Wise ou Revolut pour recevoir des euros et convertir au meilleur moment. Le lari est plus stable que bien des monnaies émergentes, mais une part de l'épargne se conserve souvent en devises fortes. Tout compte géorgien doit être déclaré à l'administration fiscale française via le formulaire 3916 tant que vous conservez des obligations en France.
Quelle couverture santé dans ce pays ?
La Géorgie a réformé son système de santé avec un programme de couverture universelle, mais le niveau reste inférieur aux standards d'Europe occidentale. Les expatriés s'appuient surtout sur les cliniques privées de Tbilissi, de bon rapport qualité-prix, et sur une assurance internationale. En l'absence de convention de sécurité sociale avec la France, la CFE et une assurance privée sont des éléments indispensables.
Accord de sécurité sociale
Non
Il n'existe PAS de convention de sécurité sociale entre la France et la Géorgie. Aucune coordination automatique des droits maladie et retraite ne s'applique. Les périodes travaillées sur place ne sont pas totalisées avec le régime français, et la couverture santé locale ne se substitue pas à la sécurité sociale française.
Caisse des Français de l'Étranger (CFE)
Pertinente
50–350 €/ mois
- Maintien d'une couverture santé rattachée au système français malgré l'absence de convention
- Assurance volontaire vieillesse pour continuer à valider des droits retraite français
- Prise en charge facilitée lors des retours et des soins en France
- À compléter par une assurance privée internationale au premier euro pour les soins sur place
Système de santé local
Consultation : ≈ 15 €
Le programme géorgien de couverture universelle vise surtout les résidents géorgiens ; les étrangers s'appuient en pratique sur le privé. Les cliniques privées de Tbilissi offrent un niveau correct à des tarifs très abordables, avec un personnel parfois anglophone. Pour les pathologies lourdes ou complexes, certains expatriés choisissent de se faire soigner en Turquie voisine, en Europe ou dans un centre régional, ce qui rend une assurance internationale avec option évacuation utile.
Numéros d'urgence
- Urgences (numéro unifié)112
Assurances santé recommandées
CFE (Caisse des Français de l'Étranger)
Maintien du lien avec le système français (santé et assurance volontaire vieillesse) en l'absence de convention.
Assurance santé privée internationale au premier euro (April International, Allianz Care)
Indispensable pour couvrir réellement les soins sur place et les déplacements, idéalement avec option évacuation.
Assurance voyage / court séjour pour les nomades
Adaptée aux profils qui alternent séjours en Géorgie et déplacements, en attendant une couverture stable.
Vaccins recommandés
- Vaccins de routine à jour (DT-Polio, ROR, hépatite B)
- Hépatite A recommandée
- Consulter un centre de vaccinations internationales avant un long séjour pour un avis à jour
Se soigner à Tbilissi : privé abordable, CFE et assurance internationale
La Géorgie a mis en place un programme de couverture santé universelle qui a amélioré l'accès aux soins pour la population, mais son niveau reste en-deçà des standards d'Europe occidentale, en particulier hors de la capitale. Pour un expatrié, le recours au secteur privé de Tbilissi est la norme : les cliniques privées y sont de qualité correcte, à des tarifs très inférieurs à ceux de la France, avec parfois un personnel anglophone.
L'absence de convention de sécurité sociale entre la France et la Géorgie est déterminante. Aucune coordination automatique ne joue : la couverture locale ne remplace pas la sécurité sociale française, et les années travaillées sur place ne comptent pas pour la retraite française. C'est pourquoi l'adhésion à la CFE, pour la santé et l'assurance volontaire vieillesse, est fortement recommandée, complétée par une assurance santé internationale au premier euro.
Pour les pathologies lourdes, la proximité de la Turquie, réputée pour son secteur médical privé, offre une option d'évacuation régionale, à côté d'un retour en Europe. Une assurance internationale incluant l'évacuation sanitaire est donc un vrai plus. Côté vaccination, les vaccins de routine doivent être à jour et l'hépatite A est recommandée ; un passage par un centre de vaccinations internationales avant un long séjour permet d'obtenir un avis adapté.
Au quotidien dans ce pays
Logement, transport, langue, climat, sécurité et connectivité : le détail du quotidien.
Logement
Studio à Tbilissi (centre, Vera, Sololaki, Vake) : 350-550 €. T2 : 500-800 €. T3 : 800-1 300 € selon le quartier et le standing. Batoumi, sur la mer Noire, est un peu moins chère et très saisonnière. Les loyers ont fortement augmenté en 2022 avec l'arrivée massive de Russes et d'Ukrainiens, avant de se stabiliser. Les prix sont souvent affichés et négociés en dollars.
