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🇨🇷 Retraite · Costa Rica

Prendre sa retraite au Costa Rica en tant que Français

Cette page réunit ce qui décide d'un projet de retraite au Costa Rica : le versement de votre pension française, la fiscalité applicable, la coordination des droits et la couverture santé. Pour le cadre général commun à toutes les destinations, voyez notre guide complet de la retraite à l'étranger.

Retraite au Costa Rica : cadre idéal, fiscalité à sécuriser

Le Costa Rica n'est pas dans la coordination européenne de sécurité sociale, mais une pension française se perçoit en y résidant avec le certificat de vie annuel. Le visa Pensionado est précisément conçu pour ce profil dès 1 000 dollars de pension.

L'attrait combine un cadre de vie exceptionnel, l'accès à la Caja et une fiscalité territoriale. La réserve majeure reste l'absence de traité fiscal France-Costa Rica : l'avantage ne tient que si la résidence fiscale française est correctement et quittée, sujet à valider impérativement avec un conseil.

C'est une destination retraite très cohérente sur la qualité de vie et la santé, à condition de sécuriser en amont le volet résidence fiscale, plus risqué que sur les destinations couvertes par une convention.

Convention de totalisation

Pas de convention de totalisation : Aucune convention de sécurité sociale ni de totalisation des droits à la retraite entre la France et le Costa Rica (confirmé CLEISS). Vos années au Costa Rica ne valident aucun trimestre pour la retraite française CNAV. Le système IVM costaricien (Invalidez, Vejez y Muerte) est accessible aux salariés locaux mais les droits sont très difficilement exportables au départ. La cotisation volontaire à la CFE (option retraite) est la seule protection disponible pour préserver vos droits CNAV pendant l'expatriation.

Système de retraite local

IVM (Invalidez, Vejez y Muerte) géré par la CCSS : cotisations salarié 4,33 % + employeur 5,58 % (taux 2026). Retraite à partir de 65 ans (hommes) ou 62 ans (femmes) avec 240 mois de cotisation. Pension très faible pour les expatriés ayant peu cotisé localement. ROP (Régime Obligatoire de Pensiones Complementarias) : 4,25 % salarié sur un compte individuel de capitalisation, capital récupérable au départ.

Impact fiscal sur la pension

Le Costa Rica ne dispose d'aucune convention de totalisation des droits à retraite avec la France (confirmé CLEISS). Vos années au Costa Rica ne valident aucun trimestre pour la retraite française. La cotisation volontaire à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger) est la seule façon de préserver vos droits retraite CNAV pendant votre expatriation. Le système IVM costaricien est accessible aux salariés locaux, mais les droits accumulés sont difficiles à exporter.

Attention à la nature de votre pension : les pensions privées sont en principe imposables dans l'État de résidence, les pensions publiques dans l'État qui les verse. Un ancien fonctionnaire reste donc le plus souvent imposé en France. Voir la règle en détail.

Titre de séjour du retraité

Visa Pensionado (Retraité)

  • Pension viagère minimum 1 000 USD/mois prouvée par document officiel (CNAV, AGIRC-ARRCO, fonctionnaire...)
  • Casier judiciaire vierge (apostillé par le Ministère des Affaires étrangères)
  • Certificat de naissance apostillé
  • Photos d'identité, formulaires DGME

Couverture santé du retraité

La Caisse des Français de l'Étranger est pertinente ici, pour une cotisation indicative de 150 à 450 € par mois. Elle rembourse sur la base des tarifs français, ce qui suppose une complémentaire là où les soins coûtent plus cher qu'en France. Comprendre le mécanisme.

  • Maintien du lien avec la Sécurité sociale française
  • Option retraite : validation de trimestres CNAV pendant l'expatriation
  • Couverture lors des retours temporaires en France
  • Remboursements partiels des frais médicaux selon le contrat souscrit
  • Complémentaire possible via mutuelle expatriée partenaire

Préserver ses droits français

  • Cotiser à la CFE (option retraite) dès l'installation pour chaque année passée au Costa Rica
  • Conserver et alimenter son PEA et son assurance-vie française, le Costa Rica ne taxe pas les revenus de ces placements
  • Garder une trace documentée des années de cotisation CCSS costaricienne, demander un état de compte IVM annuel
  • Vérifier annuellement son relevé de carrière CNAV via info-retraite.fr
  • Anticiper l'exit tax si actifs > 800 000 €, consulter un fiscaliste 12 mois avant le départ

Chômage et fin de carrière

Aucun système d'assurance chômage formel au Costa Rica. Le Fondo de Capitalización Laboral (FCL) permet à l'employeur de verser 3 % du salaire dans un fond individuel restituable en cas de licenciement ou de départ volontaire. Les droits à l'ARE (Pôle Emploi) français sont suspendus pendant l'expatriation. Si vous revenez en France dans les 3 ans suivant votre départ et retrouvez un emploi avant de le perdre, vos droits ARE reprennent.

Questions fréquentes

Quel visa choisir pour s'installer au Costa Rica en tant que Français ?

Cela dépend de votre situation : Visa Digital Nomad (revenus étrangers > 3 000 $/mois, 1 an renouvelable), Pensionado (pension minimum 1 000 $/mois, 2 ans renouvelable), Rentista (revenus passifs 2 500 $/mois ou dépôt 60 000 $, 2 ans), Inversionista (investissement 150 000 $ minimum). Tous les ressortissants français bénéficient de 90 jours de séjour touristique sans visa, mais ce statut ne permet pas d'ouvrir un compte bancaire ni d'accéder à la CCSS.

La retraite française est-elle maintenue si on vit au Costa Rica ?

La pension CNAV (retraite de base) peut être versée au Costa Rica, il suffit de transmettre un certificat de vie annuel au consulat. En revanche, chaque année passée au Costa Rica sans cotiser à la CFE est une année de trimestres CNAV définitivement perdue. Il n'existe aucune convention de totalisation France-Costa Rica. La CFE (option retraite) est la seule façon de préserver ses droits retraite pendant l'expatriation.