Visa retraite par pays : conditions et montants pour les Français
Mis à jour le 17 septembre 2026
Hors Europe, prendre sa retraite suppose presque toujours un visa retraite dédié. Leur logique est partout la même, seuls les montants et la durée changent.
La logique commune des visas retraite
Un visa retraite, souvent appelé pensionado, repose sur une idée simple : prouver des revenus réguliers suffisants, en général une pension, pour vivre sans travailler localement. Le pays accueille un résident qui consomme sur place sans concurrencer le marché du travail.
Les paramètres qui varient sont le revenu mensuel minimal exigé, l'âge d'accès, la durée du titre et son renouvellement, et parfois un dépôt bancaire bloqué. C'est cette grille qu'il faut comparer d'un pays à l'autre.
Des conditions très variables selon les pays
Trois pays ouvrent leur visa retraite dès 1 000 dollars de pension mensuelle : le Panama, qui exige une pension viagère à vie, le Costa Rica avec son visa Pensionado, et le Pérou via son visa Rentista. Ce sont les seuils les plus accessibles que nous ayons relevés, à la portée d'une pension française moyenne.
Autour de 1 400 à 2 000 dollars, on trouve la Colombie, dont le seuil suit le salaire minimum local, le Mexique à environ 1 800 € par mois, le Brésil à 2 000 dollars, l'Argentine et l'Afrique du Sud à environ 2 000 euros mensuels. Le Costa Rica propose en parallèle un visa Rentista à 2 500 dollars pour les revenus du patrimoine.
Certains pays substituent une condition d'âge au seuil de revenus. L'Île Maurice ouvre son permis retraité dès 50 ans, la Thaïlande également avec son visa O-A, le Cambodge dès 55 ans, et la Suisse réserve son permis sans activité lucrative aux plus de 55 ans. Le Sri Lanka demande de son côté un dépôt à terme de 15 000 dollars sur un compte local.
En Europe, la question ne se pose pas dans les mêmes termes : la libre circulation dispense de tout visa. Il faut seulement justifier de ressources suffisantes pour ne pas dépendre de l'aide sociale locale, un seuil rarement chiffré officiellement mais qui tourne autour de 1 200 € par mois aux Pays-Bas et en Pologne, et d'environ 1 500 € en Finlande. Le Portugal fait exception avec son visa D7, calé sur le salaire minimum portugais, soit 920 € par mois en 2026.
Le choix ne se fait pas sur le seul visa mais sur le couple visa plus fiscalité plus santé. Un visa facile dans un pays sans convention fiscale avec la France ou sans équivalent du formulaire S1 peut au final être moins intéressant qu'un visa plus exigeant dans un cadre sécurisé.
Comment choisir
Partez de votre pension nette et de votre budget santé prévisible avec l'âge, puis confrontez-les aux conditions de chaque visa retraite et au cadre fiscal du pays. La fiche destination de chaque pays détaille ces conditions, et le guide retraite à l'étranger pose le cadre commun.
Vérifiez toujours les conditions en vigueur au moment du projet : plusieurs programmes ont durci leurs seuils ces dernières années.
Passez à votre situation
Questions fréquentes
Quel revenu faut-il pour un visa retraite hors Europe ?
Cela dépend du pays : de quelques centaines à plusieurs milliers d'euros ou dollars de revenus mensuels, parfois assortis d'un dépôt bancaire. Les seuils varient fortement et évoluent ; vérifiez les conditions en vigueur au moment du projet.
Le visa retraite suffit-il à régler ma fiscalité ?
Non. Il règle le droit de séjour. La fiscalité de la pension dépend de la convention entre la France et le pays et de la nature de la pension. Le visa et la fiscalité s'analysent séparément.
Sources
Ce guide fait partie du dossier Visas pour s'expatrier : guide complet par type et par profil.