Plateformes
Caution : Caution généralement d'un mois, parfois deux. Baux courts fréquents, souvent négociés de gré à gré. MyHome.ge et SS.ge sont les portails de référence, mais une part du marché passe par des agences et des groupes d'expatriés.
Transport
Permis : Le permis français peut être utilisé pour une période ; pour un séjour durable, vérifier les règles de conversion en vigueur. À Tbilissi, le métro, les bus et les minibus (marchroutkas), complétés par les VTC (Bolt, Yandex Go), permettent de se déplacer sans voiture pour un coût très faible. Les distances vers les régions de montagne se parcourent en voiture ou en marchroutka.
Langue
Le géorgien, langue caucasienne à l'alphabet unique, n'a aucune proximité avec le français et son apprentissage est exigeant. Le russe reste très compris, héritage soviétique, même s'il est moins mis en avant politiquement. L'anglais progresse vite chez les jeunes, dans le tourisme et le secteur IT de Tbilissi. Le français est peu présent hors Institut français et milieux diplomatiques ou universitaires.
Climat
Climats variés pour un petit pays. Tbilissi a un climat de transition, humide subtropical à continental : étés chauds (25-32 °C), hivers frais avec des épisodes de neige (0-8 °C). La côte de la mer Noire (Batoumi) est humide subtropicale, douce et très pluvieuse. Les régions de montagne du Grand Caucase sont alpines, enneigées et fraîches, propices au ski et à la randonnée.
Tbilissi : Janvier 3°C / Avril 13°C / Juillet 25°C / Octobre 14°C. Batoumi plus douce et pluvieuse, montagnes bien plus fraîches.
Sécurité
- La Géorgie est l'un des pays les plus sûrs de la région, criminalité de rue très faible
- Ne pas tenter d'entrer en Abkhazie ou en Ossétie du Sud depuis la Géorgie
- Suivre le contexte politique et les manifestations, parfois tendues à Tbilissi
- S'inscrire au dispositif d'alerte Ariane et suivre les consignes du Quai d'Orsay
- Hospitalité géorgienne réputée : l'accueil des étrangers est généralement chaleureux
Internet & télécoms
Opérateurs recommandés
Magti · Silknet · Cellfie
Tbilissi au quotidien : cafés, coworkings, montagnes et hospitalité
Tbilissi séduit par un mélange rare : une vieille ville pittoresque aux ruelles pentues, une scène de cafés et de coworkings en plein essor, une gastronomie et des vins réputés, et un coût de la vie parmi les plus bas d'Europe. Les quartiers de Vera, Sololaki et Vake concentrent la vie expatriée et nomade. Le tout à une poignée d'heures de vol de l'Europe, avec un décalage horaire modéré.
La ville est un point de départ idéal vers le Grand Caucase : stations de ski, randonnées, villages perchés se rejoignent en quelques heures. La côte de la mer Noire, autour de Batoumi, ajoute une option balnéaire l'été. La connexion internet est bonne, rapide et bon marché, ce qui, avec le séjour d'un an sans visa, explique l'engouement des télétravailleurs.
Deux réalités tempèrent le tableau. La langue d'abord : le géorgien, avec son alphabet unique, est difficile, et si le russe et de plus en plus l'anglais dépannent, l'intégration profonde demande des efforts. Le contexte géopolitique ensuite : la Géorgie a deux territoires occupés (Abkhazie, Ossétie du Sud) et une relation tendue avec la Russie, ce qui appelle à suivre l'actualité et les consignes du Quai d'Orsay. L'hospitalité géorgienne, elle, est légendaire et rend l'accueil des étrangers particulièrement chaleureux.

Les Français dans ce pays
Chiffres officiels du registre consulaire, villes les plus prisées, associations et écoles françaises.
Inscrits au registre (source MAE, 2024)
600
Communauté réelle estimée 30 à 60 % supérieure (non-inscrits).
- Tbilissi450
- Batoumi80
- Reste du pays70
Associations & réseaux
Présence associative modeste, événements et accueil des nouveaux arrivants (activité à confirmer selon la période).
Pilier culturel et linguistique français à Tbilissi : cours de français, médiathèque, programmation culturelle.
Réseaux informels de freelances et entrepreneurs français attirés par le statut micro-entreprise et le séjour d'un an.
Groupes & forums
- Français en GéorgieFacebook
- Expats in TbilisiFacebook / InterNations
- Digital Nomads GeorgiaFacebook / Meetup
Écoles françaises
École française à Tbilissi (offre à vérifier auprès de l'ambassade et du réseau AEFE)
Tbilissi
Une petite communauté française, jeune et tournée vers l'entreprise
La Géorgie abrite une petite communauté française, de l'ordre de quelques centaines de personnes (376 inscrits au registre consulaire fin 2016, en croissance depuis avec la vague des nomades). C'est l'une des communautés françaises les plus modestes en valeur absolue, à la mesure de la nouveauté de la destination et de la taille du pays. L'essentiel vit à Tbilissi, avec une présence saisonnière à Batoumi.
