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🇮🇹 Télétravail · Italie

Travailler à distance en Italie en tant que Français

Quatre choses décident d'un projet de télétravail : le titre de séjour qui l'autorise, le moment où vous basculez dans la fiscalité locale, la qualité de la connexion et ce que coûte le mois. Cette page réunit les quatre en Italie. Pour le cadre commun à toutes les destinations, voyez notre guide du digital nomad français.

Décalage avec Paris

Aucun

Aucun décalage, toute l'année.

Connexion

7/10

eSIM disponible.

Budget mensuel

1639 €

Studio à Milan, courses et transports.

Le visa qui autorise le télétravail

Inscription à l'Anagrafe, Télétravailleur UE

Durée

60 mois, renouvelable

Délai

7 à 30 jours

Coût

0 à 50 €

Conditions à remplir

  • Passeport ou carte d'identité nationale française en cours de validité
  • Preuve de revenus suffisants issus d'une activité exercée à distance pour des clients/employeurs hors Italie
  • Justificatif d'adresse en Italie
  • Codice fiscale
  • Si indépendant : ouverture d'une Partita IVA (Regime Forfettario recommandé)

L'Italie n'a pas besoin de proposer un visa digital nomad spécifique aux citoyens français : la libre circulation UE s'applique pleinement. S'installer à Milan, Rome, Florence, Palerme ou dans les Pouilles en tant que télétravailleur indépendant est aussi simple que d'obtenir un codice fiscale et de s'inscrire à l'Anagrafe. Le Regime Forfettario (15 % d'impôt, 5 % les 5 premières années) couplé au régime des impatriés (50 % d'exonération) offre une fiscalité très compétitive pour les premiers 5 ans.

À partir de quand vous payez des impôts en Italie

Un visa télétravail ne dit rien de votre fiscalité, et c'est l'erreur la plus courante. Passer plus de 183 jours dans le pays sur une année vous y rend en général résident fiscal, visa nomade ou pas. Le compte se fait par pays, pas par continent, et garder un logement ou une famille en France peut suffire à vous y maintenir résident même au-delà de 183 jours ailleurs.

L'IRPEF 2026 (revenus 2025-2026) s'articule en 3 tranches après la réforme introduite par la Loi de Finances italienne adoptée le 30 décembre 2025 : la deuxième tranche passe de 35 % à 33 % pour les revenus entre 28 001 et 50 000 €. S'ajoutent des déductions (détrazioni) pour charges de famille et des abattements sectoriels. Les cotisations sociales ne sont pas déductibles dans le calcul de l'IRPEF pour les salariés.

Se connecter et travailler sur place

La connexion en Italie est notée 7 sur 10 selon notre grille. Les eSIM y fonctionnent, ce qui évite de chercher une carte SIM locale à l'arrivée.

Opérateurs

TIM (très bon réseau fibra FTTH + 5G, premier opérateur national), Fastweb (fibra excellente dans les grandes villes, bons débits), WindTre (bon rapport qualité/prix, 4G solide en périphérie), Vodafone Italia (5G bien développé à Milan et Rome, eSIM disponible)

Anglais au quotidien

Niveau 7 sur 10. Présence française importante : 35 432 Français inscrits au registre consulaire fin 2025, réseau de 37 Alliances Françaises (le plus dense d'Europe), 5 établissements AEFE homologuées à Milan, Turin, Rome, Naples et Florence. Dans les grandes villes et les milieux d'affaires, le français et l'anglais sont couramment pratiqués. L'intégration locale nécessite toutefois un niveau d'italien, une langue accessible aux francophones (apprentissage en 6 à 12 mois pour un niveau conversationnel).

Ce que coûte le mois

Studio à Milan
1200 €
Deux pièces
1700 €
Deux pièces à Rome
1300 €
Courses
400 €
Transports
39 €
Déjeuner au restaurant
15 €

Sur la base de notre indice, la vie y coûte 82% de ce qu'elle coûte à Paris.