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PVT : les 15 pays ouverts aux Français, âge, quota et ressources

Mis à jour le 17 septembre 2026

Le Programme Vacances-Travail permet de partir jusqu'à un an dans un pays partenaire, deux au Canada et jusqu'à trois en Australie, d'y travailler pour financer son séjour, sans employeur ni diplôme exigé. La France a signé quinze accords. Encore faut-il savoir lesquels, et ce qu'ils demandent vraiment.

Les quinze pays partenaires, et seulement ceux-là

La liste est fermée et fixée par accord bilatéral : Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chili, Colombie, Corée du Sud, Équateur, Hong Kong, Japon, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Taïwan et Uruguay.

Rien d'autre. Pas de PVT pour les États-Unis, ni pour Singapour, ni pour l'Afrique du Sud, ni pour la Thaïlande, quoi qu'en disent les forums. Un accord PVT est un traité entre deux États, il ne s'improvise pas et il ne s'étend pas par analogie.

Le plus ancien est celui de la Nouvelle-Zélande, en vigueur depuis le 6 avril 2000, suivi du Japon le 15 juillet de la même année. Le plus récent est l'Équateur, ouvert le 1er mai 2022, précédé du Pérou en février 2021. La liste s'allonge donc, lentement.

En Europe, la question ne se pose pas

« PVT Irlande », « PVT Norvège », « PVT Espagne » : ces recherches reviennent souvent et la réponse est la même. Il n'existe pas d'accord, et vous n'en avez aucun besoin. La libre circulation vous autorise déjà à vous installer et à travailler dans les vingt-sept États de l'Union, ainsi qu'en Islande, en Norvège, au Liechtenstein et en Suisse, sans visa ni autorisation de travail.

Un PVT vous donnerait moins de droits que ceux dont vous disposez de plein droit : un an au lieu d'un séjour illimité, une seule fois dans une vie au lieu d'autant de fois que vous le voulez, et l'interdiction d'être accompagné d'enfants à charge. Il n'y a donc rien à demander, seulement à s'inscrire auprès des autorités locales au-delà de trois mois, selon les règles de chaque pays.

Pour le Royaume-Uni, sorti de l'Union, la voie équivalente n'est pas un PVT mais le Youth Mobility Scheme, un dispositif britannique unilatéral dont les Français ne font pas partie à ce jour.

L'âge et le quota, les deux vraies barrières

La règle générale est 18 à 30 ans révolus à la date du dépôt de la demande. Trois pays vont jusqu'à 35 ans : l'Australie, le Canada et l'Argentine. C'est une différence décisive, elle ouvre cinq années supplémentaires sur les trois destinations les plus demandées.

Le quota annuel de places réservées aux Français, lui, sépare les destinations accessibles des destinations disputées. Le Canada en offre 7 000, la Corée du Sud 2 000, le Japon 1 800, l'Argentine 1 500. À l'autre bout, l'Équateur, le Mexique, le Pérou et l'Uruguay en proposent 300 chacun, le Chili et la Colombie 400, le Brésil et Taïwan 500, Hong Kong 750.

Deux pays n'imposent aucun quota : l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Ce sont donc les deux seules destinations où la date de votre demande n'a aucune importance, et où seul l'âge vous ferme la porte.

Le Canada ne distribue pas ses 7 000 places au premier arrivé mais par tirage au sort, dans le cadre d'Expérience Internationale Canada. Le Chili impose depuis le 1er janvier 2023 une démarche supplémentaire auprès de son Service des migrations.

Ce qu'il faut avoir sur son compte

La plupart des pays demandent 2 500 € de ressources disponibles : Argentine, Brésil, Chili, Corée du Sud, Équateur, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou et Uruguay. Le Japon descend à 3 100 €, ramenés à ce montant parce qu'il accepte de tenir compte d'un billet retour déjà acheté.

Trois pays sont plus accessibles. La Colombie se contente de cinq salaires minimums mensuels locaux, soit environ 750 €, de loin le seuil le plus bas. Taïwan demande 2 100 €. Le Canada réclame 2 500 dollars canadiens, environ 1 700 €. L'Australie exige 5 000 dollars australiens, environ 3 000 €, et Hong Kong 25 000 dollars de Hong Kong, environ 2 900 €.