Le profil dominant est jeune et entrepreneurial : freelances et prestataires attirés par le statut de micro-entreprise à 1 %, nomades numériques profitant du séjour d'un an sans visa, quelques entrepreneurs et personnels diplomatiques ou culturels. C'est une communauté de réseaux informels plus que de grandes structures, qui se retrouve dans les coworkings et via des groupes en ligne.
L'Institut français de Géorgie à Tbilissi est le principal point d'ancrage culturel, avec cours de français, médiathèque et programmation. Pour les familles, l'offre de scolarité française sur place est limitée et doit se vérifier au cas par cas auprès de l'ambassade et du réseau AEFE. Beaucoup de familles binationales s'appuient sur des écoles internationales anglophones tout en maintenant le français à la maison.
Retraite, chômage et droits sociaux dans ce pays
L'expatriation a des conséquences directes sur vos droits français. Voici ce qu'il faut savoir.
Convention de totalisation
Aucune
Il n'existe PAS de convention de sécurité sociale ni de totalisation retraite entre la France et la Géorgie. Les périodes travaillées sur place ne valident aucun trimestre pour la retraite française et ne sont pas totalisées. Pour continuer à se constituer des droits, il faut cotiser volontairement, en particulier via l'assurance volontaire vieillesse de la CFE.
Système de retraite local
La Géorgie a instauré un système de retraite à capitalisation obligatoire (pension funds), alimenté par des cotisations partagées entre salarié, employeur et État, en complément d'une pension publique de base. Pour un expatrié français, ce système ne se coordonne pas avec le régime français : les droits éventuellement acquis localement resteraient distincts et soumis aux règles géorgiennes, sans totalisation avec la CNAV.
Impact assurance chômage
La Géorgie étant hors UE et sans convention de sécurité sociale, les droits à l'assurance chômage française ne se transfèrent pas et les périodes locales n'ouvrent pas de droits en France. Faire le point avec France Travail avant le départ reste prudent.
Congés maternité / paternité
Les dispositifs locaux de congé et d'allocations relèvent du droit géorgien et ne se coordonnent pas avec le système français.
Préserver ses droits français
- Adhérer à la CFE, notamment à l'assurance volontaire vieillesse, pour continuer à valider des droits retraite français
- Souscrire une assurance santé privée internationale au premier euro, idéalement avec option évacuation
- Profiter du système territorial : les pensions étrangères ne sont pas imposées localement
- Envoyer chaque année le certificat de vie pour les pensions françaises versées à l'étranger
- Anticiper l'exit tax (sursis non automatique hors UE/EEE) avec un fiscaliste avant le départ
Retraite en Géorgie : fiscalité douce, mais protection sociale à construire
La Géorgie n'est pas une destination retraite classique, mais elle attire des profils curieux par son coût de la vie très bas et son système territorial : une pension française versée depuis la France n'est pas imposée localement, puisque c'est un revenu de source étrangère. Le climat continental de Tbilissi et la francophonie quasi nulle en font toutefois une option pour aventuriers plus que pour une retraite au soleil.
Le point de vigilance majeur est social. Faute de convention de sécurité sociale entre la France et la Géorgie, les années passées sur place ne comptent pas pour la retraite française, et la couverture santé locale ne remplace pas la sécurité sociale française. L'adhésion à la CFE, pour la santé et l'assurance volontaire vieillesse, est donc quasi indispensable pour un projet de long terme.
Une pension française se perçoit sans difficulté en Géorgie, sous réserve du certificat de vie annuel. La fiscalité de la pension dépend de la convention de 2007 : les pensions publiques restent en principe imposables en France, les pensions privées relevant de l'État de résidence selon les stipulations applicables. L'absence de droits de succession au sens classique et la douceur fiscale générale en font un cadre patrimonial simple, à condition d'avoir bien construit sa couverture sociale.
Les pièges à éviter dans ce pays
Les erreurs les plus fréquentes commises par les Français qui s'installent, directement issues de témoignages et retours d'expatriés.
- 01
Confondre séjour d'un an sans visa et résidence fiscale
Rester un an sans visa ne fait ni un résident permanent, ni automatiquement un résident fiscal géorgien, et ne suffit pas à bénéficier du système territorial.
Conséquence
Croyance erronée d'avoir changé sa résidence fiscale, requalification par l'administration française, double imposition non gérée.
