🇰🇿 Télétravail · Kazakhstan
Travailler à distance au Kazakhstan en tant que Français
Quatre choses décident d'un projet de télétravail : le titre de séjour qui l'autorise, le moment où vous basculez dans la fiscalité locale, la qualité de la connexion et ce que coûte le mois. Cette page réunit les quatre au Kazakhstan. Pour le cadre commun à toutes les destinations, voyez notre guide du digital nomad français.
Décalage avec Paris
+4 h
4 heures d'avance l'hiver, 3 heures d'avance l'été.
Connexion
6/10
eSIM disponible.
Budget mensuel
565 €
Studio à Astana, courses et transports.
Le visa qui autorise le télétravail
Neo Nomad Visa (catégorie B12-1)
Durée
12 mois, renouvelable
Délai
5 à 30 jours
Coût
45 à 400 €
Conditions à remplir
- Revenu mensuel régulier d'au moins 3 000 USD provenant exclusivement de sources hors Kazakhstan
- Relevés bancaires des six derniers mois attestant la régularité des versements
- Travail à distance à 100 %, comme salarié, indépendant ou dirigeant d'une société étrangère
- Passeport valide au moins trois mois au-delà de la validité du visa, avec deux pages vierges
- Casier judiciaire du pays de résidence
- Assurance santé internationale couvrant le Kazakhstan pour toute la durée du visa
Lancé début 2025, c'est le premier visa télétravailleur d'Asie centrale. Il est délivré pour un an, renouvelable jusqu'à quatre ans au total, et le conjoint comme les enfants peuvent être rattachés au dossier. Les frais de demande sont de 45 €, l'instruction prend environ cinq jours ouvrés une fois le dossier complet. Il n'autorise aucun revenu de source kazakhe ni aucun emploi local.
À partir de quand vous payez des impôts au Kazakhstan
Un visa télétravail ne dit rien de votre fiscalité, et c'est l'erreur la plus courante. Passer plus de 183 jours dans le pays sur une année vous y rend en général résident fiscal, visa nomade ou pas. Le compte se fait par pays, pas par continent, et garder un logement ou une famille en France peut suffire à vous y maintenir résident même au-delà de 183 jours ailleurs.
Impôt sur le revenu des personnes physiques (IPN) à taux unique de 10 % pour la plupart des revenus (salaires, revenus d'activité), l'un des plus bas au monde. Les dividendes de source kazakhe versés à des résidents bénéficient de règles spécifiques (souvent 5 %). Les non-résidents peuvent être soumis à des retenues à la source. Cotisations sociales obligatoires (retraite à capitalisation obligatoire, assurance médicale sociale OSMS, cotisations sociales) partagées entre salarié et employeur.
Se connecter et travailler sur place
La connexion au Kazakhstan est notée 6 sur 10 selon notre grille. Les eSIM y fonctionnent, ce qui évite de chercher une carte SIM locale à l'arrivée.
Opérateurs
Kcell, Beeline Kazakhstan, Tele2 / Altel
Anglais au quotidien
Niveau 4 sur 10. Le kazakh (langue turcique) est la langue d'État, en cours de transition vers l'alphabet latin, mais le russe reste la langue d'usage la plus répandue, en particulier dans les villes, les affaires et l'administration. L'anglais progresse chez les jeunes et dans le secteur international (notamment à l'AIFC) mais reste limité dans la vie courante. Le français est peu présent hors Alliances françaises, Institut français et milieux diplomatiques. Le russe est très utile au quotidien.
Ce que coûte le mois
- Studio à Astana
- 300 €
- Deux pièces
- 450 €
- Deux pièces à Almaty
- 500 €
- Courses
- 250 €
- Transports
- 15 €
- Déjeuner au restaurant
- 6 €
Sur la base de notre indice, la vie y coûte 42% de ce qu'elle coûte à Paris.
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