À cela s'ajoutent quatre conditions communes à tous les accords : un passeport français valide, un billet de retour ou les ressources pour se le payer, une assurance privée couvrant tous les risques sur toute la durée du séjour, et l'interdiction d'être accompagné d'enfants à charge.

Une seule fois par pays, et la durée réelle du séjour

Le PVT ne se redemande pas. La condition officielle est de ne pas avoir déjà bénéficié du programme dans le pays en question, ce qui laisse une porte ouverte : rien n'interdit d'enchaîner un PVT au Canada puis un PVT au Japon, si l'âge le permet encore.

La durée, elle, n'est pas la même partout, contrairement à ce qu'on lit souvent. Douze mois est la règle dans la grande majorité des accords. Deux pays vont plus loin. Le Canada délivre un permis de travail jusqu'à vingt-quatre mois dans le cadre d'Expérience Internationale Canada. L'Australie autorise un deuxième puis un troisième Working Holiday Visa, sous condition d'avoir travaillé dans certains secteurs en zone régionale, soit jusqu'à trois ans en tout.

La demande se dépose auprès de la représentation diplomatique ou consulaire du pays de destination en France. L'Australie est là encore à part : tout se fait en ligne sur le portail de son service d'immigration.

Ce qui se passe au bout d'un an

Un PVT est souvent utilisé comme essai avant une installation durable, et il se convertit mal : c'est un titre de séjour temporaire, pas une étape officielle vers la résidence permanente. La bascule suppose de trouver un employeur qui accepte de sponsoriser un autre visa avant l'expiration, ou de remplir les critères d'un programme d'immigration qualifiée.

Sur le plan fiscal, un séjour d'un an franchit souvent le seuil des 183 jours qui fait basculer la résidence fiscale. Les revenus gagnés sur place sont alors imposables dans le pays d'accueil, et votre situation française doit être réglée avant le départ. Notre guide de la résidence fiscale détaille les critères qui décident.

Enfin, un PVT n'est pas un visa de télétravail. Il autorise à travailler pour des employeurs du pays d'accueil, pas à facturer des clients restés en France depuis place. Pour cela, il faut regarder du côté des visas nomades, qui obéissent à une logique inverse : ils exigent précisément que vos revenus viennent de l'étranger.

Questions fréquentes

Quels sont les pays ouverts au PVT pour les Français ?

Quinze pays ont signé un accord avec la France : Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chili, Colombie, Corée du Sud, Équateur, Hong Kong, Japon, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Taïwan et Uruguay. Cette liste est fermée : aucun autre pays ne délivre de PVT aux Français.

Existe-t-il un PVT pour l'Irlande ou un autre pays européen ?

Non, et il serait inutile. La libre circulation vous autorise déjà à vivre et travailler sans limite de durée dans les vingt-sept États de l'Union, ainsi qu'en Islande, en Norvège, au Liechtenstein et en Suisse. Un PVT vous donnerait moins de droits : un an au lieu d'un séjour illimité, et une seule fois dans votre vie.

Jusqu'à quel âge peut-on demander un PVT ?

Jusqu'à 30 ans révolus à la date du dépôt dans la plupart des pays. Trois font exception et acceptent les demandes jusqu'à 35 ans : l'Australie, le Canada et l'Argentine.

Peut-on faire plusieurs PVT ?

Pas dans le même pays : la condition est de ne pas avoir déjà bénéficié du programme dans le pays visé. Rien n'interdit en revanche d'enchaîner des PVT dans des pays différents, tant que la limite d'âge le permet. L'Australie autorise en plus un deuxième et un troisième visa, sous condition d'avoir travaillé dans certains secteurs en zone régionale, ce qui porte le séjour à trois ans. Le Canada, lui, délivre d'emblée un permis pouvant aller jusqu'à vingt-quatre mois.

Quel pays est le plus facile à obtenir ?

L'Australie et la Nouvelle-Zélande, les deux seules destinations sans quota annuel : seule la limite d'âge vous ferme la porte. À l'inverse, l'Équateur, le Mexique, le Pérou et l'Uruguay n'offrent que 300 places par an chacun.

Un PVT permet-il de télétravailler pour une entreprise française ?

Ce n'est pas son objet. Un PVT autorise à travailler pour des employeurs du pays d'accueil afin de financer le séjour. Facturer des clients restés en France relève des visas nomades numériques, qui exigent au contraire que vos revenus proviennent de l'étranger.

Sources