Solution
Distinguer clairement séjour libre, titre de séjour et résidence fiscale ; documenter la rupture avec la France ; valider le montage avec un fiscaliste avant de compter sur le 1 % ou le territorial.
- 02
Sous-estimer l'absence de convention de sécurité sociale
Contrairement à la Turquie voisine, la Géorgie n'a pas de convention de sécurité sociale avec la France.
Conséquence
Années locales non validées pour la retraite française, couverture santé inadaptée.
Solution
Adhérer à la CFE (santé et assurance volontaire vieillesse) et souscrire une assurance santé internationale dès l'installation.
- 03
Croire l'ouverture de compte toujours instantanée
La réputation d'ouverture de compte en cinq minutes date d'avant 2022 ; les contrôles se sont nettement durcis depuis.
Conséquence
Refus ou délais inattendus, blocage des démarches d'entrepreneur individuel.
Solution
Préparer des justificatifs d'origine des fonds et d'activité, prévoir des solutions de repli (Wise, Revolut) et ne pas compter sur une ouverture immédiate.
- 04
Négliger le contexte géopolitique et les territoires occupés
La Géorgie a deux territoires occupés (Abkhazie, Ossétie du Sud) et une relation tendue avec la Russie.
Conséquence
Risque en cas de tentative d'accès à ces zones, absence de préparation en cas de tension régionale.
Solution
Ne jamais tenter d'entrer dans ces territoires depuis la Géorgie, s'inscrire au dispositif Ariane, suivre l'actualité et les consignes du Quai d'Orsay.
- 05
Signer un bail sans tenir compte de la saisonnalité et des prix en dollars
Les loyers ont bondi en 2022 et sont souvent affichés en dollars ; Batoumi est très saisonnière.
Conséquence
Loyer surévalué, mauvaise surprise de change, logement inadapté hors saison.
Solution
Comparer les prix, négocier, tenir compte de la saison à Batoumi et clarifier la devise du bail avant de signer.
Toutes les sources et liens officiels
Pour aller plus loin et vérifier vos informations directement à la source.
Sources officielles
Communauté & réseaux
Continuer sur le blog
Articles approfondis liés à Géorgie : guide complet, erreurs à éviter, comparatifs.
Voir les articles GéorgieFoire aux questions
Les questions les plus posées par les Français qui envisagent l'expatriation. Toutes les réponses sont structurées pour Google (Schema.org FAQPage).
- Non pour un séjour allant jusqu'à un an : les Français entrent en Géorgie sans visa et peuvent rester 365 jours, un cas quasiment unique au monde. Pour un ancrage durable au-delà, il existe des titres de séjour (travail, investissement) et l'immatriculation d'entrepreneur individuel, mais le séjour libre d'un an couvre déjà largement une première installation.
- Un résident fiscal géorgien n'est imposé que sur ses revenus de source géorgienne, à 20 %. Les revenus de source étrangère (dividendes, intérêts, loyers, plus-values réalisés hors de Géorgie) sont en principe exonérés. C'est ce système territorial, combiné au statut de micro-entreprise à 1 %, qui attire nomades et entrepreneurs.
- Un entrepreneur individuel immatriculé en Géorgie peut obtenir le statut de petite entreprise et être imposé à 1 % de son chiffre d'affaires jusqu'à 500 000 GEL par an. C'est un régime très léger pour les freelances, mais il n'exonère pas de vos obligations si vous restez résident fiscal français.
- Non. Contrairement à la Turquie voisine, il n'existe aucune convention de sécurité sociale entre la France et la Géorgie. Les années travaillées sur place ne comptent pas pour la retraite française. L'adhésion à la CFE (santé et assurance volontaire vieillesse) est fortement recommandée.
- Oui. La convention franco-géorgienne signée à Paris le 7 mars 2007 est en vigueur depuis le 1er juin 2010 (BOFIP : BOI-INT-CVB-GEO). Elle évite la double imposition sur le revenu et la fortune, avec méthode du crédit d'impôt côté français.
- Oui, c'est l'un des pays les plus sûrs de la région, avec une criminalité de rue très faible et une hospitalité réputée. Les points de vigilance sont les territoires occupés d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, à ne jamais tenter d'atteindre, et le contexte géopolitique lié à la Russie, à suivre via les consignes du Quai d'Orsay.
- C'était très simple avant 2022, ça s'est nettement durci depuis avec l'afflux de ressortissants russes et la pression sur la conformité. L'ouverture reste possible chez TBC Bank ou Bank of Georgia, mais peut demander des justificatifs sur l'origine des fonds. Beaucoup de nomades complètent avec Wise ou Revolut.
