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🇳🇿 Retraite · Nouvelle-Zélande

Prendre sa retraite en Nouvelle-Zélande en tant que Français

Cette page réunit ce qui décide d'un projet de retraite en Nouvelle-Zélande : le versement de votre pension française, la fiscalité applicable, la coordination des droits et la couverture santé. Pour le cadre général commun à toutes les destinations, voyez notre guide complet de la retraite à l'étranger.

Retraite en Nouvelle-Zélande : peu adaptée

La Nouvelle-Zélande n'offre pas de visa retraite simple et son immigration est sélective. Une pension française se perçoit en y résidant avec le certificat de vie annuel.

L'éloignement extrême de la France, le coût de la vie et l'absence de cadre retraite dédié rendent le projet peu pertinent hors regroupement familial ou attache forte.

Le poste santé, sans équivalent du formulaire S1, repose sur une assurance internationale. C'est avant tout une destination d'expatriation professionnelle ou de qualité de vie pour actifs.

Convention de totalisation

Pas de convention de totalisation : Aucune convention de totalisation des droits à la retraite entre la France et la Nouvelle-Zélande (confirmé par le CLEISS, NZ absente de la liste des accords bilatéraux). Le Sénat français a relayé des demandes de négociation en 2023, mais aucun accord n'est signé ni en cours de ratification. Vos années cotisées au KiwiSaver ne sont pas totalisables avec vos trimestres CNAV français. La cotisation volontaire à la CFE (option retraite) reste la seule protection disponible pour préserver vos droits à la retraite française pendant votre expatriation en NZ.

Système de retraite local

KiwiSaver (depuis 2007) : régime de capitalisation volontaire individuelle. Cotisation salarié minimum 3 % du salaire brut, abondée par l'employeur à 3 % minimum (taux passant à 3,5 % chacun dès avril 2026, puis 4 % en 2028). Accessible à partir de 65 ans ou en cas d'achat d'une première résidence. Les travailleurs indépendants peuvent s'inscrire volontairement. NZ Super (pension publique) : versée à partir de 65 ans, montant fixe (~900 NZD/quinzaine pour une personne seule en 2025), sans condition de cotisation préalable, accessible aux résidents de longue durée (10 ans en NZ dont 5 ans après 50 ans). Les expatriés rentrant en France peuvent récupérer leur épargne KiwiSaver selon des règles spécifiques.

Impact fiscal sur la pension

Aucune convention de sécurité sociale France-Nouvelle-Zélande n'existe (confirmé par le CLEISS). Les années passées en Nouvelle-Zélande ne génèrent aucun trimestre de retraite française, sauf cotisation volontaire à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger). Le KiwiSaver local constitue un complément retraite individuel (capitalisation), non transférable vers la France.

Attention à la nature de votre pension : les pensions privées sont en principe imposables dans l'État de résidence, les pensions publiques dans l'État qui les verse. Un ancien fonctionnaire reste donc le plus souvent imposé en France. Voir la règle en détail.

Couverture santé du retraité

La Caisse des Français de l'Étranger est pertinente ici, pour une cotisation indicative de 80 à 380 € par mois. Elle rembourse sur la base des tarifs français, ce qui suppose une complémentaire là où les soins coûtent plus cher qu'en France. Comprendre le mécanisme.

  • Maintien des droits à l'Assurance Maladie française pendant l'expatriation
  • Couverture des soins en France lors des retours
  • Possibilité de maintenir les cotisations retraite (option volontaire CFE retraite)
  • Accès aux droits maladie de l'Assurance Maladie française à l'étranger (selon formule)

Préserver ses droits français

  • Cotiser à la CFE option retraite dès l'arrivée en NZ pour maintenir vos trimestres CNAV.
  • Opt-out du KiwiSaver possible dans les 8 premières semaines si vous cotisez déjà à la CFE, sinon, cotisez au minimum 3 % pour bénéficier des 3 % employeur.
  • Prévenir votre caisse de retraite française (CNAV, Agirc-Arrco) de votre expatriation avant le départ.
  • Conserver tous les justificatifs de cotisation KiwiSaver : dans l'hypothèse d'un futur accord bilatéral, ces périodes pourraient être reconnues rétroactivement.
  • Anticiper l'exit tax française si vous détenez un patrimoine financier > 800 000 € ou ≥ 50 % d'une société, prévoir la garantie bancaire avant le départ.

Chômage et fin de carrière

Aucune convention d'assurance chômage entre la France et la Nouvelle-Zélande. Le départ vers la NZ entraîne la perte du droit aux allocations chômage françaises (ARE). En Nouvelle-Zélande, les salariés licenciés peuvent accéder au Jobseeker Support (aide au chômage administrée par Work and Income NZ) après avoir résidé légalement en NZ pendant une certaine durée.

Questions fréquentes

Comment fonctionne le KiwiSaver et suis-je obligé d'y cotiser en tant qu'expatrié ?

Le KiwiSaver est un régime de retraite par capitalisation. Tout salarié est automatiquement inscrit à l'embauche, vous pouvez faire un opt-out (désinscription) dans les 8 premières semaines. Si vous restez inscrit, vous cotisez au minimum 3 % de votre salaire, abondé par votre employeur à 3 % (4 % chacun dès 2028). Les fonds sont disponibles à 65 ans ou pour l'achat d'une première résidence. En partant définitivement de NZ, vous pouvez récupérer votre épargne sous conditions.

La Nouvelle-Zélande a-t-elle une convention de sécurité sociale avec la France ?

Non. Aucune convention de totalisation des droits à la retraite n'existe entre la France et la Nouvelle-Zélande. Chaque année en NZ sans cotisation à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger) est une année de retraite française perdue. Le Sénat français a formulé des demandes de négociation en 2023, mais aucun accord n'est en cours. La CFE option retraite reste la seule protection.